Paris SG 1-1 Monaco : l’analyse tactique

Le match était attendu, il n’a pas déçu : le spectacle n’a pas été énorme, mais la bataille a été féroce entre les deux derniers représentants français en Ligue des Champions.

Les compos :

Alors que l’ASM était au complet, le PSG a enregistré le forfait de Marco Verratti juste avant le week-end. Au coup d’envoi, l’Italien était sans surprise remplacé par Adrien Rabiot. Devant, Lucas était une nouvelle fois préféré à Di Maria pour accompagner Cavani et Draxler. A signaler aussi derrière, le retour de Layvin Kurzawa sur le flanc gauche de la défense.

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Monaco bloque la relance parisienne : 

Depuis la reprise début janvier, le PSG a montré de vrais signes de progression sur le plan de la construction et de l’animation offensive. En cause notamment, les initiatives plus régulières des défenseurs centraux (Marquinhos en tête), qui prennent en charge la relance et permettent aux milieux de terrain (Verratti notamment) d’évoluer plus haut.

Résultat, la construction du PSG n’est plus fondée plus autour du binôme Motta-Verratti, mais autour d’un trio composé de Marquinhos, Thiago Silva et Thiago Motta, qui se positionne entre ses deux partenaires lorsque Paris doit sortir de sa moitié de terrain. Une avancée que l’AS Monaco a relevé et tenté de contrer en installant son bloc très haut dans le camp parisien.

Lorsque Paris repartait de Trapp, les Monégasques bloquaient les solutions courtes qui se proposaient à l’Allemand dans l’axe (Silva, Motta, Marquinhos). Afin de créer le 3 contre 3, Falcao et Germain étaient rejoints par Bernardo Silva, qui se retrouvait face à Thiago Silva.

Pointé du doigt par le passé pour son manque d’implication en phase défensive, le Portugais a produit d’énormes d’efforts dans cette rencontre. Il faut dire que son rôle était particulièrement éprouvant : il devait alterner entre les sorties sur Thiago Silva et le repli défensif sur son côté lorsque le PSG parvenait à progresser dans son dos (Kurzawa).

Face à la relance parisienne, Monaco se retrouvait du coup en 4-3-3 avec une deuxième ligne composée de Lemar, Bakayoko et Fabinho. Son rôle était de coulisser sur la largeur lorsque le PSG jouait vers ses latéraux pour ressortir. A ce niveau-là, le jeu au pied de Kevin Trapp a été très utile, même si l’Allemand n’a pas été parfait (68% de passes réussies).

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Kevin Trapp a privilégié les relances vers Meunier, qui avait l’avantage dans les airs face à Lemar. S’en suivait une bataille féroce pour le deuxième ballon dans le coeur du jeu. L’histoire du match s’est faite au gré de ces temps forts / temps faibles du pressing monégasque.

Les joueurs de Jardim ont notamment réalisé deux belles entames de mi-temps. La 2ème leur a offert leur plus belle occasion sur un ballon récupéré par Sidibé (Falcao, 46e). Ils ont eu plus de difficultés à partir de la 30ème minute puis après l’heure de jeu. Paris a notamment offert plus de solutions courtes après la pause (Rabiot plus bas) afin de faciliter les sorties de balle.

Paris passe par les côtés : 

Cette organisation de Monaco a eu le don de sortir Paris de son confort habituel. L’équipe a moins tenu le ballon que d’habitude (483 passes sur le match, 661 en moyenne sur la saison) et a beaucoup plus utilisé le jeu long (13,5% de passes longues sur le match contre 7,5% en moyenne sur la saison). Principaux quarterbacks : Thiago Silva (11 passes) et Thiago Motta (9)… sans oublier Kevin Trapp.

Ce jeu long avait du sens : d’abord pour sauter la ligne de 3 grâce au jeu au pied de Trapp et éliminer la première ligne. Plusieurs fois, les Parisiens ont atteint la ligne médiane sans encombre, mais ils n’ont pas assez réussi à transformer ces sorties en occasions de but (voir les tweets d’Analysport ci-dessous, à lire de bas en haut). La faute à plusieurs mauvais choix et un manque certain de justesse technique (Matuidi et Lucas en tête).

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Le jeu long était aussi utile afin d’exploiter la largeur face à des Monégasques toujours très compacts dans l’axe. Le circuit est basique mais efficace : fixer d’un côté, y attirer la ligne du milieu monégasque avant de renverser sur le latéral à l’opposée alors que son vis-à-vis a coulissé avec ses partenaires dans le coeur du jeu.

Mais là aussi, on retrouvait les mêmes problèmes d’exécution pour le PSG : à savoir un manque de « propreté » lorsqu’il s’agit aller vite afin de profiter du laps de temps offert par le changement de jeu.

Cela s’est surtout ressenti à gauche avec Kurzawa et Matuidi, loin de faire partie de la même classe que Draxler sur le plan technique. A droite, peu de combinaisons à signaler (absence de Verratti ?) : si l’on excepte une incursion de Rabiot en début de match (13e), le danger est surtout venu des montées en solo de Meunier (dont un double grand pont, 68e).

Au final, le PSG a surtout été dangereux sur coups de pied arrêtés (Marquinhos, 28e) ou sur des centres déclenchés d’assez loin (Draxler, 71e). C’est assez simple à expliquer : le plan de jeu de Monaco a souvent mis ses défenseurs en situation de un-contre-un dans leur surface. Lorsque Paris effaçait le pressing et progressait sur le côté, un centre rapide ne laissait pas le temps aux autres lignes de l’ASM pour se replier. Résultat, des défenseurs exposés qui devaient suivre les appels des Parisiens.

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Un PSG prudent : 

Sur ce point, le PSG a justement choisi l’option contraire : il s’est montré beaucoup plus prudent sur le plan défensif. En début de partie, les ailiers ont même joué plus bas que les relayeurs parisiens, qui étaient eux chargés d’accompagner Cavani face à la relance adverse. Un choix sans doute dicté par le danger que représentaient les paires monégasques dans les couloirs (Sidibé-Bernardo / Mendy-Lemar).

Paris a du coup eu du mal à empêcher la progression monégasque au milieu de terrain. Rabiot et Matuidi sortaient très haut, laissant un Motta souvent proche de sa défense afin d’éviter le 2 contre 2 avec Falcao et Germain. Résultat, pas mal d’espaces à exploiter dans le coeur du jeu pour Bernardo Silva et surtout Lemar. En début de partie, Monaco a aussi souvent trouvé Falcao, qui jouait ensuite en remises pour ses créateurs.

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S’il compliquait la récupération de balle – et donc la transition offensive -, ce choix tactique a en revanche permis aux Parisiens de contrôler les approches de Monaco. La défense parisienne a en effet rarement été dépassée par la meilleure attaque d’Europe. La densité qu’elle proposait dans l’axe rendait difficile l’accès à la surface. Résultat, Monaco est beaucoup passé par les côtés, mais sans forcément créer de décalages.

Sidibé et Mendy sont beaucoup montés et ont beaucoup centré (9 pour l’un, 14 pour l’autre, 37 centres au total contre une moyenne de 24 depuis le début de saison), mais sans réussite. Car en plus de ne rien concéder dans l’axe, les Parisiens ont aussi très bien quadrillé leur propre surface de réparation (25 dégagements depuis celle-ci, dont 11 pour le seul Thiago Silva).

Au final, Monaco a en effet plus tiré que le PSG dans ce match (14 tirs contre 11), mais l’équipe de Jardim a eu du mal à se créer des positions de tir idéales. Si l’on excepte l’occasion de Falcao, qui résulte d’ailleurs d’une transition et non pas d’une action construite, il a fallu attendre que l’ASM soit menée pour la voir obtenir une frappe à l’intérieur de la Danger Zone (Moutinho, 82e puis Mbappé, 91e).

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Ironie de l’histoire, le PSG (comme Monaco sur le penalty bêtement concédé par Sidibé alors qu’il est au duel) a fini par payer cette approche dans les toutes dernières minutes de la rencontre. C’est en effet parce que les Parisiens sont restés dans leur surface que Bernardo a pu s’avancer et finalement ajuster un Aréola une nouvelle fois battu sur un tir provenant de l’extérieur de la surface.

Autre élément important de la fin de match : l’incapacité du PSG à prendre le contrôle de la partie une fois l’avantage acquis. Les Parisiens ont rendu beaucoup trop de ballons, que ce soit au milieu (Rabiot, Matuidi) mais aussi en attaque. Di Maria et Guedes ont trop souvent foncé tête baissée alors qu’ils ont eu des occasions pour conserver la balle et calmer le jeu.

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Conclusion : 

Logique, le match nul doit sans doute laisser un sentiment d’inachevé dans les rangs parisiens vu le scénario de la rencontre. Le pressing monégasque les a certes fait souffrir, mais il leur a aussi offert des munitions (attaques rapides) qu’ils n’ont pas su exploiter, la faute aux limites techniques de certains joueurs.

Critiquée par plusieurs experts, l’approche prudente d’Unai Emery pouvait en partie s’expliquer par le contexte de la rencontre (à 16 journées de la fin, avoir 3 points de retard sur l’objectif est loin d’être insurmontable). Le résultat va aussi dans le sens du coach espagnol : la meilleure attaque d’Europe n’a finalement eu qu’une seule grosse occasion à se mettre sous la dent, qui plus est offerte par une perte de balle parisienne.

Leader du championnat avant cette 22ème journée, l’AS Monaco a lui assumé ce statut en venant au Parc avec de réelles ambitions sur le plan tactique (pressing haut). L’édifice collectif a parfois chancelé, mais les grosses performances de Glik en couverture et de la paire Fabinho-Bakayoko dans l’entrejeu lui ont permis de rester debout. Un déplacement qui va peut-être servir de répétition générale pour l’équipe de Jardim avant la double confrontation en Ligue des Champions face à Manchester City.

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19 réponses

  1. Conduccion dit :

    Il est là le problème du PSG. Matuidi n’a pas une bonne vision du jeu (pouvait lancer sur orbite plusieurs fois Lucas) et techniquement il est très limité. Kurzawa n’est tout simplement pas un bon joueur ; il prend tout le temps les mauvaises décisions et défend mal.

    Concernant le côté droit, Aurier n’est pas prêt de revenir de si tôt. Techniquement ça n’a rien à voir. Meunier centre 1000 fois mieux qu’Aurier.
    Puis il y a un sérieux problème Areola. Mentalement il n’est pas assez fort pour jouer à Paris.

    De toute façon ce PSG est clairement en transition. Il y aura des départs (di Maria, Motta, Matuidi, Maxwell) et on prépare déjà l’année prochaine (Draxler, Guedes, bientôt Ricardo Rodriguez ? ).
    En tout cas, je pense que le défi pour Emery cette saison est de passer cette transition sans turbulences, malgré les journaux qui le flinguent sans arrêt et le mercato foireux du duo comique Letang-Nasser. Pour l’instant, c’est très bien.

  2. TheBMA dit :

    Salut Florent, tout d’abord merci pour tes analyses de très bonnes qualités, elles m’ont beaucoup aidé à apprécier encore mieux le football que je ne le faisait auparavant et pour ça je ne peux que t’être très reconnaissant. J’aurais cependant une question à te poser, qui me taraude depuis plusieurs mois maintenant ; Emery joue en 4-3-3 un peu par défaut semble-t-il et souhaiterait passer en 4-2-3-1 mais je me demande si les joueurs à sa disposition au milieu sont capable de le faire. En fait quelles sont les qualités demandées aux milieux pour jouer dans ce système ? Verrati est-il un joueur appropriés ? Peut-on imaginer une paire Rabiot-Verrati un jour évoluer dans cette disposition tactique ?

  3. Laurent dit :

    Bonjour Florent,
    Tout d’abord un grand merci pour tes analyses, sur ton site, et avec ton podcast très enrichissant. D’ailleurs je dévore en ce moment le bouquin de quelques un de tes consultants « Comment regarder un match de foot ». On voit vraiment le football d’un autre angle.

    En ce qui concerne le PSG, ne penses tu pas qu’en gardant son 4-3-3, Emery devrait trancher en écartant Matuidi? J’adore ce joueur, niveau générosité et compensation c’est un monstre, mais j’ai bien l’impression que ce dernier a atteint ses limites, notamment en terme de relance et de technique. Or si ça pouvait être suffisant il y a quelques temps en Ligue 1 (ce qui n’est plus le cas), face aux gros adversaires c’est plus problématique. Penses-tu que l’équipe pourrait bénéficier d’un replacement de Rabiot à la place de Matuidi, avec son pendant à droite Verratti, et Thiago Motta en sentinelle? Rabiot semble avoir les mêmes bagages physiques que Matuidi (en endurance) et apporterait un plus niveau technique et vision du jeu?

    Sinon je rejoins l’avis de Conduccion sur l’apport de Kurzawa. Il a des limites techniques, et il met beaucoup trop de temps à se replacer. Sur ce point la, heureusement que Matuidi le couvre parfaitement la plupart du temps. J’ai l’impression qu’il panique facilement sous la pression (la passe en retrait sur Thiago Silva en 1ere mi-temps…).

    Et pour l’avis de TheBMA, j’ai pour ma part du mal à imaginer un changement de tactique à ce moment précis de la saison. Emery est tellement pointilleux tactiquement qu’ils auront sans doute besoin d’un maximum de temps pour assimiler pour certains des postes différents (je parle de Rabiot et Verratti). Avec les grosses échéances qui arrivent ça me semble difficile. Ma crainte dans le 4-2-3-1, c’est que les 3 milieux offensifs délaissent les 2 relayeurs en transition défensives. ça mettrait l’équilibre en danger non seulement sur le point défensif, mais aussi dans l’optique d’une récupération de balle car l’équipe serait coupée en 2. A ce petit jeu un Di Maria me semble trop juste pour se replier à chaque fois, Draxler j’attends de voir (il a été plutot pas mal dans le repli contre Monaco mais est-ce une constance chez lui?) et Guedes je ne le connaît pas encore. Lucas est discipliné sur ce point la mais je trouve qu’il y laisse des plumes physiquement et il perd du coup en lucidité en vision du jeu et en technique.

    Merci encore!

  4. diego dit :

    Si t’as vraiment envie de savoir; procure toi le livre « Comment Regarder un Match de Foot » ;)
    Et t’en apprendras bien davantage… Dont une partie de la réponse à la question qui te taraude

  5. Benm dit :

    Le probleme du Psg est toujours le mouvement sans ballons à part les latéraux mais qui font les même courses il n’y a que matuidi qui propose des solutions dans le cœur du jeu mais sa limite technique ne lui permet pas de créer le decalage ou de fixer l’adversaire, les autres demande systématiquement le ballon dans les pieds…..même si les trois de derrières essayent de prendre le jeu à leurs compte tout ca reste très téléphoné, et le pressing c’est pas encore ca non plus …. des courses individuelles sans vraiment d’organisation, les distance moyenne entre les joueurs dans le bloc ne sont pas vraiment respectés, quand les attaquants pressent les milieux ne suivent pas forcément et vice Versa, je ne voit pas de progrès tactique dans cette équipe même si l’état d’esprit affiché en début d’année compensait se déficit tactique

  6. favro laurent dit :

    bjr Florent , j’ai suffisamment vanté et reconnu votre intelligence tactique pour m’accorder le droit de vous « chambrer »………Bien essayé la tentative de couvrir Motta sur le but de SILVA…..c’est pas son genre de se cacher au moment d’aller au duel…..là dés qu’il a pris conscience de son imprudence il est vite revenu à sa « normalité » ………Mais j’apprécie en » professionnel du droit « cette défense de l’accusé Motta.

  7. Pedro dit :

    A la question de savoir si Verratti et Rabiot sont des joueurs appropriés pour un double pivot dans un 4231, l’exemple récent de la Juve qui est passée avec succès dans ce système depuis 3 matchs est intéressant puisque les profils des deux milieux choisis pour occuper ce rôle est assez similaire à celui des parisiens: Khedira en box to box puissant capable de répéter les courses vers l’avant et intelligent tactiquement (Rabiot) et Pjanic en meneur de jeu reculé avec une grosse qualité technique et une activité au pressing (Verratti). Résultat un jeu offensif flamboyant sans pour autant concéder beaucoup d’occasions grâce notamment au travail de Cuadrado et Mandzukic sur les côtés, ce qui serait certainement le cas avec Lucas au PSG mais pas forcément pour Draxler ou Di Maria effectivement….

  8. TheBMA dit :

    Merci bien pour ces réponses les amis. En fait je m’imaginais que dans un 4-2-3-1 l’important était d’avoir au moins un milieu avec un gros volume de jeu et surtout gros récupérateur à la Fernandinho ou encore Kante. Mais ce qui est plus important encore c’est donc le repli défensif, ce qui, effectivement peu causer problèmes au psg même si j’ai l’impression que Draxler est bien capable de répéter les efforts, Lucas aussi même si effectivement il y perdrait en lucidité. Di Maria quant à lui pourrait jouer 10 et donc être exempté de repli défensif non ? Sinon effectivement avec les grosses échéances à venir il ne semble pas que ce soit le bon moment pour faire ce changement tactique, quid de replacer Di Maria en 8 ? Est-ce que c’est vraiment une bonne idée, vu justement son manque d’impact défensif ?

  9. TheBMA dit :

    Effectivement je dis beaucoup trop effectivement ^^ désolé

  10. Laurent dit :

    Di Maria en 8 ça avait été tenté par Ancelotti au Real Madrid il me semble et ils avaient gagné la Champion’s League. Mais je ne pense pas qu’il en ai une folle envie. En fait Paris a largement les armes pour se transformer en 4-2-3-1. C’est les joueurs qui ne veulent pas du système pour le moment. Par contre mettre Di Maria + Verratti… Je ne l’imagine pas une seconde. Le 4-2-3-1 c’est 6 joueurs à vocation défensive et 4 à vocation offensive. Si les deux milieux relayeurs doivent pouvoir se projeter vers l’avant et avoir une très bonne relance, ils doivent aussi être très bon à la récupération. ça demande donc un impact physique important et/ou un engagement au duel. Je ne vois pas Di Maria faire l’affaire. Par contre Rabiot-Verratti ça marcherait pas mal. Je pense qu’Emery prépare ça pour la saison prochaine avec le départ de Motta. Les arrivées de Guedes et Draxler vont dans ce sens la également. Ton exemple avec la Juve est intéressante et ça fonctionne pour le moment. Les similitudes entre Khedira/Pjanic et Rabiot/Verratti nous montre que ça peut marcher. Reste à voir les 1/8 de Ligue des Champions.
    Pour en finir avec le 4-2-3-1, un exemple qui n’a pas du tout fonctionné: l’Algérie à la CAN. Quel dommage. L’effectif était taillé pour remporter la compétition, mais les joueurs n’ont pas adhéré au système. La paire de relayeurs Guedioura-Bentaleb, pourtant solide vu leur référence « Premier League » (l’un à Watford et l’autre formé à Tottenham; le premier plutôt récupérateur le second plus relanceur) n’a pas fait le poids à cause du manque de soutient des 4 offensifs de devant (de mémoire Mahrez, Brahimi, Slimani, le dernier nom m’échappe). Résultat: équipe coupée en deux, aucune relation technique entre les relayeurs et les milieux offensifs, jeux long, les relayeurs étouffés par le pressing adverse.
    En gros pour un 4-2-3-1 il te faut:
    Un back four en béton – 2 milieux relayeurs dotés d’une bonne relance/technique/vision de jeu, d’une bonne endurance, d’une efficacité certaine à la récupération du ballon – et les 4 joueurs offensifs capable de redescendre pour créer des solutions pour les deux relayeurs, et aider en cas de perte de balle/domination du camp adverse.

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