Caen 0-3 Paris SG : une stat, une palette

Sans grande surprise, le PSG a terminé son année 2015 sur une bonne note en battant facilement le Stade Malherbe de Caen. Un match sérieux qui a vu les joueurs de Laurent Blanc éviter le piège tendu par les Caennais à leurs adversaires depuis le début de la saison.

La stat’ :

Le champion de France en titre a construit son succès en première mi-temps. Le décompte des tirs illustre bien sa domination sur ces 45 premières minutes (12 tirs à 1, 18-8 à la fin du match). Habituellement, les hommes de Patrice Garande tentent leur chance plus de 12 fois par match.

Si le PSG a autant maîtrisé les débats, c’est notamment parce qu’il a privé Caen de ballons pour contre-attaquer. Et pour cela, il a intelligemment manoeuvré au milieu de terrain en évitant les zones où les Normands ont l’habitude de déclencher leur pressing.

Eviter les zone-press : 

En phase défensive, le 4-1-4-1 du Stade Malherbe de Caen cherche à repousser l’adversaire vers les couloirs afin de l’enfermer grâce aux déplacements latéraux de Nicolas Seube. Positionné devant la défense, ce dernier coulisse côté ballon et contribue à réduire les espaces pour permettre les interventions de ses partenaires. Les latéraux caennais sont les joueurs qui taclent le plus au sein de la formation de Patrice Garande.

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Le 4-1-4-1 de Caen en place face à la relance parisienne : le cercle rouge représente la zone où Caen souhaite attirer son adversaire.

Le PSG a donc tout fait pour éviter de se retrouver dans cette configuration. Pour cela, il s’est d’abord appuyé sur les décrochages d’Angel Di Maria. Ailier droit au départ, l’Argentin est vite revenu dans le coeur du jeu afin de participer à la mise en place des attaques. Il a d’abord permis de créer le surnombre face à Féret et Delaplace et ainsi sortir Seube de son rôle habituel (voir ci-dessous).

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Les déplacements de l’Argentin dans l’axe ont aussi offert une solution supplémentaire aux Parisiens pour ressortir les ballons des couloirs et ne pas se jeter dans les zone-press des Normands.

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Deux solutions pour Maxwell sur cette séquence : Matuidi dans la zone-press caennaise ou Di Maria en soutien.

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Evidemment, le Brésilien choisit Di Maria, qui fait parler sa qualité de passes pour jouer à l’opposée.

Exploiter les espaces : 

Après avoir fixé Caen d’un côté (Seube en position désaxée), Paris s’appuyait sur Thiago Motta, Verratti et Di Maria au milieu de terrain. Grâce à leur large palette de passes, les trois joueurs avait le choix entre deux solutions pour prendre à défaut le système de jeu caennais et mettre la défense à découvert : jouer dans le dos du latéral ou trouver l’intervalle entre Seube et le relayeur à l’opposée de l’action.

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Deux solutions pour Di Maria sur cette séquence : jouer dans le dos d’Appiah ou dans l’intervalle qui sépare Féret et Seube.

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Fixer d’un côté, attirer Seube et ressortir rapidement le ballon pour chercher la diagonale entre ce dernier et Féret.. Une recette que les Girondins avaient appliqué sur l’une de leurs rares séquences de jeu réussies face à Caen fin novembre (1-4).

Bref, le champion de France en titre a su se rendre la tâche facile en exploitant pleinement les faiblesses du système défensif adverse. Caen a plus taclé que d’habitude (24 tacles contre 20 en moyenne) mais pas dans les mêmes zones comme le montrent les maps ci-dessous.

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Les tacles de Caen face à Rennes, Lille et Bordeaux (le but de Vercoutre est à droite).

Les tacles de Caen face au PSG (le but de Vercoutre est à gauche).

Les tacles de Caen face au PSG (le but de Vercoutre est à gauche).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 réponse

  1. adil dit :

    bonne analyse encore qui montre la superiorité du psg allez PANAME

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