Ukraine 2-0 France, l’analyse tactique

Une belle claque. Dépassés dans l’engagement et dans les duels, les Bleus sont repartis d’Ukraine avec une défaite plus que logique. Parfaitement préparée pour affronter la France, la sélection de Mikhail Fomenko s’est rapprochée du Brésil, même si elle peut regretter d’avoir manqué une balle de 3-0 dans le final.

Alors que le 4-3-3 était pressenti durant la semaine, c’est finalement en 4-2-3-1 que les Bleus ont débuté la rencontre à Kiev. Comme c’était prévisible, Valbuena a fait les frais de sa méforme du moment, Nasri en profitant pour récupérer son poste derrière l’attaquant. A part ça, du grand classique dans la formation de Didier Deschamps, qui devait toutefois composer sans Varane blessé (Lloris – Debuchy, Koscielny, Abidal, Evra – Pogba, Matuidi – Rémy, Nasri, Ribéry – Giroud).

Côté ukrainien, Mikhaïl Fomenko alignait lui aussi un 4-2-3-1. Les ailiers tant redoutés, Yarmolenko et Konoplyanka étaient là, tout comme Rotan et Stepanenko au milieu de terrain. Devant, Edmar était positionné en soutien de Zozulya (Pyatov – Fedetskiy, Khacheridi, Kucher, Shevchuk – Rotan, Stepanenko – Yarmolenko, Edmar, Konoplyanka – Zozulya).

La bataille du milieu :

Sans surprise, les premières minutes de la rencontre ont été le théâtre d’une grosse bataille au milieu de terrain. D’un côté comme de l’autre, les deux équipes faisaient tout pour empêcher l’adversaire de mettre en place son jeu aux abords de la ligne médiane. Dès la première minute, les Français ont ainsi tenté de casser leur 4-2-3-1 pour retrouver l’animation développée face à l’Australie (lire : France 6-0 Australie, l’analyse tactiquevoir : Equipe de France, Nasri ou Valbuena ?) Nasri décrochait dans sa moitié de terrain afin de participer à la relance, tandis que Evra et Debuchy montaient pour occuper les couloirs.

Evidemment, l’Ukraine avait préparé une réponse à cette animation : lorsque les Bleus tentaient de créer le surnombre dans l’axe de cette manière, Stepanenko ou Rotan étaient amenés à quitter leur position devant la défense centrale pour accompagner le travail de Edmar et Zozulya en première ligne. Le reste du bloc réagissait en conséquence : Konoplyanka et Yarmolenko restaient dans leur moitié de terrain afin de bloquer les ailes. L’ailier du Dinamo Kiev se retrouvait alors aux côtés de Fedetskiy afin de conserver la prise à deux sur Ribéry. Lorsque l’Ukraine évoluait plus bas, Yarmolenko s’occupait d’Evra et c’est Rotan qui s’excentrait pour aider son latéral gauche (voir par ailleurs).

La relation entre les milieux axiaux ukrainiens et leurs attaquants ne s’arrêtait pas là puisque les uns couvraient aussi le pressing des autres. Ainsi, Stepanenko accompagnait le pressing de Zozulya lorsque ce dernier sortait sur Koscielny durant le premier quart d’heure. Les minutes passant, l’avant-centre a toutefois baissé de pied et les Bleus ont pu mettre le pied sur le ballon au milieu de terrain, et commencer leurs mouvements en partant justement de la relance du défenseur d’Arsenal. Car dans l’entrejeu, Edmar abattait un travail monstre pour bloquer tout milieu qui tentait de s’approcher de la ligne médiane.

L'attaque et le milieu ukrainien se déplaçaient en bloc selon la relance française. Ici, Stepanenko quitte sa position afin de reprendre le marquage de Pogba, abandonné par Zozulya lui-même sorti sur Koscielny.

L’attaque et le milieu ukrainien se déplacent en bloc selon la relance française. Ici, Stepanenko quitte sa position afin de reprendre le marquage de Pogba, abandonné par Zozulya sorti au pressing sur Koscielny.

Lorsque Nasri décroche, il est accompagné par Stepanenko et Rotan, qui se joignent au travail de Zozulya et Edmar. Ici, les deux attaquants bloquent les transmissions latérales

Lorsque Nasri décroche, il est accompagné par Stepanenko et Rotan, qui se joignent au travail de Zozulya et Edmar. Ici, les deux attaquants bloquent les transmissions latérales, alors que les milieux de terrain sont au contact de leurs adversaires directs. En couverture, Konoplyanka et Yarmolenko aident à la fermeture des couloirs.

Les Français aussi ont tenté de mettre sous pression la relance ukrainienne en début de partie. En première ligne, Giroud et Nasri sortaient sur les défenseurs centraux adverses afin de forcer leur relance. Derrière eux, c’est tout le bloc bleu qui remontait pour tenter d’occuper le camp adverse. Mais l’Ukraine n’a jamais pris de risque au moment de sortir de sa moitié de terrain. Pyatov a été souvent sollicité par ses défenseurs ou milieux de terrain lorsque les Bleus se faisaient trop « pressants » dans leur dos.

Au final, l’Ukraine jouait long et renvoyait le jeu dans le camp français… Et les Français se retrouvaient à nouveau sous la pression d’Edmar et des milieux ukrainiens, qui les forçaient à allonger à leur tour pour rechercher Giroud. Bref, du gagne-terrain qui arrangeait plutôt les affaires ukrainiennes puisqu’ils pouvaient gêner la mise en place française grâce à l’énergie de leurs attaquants et milieux de terrain. Les hommes de Fomenko apparaissaient en effet beaucoup plus à l’aise avec ce jeu direct que les Bleus de Deschamps.

Avec le ballon, l'Ukraine ne prenait aucun risque dans sa moitié de terrain. Très souvent, ils n'ont pas hésité à revenir jusqu'à leur gardien de but afin de ne pas être pris par le pressing français (ici Matuidi sur Rotan).

Avec le ballon, l’Ukraine ne prenait aucun risque dans sa moitié de terrain. Très souvent, les Jaunes n’ont pas hésité à revenir jusqu’à leur gardien de but afin de ne pas être pris par le pressing français (ici Matuidi sur Stepanenko).

L’Ukraine en défense : 

Bien en place pour gêner la relance française, l’Ukraine a aussi réalisé un énorme travail sur son côté droit afin d’enfermer Ribéry dans son couloir. Les Jaunes ont bien rempli leur mission tout au long de la première mi-temps puisque le milieu du Bayern n’a quasiment pas eu la moindre occasion de se signaler par ses débordements. Et pour cause, il devait faire face à un marquage très serré de la part de Fedetskiy, parfaitement aidé par le positionnement de ses trois milieux de terrain (Edmar, Stepanenko et Rotan) afin de couper Ribéry des solutions courtes qui pouvaient se présenter à lui et contenir les courses venant de l’arrière qui pourraient lui créer de l’espace (Evra, Matuidi).

Déjà pressé par Edmar, Matuidi tente de servir Ribéry le long de la ligne de touche. Mais le Bavarois ne peut pas faire grand chose, étant encerclé par les Ukrainiens.

Déjà pressé par Edmar, Matuidi tente de servir Ribéry le long de la ligne de touche. Mais le Bavarois ne peut pas faire grand chose, étant encerclé par les Ukrainiens.

Le travail de Edmar se poursuivait dans le camp ukrainien.

Le travail de Edmar se poursuit dans le camp ukrainien. Après avoir bloqué Matuidi sur les lancements de jeu vers Ribéry au milieu de terrain, le joueur du Metalist revient aider Rotan et Stepanenko face aux combinaisons entre le Bavarois et Nasri. Sur le côté, Yarmolenko bloque les montées d’Evra, couvert par Matuidi. Le repli défensif d’Edmar libère en revanche Pogba au milieu de terrain. Mais le milieu n’a jamais pu profiter du champ libre, la faute à des relais/pivots (Giroud, Rémy) dominés dans les duels par les défenseurs ukrainiens.

Privé des débordements de Ribéry côté gauche, l’équipe de France devait trouver d’autres circuits pour approcher les buts de Pyatov. Malheureusement, aucun d’entre eux ne s’est révélé concluant. Souvent sollicité en tant que point de fixation, Giroud a la plupart du temps souffert face à l’agressivité des défenseurs ukrainiens. Sans ses relais pour fixer la défense adverse, Ribéry et Nasri s’enferraient dans des courses faciles à contenir par leurs défenseurs adverses, qui ne se livraient pas et attendaient le repli d’un partenaire pour récupérer le ballon.

Ribéry bloqué à gauche, Giroud dominé dans l’axe, les Bleus n’avaient plus que le couloir droit pour peser dans le camp adverse. C’est ainsi que la plupart des relances de Koscielny ont été à destination de Rémy en début de partie. Loin d’être un milieu de terrain, le Magpie a montré toutes ses limites dans ce rôle jusqu’à ce que Didier Deschamps lui demande de jouer plus haut en milieu de première mi-temps. Attiré par le côté gauche jusqu’alors, Nasri a commencé à s’aventurer côté droit pour récupérer les relances de son défenseur et rechercher Giroud ou Rémy en pointe. Une nouvelle animation qui a abouti à la meilleure situation des Bleus de la première mi-temps (ouverture de Nasri, remise de Giroud, duel perdu par Rémy, 28e). Une (petite) raison d’espérer pour mardi ?

Libéré du pressing de Zozulya, et Edmar restant dans la zone du milieu français le plus proche (Pogba ici), Koscielny peut s'avancer au milieu de terrain jusqu'à forcer Stepanenko à quitter sa position.

Libéré du pressing de Zozulya, et Edmar restant dans la zone du milieu français le plus proche (ici Pogba), Koscielny peut s’avancer au milieu de terrain jusqu’à forcer Stepanenko à quitter sa position. A lui ensuite de trouver Nasri dans l’espace… puis à ce dernier de rapidement jouer en profondeur alors que Rémy et Giroud mettent la pression sur la défense centrale adverse.

Un joueur était particulièrement capital dans le bon équilibre défensif de l’Ukraine : il s’agissait du « meneur de jeu » Edmar. Dans un rôle qui pouvait rappeler celui occupé par Sneijder dans l’Inter Milan de José Mourinho, le milieu de terrain du Metalist Kharkov a passé sa soirée à « pourrir » la circulation de balle française. Lorsque le ballon était encore dans le camp français, il alternait son travail entre Pogba et Matuidi afin de bloquer le jeu des Bleus sur un demi-terrain. En phase défensive, il n’hésitait pas à redescendre très bas pour aider Rotan et Stepanenko. Fatigué, Edmar a cédé sa place à Bezus à l’entrée du dernier quart d’heure (76e) et sera clairement un problème à solutionner pour les Bleus dans quatre jours.

L’Ukraine par les ailes : 

Paradoxalement, c’est après cette occasion (Rémy, 28e), et alors que la demi-heure de jeu venait d’être franchie, que les Français ont donné l’impression de baisser de pied. Beaucoup moins entreprenant au pressing, ils ont commencé à subir les remontées de balle très efficaces des Ukrainiens dans les couloirs. Côté droit, les Jaunes s’appuyaient évidemment sur Yarmolenko qui recevait le soutien de Edmar, Zozulya et Fedetskiy pour combiner autour de Matuidi, Abidal et Evra. Cette présence en nombre a souvent permis à l’Ukraine de passer dans le dos d’Evra pour forcer Abidal à se décaler dans le couloir.

A gauche en revanche, Konoplyanka se retrouvait très souvent en solitaire, bloqué par deux ou trois adversaires. Dans l’entrejeu, Rotan et Stepanenko étaient des solutions de soutien, tout comme les défenseurs centraux en cas de force majeure. Là aussi, les Ukrainiens ont joué très intelligemment leurs phases de possession, évitant les pertes de balle qui auraient pu offrir des munitions aux Bleus en contre-attaque. Bloquer les circuits principaux et limiter le jeu en transition : une formule classique mais qui a fait et fera toujours ses preuves dans ce genre de rencontres décisives.

Deuxième mi-temps : 

Après avoir souffert avant la mi-temps, les Bleus ont eu un petit coup de mieux après la pause. Reprenant le pressing du début de partie dans la foulée de Nasri et Giroud, les Français sont parvenus à dégager quelques espaces à Ribéry côté gauche. Malheureusement pour eux, ces derniers ont surtout permis de constater que Fedetskiy ne cèderait rien au Bavarois sur ce match.

Au lieu de rester sur l'aile et d'y attirer ainsi Yarmolenko, Evra repique dans l'axe afin de laisser le couloir à Ribéry.

Au lieu de rester sur l’aile et d’y attirer Yarmolenko, Evra repique dans l’axe afin de laisser le couloir à Ribéry. Les Bleus peuvent ainsi faire circuler la balle jusqu’à leur leader technique, qui bénéficie alors d’un peu de champ libre pour se lancer.

Passée cette courte période, le match a basculé à l’heure de jeu, l’Ukraine débloquant la marque par Zozulya (61e, voir l’analyse tactique du but). Quatre minutes après, Nasri manquait la balle d’égalisation à la conclusion d’un mouvement avec Ribéry et Giroud. Un mouvement initié par une passe de Pogba dans la défense ukrainienne. Sur cette occasion, les attaquants bleus ont enfin pris le dessus sur l’impact physique ukrainien (cf. 5e illustration de l’analyse avec Pogba seul et Giroud-Rémy dans la défense)… Mais ce fut la seule fois de la rencontre.

La sortie de Rémy dans la minute suivante, au profit de Sissoko (66e), a mis un premier coup aux offensives des Bleus. L’ancien Toulousain n’a pas eu plus d’impact offensif que son partenaire à Newcastle et les Bleus ont en plus dû composer avec une équipe d’Ukraine surmotivée après son ouverture du score. Moins pressant mais toujours aussi solidaires, les Ukrainiens ont fait front dans leurs 35 derniers mètres, explosant en contre-attaque en se servant des déplacements de Zozulya en pointe pour tenir le ballon en attendant les montées de Yarmolenko, Konoplyanka ou Edmar.

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L’Ukraine quadrille ses 30 mètres et contrôle les approches françaises sans difficulté. La sélection se permet même de laisser Zozulya en pointe, qui peut soulager son bloc en remportant ses duels avec Koscielny ou Abidal. A Edmar, Konoplyanka ou Yarmolenko d’exploser ensuite pour l’accompagner en contre-attaque, en déposant les latéraux et les milieux français.

Le dernier quart d’heure a vu Didier Deschamps achever son coaching en faisant entrer Valbuena et Benzema à la place de Nasri et Giroud. Du poste pour poste qui n’a rien changé à la donne, tant offensivement que défensivement pour des Bleus qui, à 0-1, ne s’en sortait peut-être pas si mal aux yeux de leur sélectionneur. C’était sans compter sur la fin de match très compliquée de la défense française. Après avoir frôlé la sanction avec Abidal, c’est Koscielny qui a finalement concédé un penalty après avoir laissé s’échapper Zozulya (82e). Les Ukrainiens auraient même pu aggraver le score dans le final sur une contre-attaque mal menée par Bezus.

Conclusion : 

Si l’accent a été mis sur Konoplyanka et Yarmolenko avant la rencontre, l’Ukraine a d’abord prouvé sur ce match pourquoi elle n’avait encaissé que 4 buts sur l’ensemble de la phase éliminatoire (et ce, malgré un groupe relevé avec la Pologne, le Montenegro et l’Angleterre notamment). Agressifs devant et au milieu, dominateurs derrière, les Ukrainiens ont d’abord remporté la bataille des duels face à des Français qui n’ont jamais su répondre au défi proposé.

Tactiquement, l’Ukraine a aussi réalisé le match idéal, ne faisant aucune erreur susceptible d’offrir des munitions à son adversaire (possessions intelligentes), bloquant ses points forts (Ribéry), et insistant sur ses points faibles (dans le dos des latéraux). Un chose est sûre au moment d’aborder le match de mardi : il faudra autant une grande équipe de France qu’une petite équipe d’Ukraine pour espérer aller au Mondial. Un facteur que les Bleus n’avaient pas forcément prévu au moment de négocier ce barrage.

 

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17 réponses

  1. Samir dit :

    Étonnant le 4-2-3-1 de Deschamps ? Je m’attendais à un 4-3-3 défensif avec Matuidi-Pogba-Cabaye au milieu et Nasri-Benzema-Ribery en attaque. Je pensais aussi que DD allé laisser le jeu aux ukrainiens. Enfin, une disposition tactique pareille que contre l’Espagne en d’Octobre 2012, le dernier match référence à mon avis de l’EDF. Le 4-2-3-1 d’hier soir était un peu oser à mon avis, et l’expulsion de Koscielny traduit l’impuissance d’une équipe qui se considérer plus forte que son adversaire.

  2. souleres dit :

    IL FAUT REVOLUTIONNER LE FOOT
    VOILA UNE PROPOSITION POUR CHANGER LE SCHEMA DE JEU.

    LE 5/5 = 5 Défensifs + 5 Offensifs

    Les 5 défensifs : sont composés de 3 défenseurs axiaux s’occupant de l’axe
    + 2 milieux défensifs s’occupant de défendre les cotés.
    Les 5 offensifs : sont composés de 2 attaquants axiaux + 1 N°10 + 2 LATERAUX AILIERS.

    Non ce n’est pas le 3.5.2. classique. La différence est qu’il y a 2 milieux défensifs en lieu et place des 2 latéraux. Et les 2 latéraux sont deux vrais ailiers.

    Dans le détail : en défense : les 3 axiaux couvrent la ligne des 16m50. On peut en mettre un en stoppeur ou 2 ou les 3 jouent le même rôle selon que l’adversaire joue avec un attaquant ou 2 ou 3. Ensuite les 2 milieux défensifs se placent un peu plus haut et protègent les cotés (un peu comme Matuidi et Pogba en EDF). Je ne vous cache pas que j’aime l’idée d’un Mavuba devant les 2 défenseurs axiaux comme pilote des 5 défensifs. Car un chef se place au milieu. Tout comme je suis persuadé que tout milieu défensif peut occuper tous les postes défensifs, axial et autre (joueur style Motta).

    MAINTENANT LA DIFFERENCE « IDEALE ».
    La solution idéale passe par l’emploi à fond des 2 latéraux-ailiers. L’emploi à fond veut dire que les 2 couloirs leur sont totalement dévolus et que ni défensif, ni milieu défensif, ni attaquant ne doivent se « marcher dessus » dans le même couloir (sauf exception bien entendu). Les 2 latéraux ailiers peuvent monter 100 fois au cours d’un match (soit environ 10km) et l’avantage est que les 2 peuvent monter concomitamment et composer avec les 3 autres attaquants (le N°10 Chef de la zone offensive + les 2 attaquants purs). De plus ces 2 LATERAUX AILIERS peuvent être modulables. « Modulables » veut dire que vous pouvez mettre des latéraux à caractéristiques plus défensives (à l’extérieur par exemple ou pour défendre un but) ou totalement offensives. Ou un AURIER du TFC qui a les deux caractéristiques et le profil idéal.

    Schéma
    ————————–G
    —————-DA————–DA
    ————————–PI
    ——MD——————————-MD
    — ———————MO
    LA————————————————LA
    ———–AT——————AT

    G = Gardien
    DA = Défenseur Axial
    PI = Pilote = chef de la zone défensive
    MD = Milieu défensif
    LA = Latéraux a Ailiers
    MO = Milieu Offensif = chef de la zone offensive
    AT = Attaquant pur

  3. Le problème vient du fait qu’encore une fois, on fait tourner l’effectif bêtement, que l’entraineur n’analyse pas l’équipe adverse, qu’on perd du temps sur le débat Nasri/Valbuena, alors qu’il n’y avait hier aucun débat, les 2 devaient jouer, Rémy étant un axial et bloqué par Giroud et Benzema.

    Si Valbuena avait joué sur la droite hier, il serait tombé à chaque faute, et ca aurait permi de faire remonter le bloc francais et aussi de provoquer des cartons jaunes et cartons rouges.

    Erreurs de coaching sur erreur de coaching. Illustration avec l’entrée en jeu d’un Sissoko dont l’inutilité du profil saute pourtant au yeux.

  4. Dans mon message précédnt, je veux dire que Valbuena aurait du être aligné en lieu et place de Rémy.

  5. Imad dit :

    Le plus gênant ça a été l’absence de réaction au défi tactique imposé par les Ukrainiens… Tout d’abord parce que Deschamps a fait du poste pour poste dans ses changements.

    Ensuite dans l’animation offensive, et dans la sacro-sainte phase de transition déf/off :
    – très peu de dézonage des ailiers, très peu de dédoublement des latéraux, une pointe fixée sur la défense centrale avec les effets qu’on a vus
    – la projection vers l’avant et le jeu long a souvent été le fruit d’une contrainte (impossible de relancer court on cherche une pointe et on joue le 2e ballon)

    Il aurait fallu jouer long à la récupération pour sortir vite de la zone de densité et éliminer un maximum de joueurs sur une voire deux passes. C’est ce qu’on réussi à faire les Ukrainiens, surtout en fin de match (mais avec beaucoup plus d’espaces je l’admets).

  6. Evidemment je fais allusion inmplicitement au coaching poste pour poste en le condamnant aussi dans mon petit commentaire.

  7. souleres dit :

    Ce que je remarque dans les 3 photos c’est l’inutile nombre de joueur sur les cotés. Ils sont au nombre de 2 a 3
    Alors qu’un positionnemnt en triangle dans un espace plus grand est assurêment plus productif.
    Et j’ajoute 2 ou 3 chosess pour tous les entraineurs :
    1. Un chef doit se positionner au milieu du triangle( voir les rapports de psychologue)
    2. Qu’on ne joue pas assez les hors jeu passif
    3. Que le mur au 16m50 est une imbécilité car il fait prendre plus de buts que dans les corners . Cette imbécilité répétitive pour faire tous pareils et ne pas se mouiller (par manque d’intelligence par peur et par manque de créativité qui fait régresser le foot) peut être exploité en envoyant systématiquemnt le ballon a hauteur de tête au niveau des 6m50 ( oui un 1m de plus que le coin des 5m50). Vous pouvez calculer comme vous voulez ni gardien ni défenseur (qui doit se retourner) ne sera présent en ce point précis avant l’attaquant averti.

  8. souleres dit :

    Quand vous avez un entraineur qui fait du poste poste alors qu’il faut remonter un but : on peut le traiter de frileux ou d’incompétent…
    Mais que dire d’un entraineur qui fait un changement négatif : SISSOKO milieu défensif dont je connais très bien les qualités en lieu et place de REMY pur attaquant ALORS QU’IL FAUT REMONTER UN BUT ?!

  9. tutto bene dit :

    Je constate également la défaite tactique de l’EDF.

    Ma question de début de match était de savoir si l’EDF viendrait pour gagner ou pas. En alignant Rémy et Nasri, je me suis dit que oui.

    On a vu que ca n’a pas donné grand chose, car ce fut un match physique où les ukrainiens ont laissé venir. Je dirais qu’aligner Giroud et rémy était un peu incohérent tactiquement. Giroud laisse entendre un jeu de possession avec un appui devant la surface, alors que Rémy à droite aurait été une bonne solution avec de l’espace en contre, mais il n’y a pas eu de contre.

    Par contre rémy ne sait pas défendre malheureusement, c’est pourquoi l’entrée de sissoko ne m’a pas surpris, car le flan droit de l’EDF était celui qui souffrait le plus des incursions. 0-1 avec un match retour, c’était pas mal.

    J’ajouterais que ce 4231 a failli résussir, car le premier but s’est joué au physique. Comme ca a été analysé dans l’article connexe de florent, le 1er but vient de droite et a obligé pogba à couvrir l’aile droite et a laisser nasri le suppléer.
    Si physiquement un sissoko avait fait ce travail, pogba aurait pu couvrir l’axe, et non nasri qui n’a pas le physique pour.

    En conclusion, on peut toujours refaire le match, mais on peut se dire que si la france avait aligné plus de physique et avait laissé venir, joué le nul, l’ukraine se serait retrouvée obligée de se découvrir au fur et à mesure du match, étant à domicile.

    C’est pq j’aurais jouer la défense et le contre en alignant
    – benzema qui sait mieux prendre la profondeur et éliminer un défenseur.
    – sissokho à droite pour défendre
    – pogba aurait pu sortit un peu plus p-e dans certaines actions si sissoko était là
    – je garde nasri en 10, il joue bien en contre et marque mieux que valbuena.

    Donc en effe§t ca ressembl à un 433 :-), qui se veut défensif

  1. 17 novembre 2013

    […] Bleus en Ukraine (2-0) vendredi en match aller des barrages. Sur TF1, la France entière a pu voir les Bleus balbutier leur football face à une très bonne équipe d’Ukraine pour finalement se retrouver au bord de l’élimination… C’est donc potentiellement devant des […]

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