Paris SG 2-0 Lyon, l’analyse tactique

Un éclair et puis c’est tout. Le choc au sommet entre le PSG et l’OL a basculé sur un coup en solitaire, évidemment signé Javier Pastore, au coeur de la deuxième mi-temps. Avant comme après, les deux blocs s’étaient et se sont rendus coup pour coup, les deux formations souffrant de gros problèmes à la finition.

Les compositions :

Côté parisien, la seule petite surprise à signaler est la titularisation de Ceara à la place de Jallet au poste de latéral droit. Pour le reste, Kombouaré fait dans le très grand classique, reconduisant notamment son quatuor offensif titulaire devant : Sirigu (30), Ceara (2), Lugano (15), Camara (6), Tiené (5) – Matuidi (14), Bodmer (12) – Menez (7), Pastore (27), Nenê (10) – Gameiro (19).

Côté lyonnais, pas de surprise non plus. Pour pallier aux absences de Lisandro, Gourcuff et Grenier, Rémi Garde fait confiance à Lacazette pour évoluer en soutien de Gomis et devant le duo de récupérateurs formé par Kallström et Gonalons : Lloris (1) – Reveillère (13), Koné (4), Lovren (5), Cissokho (20) – Gonalons (21), Kallström (6), Bastos (11), Briand (19), Lacazette (17), Gomis (18).

Schémas calqués :

Avant que la rencontre ne bascule dans l’escarcelle du PSG après l’ouverture du score de Pastore, les deux formations se sont partagés la domination des différentes zones du terrain. S’il s’agit de faire dans le raisonnement binaire : Paris a remporté la bataille dans les couloirs grâce, notamment, au positionnement haut de Pastore et à l’animation efficace autour de Nenê et Ménez ; et Lyon a dominé l’entrejeu jusqu’à ce que Lacazette, Gonalons et Kallström connaissent ensemble une certaine baisse de régime en deuxième mi-temps.

Au coup d’envoi, les schémas de jeu des deux formations sont calqués l’un sur l’autre. Rapidement, des duels se mettent en place : des deux contre deux sur les côtés (Nenê et Tiené vs Réveillère et Briand à gauche, Menez et Ceara vs Cissokho et Bastos à droite), dans l’entrejeu (Gonalons et Kallström vs Matuidi et Bodmer) et aux avants-postes (Gomis vs Lugano). Par leurs déplacements, trois joueurs semblent échapper à des adversaires directs : Pastore et Gameiro pour le PSG et Lacazette pour l’OL. Sans surprise, les trois hommes participent à la majorité des offensives qui aboutiront dans les 30 derniers mètres adverses.

Pastore, Gameiro… Et Bodmer :

Partant de l’axe pour s’excentrer pour prendre la profondeur, Pastore et Gameiro évoluent (plus haut que d’habitude pour l’Argentin) dans le dos des latéraux lyonnais. Ceux-ci sont poussés à jouer haut par l’organisation parisienne. A gauche, Nenê redescend parfois au niveau de la ligne médiane pour proposer une solution courte de relance. Réveillère doit le suivre pour l’empêcher de se retourner et libère ainsi des espaces dans son dos pour les appels de Pastore. L’Argentin n’hésite pas non plus à venir aider son partenaire pour tenter de faire la différence dans les petits périmètres et malgré le repli du bloc lyonnais sur l’aile (amenant Gonalons dans la zone).

Sur l’aile droite, le PSG prend plus souvent le dessus en procédant en contre. Menez et Ceara se repliant à deux pour tenter de couper la relation entre Bastos et Gomis, Cissokho doit monter pour apporter son soutien. S’en suivent alors des situations de deux contre deux que les Lyonnais n’arrivent pas forcément à mener à terme. Que ce soit sur un long ballon ou avec Ménez en relais, Paris cherche alors à atteindre le plus rapidement possible Gameiro prêt à prendre les espaces laissés dans le dos du latéral lyonnais. Tout se joue ensuite sur l’explosivité des autres offensifs parisiens par rapport au repli des défenseurs lyonnais.

Pastore allant quasi naturellement travailler sur l’aile gauche avec Nenê et Tiené, le PSG a du coup besoin d’une présence supplémentaire dans l’axe pour peser, apporter une présence dans la surface ou jouer les ballons de récupération. C’est certainement la raison pour laquelle Bodmer a évolué très haut pendant une bonne partie de la rencontre, souvent entre les lignes Koné-Lovren et Kallström-Gonalons. Mais l’ancien Lyonnais n’a que très peu touché de ballons dans cette zone du terrain, les défenseurs lyonnais se montrant très dominateurs tant sur les premiers (sur les longs ballons de relance parisiens) que sur les seconds ballons.

Lacazette :

Plus ennuyeux, le positionnement avancé de Bodmer a aussi mis en difficulté son partenaire du milieu de terrain, Matuidi. On arrive ici au rôle tenu par Lacazette lors de cette rencontre. L’international espoir lyonnais a constamment décroché pour venir offrir des solutions courtes à Kallström et Gonalons. Bodmer aux avants-postes, ce sont des situations de trois contre un qui se jouaient parfois dans l’entrejeu lorsque Lyon remontait rapidement le ballon. Seul face à trois Lyonnais, Matuidi s’est retrouvé à plusieurs reprises dépassé et Lacazette a eu quelques ballons d’attaque à négocier lancé face à la défense parisienne et avec ses trois partenaires de l’attaque en solutions. Malheureusement pour l’OL, il n’a que trop rarement fait les bons choix.

Deuxième mi-temps :

Sans rien toucher aux deux formations, la rencontre a basculé en faveur de l’équipe qui a tenu le plus longtemps en évitant les erreurs dans l’entrejeu. Ainsi, sur le premier but parisien, c’est Gonalons qui perd un ballon et Bodmer, déjà entre le Lyonnais et les buts de Lloris, qui le relaie pour lancer Pastore au duel avec Koné. L’OL étant en position haute au moment de la perte de balle, Réveillère occupe le couloir et est déjà éliminé. Les changements, opérés d’un côté comme de l’autre, ne changeront rien à l’affaire si ce n’est que Paris peut se contenter de gérer et d’attendre quand Lyon doit sortir et jouer son va-tout. Mais à part les connexions entre Bastos et Gomis, passé tout près de l’égalisation, la formation de Rémi Garde n’a rien pour inquiéter celle de Kombouaré.

Conclusion :

Les deux formations ont avant tout travaillé pour limiter leurs propres erreurs et profiter à fond de celles de leurs adversaires. Exceptés sur quelques mouvements des deux flancs gauches (Bastos-Cissokho et Tiené-Nenê-Pastore), les attaques placées ont largement fait place au jeu rapide et aux projections rapides vers l’avant sitôt le ballon récupéré. Côté lyonnais, on regrettera sans doute l’absence de Lisandro qui aurait certainement été plus inspiré que Lacazette dans la même registre. Côté parisien, on retiendra que l’équipe est encore plus forte que la saison dernière dans le jeu rapide et des prémices de jeu placé sur le flanc gauche grâce aux déplacements et à l’efficacité dans les petits périmètres de Nenê ou Pastore.

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1 réponse

  1. Gemma dit :

    trouve le commentaire de Lovren tonatemelt en de9calage. Le foot, c’est une tactique contre une autre, et 11 joueurs contre 11 joueurs, avec les erreurs humaines d’arbitrages, la chance et la malchance. C’est e7a le foot. L’e9quipe de Gillot, y’a du concret. On aime ou pas, ils ont e9te9 tonatemelt presse9 comme un citron, mais on n’a pas bu le jus la faute e0 notre attaque. Car, des occasions on n’en n’a eu. Donc, dire que bordeaux n’a pas joue9 au foot, c’est regrettable et irrespectueux. Les bordelais se sont battus avec leurs armes. FRANCIS Gillot le reconnaeet que en regardant le cours du match, ils ne me9ritaient pas de gagner mais le foot est ainsi. Gillot fait avec ce que le club de bordeaux lui donne, et au mercato ils ont eu aucun renfort. Donc, la tactique de 5 de9fenseurs, c’est en re9alite9 une charnie8re centrale de 3 de9fenseurs dont un stoppeur pure, et deux late9raux offensif qui apportent en contre-attaque fulgurante. c7a marche assez bien avec tremoulinas et Mariano. Et, Lovren devrait se faire TOuT PETIT car il est responsable des deux buts. Car, avec une telle domination, a de9faut de ne pas marquer, le minimum c’e9tait de ne pas s’en prendre. Le de9tournement dans le but de son camp, c’est Lovren, et c’est encore Lovren qui foire sur le deuxie8me but, meame si pour sa de9charge, il s’e9tait fait sonner juste avant par diabate9. Bref . Ce que j’ai vu, c’e9tait bien du foot, et bien davantage que le match losc-ol.

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