Real Madrid 2-1 Juventus, l’analyse tactique

Ce choc au sommet dans le groupe B a répondu aux attentes pendant une cinquantaine de minutes, le temps de voir Carlo Ancelotti asphyxier son ancien protégé Andrea Pirlo et la Juve composer sans lui grâce aux mouvements de Carlos Tevez. Plutôt équilibrée, l’opposition de style a ensuite basculé sur deux fautes de Chiellini, le défenseur concédant d’abord un penalty avant de se faire expulser. Après ça, le match était plié… ou presque.

Au coup d’envoi, une surprise de taille était à signaler côté Juventus avec l’abandon du 3-5-2 pour un nouveau système. Avec Tevez, Llorente, Marchisio, Pogba et Vidal sur le terrain devant Pirlo, le 4-4-2 en losange apparaissait comme la solution la plus probable. Mais c’est pourtant organisés en 4-5-1 que les Turinois ont foulé la pelouse du Bernabeu. Dans le coeur du jeu, Pirlo était encadré par Vidal et Pogba, tandis que Tevez et Marchisio étaient sur les ailes (Buffon – Caceres, Barzagli, Chiellini, Ogbonna – Marchisio, Vidal, Pirlo, Pogba, Tevez – Llorente).

Côté madrilène, Carlo Ancelotti décidait lui de ressortir son 4-3-3 personnel avec un trio Modric-Illarramendi-Khedira dans l’entrejeu (Casillas – Arbeloa, Pepe, Ramos, Marcelo – Khedira, Illarramendi, Modric – Di Maria, Benzema, Ronaldo).

Le Real Madrid prend le meilleur départ : 

Dès le début de la rencontre, la Juve a adopté une attitude très attentiste, allant de pair avec son système de jeu. Seul en pointe, Llorente se positionnait dans l’axe, entre Illarramendi et les défenseurs centraux adverses. Dans l’entrejeu, Pogba et Vidal s’opposaient naturellement aux prises de balle de Khedira et Modric tandis que, sur les côtés, Marchisio et Tevez se repliaient en fonction des montées de Marcelo et Arbeloa. Les Turinois se repliaient d’abord dans leurs 40 mètres, laissant dès lors le champ libre à Modric, Khedira ou aux latéraux adverses lorsqu’ils préparaient les actions au niveau du rond central.

La Juve ne presse pas la relance madrilène. Pogba et Vidal laissent le champ libre à Modric et Khedira, ne déclenchant leur pressing qu'à une quarantaine de mètres de leurs buts.

La Juve ne presse pas la relance madrilène. Pogba et Vidal laissent le champ libre à Modric et Khedira, ne déclenchant leur pressing qu’à une quarantaine de mètres de leurs buts.

Sur le papier, la Juve avait des solutions pour gêner la construction madrilène en bloquant ses relais principaux. Mais dans les faits, elle s’est heurtée à la mobilité des trois attaquants du Real. Capable de tout faire ou presque (redescendre à hauteur des milieux, demander le ballon dans les intervalles, prendre le dessus en un-contre-un), Ronaldo, Di Maria et Benzema ont fait exploser les marquages turinois en début de partie.

C’est cette domination qui a permis aux Madrilènes de faire très vite la différence. Sur un mouvement classique côté droit, lancé par Arbeloa, Di Maria se défait d’Ogbonna en décrochant pendant que Khedira attire Pogba sur l’aile en partant dans le dos du latéral gauche. L’Allemand retrouve ensuite dans l’axe l’Argentin à l’entrée de la surface madrilène, éliminant Ogbonna sur sa passe. Di Maria se charge ensuite d’effacer Pirlo pour servir Ronaldo dans le dos de la défense (Chiellini, déjà). A l’opposée de l’action, Caceres couvre le Portugais qui s’en va tromper Buffon tranquillement (4e).

La Juve en phase défensive : Llorente seul face aux milieux adverses et des espaces pour Modric et Khedira. Dans l'axe, Pirlo doit composer avec la vivacité de Di Maria ou Ronaldo qui passent dans sa zone pour relayer les mouvements se déployant sur les côtés.

La Juve en phase défensive : Llorente seul en première ligne. Dans l’axe, Pirlo doit composer avec la vivacité de Di Maria ou Ronaldo, qui passent dans sa zone pour accompagner les mouvements se déployant sur les côtés.

Au-delà de ce circuit qui a amené au premier but, les Madrilènes se sont largement appuyés sur Modric pour orienter le jeu dans les 40 derniers mètres. La présence de Ramos et Pepe en couverture permettait au Croate de se défaire du pressing de Vidal, si pressing il y avait, afin de continuer à tenir le ballon. Le Croatie redescendait ainsi régulièrement à hauteur d’Illarramendi. Soit le ballon filait vers Ronaldo côté gauche, soit il pouvait être envoyé côté opposé à destination de Di Maria.

La prise à deux sur Pirlo : 

En plus d’encaisser très rapidement l’ouverture du score, la Juve a subi le contre-coup de son choix d’attendre son adversaire : sa relance s’est retrouvée sous pression et, en premier lieu, Pirlo. Ancelotti avait annoncé avant la rencontre qu’il mettrait en place une prise à deux sur son ancien protégé et c’est exactement ce qu’il s’est passé. Alors que Modric et Khedira contenaient les montées de Vidal et Pogba, Pirlo s’est retrouvé entre deux adversaires directs, Benzema et Illarramendi.

Le principe était simple : face à la relance turinoise, le Real opposait ses trois attaquants et Benzema coupait la relation entre les défenseurs et Pirlo. A ses côtés, Ronaldo et Di Maria se déplaçaient en fonction du ballon, entre Barzagli et Caceres d’un côté, Chiellini et Ogbonna de l’autre.

Benzema coupe la relation entre Barzagli et Pirlo. Ronaldo et Di Maria bloquent eux les passes à destination des latéraux. Le porteur de balle n'a d'autre choix que de jouer latéralement vers Chiellini.

Benzema coupe la relation entre Barzagli et Pirlo. Ronaldo et Di Maria bloquent eux les passes à destination des latéraux. Le porteur de balle n’a d’autre choix que de jouer latéralement vers Chiellini, qui va se retrouver sous la pression de Di Maria.

Dans la foulée du pressing de Di Maria, et alors qu'un intervalle peut s'ouvrir pour Chiellini vers Pirlo entre Benzema et l'Argentin, Illarramendi et Khedira sortent ensemble de la ligne de trois pour serrer le marquage sur le regista de la Juve et Pogba.

Dans la foulée du pressing de Di Maria, et alors qu’un intervalle peut s’ouvrir pour Chiellini vers Pirlo (entre Benzema et l’Argentin), Illarramendi et Khedira sortent ensemble de la ligne de trois pour serrer le marquage sur le regista de la Juve et Pogba. Le ballon file dès lors côté gauche, vers un Ogbonna libre mais peu connu pour ses qualités de créateur. 

Lorsque la Juve parvenait à franchir ce premier rideau, et qu’elle tentait de revenir dans l’axe pour retrouver Pirlo, Illarramendi entrait en scène en quittant sa position axiale dans le milieu à trois pour mettre le capitaine de la Juve sous pression. Ce dernier se retrouvait alors pris entre le pressing d’Illarramendi et le repli de Benzema, forcé de lâcher rapidement le ballon sous peine de risquer une perte de balle dangereuse (Di Maria et Ronaldo étant capables de prendre rapidement la profondeur devant).

En bloquant ainsi Pirlo, le Real Madrid a forcé son adversaire à faire descendre un milieu supplémentaire à sa hauteur afin d’assurer la relance -Vidal ou Pogba n’étaient pas pressés lorsqu’ils revenaient dans leur camp-, entraînant une diminution des solutions à l’avant et un certain déséquilibre dans l’occupation du camp madrilène par les Turinois.

Une capture qui résume bien le marquage des milieux madrilènes : Modric sur Vidal, Khedira sur Pogba et Illarramendi en soutien de Benzema pour enfermer Pirlo.

Une capture qui résume bien le marquage des milieux madrilènes : Modric sur Vidal, Khedira sur Pogba et Illarramendi en soutien de Benzema pour enfermer Pirlo.

Tevez, l’homme-clé : 

Il a fallu un quart d’heure, et un but encaissé, pour voir enfin la Juve faire surface dans ce match. A ce niveau, le rôle de faux-ailier de Tevez a été déterminant pour « casser » la prise à deux sur Pirlo. Dominant Arbeloa, qui tentait pourtant de le suivre de près, l’Argentin repiquait dans l’axe afin de prendre l’espace dans le dos d’Illarramendi. Plus vif que son vis-à-vis, il bénéficiait ensuite des solutions offertes par Llorente devant (relais dos au but) ou Pogba à sa gauche, qui prenait de vitesse Khedira pour s’engouffrer sur l’aile (dans l’espace abandonné par Arbeloa). Proche d’égaliser suite à un superbe mouvement entre ce trio, la Juve a lancé un premier avertissement.

Le Real a alors reculé afin de pouvoir gérer les déplacements de Tevez dans l’axe avec ses milieux de terrain. Illarramendi sortait moins sur Pirlo, ce dernier trouvant ainsi ses premiers espaces dans le camp madrilène pour orienter le jeu. Il insistait côté droit, où les montées de Caceres, pour soutenir Marchisio et Vidal face à Marcelo et Modric, n’étaient pas compensées par le repli de Ronaldo. En l’espace de quelques minutes, l’Uruguayen a envoyé plusieurs centres dans la surface de Casillas, jusqu’à ce que Pogba en reprenne un… A la réception de sa remise, Llorente remettait les deux équipes à égalité (22e).

Si la Juve parvient à mettre du rythme dans sa moitié de terrain (avant le repli madrilène par exemple), Pirlo peut trouver des espaces et éliminer les milieux madrilènes sur une seule passe.

Si la Juve parvient à mettre du rythme dans sa moitié de terrain (avant le repli madrilène), Pirlo peut trouver des espaces et éliminer les milieux madrilènes en une seule passe grâce aux déplacements de Tevez dans le coeur du jeu. L’Argentin offre aussi des solutions à Vidal lorsque ce dernier décroche pour suppléer un Pirlo bloqué (voir prochaine capture). Son mouvement dans l’axe est accompagné par l’appel de Pogba côté gauche, afin d’exploiter l’espace dans le dos d’Arbeloa.

Chiellini tue la rencontre : 

Cette égalisation a eu le don de réveiller les attaquants madrilènes. A partir de là, Benzema et Ronaldo ont beaucoup plus participé à l’effort défensif : le premier revenait dans sa moitié de terrain pour harceler Pirlo, qu’il suivait aussi dans ses déplacements sur la largeur. Ronaldo lui redescendait dans le couloir gauche afin de compenser les montées de Caceres. Le Portugais est même allé jusqu’à récupérer un ballon à hauteur de sa surface de réparation.

Vidal redescend à hauteur de Pirlo afin d'offrir une solution courte et axiale à Chiellini et Barzagli.

Vidal redescend à hauteur de Pirlo afin d’offrir une solution courte et dans l’axe à ses défenseurs. Dans le même temps, Marchisio repique dans l’axe afin de devenir une solution dans le dos des milieux madrilènes, les dissuadant de sortir au pressing. La Juve a trouvé comment défaire la prise à deux sur Pirlo mais le Real s’adapte en défendant plus bas afin de contenir les solutions se proposant au porteur de balle

Cette aide bienvenue des attaquants a permis au Real de maîtriser à nouveau la construction adverse, les milieux se chargeant de limiter les solutions dans l’axe (Tevez désormais mieux contenu, Marchisio invisible). Offensivement en revanche, les Madrilènes peinaient à retrouver le rythme du début de partie, alors que les Turinois semblaient enfin en place. Il a suffit d’un coup-franc a priori anodin, obtenu par Ronaldo après un nouveau duel gagné à 40 mètres des buts de Buffon, pour faire basculer la rencontre : à la retombée, Chiellini accroche Ramos. Penalty et le Real reprend l’avantage. Toujours Ronaldo (29e).

Côté Juventus, le dernier quart d’heure de la première mi-temps a confirmé que la prise à deux sur Pirlo n’était qu’un mauvais souvenir. En revanche, les Bianconeri ne parvenaient pas à trouver à nouveau du rythme en attaque, la faute à la disposition madrilène et à leur 4-5-1 qui ne pouvaient pas aller disputer le ballon aux Madrilènes dans l’entrejeu. Au retour des vestiaires, l’expulsion de Chiellini a quasiment mis fin à leurs espoirs de résultats (49e).

Baroud d’honneur (et enseignements pour la suite ?) : 

Son équipe réduite à 10 et orpheline d’un défenseur central, Antonio Conte devait réagir et faire un changement : étonnamment, il a fait le choix de se séparer de Llorente, afin de faire rentrer Bonucci. Ce dernier a complété la défense aux côtés de Barzagli, complétant un 4-4-1 avec Pirlo et Vidal encadré par Pogba et Marchisio au milieu de terrain. Sans véritable « énergie » dans l’axe pour aller gêner la distribution adverse (Vidal averti, Pirlo n’est pas fait pour ça), les Bianconeri ne pouvaient que faire le dos rond en attendant un nouveau changement.

Réduite à 10, la Juve ne met aucune pression sur la distribution madrilène alors que Benzema et Di Maria profite de l'affaiblissement

Réduite à 10, la Juve ne met aucune pression sur la distribution madrilène. Benzema et Di Maria profitent de la disparition d’un joueur dans l’entrejeu pour demander le ballon dans les intervalles (et dans l’axe principalement).

Celui-ci est intervenu 8 minutes plus tard avec la sortie de Pirlo pour l’entrée d’Asamoah (59e). Pogba a alors glissé dans l’axe aux côtés de Vidal et la Juve a immédiatement affiché un meilleur visage. Beaucoup plus actifs face à Modric, Khedira ou Illarramendi, les Turinois ont gagné en agressivité grâce aux sorties de Pogba, Vidal mais aussi Asamoah au pressing, le Ghanéen ayant la fraîcheur nécessaire pour aller ensuite fermer le couloir aux côtés d’Ogbonna (face à Di Maria et Khedira). Résistant aux assauts madrilènes venant de ce côté du terrain, les Turinois ont enfin pu sortir de leur camp pour approcher les buts de Casillas.

L'entrée d'Asamoah permet à la Juve de retrouver un peu d'énergie au milieu de terrain. Pogba, Vidal et le Ghanéen se rapprochent de la distribution adverse pour tenter de gratter quelques ballons... ou au moins pour dimin

L’entrée d’Asamoah permet à la Juve de retrouver un peu d’activité défensive au milieu de terrain. Pogba, Vidal et le Ghanéen se rapprochent de la distribution adverse pour tenter de gratter quelques ballons… ou au moins pour réduire les possibilités de passes à destination de Benzema et Ronaldo, désormais serrés de près par Barzagli et Bonucci.

Laissant Pogba et Vidal gérer la circulation de balle dans l’entrejeu, Marchisio et Asamoah se déplaçaient librement entre les lignes adverses en tournant autour de Tevez. Ce trio était complété par les montées des latéraux, Caceres à droite et Ogbonna à gauche jusqu’à ce que ce dernier soit remplacé par Giovinco (69e). La Juve a alors pris sa dernière forme de la soirée, Asamoah redevenant latéral pour laisser son poste offensif au dernier entrant. Très percutant, Giovinco s’est crée quelques situations intéressantes, bien accompagné par Pogba qui se livrait désormais en attaque en laissant le seul Vidal en couverture.

L’entrée en jeu d’Isco à la place d’Illarramendi (72e) a tout de même permis aux Madrilènes de négocier plus sereinement la fin de partie, le jeune Espagnol apportant une touche technique et une solution offensive supplémentaire capable de passer dans le dos de Pogba et Vidal pour faire le lien avec ses attaquants. Finalement peu inquiété derrière malgré quelques ballons dangereux « gâchés » par les Turinois (Giovinco dans la profondeur, Marchisio sur l’aile droite), le Real a pu savourer son troisième succès de la compétition et se tourner vers le choc à venir face à Barcelone.

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9 réponses

  1. kamal dit :

    c’est quoi le son qui habille les vidéos stp?
    Merci pour les analyses!
    Du tout bon!

  2. kamal dit :

    Et le rouge était sévère soit dit en passant, mais bon la victoire est méritée!
    vivement le retour & l’ajustement tactique de Conte.

  3. fois mathieu dit :

    salut nouveau sur ce site je me régal en ouvrant les articles un par un!! bravo pour ton travail, une première question qui en amèneront surement d’autre… : « tu utilises quoi comme logiciel sur tes photos ou vidéo (flèches…)? Merci d’avance pour la réponse et encore merci de nous faire partager ta passion pour la tactique, une de mes passions en tant qu’entraîneur.

  4. Pagaille dit :

    Beau travail…
    Par contre j’aime beaucoup Antonio Conte mais ses choix de départ sur ce match sont limites SCANDALEUX. Un Laurent Blanc qui aurait fait ça mangerai à la fin du match une bordée d’insultes médias et supporters compris.

    Conte choisit de rétablir sa défense à 4. Mais une défense à 4 Défenseurs Centraux. Je veux bien mais quand tu as Lichteiner (?) et Asamoah sur le banc c’est quand même incroyablement frileux. Cela exclut toute capacité d’attaque des couloirs alors qu’il y avait de gros coups à jouer dans le dos de Arbeloa ou Marcelo. Quand on voit que le but de la Juve vient du jeu sur le côté droit, ya de quoi avoir de gros regrets de pas avoir appuyé là dessus.

    Ensuite on passe au Milieu à 3 très classique: Pogba, Pirlo et Vidal.
    Puis on devrait avoir 3 attaquants ? Eh bien non !!! Il décide d’utiliser Marchisio attaquant côté droit. C’est juste INCOMPRÉHENSIBLE surtout lorsque tu as Quagliarella et Giovinco sur le banc. Au départ je pensais qu’il comptait faire un milieu en Losange avec Marchisio en Trequartista plein axe à la pointe offensive du losange derrière 2 attaquants axiaux: Llorente/Tevez. Au final on se retrouve avec Tevez complètement à Gauche et totalement isolé de Llorente et Marchisio à droite qui n’a très clairement pas les caractéristiques pour jouer à ce poste. Ce choix montre juste une peur effroyable de Marcelo qui n’a pas lieu d’être selon moi.

    Je ne sais pas vous mais pour moi Antonio Conte a TOTALEMENT RATÉ SON MATCH parce que les défenseurs centraux sur les côtés ont empêché toute velléité d’attaque construite sur les couloirs.

    Je sais pas du tout qu’elle était son idée de départ mais MATCH TACTIQUEMENT RATÉ de la Juve pour moi alors que l’intensité des italiens était là et y’avait vraiment de quoi bouger ce Real qui ne fait peur à personne !!!

  5. sebtheouf dit :

    Avec le recul je suis aussi sceptique sur le changement de défense. mais c’est facile de le dire après.

    Le problème c’est qu’avec un but encaissé d’entrée et ce rouge, on peut pas vraiment affirmé que Conte ai perdu une bataille tactique vu que ce sont les faits de jeu qui ont tout bouleversé.

    Tout au plus pourra t on remarquer que Chie llini est beaucoup plus exposé sans la couverture de Bonucci.

  6. Pagaille dit :

    @Sebtheouf c’est pas le changement de défense de conte que je conteste mais surtout le choix des hommes dans les couloirs de la défense. En plaçant 2 défenseurs centraux de métier à gauche et à droite de la défense, l’objectif n’était clairement pas de bien attaquer les couloirs mais de bien défendre. C’est cette frilosité que je conteste au plus haut. Ca donne encore plus de regret lorsque tu vois que tous les gros dangers de la Juve dont le but, vient des attaques et débordements dans les couloirs.
    Quand tu as Asamoah et Lichsteiner sur le banc tu peux avoir de gros regrets.
    On en a encore la preuve avec la connerie de Ancelotti avec Ramos devant la défense lors du Clasico !!! 2 exemples nets où les 2 équipes perdent en grande partie à cause du manque d’audace et de courage des 2 coachs !!!

  7. Asamoah et Lichtsteiner auraient peut-être explosés face à Ronaldo et Di Maria aussi… Quand tu vois la position défensive de la Juve, avec Tevez et Marchisio très bas sur les ailes, tu te dis que Conte a voulu clairement aligner quatre centraux au lieu de trois pour d’abord bien défendre. Attaquer était secondaire dans son calcul à mon sens.

  8. Pagaille dit :

    Peut être qu’Asamoah et Lichsteiner explosent face à Cristiano et Di Maria mais peut être pas, on le saura jamais. Mais surtout, donne toi des chances de leur poser de gros problèmes. Cette équipe du Real se cherche encore collectivement, l’occasion était belle. Quitte à perdre, donne toi des chances de gagner d’abord et advienne que pourra. Ça reste quand même un match de poule, on est pas en Quart aller de Champions. Au delà du choix des hommes c’est surtout la philosophie et la manière d’aborder ce match qui me choque.
    Après, en réfléchissant un peu, je me dis que cette Juve venait d’une défaite humiliante contre la Fiorentina, ennemi historique, en ayant encaissé 4 buts en 30 min. D’où peut être cette énorme frilosité effarante. Je sais pas trop comment cela a été jugé en Italie mais j’estime encore qe la Juve a les armes pour taper ce Real du moment comme l’ont fait certaines équipes de Liga comme Villareal, Elche etc…

  1. 8 août 2014

    […] subir le jeu dans sa moitié de terrain. Finalement, et comme dans d’autres grands matchs (lire : Real Madrid 2-1 Juventus, l’analyse tactique), la Fio est revenue dans la partie en profitant d’une erreur de son adversaire, en […]

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