Voilà une statistique intéressante pour les férus de Premier League. Le vainqueur du mini-championnat entre les clubs du Big Four a toujours décroché le titre de champion d’Angleterre à la fin de la saison. En l’emportant ce samedi après-midi sur la pelouse de Manchester United, les Blues d’Ancelotti continuent leur sans-faute face aux trois autres gros d’Outre-Manche. Et, accessoirement, ils s’installent à la première place du classement à cinq journées de la fin.
On ne va pas se le cacher : au coup d’envoi de la rencontre, les absents de marque sont nombreux. Côté United, le monstre Rooney est enfermé dans sa loge, touché au genou. Pour pallier à ce manque en attaque, Ferguson aligne Park en soutien de Berbatov. De fait, Nani, pourtant en grande forme ces dernières semaines, se retrouve sur le banc de touche, laissant à Giggs et Valencia la tâche d’animer, et surtout de défendre, les couloirs. Regonflé par la victoire 7-1 de ses hommes face à Aston Villa, Ancelotti se passe une nouvelle fois des services de Didier Drogba. Depuis le banc de touche, l’Ivoirien observe le duo Malouda-Cole derrière Anelka tandis que Deco et Lampard assurent les arrières. En défense, Terry doit faire avec trois remplaçants à ses côtés : Alex dans l’axe, Zhirkov à gauche et Paulo Ferreira à droite.
D’entrée de jeu, les deux équipes se répartissent les rôles : Chelsea tient le ballon et Manchester attend le bon coup pour contre-attaquer. Du coup, le style de jeu des deux équipes s’en ressent. Avec son onze de départ sans véritable monstre physique devant (qui a dit à l’inverse de d’habitude ?), Chelsea procède patiemment par du jeu court pour avancer vers la cage de Van Der Sar. Deco joue notamment un rôle très important dans la circulation du ballon d’un couloir à l’autre. Dans le même temps, les Blues appliquent la recette classique de l’équipe qui veut étirer le bloc adverse sur toute la largeur. Zhirkov et Ferreira bouffent les lignes de touche tandis que Cole et Malouda rentrent à l’intérieur pour profiter des espaces. L’ouverture du score vient d’ailleurs sur une action de ce type, Malouda prenant l’intervalle entre le latéral occupé par Zhirkov et son défenseur central.
Lorsqu’il s’agit de remonter le terrain rapidement, les deux ailiers londoniens sont là aussi les premiers recherchés pour passer le premier rideau de United. Scholes semble particulièrement à la peine face aux dribbles du Français et prend un jaune de dépit un peu avant la mi-temps. Malgré tout, le Roux se distingue en première période en envoyant régulièrement ses transversales vers Valencia. L’Equatorien se retrouve plusieurs fois en un-contre-un face à Zhirkov mais aucun de ses dribbles n’aboutira sur une phase dangereuse. Il faut dire qu’à l’instar de United, Chelsea ne prend aucun risque au milieu de terrain, préférant laisser venir son adversaire pour ensuite le surprendre en contre-attaque. A l’arrivée, le pressing n’est appliqué que par les Mancuniens lorsque le ballon est perdu en toute fin de mouvement. Mais vu que les bloc défensif des Blues n’est que trop rarement déstabilisé, ces derniers trouvent rapidement des solutions pour s’en sortir et repartir de l’avant.
En fait, United ne va réussir à ennuyer Chelsea que lorsque certains vont décider dépasser leurs fonctions habituelles. Le premier à s’y essayer est Patrice Evra en première période : après un appui sur Giggs qui élimine Paulo Ferreira, il se présente face à Alex, l’élimine mais ne trouve pas le cadre de Cech. En deuxième période, le léger renouveau de United sera personnifié par les prises de risque de Darren Fletcher dans l’axe. Lui va solliciter des une-deux, avec Berbatov ou Park pour se projeter et ensuite combiner avec les mêmes joueurs et Giggs, libéré du couloir gauche à ce moment-là du match. On est aux environs de l’heure de jeu et Manchester connaît son premier temps fort de la rencontre. Enfin diront certains… Un exemple parmi d’autres pour le caractériser, Scholes n’envoie plus ses transversales sur Valencia mais sur Gary Neville. Ca joue plus haut, ça presse donc plus et ça met logiquement Chelsea en difficulté.
Et Ancelotti de réagir en faisant rentrer Didier Drogba pour offrir une solution simple de relance à ses défenseurs. Enflammé par Manchester, le rythme de la partie rechute rapidement : le bon moment pour que Ferguson fasse ses changements. Nani remplace Scholes et prend l’aile gauche, Giggs glisse dans l’axe aux côtés de Fletcher et Macheda remplace Park. L’Ecossais prend des risques et va les payer lorsque Kalou va entrer en jeu à la place de Joe Cole. Tout ce beau petit monde va mettre quelques minutes pour rentrer dans le match et dans les nouvelles organisations tactiques. Ceci fait, on découvre que United s’est affaibli dans l’axe lorsque Kalou échappe au duo Giggs-Fletcher du milieu de terrain. La suite suit : lancé à 40 mètres des buts de Van der Sar face à une défense mise sur le reculoir par les appels de Drogba, l’Ivoirien approche de la surface et sert son partenaire de sélection (hors-jeu) pour le 2-0.
Nous sommes alors à la 78ème minute de jeu et l’on estime la rencontre terminée. C’était sans compter sur le joker Macheda à United. Le jeune Italien prend le travail dans la profondeur réalisé jusqu’ici par Fletcher : une passe vers l’avant pour trouver un appui, une remise de cet appui, un décalage qui se crée sur la gauche pour Nani, un centre de celui-ci, une déviation de Cech et puis une poitrine ou une tête de Macheda. Ca fait 2-1 et ça relance le match. Ou pas puisque le score ne bougera plus après ça. On notera que, des deux côtés, les remplaçants auront fait la différence en deuxième mi-temps. C’est assez rare pour être signalé. Sur les 90 minutes, on conclura la supériorité de Chelsea, particulièrement dans les phases de préparation et d’attaque avec des bonnes ententes entre les ailiers et les latéraux. Je finis sur le gros match de Malouda ou c’est pas la peine ? Ouais, non il y a déjà l’Equipe pour ça.



« Voilà une statistique intéressante pour les férus de Premier League. Le vainqueur du mini-championnat entre les clubs du Big Four a toujours décroché le titre de champion d’Angleterre à la fin de la saison »
euh pas sur car l’an dernier Liverpool a gagne ce mini-championnat et n’a pas ete champion … Certains diront que cela se gagne contre les petits de la premier league principalement …Reply – Quote
Twitter: flotoniutti
Et merde. Bon ben c’est la faute à Stéphane Guy qui a trop dit de conneries pendant son commentaire alors. Ou alors j’ai mal compris parce que je ne l’écoutais pas… Enfin bref, c’t'une fôte grave. Merci d’avoir rectifié. Sinon l’analyse ?Reply – Quote
[...] – Bayern Munich… Pour avoir United sans Rooney le week-end dernier face à Chelsea (l’analyse ici), je vais là aussi miser sur la surprise et annoncer un coup du Bayern sur la pelouse d’Old [...]Reply – Quote