Marseille 2-2 Monaco : Zoom sur Cheyrou et Lucho

A la base, je voulais vous faire un topo sur les deux Olympiques à la veille de leurs débuts en Ligue des Champions : un zoom sur la nouvelle relance lyonnaise et le taf de Lucho et Cheyrou pour l’OM contre Monaco. Mais finalement, j’ai été trop long sur ce dernier sujet. Alors parce que c’est mieux pour le référencement (et ouais, c’est triste), je m’en tiens à ça. Mais j’espère me rattraper sur l’OL pendant la semaine. Et vous parler de l’AJA aussi que j’espère voir mercredi soir face à Milan. En attendant, bonne lecture !

Marseille, Lucho et Cheyrou dans le mouv’

Malgré les résultats décevants, cela fait maintenant deux matchs que l’OM montre des choses intéressantes, notamment dans l’utilisation du ballon. De retour de nulle part, Benoît Cheyrou s’est réinstallé dans le onze de départ aux côtés de Lucho. Face à Bordeaux, on les avait découvert extrêmement travailleurs et capables de se sacrifier pour l’équipe en abattant un énorme boulot défensif après l’expulsion de Cissé. Hier soir, ils ont affiné leur entente sur le terrain après une première période difficile. Retour.

Au coup d’envoi, le projet de Guy Lacombe pour son ASM est plutôt clair. Son 4-2-3-1 se calque sur l’organisation marseillaise et les duels se mettent en place quasi naturellement. Gignac est entre coincé entre Cheyrou et Hansson, Valbuena et Brandao se retrouvent respectivement (et vont s’amuser avec) Muratori et Adriano. Et dans l’axe, nos deux sujets du jour évoluent dans la zone de la paire des milieux défensifs monégasques, Mangani pour Lucho et Mendy pour Cheyrou. Au passage, j’ai découvert le dernier munegu cité hier soir et je m’ai trouvé très intéressant. Pour aller dans la comparaison débile, il m’a fait penser à Mavuba par moments. Bref, après présentation des schémas, passons à l’animation.

Pourquoi changer une recette qui fonctionne pas trop mal jusqu’ici ? Face aux Monégasques, l’OM a conservé son animation asymétrique habituelle. On construit dans les petits périmètres et on tient le ballon côté droit avec la doublette Lucho-Valbuena et on mise tout sur la puissance et le jeu rapide vers l’avant côté gauche avec les montées de Taïwo et Brandao. Evidemment, Lacombe avait aligné de quoi contrer ce plan désormais classique de Deschamps. A droite, Aubameyang se replie pour rivaliser en vitesse avec Taïwo. A gauche, Park est utilisé à contre-emploi et vient soutenir Muratori lorsque Lucho approche de sa zone. Résultat, Monaco tient plutôt bien et arrive à trouver Niculae qui peut organiser les contres depuis la zone laissé libre par Lucho.

Résultat des courses après la première période, l’OM domine mais a été mené jusqu’à l’égalisation surprenante de Valbuena. Et dans l’entrejeu, Cheyrou et Lucho sont suivis comme leur ombre dans leurs zones de jeu respectives (Cheyrou à gauche et Lucho à droite). Solutions pour se défaire de ce marquage strict ? Quitter ces zones, tout simplement. Car le positionnement de Mendy et Mangani ne permet pas un marquage individuel sur tout le terrain : les deux hommes sont aussi là pour soutenir la défense centrale lorsque Brandao ou Valbuena repiquent dans l’axe…

Dès le retour des vestiaires, Cheyrou et Lucho n’hésitent plus à permuter pour perturber le marquage des milieux monégasques. Pour ne pas arranger les affaires du duo Mangani-Mendy, Valbuena et Brandao quittent eux aussi leurs couloirs pour venir soutenir Gignac. Par moments, on retrouve le premier plein axe derrière un duo d’attaque associant le second et le troisième. Naturellement, ces nouveaux déplacements des attaquants marseillais font reculer le bloc monégasque ce qui laisse plus de latitudes à Lucho derrière. L’Argentin étend son influence sur toute la largeur du terrain, venant parfois travailler sur l’aile gauche lorsque le besoin s’en fait sentir. A ses côtés, Cheyrou donne des solutions sur les ailes pour étirer le bloc adverse avant de plonger apporter le surnombre dans les 25 derniers mètres.

Cette nouvelle animation a clairement fluidifié le jeu des Marseillais, capables pour l’une des premières fois de la saison de déstabiliser un bloc adverse sur une série de passes et non sur un dribble ou une autre différence faite en un-contre-un. Si la défense est toujours orpheline de Diawara et l’attaque gagnera en qualité lors du retour de Rémy, Deschamps peut déjà se dire qu’il est en train de découvrir le milieu qu’il se rêve depuis l’arrivée de Lucho sur la Canebière l’été dernier.

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2 réponses

  1. Je pense que Marseille montera en puissance, un candidat sérieux pour le titre.

  2. Pas mal en effet , merci pour l’info

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