L’équipe de France et les tests de novembre

Ce soir, les Bleus disputent leur avant-dernier match de l’année 2015 face à l’Allemagne, championne du monde en titre. Il s’agit là de leur premier véritable « test » sur le chemin de l’Euro 2016. L’occasion de confirmer les progrès entrevus en défense depuis la rentrée 2015.

Car si l’attaque se met doucement en ordre de marche, c’est bien la défense des Bleus qui offre aujourd’hui le plus de satisfactions depuis la reprise. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : depuis la rentrée, les Français n’ont pris que deux buts et restent surtout sur deux rencontres (Arménie, Danemark) sans le moindre tir concédé dans leur surface. 
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La baisse du nombre de tirs concédés sur coups de pied arrêtés confirme aussi ce renouveau, eux qui ont toujours posé des problèmes aux Bleus ces dernières années (les Allemands s’en souviennent)…

S’il existe plusieurs manières de défendre sur ces phases de jeu, aucune n’est viable sans l’implication des joueurs et leur présence dans les duels. Deux facteurs qui entrent aussi en compte pour la défense « tout terrain ». Or les Bleus ont clairement passé la surmultipliée en terme d’efforts fournis depuis la rentrée.

Et ces progrès vont au-delà de la tactique puisque Didier Deschamps a pris l’habitude de jongler entre les systèmes : 4-4-2 « turinois » au Portugal avec des séquences hautes en losange et un repli avec un milieu à plat, 4-2-3-1 face à la Serbie avec Pogba en soutien de Giroud, 4-3-3 face à l’Arménie et 4-5-1 contre le Danemark avec un milieu de terrain densifié…

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La différence avec le premier semestre 2015, c’est que l’équipe fait preuve d’une bien meilleure cohésion : les lignes sont plus proches les unes des autres, favorisant la multiplication des interventions défensives.

Les « tacles » ont toujours été un point fort chez les Bleus. Quelque soit les lignes, Didier Deschamps s’appuie sur des joueurs efficaces dans les duels et prêts à répondre à n’importe quel défi athlétique. Bilan : plus de 80% de tacles réussis/match en moyenne.

Les « interceptions » renvoient au placement entre les joueurs et à la cohésion entre les différentes lignes. Le gain de 30% depuis la rentrée dans ce domaine confirme l’impression visuelle d’une équipe bien plus compacte. Certains, parfois en difficulté dans les duels, trouvent une autre manière de participer défensivement (dont Cabaye, auteur de 7 interceptions contre l’Arménie).

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Juin 2015 en Albanie : les Bleus passent au travers et s’inclinent (1-0). En cause notamment, un manque de cohésion évident entre les lignes du 4-2-3-1 (défense-milieu et milieu-attaque). Ci-dessus, les milieux sont trop bas pour gêner la sortie de balle albanaise.

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Quatre mois plus tard au Danemark, l’équipe propose un 4-5-1 bien plus dense au milieu qui prive les défenseurs danois de solutions dans l’axe.

 

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