Paris SG 4-0 Lyon, l’analyse tactique

Face à Lyon hier soir, le PSG a enchaîné son 36ème match d’affilée sans défaite. Gênés pendant une grosse demi-heure par l’organisation surprise des Lyonnais, les Parisiens ont fait sauter le verrou avant la mi-temps à la faveur d’un changement tactique efficace. Ils ont ensuite contrôlé les débats sans grande difficulté.

Les surprises du coup d’envoi 

Plusieurs surprises étaient à noter au coup d’envoi. Côté parisien, Matuidi n’était pas de la partie, Laurent Blanc décidant d’aligner Pastore à sa place aux côtés de Verratti et Thiago Motta. Exceptionnellement, Cavani passait sur l’aile gauche pour ce match, sans doute pour compenser l’absence de Matuidi et son activité défensive habituelle de ce côté du terrain (Sirigu – Van der Wiel, Alex, Thiago Silva, Maxwell – Verratti, Thiago Motta, Pastore – Lucas Moura, Ibrahimovic, Cavani).

Côté lyonnais, Rémi Garde a dû composer avec le forfait de dernière minute de Gomis, d’abord annoncé titulaire à la pointe de l’attaque. Intox prévue ou choix forcé par les circonstances, le coach lyonnais a ressorti le 5-4-1 déjà vu lors du déplacement de l’OL au Parc des Princes la saison dernière. Umtiti remplaçait numériquement Gomis et s’installait en défense centrale aux côtés de Koné et Bisevac (Vercoutre – Miguel Lopes, Koné, Bisevac, Umtiti, Bedimo – Gonalons, Grenier, Fofana, Gourcuff – Lacazette).

Les Parisiens sans réponse : 

Ce choix tactique de Rémi Garde a pris tout son sens durant les premières minutes de jeu. Face à la relance parisienne, les Lyonnais opposaient un milieu très dense dans l’axe avec la présence de Lacazette, Gourcuff, Fofana, Grenier et Gonalons. Comme tous les adversaires du PSG, cette formule visait à couper la relation entre les milieux parisiens et Ibrahimovic, accélérateur de jeu n°1 des attaques parisiennes dans les 30 derniers mètres. Les deux premiers, plus avancés sur le terrain, se retrouvaient généralement dans les zones de jeu habituelles de Thiago Motta et Verratti. Axial droit dans le système lyonnais, Fofana était chargé de surveiller les mouvements de Pastore.

Sur le papier, Grenier aurait dû en faire de même avec Verratti, mais le milieu lyonnais restait la plupart du temps en couverture, évitant ainsi à Gonalons de se retrouver seul devant la défense. Du coup, c’est généralement Gourcuff qui évoluait le plus proche du milieu parisien. Mais lui aussi ne mettait pas une très grande pression sur ce dernier lorsqu’il redescendait chercher les ballons dans sa moitié de terrain. Sans doute l’une des explications à l’exceptionnel nombre de ballons joués par l’Italien lors de cette rencontre (115 passes pour 109 réussies). En couverture, Gonalons évoluait sans véritable adversaire direct : cela lui permettait de compenser les déplacements de ses partenaires et/ou de couper les courses avec le ballon de Cavani, Lucas Moura, Pastore voire Ibrahimovic.

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Face à la relance parisienne, les Lyonnais opposaient un milieu très dense afin de couper la relation classique entre Thiago Motta et Ibrahimovic. Toujours face à un ou deux adversaires (Lacazette, Gourcuff), le milieu parisien laissait la mène à Verratti, qui n’était pas suivi lorsqu’il décrochait dans son camp.

En complément de ce travail dans le coeur du jeu, les Lyonnais opposaient leurs propres latéraux aux montées de Maxwell (vs Miguel Lopes) et Van der Wiel (vs Bedimo). En couverture, Koné et Umtiti sortaient sur les décrochages de Cavani et Lucas Moura. En dernier rideau, Bisevac luttait avec Ibrahimovic lorsque ce dernier était mis à contribution sur les relances longues de ses partenaires (approches privilégiées par le PSG en début de partie, faute d’autres solutions au milieu de terrain). Là encore, Gonalons était présent pour venir à l’aide de ses défenseurs en cas de nécessité, notamment sur les seconds ballons.

lyon-fermeture-couloir

Bloqué dans l’axe, Paris est aussi pressé lorsqu’il passe sur les côtés : Bedimo sort sur Van der Wiel alors que les milieux accompagnent le mouvement en se rapprochant de Verratti. En couverture, Umtiti est au contact de Lucas Moura (hors-champ), tandis que Gonalons et Bisevac se partagent la surveillance d’Ibrahimovic.

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Sans solution pour progresser, Verratti repasse par ses défenseurs centraux qui envoient le jeu de l’autre côté. Le milieu lyonnais suit la circulation de balle parisienne tandis que Miguel Lopes et Koné serrent le marquage sur Maxwell et Cavani, les relais qui se proposent à Thiago Silva côté opposé.

Cet ensemble a posé beaucoup de problème au PSG durant la première demi-heure. Les Parisiens ont tout de même monopolisé le ballon grâce à la présence de leurs défenseurs centraux, toujours disponibles, et à l’espace offert à Maxwell côté gauche. Miguel Lopes n’était pas aussi agressif que Bedimo face à Van der Wiel, sans doute afin de limiter les situations de un-contre-un entre Cavani et Koné. Si Paris tenait le ballon la plupart du temps, l’OL pouvait toutefois le conserver sur quelques phases de jeu lorsqu’il le récupérait au milieu de terrain. Bedimo et Miguel Lopes étaient en effet des solutions immédiates pour sortir le ballon de l’axe (zone du pressing parisien) et le conserver ensuite dans le camp adverse.

En revanche, les Lyonnais se sont rapidement montrés incapables de construire dans les 30 derniers mètres, la faute à une absence de prises de risque de la part des milieux de terrain. Fofana ou Grenier n’ont que trop rarement tenté d’accompagner les montées de Gourcuff ou des latéraux avec le ballon. Résultat, à part sur coup de pied arrêté, l’OL ne pouvait compter que sur un exploit individuel de Gourcuff ou Lacazette pour mettre le feu dans la défense parisienne. L’attaquant lyonnais a failli réussir son coup (26e) mais la barre en a décidé autrement. Et le PSG s’est ensuite ajusté…

lyon-distribution

Les limites offensives du système de jeu lyonnais : énormément de solutions au milieu de terrain pour faire circuler la balle et une densité dans l’axe qui libérait souvent les latéraux sur les côtés… mais très peu de courses offensives dans les 30 derniers mètres et un Lacazette esseulé et condamné à l’exploit face à la défense centrale parisienne.

Paris : les couloirs 

Au cours de la première demi-heure, rares ont été les mouvements dangereux pour la disposition tactique lyonnaise. Côté gauche, Pastore a parfois posé des problèmes en prenant l’espace dans le dos de Koné(Cavani) et Miguel Lopes(Maxwell), utilisant les services de Thiago Silva ou de son latéral. Mais le bon repli de l’équipe et la présence en couverture de Gonalons ont permis aux Lyonnais de contenir ces assauts. A droite, Lucas Moura s’est lui retrouvé complètement éteint par Umtiti, tout comme Van der Wiel par Bedimo. A l’inverse de Pastore côté gauche, Verratti ne prenait pas la profondeur, préférant opérer en second « regista » aux côtés de Thiago Motta.

Le match a changé de physionomie lorsque le staff parisien a fait le choix de passer en 4-4-2. Fini les mouvements dans le coeur du jeu, Pastore s’est excentré côté gauche afin de permettre à Cavani de passer en pointe. L’Argentin est ainsi devenu le pendant de Lucas Moura, laissant la mène à Thiago Motta et Verratti qui n’avaient de toute façon pas besoin d’un troisième homme pour assurer la relance : Lacazette était le seul Lyonnais à leur hauteur et Thiago Silva pouvait en plus leur prêter main forte côté gauche.

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La disposition tactique de l’OL, concentrée dans l’axe au milieu de terrain, laissait d’énormes espaces dans les couloirs aux abords de la ligne médiane. Mais ni les latéraux, ni les ailiers ne pouvaient en profiter, du fait du marquage serré des défenseurs lyonnais.

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Avec Cavani en pointe, capable de prendre la profondeur dans le dos de Koné ou Umtiti, Pastore et Lucas Moura peuvent se défaire du marquage de ces derniers. Ils offrent ainsi des solutions à Thiago Motta et Verratti pour dépasser le milieu de terrain lyonnais, pour ensuite aller de l’avant et trouver Ibrahimovic entre les lignes. Lucas Moura est ici libre de tout marquage côté droit.

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Un exemple plus clair ici : Lucas Moura se défait du marquage de Koné grâce à la présence de Cavani devant. Si le Lyonnais sort au marquage, Verratti, qui n’est pas pressé, a les qualités pour lancer son attaquant dans la profondeur entre Bedimo et Bisevac. Fofana est du coup obligé de récupérer le marquage du Brésilien, ce qui laisse Gonalons seul dans l’axe face à Pastore (qui occupe ici le poste habituel d’Ibrahimovic).

Avec cette menace aux avants-postes, capable de prendre la profondeur, le PSG dissuadait Koné et Umtiti de sortir sur les décrochages de Pastore et Lucas Moura sur les côtés (nouveaux ailiers gauche et droit). Maxwell et Van der Wiel occupant toujours les ailes et les latéraux adverses, les deux excentrés parisiens se retrouvaient à exploiter les couloirs au niveau de la ligne médiane, forçant les milieux lyonnais à les prendre en compte. De cette manière, des angles de passe s’ouvraient vers le coeur du jeu, à destination d’Ibrahimovic par exemple, qui profitait de la présence de Cavani en pointe pour redescendre entre les lignes.

Les Parisiens utilisaient aussi la largeur dans l’entrejeu afin de dégager des positions idéales pour Pastore ou Lucas Moura. Ainsi, sur le penalty amenant le second but parisien, tout est parti d’un ballon envoyé de la droite vers la gauche par Verratti, qui a su résister au pressing de Grenier et trouver l’espace pour servir Pastore. En une diagonale, il a ainsi éliminé l’ensemble des milieux lyonnais. Seul au niveau de la ligne médiane, l’Argentin « n’avait plus qu’à » accélérer en attendant le moment idéal pour servir Cavani entre Koné et Bisevac.

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L’origine du second but parisien : en résistant au pressing de Grenier, Verratti a attiré tous les milieux lyonnais vers sa zone. L’Italien trouve quand même la passe juste et libère Pastore dans le rond central.

Grâce au changement de système, le PSG a aussi pu s’installer dans le camp lyonnais et limiter les possessions de balle adverses. A partir du moment où les latéraux lyonnais étaient obligés de redescendre dans leur moitié de terrain pour défendre, ils n’étaient plus des solutions « immédiates » pour les milieux axiaux. Ces derniers se retrouvaient alors sous pression (Thiago Motta, Verratti puis Matuidi), et les Parisiens récupéraient plus facilement le ballon. 

Deuxième mi-temps : 

Après la pause, l’OL est revenu en 5-3-2 avec un Gourcuff positionné plus haut afin d’épauler Lacazette face aux deux milieux de terrain parisiens (Verratti et Matuidi). En deuxième rideau, Fofana et Grenier encadraient désormais Gonalons. Ce trio coulissait sur la largeur afin de bloquer les milieux excentrés du PSG (Pastore à gauche et Lucas Moura à droite, qui était parfois remplacé par Ibrahimovic – voir ci-dessous). La pression était plus grande sur les premières transmissions parisiennes mais malgré cela, Matuidi et Verratti sont restés maîtres du ballon, s’appuyant sur Thiago Silva et Alex en cas de besoin. Bref, les Parisiens ont continué à maîtriser partie, faisant en plus preuve de réalisme pour creuser l’écart.

L'histoire de la deuxième mi-temps : Gourcuff et Lacazette ensemble pour gêner Matuidi et Verratti, accompagnés parfois de Gonalons, Grenier ou Fofana. Ces derniers se concentrent sur les "excentrés" parisiens (ou Ibrahimovic). Derrière, cela laisse un trois contre deux en faveur de la défense lyonnaise, qui doit toutefois couvrir toute la largeur du terrain puisque les latéraux continuent les duels avec leurs homologues parisiens

L’histoire de la deuxième mi-temps : Gourcuff et Lacazette ensemble pour gêner Matuidi et Verratti, accompagnés parfois de Gonalons, Grenier ou Fofana. Ces derniers se concentrent sur les « excentrés » parisiens (ou Ibrahimovic). Derrière, cela laisse un trois contre deux en faveur de la défense lyonnaise, qui doit toutefois couvrir toute la largeur du terrain puisque les latéraux continuent les duels avec leurs homologues parisiens.

Toujours aussi maître de son sujet, le PSG continue son chemin en L1 en affichant la même sérénité, sortie après sortie. A défaut de mettre souvent Vercoutre en danger hier soir, les joueurs de Laurent Blanc ont su s’adapter à l’organisation adverse pour pouvoir l’asphyxier comme ils avaient procédé avec les autres. En face, l’OL a eu le mérite de faire bonne figure défensivement pendant une demi-heure mais cette bonne performance n’a fait que retarder l’échéance. Son incapacité à créer régulièrement le danger sur les buts de Sirigu le condamnait à moyen terme. Dommage toutefois d’avoir craqué sur le premier corner tiré directement par les Parisiens. Un premier but qui a déjà mis fin aux espoirs lyonnais. 

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13 réponses

  1. souleres dit :

    Bonjour à toutes et tous,
    je n’ai jamais vu une stratégie aussi ridicule et chaotique pour ne pas dire plus de la part d’un entraineur payé à plus 50.000€ par mois !!!
    Remy Garde après avoir joué avec 2 pointes en Europa ligue, nous sort un 3.5.2 de chez grand’mère.
    Je connais très bien le 3.5.2 qui en fait doit être un 3.3.4 et qui est l’avenir du FOOT.

    Les 3 arrières centraux doivent être disposés de la sorte
    — AC—AC
    —– AC
    Puis les 2 milieux défensifs (et non pas les arrières latéraux) couvrent le restant de la zone défensive.
    Les arrières latéraux doivent être de vrais ailiers et non pas des M. LOPES (qui ne mérite même pas de jouer en ligue 2) et être à la hauteur du M.Offensif et bien sûr il doit y avoir 2 ATTAQUANTS DE POINTES ( ce qui est la base et qui n’a pas été fait non plus par Remy Garde)
    — AC—AC
    —– AC
    –MD———MD
    LA——MO——-LA
    —-AT——AT
    Même Casanova l’entraineur du TFC y arrive (presque)
    avec 40.000€ par mois .
    La grande question :
    Doit-on baisser le salaire des joueurs ou des entraineurs :
    LES DEUX MON CAPITAINE !

    A+

  2. Louharse dit :

    @souleres

    Euh.. Déjà, Garde n’a pas démarré en 3-5-2 mais en 5-4-1. Toi qui est un tel spécialiste du 3-5-2, je pensais quand même que tu aurais été capable de faire la différence… Le 5-3-2 n’est arrivé qu’en deuxième mi-temps, comme l’indique l’article (l’as tu lu ?).
    Ensuite, c’est bien beau de critiquer l’approche de Garde (qui certes n’est pas un foudre de guerre sur le plan tactique), mais avait-il les joueurs pour appliquer ton système miracle ? Quand tu regardes l’effectif de l’OL, est-ce que tu vois tes ailiers, ton deuxième attaquant ?
    De plus, n’oublie pas l’adversaire, Lyon affrontait le PSG qui enfile les buts comme des perles cette saison, donc ta compo avec 5 joueurs à vocation offensive me semble inadapté pour un match contre un adversaire dont l’on sait qu’il va avoir la possession de balle. Garde a choisi une tactique assez défensive (qui a certes échoué) avec un bloc dense, actif au pressing. Comment, avec ton système, aurais-tu contré la possession de balle parisienne ?

  3. Ton disque se raye à force. Si personne ne joue en 3-3-4 depuis le temps, ça doit bien vouloir dire qu’il y a un truc qui cloche non, dans ton système ? Jamais dans un 3-5-2, ou un autre système à trois défenseurs, des ailiers (ou milieux offensifs) en lieu et place des latéraux. Tout simplement parce que quand le système est en phase défensive, ces derniers redescendent à hauteur des défenseurs et deviennent donc de vrais… défenseurs. Le 3-5-2 permet de les libérer offensivement et au pressing grâce au principe de couverture alternée (le latéral gauche sort presser, il est couvert par le stoppeur gauche et le latéral droit s’aligne avec ses défenseurs pour former une ligne de quatre et vice-versa). Mais jamais une équipe ne défendra avec une ligne de trois derrière. Ca marche quand t’as le ballon, mais dès que tu ne l’as plu, il faut que certains joueurs se repositionnent. A moins d’avoir une possession de balle hallucinante, c’est impossible de jouer comme tu le préconises.

  4. lafridja17 dit :

    Mrc avec vous je suis entre 2contre le foot très différents

  5. seldon dit :

    Encore merci pour cet article, toujours aussi éclairant!

    Pour ce qui de est du débat soulever par souleres, j’étais assez d’accord avec lui à une époque.
    J’en étais venu à cette conclusion pour une raison simple, ce 3-5-2 est définitivement la meilleure stratégie sur fifa ou pes. Virtuellement c’est impeccable (Roy Hodgson dit ça d’une autre façon: « on ne joue qu’avec des numéros,c’est de la sémantique pure » http://fr.uefa.com/trainingground/coaches/video/videoid=1484176.html)

    Fort de conviction, j’allais savouré le début de saison 2011/2012 du barca, Guardiola himself qui venait de tout gagner (et devait commencer à s’emmerder tactiquement parlant) se confronte enfin à ce 3-5-2 idéal que bizzarement personne n’utilise. Et son équipe avait une possession de balle…hallucinante.
    Il s’est fait peur pendant 3 matchs pour finalement tendre vers ce 3-3-4 (ou 3-7-0 c’est selon)qu’il n’aura pas réussi à pérenniser. Pour schématiser, le jour où les entraîneurs ont compris qu’il suffisait d’apporter rapidement un gros surnombre numérique (ce qui n’est pas possible sur console au passage) c’en était fini de cette belle théorie.
    Reste que ça survit sur Fifa ;)

  6. Maxime dit :

    Bonjour,

    analyse très intéressante comme d’habitude.
    Toutefois j’aurais voulu avoir votre avis sur un point : le PSG est passé en 4-4-2 et menait 2-0 a la pause, n’aurait t’il pas été plus judicieux de la part de Rémi Garde de passer en 4-1-4-1/4-4-1-1 et ainsi de s’aligner sur le 4-4-2 Parisien en 2nd mi-temps?

    Cela aurait peut être permis une meilleur occupation sur la largeur du terrain et également de resserrer le marquage lors des décrochages de Lucas Moura/Pastore?

  7. souleres dit :

    1. REMY GARDE n’a aucun talent et aucune intelligence. L’intelligence est de savoir s’adapter à des situations nouvelles. REMY GARDE est resté avec le même schéma (3.6.1 de chez Grand’mère) après avoir pris 2 buts et après que le PSG soit passé en 4.4.2. REMY GARDE n’a pas de talent puisqu’il n’est pas intelligent (puisqu’il ne sait pas s’adapter.

    2. Mon cher Florent Toniutti
    avec tout le respect que tu mérites pour ce site (entre autres) et tes réponses construites, je persiste et signe mon 3.3.4.
    A: le 3.5.2 a permis à la JUVE d’être championne d’Italie et l’est encore en tête. Antonio CONTE veut faire évoluer son 3.5.2 en 3.3.4 (en recrutant 2 vrais ailiers supplémentaires).
    B : pour répondre à tes autres arguments
    1. Dans mon schéma La défense est composée de deux défenseurs centraux comme dans toutes les équipes au schéma traditionnel Sakho + Varane. Puis une autre ligne est composée de Matuidi Cabaye Pokba. Puis il y a une autre ligne avec styleTABANOU Valbuena style AURIER et enfin comme il se doit une ligne de deux purs attaquants Ribery Benzema : toujours 2 attaquants (jamais un ou 3). FINI LES EVRA &DEBUCHY !
    Ainsi il y a 4 lignes très claires et donc 4 lignes qui peuvent être défensives. Il n’y a pas meilleure occupation de l’espace. Bien sûr l’animation du jeu fera que chaque joueur sera plus en triangle ou en quinconce que sur la même ligne.

    C. MAINTENANT JE REPONDS A TES ARGUMENTS EN LETTRE CAPITALE
    tu dis  » Tout simplement parce que quand le système est en phase défensive, ces derniers redescendent à hauteur des défenseurs et deviennent donc de vrais… défenseurs ».
    REPONSE :
    NON CE SONT LES 3. MILIEUX DEFENSIFS qui deviennent de vrais défensifs ( Matuidi Cabaye Pokba ) qui avec les deux centraux ( Sakho et Varane ) font au total 5 vrais défensifs. Quand aux 2 ailiers (ex latéraux) + le N°10 ils assurent la défense plus haut et sur une ligne large, un rideau défensif à 3 essuie-glaces qui commence à nettoyer avant la seconde lame ( Matuidi Cabaye Pokba) et le travail est fini par la 3ème lame ( Sakho Varane). On comprend par ce schéma que Matuidi Cabaye Pokba ne doivent pas monter comme le schéma d’aujourd’hui en EDF les pousse.
    Puis tu dis « Le 3-5-2 permet de les libérer offensivement et au pressing grâce au principe de couverture alternée (le latéral gauche sort presser, il est couvert par le stoppeur gauche et le latéral droit s’aligne avec ses défenseurs pour former une ligne de quatre et vice-versa). »
    REPONSE :
    JUSTEMENT C’EST UNE GROSSE CONNERIE !
    AVEC MON SCHEMA LES 2 ex LATERAUX MONTENT SYSTEMATIQUEMENT ET ENSEMBLE PUISQUE CE SONT 2 VRAIS AILIERS ! Ces 2 ailiers sont placés naturellement au niveau de la ligne médiane et le long de la ligne de touche et peuvent à la fois défendre et participer activement au jeu du milieu et des attaquants et cela plus de 100 fois et CONCOMITAMMENT !

    Puis tu dis « Mais jamais une équipe ne défendra avec une ligne de trois derrière. »
    REPONSE :
    IL Y A 5 DEFENSIFS DANS MON SCHEMA et il y a 2 lames.

    Puis tu ajoutes « Ca marche quand t’as le ballon, mais dès que tu ne l’as plu, il faut que certains joueurs se repositionnent. A moins d’avoir une possession de balle hallucinante, c’est impossible de jouer comme tu le préconises. »
    REPONSE :
    DANS MON SCHEMA QUAND ON PERD LE BALLON il y a 3 lames. Ces 3 lames commencent par la ligne médiane et couvrent toute la largeur puisque les latéraux TABANOU et AURIER couvrent la ligne de touche et comme ils restent sur ce couloir étroit ils ne font qu’un effort de piston qui leur permet de coulisser sans difficulté 100 fois par match puis au centre il y le Milieu offensif Valbuena et derrière cette première ligne défensive et attaquante à la fois , il y a la ligne Maginot Matuidi Cabaye Pogba .
    Ces 3 lames forment un schéma d’un V évasé et écrasé dans sa partie basse avec les deux défenseurs centraux. Comme au Rugby on va laisser les cotés et attirer l’adversaire sur le coté pour mieux le contrer ( ça me rappelle le tricotage sur le coté qu’impose E. BAUP à ses joueurs ..) les cotés en FOOT est la partie du terrain la plus éloignée des cages et donc le danger est le plus bas. LE RUGBY pratique cette stratégie alors que leur « cage » a toute la largeur ! Alors on comprend bien que c’est extrêmement avantageux pour le FOOT d’envoyer le jeu adverse sur les cotés !

  8. souleres dit :

    Pour être simple
    LE SCHEMA QUE JE PRECONISE
    EST LE 2.3.3.2 que j’appelle aussi le 5/5
    Un schéma qui ressemblerait à une amphore
    qui absorbe tous les adversaires qui passent pas re milieu
    et dont les 2 anses se déplacent tout le long de l’amphore.
    Les 2 anses = les 2 ailiers joueurs du style TABANOU ou AURIER
    peuvent coulisser sans cesse puisqu’ils sont à l’extérieur pourrait-on dire du système central et qu’ils n’ont que ça à faire coulisser.

  9. Depuis le début, je te parle animation défensive et tu me parles animation offensive en fait. En effet, tes trois milieux vont coulisser. Mais si je décide de jouer constamment dans le dos de ces derniers, en jouant long, des deux côtés des défenseurs centraux. Parce que s’ils ne sont que deux en couverture, y’a énormément de place sur la largeur. Je saute ta ligne de trois et je joue avec deux vrais attaquants.

    Ensuite, jouer avec deux défenseurs centraux et trois milieux défensifs, ça veut dire qu’il n’y aucun dépassement de fonction de ces derniers ? Donc tu n’attaques qu’à cinq ? C’est quand même très défensif quand on voit que tous les systèmes de jeu les plus efficaces aujourd’hui ne laissent que 3 ou 4 joueurs en couverture (généralement 5 en Ligue 1). Ca a beau être sur toute la largeur grâce à deux vrais ailiers, il me suffit (normalement hein, je schématise) de défendre à 6 avec un 7e qui surveille en cas d’incursion des milieux adverses. Ca me laisse un 8e homme pour venir à l’aide si besoin, et surtout accompagner mes deux attaquants.

    Si le WM a disparu dans les années 50 (tu présentes un MW là en fait), c’est qu’il y avait bien une raison.

    Dernier petit point : le 3-5-2 de la Juve quand tout le monde est là (Lichtsteiner et Asamoah), les deux latéraux attaquent ensemble. C’est aussi tout l’intérêt du 3-5-2 d’ailleurs. En revanche défensivement, ils ne sortent jamais en même temps pour conserver, au minimum, une couverture à 4 derrière. Et c’est pareil pour tous les schémas à trois défenseurs centraux d’ailleurs.

  1. 2 décembre 2013

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