Lyon 0-2 Real Sociedad, l’analyse tactique

Une petite leçon. Voilà ce que l’Olympique Lyonnais a reçu hier soir à Gerland lors de son premier match face à la Real Sociedad. Dépassés dans tous les domaines, les Gones ont concédé une défaite logique et sont désormais condamnés à l’exploit pour atteindre la phase de poules de la C1.

Au coup d’envoi, Rémi Garde décidait de reconduire le onze victorieux à Sochaux vendredi dernier. Fofana restait donc en défense centrale aux côtés de Bisevac. Très en vue depuis la reprise de la L1, Gourcuff débutait lui sa campagne européenne sur l’aile gauche de l’attaque lyonnaise (Lopes – Miguel Lopes, Bisevac, Fofana, Bedimo – Malbranque, Gonalons – Benzia, Grenier, Gourcuff – Lacazette). Côté txuri urdin, Jagoba Arrasate faisait quelques changements par rapport au premier match de la saison remporté face à Getafe : Griezmann et Xabi Prieto entraient dans le onze de départ, Zurutuza était préféré à Pardo dans l’entrejeu et Cadamuro à Ansotegi en défense centrale (Bravo – Carlos Martinez, Cadamuro, Inigo Martinez, De La Bella – Markel, Zurutuza – Vela, Xabi Prieto, Griezmann – Seferovic).

La Real Sociedad plus forte sur les seconds ballons

Dès les premières minutes, une grosse bataille s’est mise en place au milieu de terrain. D’un côté comme de l’autre, il s’agissait de forcer l’adversaire à allonger pour l’empêcher de mettre en place son jeu habituel. Côté lyonnais, Malbranque et Grenier sortaient au milieu de terrain afin de s’opposer à Zurutuza et Markel et ainsi compléter le travail de Gourcuff, Benzia et Lacazette sur la transition basque. Dans l’autre moitié du terrain, c’est Zurutuza qui sortait à hauteur de Xabi Prieto afin de s’opposer au duo Gonalons-Malbranque.

Avec de telles oppositions dans l’entrejeu, les premières remontées de balle se sont faites par les airs. A la retombée, la Real Sociedad prenait déjà le dessus. Ciblant principalement Seferovic, elle comptait surtout sur la présence de deux rideaux en soutien : Griezmann, Vela ou Xabi Prieto étaient les plus proches de l’action, qui se déroulait majoritairement entre les lignes de l’OL, au niveau des milieux de terrain (Malbranque-Gonalons).

Sur les côtés, les latéraux venaient offrir des solutions pour écarter le jeu en cas de besoin. Mais surtout, la différence était faite par la présence de Zurutuza et Markel, toujours présents en soutien. A défaut de pouvoir enchaîner offensivement, les attaquants basques pouvait s’appuyer sur un relais en retait, au niveau de la ligne médiane, avant d’ouvrir le jeu sur les côtés. Très peu soutenus dans ce combat par Grenier et Lacazette, Malbranque et Gonalons ont passé une grande partie de la première mi-temps à subir entre ces deux lignes (Malbranque en particulier).

A la retombée des longs ballons, la Real Sociedad s'appuie sur le soutien de Zurutuza pour

A la retombée des relances longues, la Real Sociedad s’appuie sur le soutien de Zurutuza pour enchaîner rapidement après les duels pour les seconds ballons. Ici, Malbranque est trop loin de son adversaire pour l’empêcher de jouer. Ce dernier profite de la liberté laissée par à Griezmann (par Miguel Lopes, peur d’être pris dans son dos) pour envoyer le jeu sur l’aile.

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Finalement, Lacazette revient défendre dans la zone de Griezmann. Malbranque sort au pressing, mais Zurutuza a déjà une solution toute trouvée avec la présence de De la Bella dans le couloir. Une fois ce dernier dégagé, les attaquants de la Real cherchent immédiatement la profondeur avec des appels combinés sur l’aile gauche. Un jeu rapide qui explique pourquoi les Espagnols ont dominé les débats au milieu sans toutefois avoir la possession de balle à leur avantage dans les statistiques.

A l’inverse, lorsque l’OL allongeait, c’est toute la Real Sociedad qui faisait bloc pour pouvoir récupérer le ballon dans sa moitié de terrain. En début de partie, les Lyonnais ont commencé à rechercher le duel entre Benzia et De la Bella sur leur aile droite. Mais Griezmann revenait défendre, aidant ainsi Zurutuza dans ses duels avec Malbranque ou Benzia lorsque ce dernier venait à repiquer à l’intérieur. Surtout, la Real conservait toujours une présence au milieu de terrain, afin d’empêcher Gonalons de devenir une solution de repli capable d’organiser comme Zurutuza de l’autre côté. Si Seferovic a parfois dépanné dans cette tâche, Xabi Prieto a été le principal responsable de ce travail de l’ombre sur le milieu de terrain lyonnais le plus reculé.

Même dans son propre camp, Xabi Prieto revient se positionner entre le porteur de balle et Gonalons.

Même dans son propre camp, Xabi Prieto revient se positionner entre le porteur de balle et Gonalons.

Zurutuza étouffe Malbranque, le côté droit étouffe Gourcuff :

En plus de remporter cette bataille dans l’axe, les Basques réussissaient à mettre une énorme pression dans les couloirs. Laissant volontairement la possession de balle à l’OL, ils faisaient d’abord face à la relance lyonnaise en 4-4-2 avec Seferovic et Xabi Prieto en première ligne. Les deux hommes évoluaient aux abords du rond central afin d’empêcher les transmissions de la défense à destination de Gonalons. Derrière, les deux lignes de quatre étaient en place, avec une première ligne compacte dans l’axe et coulissant sur la largeur autour de la paire Markel-Zurutuza.

Bloquant ainsi le coeur du jeu, les Basques obligeaient les Lyonnais à écarter pour espérer atteindre le camp adverse. C’est à ce moment-là que le pressing se déclenchait, sous l’impulsion des milieux de terrain : Griezmann et Vela sortaient sur les latéraux adverses alors que l’un des deux attaquants axiaux (Seferovic ou Xabi Prieto) se dirigeait vers le défenseur central le plus proche du ballon. Le second restait dans le rond central, toujours dans le but de bloquer la transmission à destination de Gonalons. Le soutien arrivait ensuite de derrière avec les sorties de Zurutuza (côté droit de l’attaque lyonnaise) ou Markel (côté gauche).

Dès les premières minutes de jeu, l’effet de ce pressing s’est fait sentir côté droit, où Malbranque a été complètement étouffé par Zurutuza. N’hésitant pas à sortir très loin de sa position initiale pour repousser le milieu lyonnais, le natif de Rochefort s’est retrouvé à l’origine des deux premières occasions de la Real Sociedad (tir de Vela sur le poteau, puis ouverture du score de Griezmann d’un superbe retourné acrobatique). Car sitôt le ballon gagné, comme à la retombée des longs ballons, les Txuri Urdin partaient très vite vers les buts lyonnais en s’appuyant sur Xabi Prieto ou Seferovic, toujours à proximité de la zone de pressing.

Quelques secondes avant la première occasion de la Real et le poteau de Vela. Où l'on voit bien le travail de Zurutuza sur Steed Malbranque, la présence de Seferovic et Gonalons sur les solutions courtes dans l'axe... et le manque de réactivité côté lyonnais

Quelques secondes avant la première occasion de la Real et le poteau de Vela. Où l’on voit bien le travail de Zurutuza sur Steed Malbranque, la présence de Seferovic et Gonalons sur les solutions courtes dans l’axe… et le manque de réactivité côté lyonnais, qui oublient d’occuper une très grande zone qui pourrait permettre la sortie du ballon au milieu de terrain

A l'origine du but de Griezmann : Zurutuza récupère le ballon sur l'aile

A l’origine du but de Griezmann : Zurutuza récupère le ballon sur l’aile mais personne ne l’attaque. Le temps de se mettre dans le sens du jeu, il adresse une superbe passe de l’extérieur dans le dos de Miguel Lopes, et à destination de Vela qui prend de vitesse Bisevac. A l’opposé de l’action, Griezmann se positionnera parfaitement entre Fofana et Bedimo pour être à la réception.

Premier responsable des excellentes performances de l’Olympique Lyonnais en championnat (lire : Lyon : le rôle-clé du « faux-ailier » Gourcuff), Gourcuff n’a cette fois pas pu peser autant sur le jeu. La faute à une organisation adverse qui avait évidemment pris note de ses déplacements et de sa capacité à créer le surnombre au milieu de terrain. Lorsque la Real était au pressing dans son couloir et dans le camp lyonnais (cf. situation ci-dessus), Carlos Martinez sortait de l’alignement défensif pour le prendre, de la même manière que De la Bella opérait avec Benzia ou Lacazette de l’autre côté du terrain.

Mais le vrai danger avec Gourcuff, c’est de ne pas suivre ses décrochages depuis l’aile une fois le bloc replacé en phase défensive. En clair, lorsque la Real était repliée en 4-4-2 dans sa moitié de terrain, avec Xabi Prieto et Seferovic dans le rond central, il fallait bien quelqu’un pour réagir aux déplacements du milieu lyonnais. Au lieu d’avoir une seule solution le concernant, les Basques ont travaillé à deux pour limiter l’influence de l’ancien Bordelais. Selon les situations, Vela et Markel se partageaient la tâche. Le premier sortait ainsi de son couloir lorsque Bedimo montait aux avants-postes, laissant le soin à Carlos Martinez de fermer la porte au latéral gauche adverse. Markel venait lui au pressing lorsque justement Gourcuff revenait à hauteur de son latéral, afin que Vela conserve le marquage sur ce dernier. En retrait, Carlos Martinez restait aligné avec sa défense.

Une image qui illustre bien

Une image qui illustre bien le travail conjoint des milieux de la Real Sociedad. Alors que Fofana est en possession du ballon, toutes les solutions courtes sont marquées : Bedimo par Vela, Gonalons par Xabi Prieto, Gourcuff par Markel. Concrnant ce dernier duel, si le Lyonnais décroche, il embarque avec lui son garde du corps, qui compte sur le repli de Xabi Prieto pour bloquer la passe vers le rond central, et le retour de Zurutuza et Griezmann pour couper la relation vers Grenier.

Gonalons coincé, Malbranque étouffé, Gourcuff bloqué… Au final, les rares minutes où l’OL a semblé en mesure de défaire le pressing adverse en première mi-temps ont coïncidé avec les décrochages de Grenier au milieu de terrain. La Real ne prenait en effet généralement pas le risque de faire sortir Zurutuza ou Markel plus haut que Seferovic et Xabi Prieto. En conséquence, les déplacements de Grenier au milieu de terrain permettaient à l’OL de créer un petit surnombre dans l’axe et d’ouvrir ensuite le jeu sur les côtés où les attaques se déployaient  autour des ailiers et des latéraux. Mais en étant obligés de décrocher, Grenier s’éloignait aussi de sa zone de prédilection dans les trente derniers mètres. Peut-être un objectif justement recherché par l’organisation basque…

Deuxième mi-temps :

Dos au mur après le premier acte, les Lyonnais étaient obligés de redémarrer la partie en proposant autre chose dans le jeu. Dès les premières secondes, ils ont donné l’impression de vouloir jouer plus haut, à l’instar de ce qu’ils avaient proposé face aux Grasshoppers Zurich au tour précédent. Au lieu de travailler à hauteur de Gonalons, Malbranque laissait ce dernier gérer la distribution avec ses latéraux et montait d’un cran pour offrir une solution supplémentaire aux côtés de Grenier. Un changement de zone qui a eu le don de faire reculer Zurutuza et le bloc de la Real Sociedad, mais qui n’a pas chamboulé l’opposition entre les deux formations.

Au lieu de demander le ballon à hauteur de Gonalons et Miguel Lopes, Malbranque évolue plus haut dans le camp adverse et fait reculer Zurutuza avec lui.

Au lieu de demander le ballon à hauteur de Gonalons et Miguel Lopes, Malbranque évolue plus haut dans le camp adverse et fait naturellement reculer Zurutuza. La Real Sociedad ne presse plus comme en première mi-temps.

Au lieu d’être capables de récupérer le ballon dans le camp lyonnais, les Basques le gagnaient désormais à une trentaine de mètres de leurs buts. Un recul du bloc qui les rendaient forcément plus vulnérables sur coups de pied arrêtés, mais qui leur a aussi permis d’afficher leur qualité technique en contre-attaque. Une fois encore, Seferovic a réalisé un très gros travail. Parfois point d’appui au duel avec Bisevac, il pouvait aussi prendre les espaces dans le dos des latéraux lyonnais partis à l’abordage. Récompensé par un but magnifique consécutif à une remontée de balle facilitée par la passivité lyonnaise, le Suisse est sorti à la 64e (remplacé par Granero qui s’est d’abord installé côté gauche). Vela a repris le flambeau en attaque en continuant à exploiter les espaces au sein de la défense lyonnaise.

Le second but de la Real Sociedad, avec une remontée de balle tout en toucher (et en passivité de l’adversaire)

Côté lyonnais, Rémi Garde avait dégainé dès la 57e avec un double changement : Danic et Bahlouli pour Benzia et Malbranque. Ces remplacements ont entériné le rôle plus offensif du second milieu axial, Gourcuff reprenant le rôle de Malbranque afin de permettre aux deux entrants de se positionner sur les ailes. Face à ce nouveau système, la Real Sociedad répondait évidemment avec Markel et Zurutuza dans la zone de Gourcuff et Grenier. Sur les ailes, Vela et Griezmann (puis Granero et Xabi Prieto) revenaient aussi défendre afin de protéger leurs latéraux. Et surtout, Xabi Prieto restait toujours à proximité de Gonalons afin d’empêcher l’OL de multiplier les temps de jeu et les mouvements gauche-droite dans le camp basque. Les entrées de Granero (64e), Chory Castro (70e) et Ruben Pardo (81e) ont apporté une touche technique supplémentaire pour la Real, idéale pour défaire le premier rideau lyonnais avant d’attaquer une défense sans protection. Pardo est ainsi passé tout près de plier définitivement la confrontation juste avant la fin du temps règlementaire.

Presque anecdotique, l’expulsion de Milan Bisevac (75e) a tout de même permis à la Real Sociedad de remonter son bloc dans le camp lyonnais pour y remettre en place son pressing du début de partie. Gonalons redescendu en défense centrale, les décrochages de Grenier et Gourcuff étaient ciblés par les milieux adverses, tout comme les mouvements de Bahlouli et Danic sur les ailes, serrés de près par les latéraux. Une remontée du bloc-équipe qui a permis aux Basques d’éviter d’être de nouveau mis en danger sur coups de pied arrêtés, peut-être la seule faiblesse qu’ils ont laissé transparaître au cours des 90 minutes de jeu.

La supériorit

La supériorité numérique encourage la Real à ressortir dans le camp lyonnais pour perturber les relances. Ici, Vela et Chory Castro sont en première ligne du pressing, à hauteur de Fofana et Gonalons. Suivent ensuite Xabi Prieto à droite dans la zone de Bedimo, puis Granero, Markel et Ruben Pardo qui suivent les mouvements de Grenier et Gourcuff.

Conclusion :

Un match à sens unique. L’OL a subi dans tous les compartiments du jeu face à un adversaire qui avait parfaitement préparé son coup sur le plan tactique. Même si les deux buts « viennent d’ailleurs », ils reflètent réellement l’écart qui séparait les deux formations ce mardi soir. Sans réelle réaction tactique sur les 90 minutes de jeu, Rémi Garde a désormais une semaine pour trouver le plan B qui permettrait au moins aux Lyonnais d’entretenir l’espoir à Anoeta. La tâche est grande, d’autant plus que la Real a encore quelques atouts dans sa manche (Agirretxe et Mikel Gonzales, titulaires devant et en défense, n’étaient pas là ; Granero et Pardo ne sont qu’entrés en jeu etc…).

Capable de traduire cette analyse (ou une partie de celle-ci) en Anglais, en Espagnol ou une autre langue ? Contactez-moi à cette adresse ([email protected]) afin de contribuer à la rapide diffusion des Chroniques Tactiques à l’international ! D’avance, un grand merci aux plus téméraires qui pourront m’accorder un peu de leur temps.

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12 réponses

  1. sebtheouf dit :

    En possession du ballon, l’OL ne sait jamais réagir à un pressing sur GOnalons et Malbranque. Les 2 sont trop frustre techniquement pour savoir se sortir du marquage. Les seuls fois ou on a pu construire d eplus bas sereinement c’est quand Gourcuff à dézoné jusqu’a leurs hauteur.

    En phase défensive, l’article et les photos montrent bien le surnombre coté gauche basque. Mes lyonnais n’ont jamais su réagir, Garde restant assis sur son banc. En même temps avec un coté Malbranque/Lopes/Benzia ils s’attendaient à quoi. Même sur les dégagements du goal, lopes était en infériorité numérique.

    Tactiquement dépassé, l’OL aurait pu répondre avec de meilleurs individualités. Fofana au milieu et un vrai ailier droit.

  2. Yamanosuke dit :

    Très bon article! notamment sur le rôle de l’ombre de Xabi Prieto dans le pressing sur Gonalons et de son travail multi-facettes avec/sans ballon de son équipe. Juste je pense qu’on aurait pu égayer quelques hypothèses sur les solutions dont Garde disposait et qu’il aurait pu tenter: pressing de la part de son équipe plus haut, plus proche des relanceurs adverses surtout quand tu vois qu’en face ils sont très forts dans ce domaine (je sais pas mais quand l’équipe adverse te donnes un exemple, pourquoi ne pas s’en inspirer) ou encore intervertir la position de Benzia et Lacazette (qui aurait offert un meilleur soutien à M.Lopes, qui a été en difficulté dans tous les compartiments de son jeu).

  3. Maxime dit :

    Très bon article, comme d’habitude.

    D’après vous que pourra/devra mettre en place Rémi Garde pour espérer inversé la tendance au match retour ?

  4. jAX dit :

    JMA après le match retour : « La Real Sociedad est le modèle à suivre ».

    Le foot français vient de découvrir la Liga parce que oui, il n’y a pas que le Real et le Barça qui savent jouer au foot. Le niveau y est bien plus élevé qu’on le croit (en témoignent les perfs des espagnols en Europe ces dernières années) et surtout tactiquement les joueurs savent ce qu’ils doivent faire.

    Garde a trouvé son plan A avec Gourcuff sur le côté et comme Florent l’indiquait depuis plusieurs jours, ce plan a été contré car analysé. Si ça marchera encore un peu en L1 on a vu que la Real s’y était préparé et avait préparé ses mouvements au milieu. Peut-être qu’en échangeant les rôles de Gourcuff et Grenier il aurait pu se sortir du pressing (Gourcuff étant à l’aise en position reculé quand Grenier est plus efficace dans les 30 derniers mètres). [screen du début de seconde période et nouvelle organisation lyonnaise] : si Grenier décrochait, que Malbranque prennait sa place, que Grenier jouait en une touche sur Fofana et que Gonalons faisait une course vers Bisevac (pour attirer Prieto, Malbranque voire Gourcuff aurait alors une importante zone libre. Un exemple.

    Je suis très content pour la Real Sociedad qui a montré de quoi elle était capable. Maintenant s’ils arrivent à aller en C1 (ce qui est bien engagé) il faudrait surtout réussir à ne pas perdre trop de points en Liga (cf cas multiples dont Villarreal en 11-12).

  5. Je pense à ce niveau que la Real Sociedad a quand même un banc de touche intéressant pour résister aux deux compétitions. Evidemment, il faudra éviter les blessures longues au cas où, mais avec Ansotegi, Mikel Gonzales, la polyvalence de Cadamuro derrière ; Pardo, Elustondo au milieu ; Chory Castro, Agirretxe devant ; y’a de quoi enchaîner les matchs en faisant un turnover intelligent je pense.

    @Maxime : concernant le match retour, difficile à dire. L’OL devra déjà hausser son niveau d’engagement au milieu de terrain. J’imagine Malbranque sortir du onze et Gourcuff récupérer une position reculée. Il serait bon aussi d’ajouter du poids devant, quitte à libérer Benzia pour peser sur la défense centrale qui n’a pas semblé imprenable.

  6. souleres dit :

    CARTON ROUGE à R. GARDE. Oui carton rouge ! = entraineur incompétent !
    POURQUOI ?
    Vous êtes chez vous, vous prenez un but, vous avez votre plus mauvais joueur qui prend un carton jaune Et qui est un latéral (Miguel LOPES) qui ne sait pas apporter du danger en attaque et qui coûte pratiquement les 2 buts ET VOUS NE LE REMPLACEZ PAS ! IL FALLAIT LE REMPLACER PAR UN AILIER POUR JOUER AVEC UNE ATTAQUE A 3 (avec BENZIA + LACAZETTE ) et deux milieux offensifs en soutien = 5 offensifs
    C’EST QUE VOUS ÊTES UN NUL ! QUI PAR PEUR LIE A SON INCOMPETENCE N’OSE PAS OU NE SAIT PAS CHANGER DE TACTIQUE.
    AUCUN PLAN B digne de ce nom chez GARDE.
    JEUNES vous qui chercher un boulot bien payé alors que vous n’en avez pas beaucoup dans le ciboulot DEVENEZ ENTRAINEUR !

  7. souleres dit :

    Pour inverser la tendance au match retour il faut :
    Jouer avec 5 offensifs minimum voire 6
    Comment se priver de BENZIA un offensif technique ?
    1. Demander à GOMIS de jouer au coté de BENZIA ou LACAZETTE
    2. GOURCUFF + GRENIER seront les 2 milieux techniques qui alimenteront et créeront
    3.Vous devez jouer avec un schéma impliquant 2 attaquants supplémentaires soit 2 latéraux qui montent systématiquement et surtout pas m. Lopes
    soit 2 ailiers
    EN TOUT 6 OFFENSIFS
    On peut aussi jouer avec 3 attaquants purs alimentés par Gourcuff + grenier
    Les 3 attaquants de pointes peuvent jouer en triangle , triangle porté par 2 milieux offensifs techniques et pouvant être alimentés par des centres des latéraux qui monteraient sur les cotés .
    NON MAIS ? REMY GARDE qui sort un grand technique BENZIA
    et laisse seul LACAZETTE ?
    Alors qu’il faut remonter un score, on avait l’impression qu’on jouait avec un seul attaquant de pointe
    NON MAIS ?

  8. mamimour dit :

    Sur la tactique, je pense que vous avez tous plus au moins résumé ce qui s’est passé ce jour là. De mon coté, j’aimerais me penché sur un ce qui fait le succès de l’OL de ce début de saison. La complémentarité Gourcuff et Grenier. L’ancien tente de se re-construire, le jeune qui commence à être encensé. En ligue 1, j’ai eu l’impression de Gourcuff jouer un peu à la Pirlo, plus présent à la récupération et en orchestrant le plutôt possible les attaques. Le second dans un rôle plus classique de milieu offensif, voir un peu plus tranchant qu’un milieu classique pour lancer ces attaquants. Nous sommes tous d’accord pour dire que c’est souvent la bataille du milieu de terrain qui détermine l’issue d’un match, et cette combinaison est plutôt un bon projet. Cependant, il y a le facteur humain qui fait que le foot est un mélange de physique (tactique, technique etc), mais aussi de chimie (cohésion, envie, confiance, etc). Tout part d’une observation quasi anécodtique: Les coups franc. Je ne comprenais pas pourquoi ce n’était plus Gourcuff qui l’ai tirait, mais Grenier (Au passage, je n’ai vue un joueur aussi adroit que Grenier rater un coup franc de cette façon, quasiment 20 mètre au dessus des cages, signe peut être de pétage de plomb ou de jeunesse). Ce dernier sans doute agacé par le score, a voulu prendre les choses en main, et Gourcuff, trop poli, trop timide ou pas assez en confiance pour ne pas se laisser faire.

  9. souleres dit :

    LES COUPS FARNCS parlons en.
    Toutes les défenses placent leur mur bien alignés en rang d’oignons.
    TOUTES LES EUQIPES DE FOOT DE LA TERRE placent leurs défenseurs bien alignés comme à l’armée sur la ligne des 16m50 laissant toute la surface aux adversaires qui vont plus vite puisqu’ils n’ont pas à se retourner.
    Ceal est une imbécilité la preuve est qu’il y a plus de buts marqués lors de ce type de coups francs que sur les corners.
    POUR MARQUER LE BUT LE PLUS FACILEMENT A CE TYPE DE MUR :
    il faut tirer assez fort à hauteur de 2 m (tête) au point des 5.m50 qui est le plus près de préférence ( le coin des 5M50 qui est dans la ligne la plus courte entre cage et tireur.)
    LA DEFNSE N’A PAS LE TEMPS DE SE RETOURNER.
    Ensuite la lutte n’est qu’avec le gardien tout se joue à 1 millième de seconde.

  10. souleres dit :

    LES COUPS FRANCS
    Sur les coups francs le mur est à 16m50 et l’adversaire aussi.
    Le gardien est au milieu de ces cages (7m32/2 = 3m66)
    Vous envoyez le ballon au-dessus du mur en direction des 5m50 (un peu moins) vous calculez la diagonale que doit parcourir le GARDIEN = 10m66 et le joueur adverse ( 16m50 -5,50m) = 11m
    MAIS LE GARDIEN
    1. Ne sait pas de quel coté le ballon va aller
    2. L’adversaire le sait et peut demander une trajectoire plus courte
    3. Les défenseurs le temps qu’ils se retournent du mur , ils sont hors circuit
    J’ai toujours été étonné de l’incroyable espace qu’on laisse à l’adversaire sur les coups francs = pratiquement toute la surface de réparation : soit une superficie de 665,20M2.
    LA SOLUTION
    ne pas pratiquer le hors jeu et se placer comme si c’était un corner.

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