Le PSG : quelle réaction face à l’adversité ?

Vendredi dernier face à Bordeaux, le PSG s’est retrouvé pour la première fois de la saison face à un adversaire qui a réussi à l’accrocher. Si la performance bordelaise a déjà été évoquée dans un autre sujet (lire : PSG 2-2 Bordeaux : sur le pressing girondin), celle des Parisiens mérite aussi le coup d’oeil. Pour la première fois de la saison, les joueurs de Laurent Blanc ont mis beaucoup d’intensité à la récupération, certainement afin de répondre à l’agressivité de leurs adversaires.

Un PSG obligé de se bouger 

Jusque-là, aucune autre équipe n’avait « réveillé » la formation de la capitale de cette manière. De Lille à Monaco en passant par le Gazélec et Montpellier, le PSG s’en était tiré avec les trois points sans avoir besoin de faire beaucoup d’efforts sur le plan défensif. Avec un PPDA(+40) de 18.1 à l’issue des 4 premières journées, le club de la capitale était même loin des équipes les plus actives sur ce point. Sur la période en Ligue 1, c’est l’OL qui défendait le plus haut avec un PPDA(+40m) de 10.6.

Résultat, les adversaires des Parisiens parvenaient à « tenir le ballon », leur principal souci étant d’aller le chercher… Si le Gazélec est sorti du Parc des Princes avec « seulement » 73% de passes réussies, Lille – à onze contre dix -, Montpellier et Monaco avaient dépassé la barre des 80%. A l’inverse, vendredi soir, Bordeaux n’a pas dépassé les 70% et a même vu son nombre de passes chuter par rapport à ses standards.

Les stats de pressing du PSG depuis le début de la saison :

Les stats de pressing du PSG depuis le début de la saison : dans tous les domaines, le match face à Bordeaux est une référence… en terme d’intentions.

Un effort maintenu sur la durée

Dès le coup d’envoi et jusqu’au coup de sifflet final, le PSG a tenté de maintenir la pression sur son adversaire. Sur l’ensemble de la première mi-temps, l’activité défensive des Parisiens est restée très homogène. Durant le dernier quart d’heure du premier acte, période où les Girondins ont le plus souffert défensivement, les joueurs de la capitale sont en moyenne intervenus « toutes les 3 passes » réalisées par leurs adversaires !

L’équipe a toutefois connu un temps faible au coeur de la deuxième mi-temps. Après l’heure de jeu, les Parisiens ont en effet eu plus de mal à contenir les sorties de balle bordelaises… et cela s’est ressenti en terme de tirs subis puisque cette période à allant de la 61e à la 75e minute a vu les Girondins tenter leur chance à cinq reprises (contre un seul tir pour les Parisiens). L’expulsion de Saivet a mis fin aux ardeurs bordelaises… tout en facilitant la fin de match des joueurs de la capitale.

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L’évolution du PPDA du PSG face aux Girondins. En bleu la mesure au-delà des 40m, en rouge la mesure tout terrain.

Une activité accrue, mais pas forcément payante 

Oui, le PSG a joué plus haut qu’à l’accoutumée face aux Girondins. Mais cela n’a pas forcément payé. Défensivement, plusieurs joueurs ont connu des difficultés. Verratti et Thiago Motta ont ainsi fini la rencontre avec seulement 3 tacles réussis sur 7 tentés, quand Aurier a terminé à 4/8. Chargés d’accélérer avec le ballon sitôt celui-ci ressorti, Khazri et Maurice-Belay sont eux sortis du Parc des Princes avec un joli pourcentage de dribbles réussis (75% à eux deux, 4/5 pour Khazri, 5/7 pour Maurice-Belay).

Dans un tel contexte, Thiago Silva a sans doute été le Parisien le plus convaincant vendredi soir. Toujours serein en couverture, le Brésilien a terminé la partie avec 3 tacles réussis, 4 interceptions et aucune faute commise. Mais au-delà de ses statistiques défensives, c’est souvent grâce à son positionnement qu’il a fait la différence face aux attaquants bordelais, forçant ces derniers à ralentir ou à s’excentrer et permettant ainsi le retour de ses partenaires dépassés au départ de l’action.

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