Barcelone 1-1 Athletic Bilbao : sur Balenziaga, Aduriz et Mascherano

Pas de remuntada au Nou Camp hier soir. Le Barça n’a pas réussi à refaire son retard de 4 buts sur l’Athletic Bilbao. Envolés les rêves de sextuplé, la faute à une équipe de basque qui est arrivée au Nou Camp avec le même état d’esprit que celui affiché à San Mamès. Les retours de Piqué, Busquets, Rakitic ou Iniesta dans le onze de départ n’ont rien changé.

Quand Balenziaga « domine » Messi : 

Les Basques ont peut-être déclenché le pressing moins haut que lors du match aller, mais ils ont conservé la même agressivité au milieu de terrain, notamment dans le but de bloquer les Catalans dans les couloirs (lire : Athletic Bilbao 4-0 FC Barcelone, analyse d’une déroute).

Symbole de leur réussite, Balenziaga a assez largement pris le dessus sur Messi  : 8 tacles réussis sur 9 tentés pour le latéral gauche, qui est souvent sorti très haut afin de repousser l’Argentin. Loin de ses standards, le quadruple Ballon d’Or n’a réussi que 2 dribbles sur 5 tentés (pour rappel, sa moyenne Liga 2014-15 : 4.6 dribbles réussis sur 8.2 tentés).

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En bleu, les tacles de Boveda, Laporte et Etxeita, les trois autres défenseurs de Bilbao. En orange, les tacles de Balenziaga, forcément plus haut afin de mettre la pression sur un Messi qui a l’habitude de décrocher (contrairement à Suarez et Pedro) et sur le côté droit du Barça.

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Le pressing de Balenziaga repoussait Messi dans des zones où les Basques étaient en surnombre (ci-dessus : Balenziaga, Susaeta à proximité, Benat et Eraso à l’intérieur). A noter que par ses projections, Rakitic obligeait la défense centrale (Laporte) à se décaler pour couvrir le couloir. Il en résultait des espaces à l’opposée que Messi essayait de chercher dès qu’il parvenait à se défaire du pressing adverse.

Aduriz, toujours précieux : 

Déjà auteur d’un triplé au match aller, Aritz Aduriz a encore abattu un énorme travail sur le front de l’attaque basque. Au moment de sa sortie (81e), il était tout simplement le joueur de Bilbao qui avait touché le plus de ballons (42). Son déficit de taille (1m82) par rapport à Piqué ou Busquets ne l’a pas empêché de dominer assez largement le secteur aérien.

Les chiffres parlent pour lui : 7 duels aériens gagnés dans le camp adverse, contre seulement 4 pour l’ensemble de la défense barcelonaise. Certes, il a eu du déchet dans ses transmissions au sol par la suite, mais ces duels gagnés ont permis à ses coéquipiers de glaner quelques secondes précieuses pour reformer et/ou remonter leur bloc. Ils ont ainsi évité les fameuses « vagues d’attaque » du Barça dans leurs 30 mètres, celles-là même qui finissent souvent par faire craquer les défenses.

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Les 42 ballons touchés par Aduriz au Nou Camp. Parmi eux 23 passes, 7 duels aériens, 3 tirs (et un but)… et 10 ballons perdus.

Quasi-anecdotique dans le scénario de cette supercoupe (jouée après l’expulsion de Piqué), son but est venu récompenser sa prestation. Au passage, il lui permet d’entrer dans la petite histoire de cette compétition puisqu’il devient le premier joueur à marquer 4 buts en une édition.

Mascherano, plus intéressant en défense centrale : 

Vendredi dernier, turnover oblige, Luis Enrique avait choisi de titulariser Mascherano dans l’entrejeu pour suppléer Busquets. Coupé des siens par le travail conjoint de Eraso et Aduriz, l’Argentin avait touché beaucoup de ballons mais n’avait pas eu une grande influence sur le jeu (beaucoup de passes latérales et en retrait).

Revenu en défense centrale hier soir, il a profité de sa position reculée (hors de la zone-press d’Aduriz et Eraso) pour prendre plus d’initiatives avec le ballon. Face à un bloc de Bilbao très compact, son jeu long a permis d’aérer la construction barcelonaise et de sortir des petits espaces, où les Bilbainos mettaient beaucoup d’impact. Au programme de sa soirée, plus de transversales et plus de ballons dans le dernier tiers adverse (21 passes qui ont fini dans cette zone contre 11 vendredi dernier).

L’Argentin s’est même permis un dépassement de fonction digne des meilleurs sur l’ouverture du score du Barça. Ressemblant à s’y méprendre à Iniesta sur le direct, il a passé en revue les deux premières lignes de l’Athletic avant de décaler Rakitic, auteur de l’avant-dernière passe (1-0, 43e).

Lorsque Bilbao défendait dans sa moitié de terrain, Mascherano offrait des solutions intéressantes grâce à son jeu long (ici pour renverser vers Daniel Alvers).

Lorsque Bilbao défendait dans sa moitié de terrain, Mascherano offrait des solutions intéressantes grâce à son jeu long (ici pour Daniel Alves).

Le but du Barça illustre bien l'importance du travail de la première ligne défensive pour bien défendre face au Barça.

La montée de Mascherano sur le but du Barça illustre bien l’importance du travail de la première ligne pour bien défendre face aux Catalans. S’ils regardent quand même le ballon, Benat et Gurpegi sont positionnés de manière à pouvoir intervenir rapidement en cas de passe courte sur Iniesta ou Messi. A partir du moment où Mascherano élimine Eraso, il a un boulevard pour attaquer l’intervalle et aller fixer la défense centrale.

Conclusion : 

 

Certes, le Barça avait quasiment Supercoupe perdue après le match aller à San Mamès. Mais concéder le nul à domicile face à l’Athletic Bilbao reste une contre-performance pour les Catalans (même si celle-ci doit être atténuée par l’expulsion de Piqué, qui a tué la dernière demi-heure). Les Blaugranas ne semblent pas avoir digéré physiquement les 120 minutes disputées face au FC Séville. De son côté, l’Athletic démarre la saison de la plus belle des manières, en décrochant son premier titre depuis plus de 30 ans. Au vu de leur double-performance face aux champions d’Europe, les Basques seront à suivre de près cette saison.

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