Que faire de Benzema ?

« Esta muerto ». Il est mort, titrait Marca cette semaine après sa nouvelle titularisation sans but lors du déplacement du Real à Murcie, club de troisième division espagnole. Malgré l’excès habituel de la presse espagnole, Karim Benzema est en difficulté, c’est indéniable. Principale source de ses soucis : la concurrence de Gonzalo Higuain pour l’unique poste d’avant-centre dans le onze madrilène. Petit billet pour calmer les comparaisons et rappeler plusieurs choses sur la situation de l’international français.

Les débuts :

Pour essayer de comprendre pourquoi Benzema ne marche pas, remémorons-nous pourquoi il a marché à une époque. C’était le Lyon de Perrin (2007-2008), puis celui de Puel (2008-2009). Lors de ces deux saisons, on est déjà loin du Lyon dominateur de la période Le Guen/Houiller. L’équipe est moins solide, notamment au milieu de terrain avec un Juninho qui vieillit et des mastodontes qui ne sont pas remplacés… Du coup, l’efficacité de jeu de l’OL tourne autour de Benzema, sa nouvelle arme fatale en quelque sorte.

A la pointe de l’attaque des Gones, le futur international se distingue surtout par sa capacité à accélérer et à faire la première différence (voire même la dernière ensuite) en solitaire. Si les défenses arrivent plus ou moins à le tenir lorsqu’il reste sur la même ligne qu’elle, elles souffrent tout particulièrement lorsqu’il touche le ballon en position décrochée avant de se retourner et de prendre de la vitesse face au but adverse. En clair, s’il se retrouve face au jeu dans la première moitié du camp adverse (40/20 mètres des buts), difficile de le stopper régulièrement.

A Madrid :

Transféré à Madrid lors de l’été 2009 (le fait du prince Florentino), Benzema débarque avec l’étiquette de l’avant-centre des néo-Galactiques. Ce statut, comme tout le monde le sait aujourd’hui, il va le perdre très rapidement au profit de Gonzalo Higuain. Statistiquement, la comparaison fait extrêmement mal à l’attaquant français : pour lui, 8 buts en 27 matchs ; pour l’Argentin, 27 buts en 32 matchs et un statut de meilleur buteur du club en championnat (devant Cristiano Ronaldo et ses 26 buts).

Sur le terrain aussi, la différence est de taille entre le niveau de Higuain et celui de Benzema. Et pour cause, l’Argentin se fond parfaitement dans le collectif madrilène. Pas le Français. La raison ? Il suffit de remonter à mon paragraphe précédent : le Real de Pellegrini (et celui de Mourinho) ne demande absolument pas la même chose à son attaquant que l’OL de Perrin/Puel. Là où Benzema redescend pour opérer entre les lignes et placer ses accélérations, Higuain reste aux avants-postes et est censé peser sur la défense.

Et pour cause, le Real possède alors dans son onze de départ peut-être deux des meilleurs accélérateurs de la planète dans notre zone des 40 aux 20 mètres adverses : Cristiano Ronaldo et Kaka. Dans ce cas précis, quelle utilité de posséder un attaquant qui décrocherait lui aussi ? Mieux vaut un bon tueur, car Higuain possède le fameux killer instinct, possédant les qualités nécessaires pour jouer en pivot afin d’offrir un point de fixation au beau milieu de la défense adverse. Un gars efficace dos au but et tueur dans la surface… A l’opposé des qualités de Benzema en somme.

En clair, là où l’attaquant de l’OL peut toucher son premier ballon à une trentaine de mètres des buts adverses, l’attaquant du Real Madrid le touche à une vingtaine de mètres face à une défense déjà regroupée. En faisant simplement ce constat, il n’y a déjà plus de comparaison possible entre Higuain et Benzema. Ni même, d’ailleurs, entre Benzema et Van Nistelrooy si on remonte un peu le temps…

Une solution ?

Il faut remonter au Lyon de Perrin. A l’époque, l’entraîneur de l’OL était dans les viseurs de tous les spécialistes, ou presque. Alors quand il alignait Benzema à gauche pour titulariser Fred en pointe, beaucoup criaient à l’hérésie. Et pourtant, ce Lyon-là a peut-être été le dernier à m’avoir impressionné : pour être plus précis, c’est le dernier qui m’a fait peur en tant que supporter bordelais. Autant, j’étais confiant quant à la capacité des Girondins à éteindre le seul Benzema, autant son positionnement à gauche et le poids de Fred en pointe me paraissait ingérable. (Bordeaux n’avait d’ailleurs pas su gérer).

Or, drôle de coïncidence, le profil de l’ex-Brésilien de l’OL colle avec celui de Higuain au Real. Ce dernier peut donc tout à fait cohabiter avec Benzema si on y ajoute un troisième gars pour compléter le trio côté droit. Allez, au hasard : Ronaldo ? C’est d’ailleurs dans cette configuration que le Real s’était rendu à Auxerre il y a quelques semaines. Mais ce repositionnement ne fait que déplacer le problème : s’il n’est plus concurrent direct d’Higuain, il l’est désormais avec Di Maria ou encore Özil. Et là encore, pas sûr qu’il soit meilleur…

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1 réponse

  1. Yoyo11 dit :

    Toute façon Karim Benzema à qu’a ce beauté les fesses vu que il marque jamais et si il se beaute les fesses , il marquera beaucoup. Là , on dirait qu’il est constipé ( il se retient de chier)

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