Paris SG 1-1 Monaco, l’analyse tactique

Parti très fort, ce premier choc de la saison a vu l’AS Monaco résister tant bien que mal aux assauts parisiens. Mis sous pression et menés très rapidement, les Monégasques ont su revenir rapidement au score avant de neutraliser des Parisiens orphelins de Thiago Silva. Bloqués sur attaque placée, ces derniers auraient toutefois pu l’emporter sur plusieurs mouvements rapides mal conclus par Ibrahimovic.

Aucune surprise n’est à signaler dans les deux compositions d’équipes. Côté parisien, Laurent Blanc renouvelle le onze-type qui est allé l’emporter en semaine sur la pelouse de l’Olympiakos (Sirigu – Van der Wiel, Marquinhos, Thiago Silva, Maxwell – Thiago Motta, Verratti, Matuidi – Cavani, Ibrahimovic, Lavezzi). Dans l’autre camp, Claudio Ranieri doit faire avec le forfait de Toulalan au milieu de terrain. C’est donc Obbadi qui se retrouve aux côtés de Kondogbia dans l’entrejeu, derrière le quatuor offensif déjà aligné au Vélodrome il y a quelques semaines (lire : Marseille 1-2 Monaco, l’analyse tactique). Derrière, rien ne bouge (Subasic – Fabinho, Ricardo Carvalho, Abidal, Kurzawa – Obbadi, Kondogbia – Ocampos, Moutinho, Ferreira-Carrasco – Falcao).

L’entame est parisienne :

Comme lors de son match face à Bordeaux, le PSG fait face à une équipe calquée sur son milieu de terrain (lire : PSG : un 4-3-3 référence à Bordeaux). Sauf que Monaco ne prend pas autant de risques. Moutinho et Falcao forment la première ligne et se positionnent au niveau du rond central. Le milieu de terrain portugais se concentre sur les déplacements de Thiago Motta, qui doit décrocher entre ses deux défenseurs centraux pour trouver des espaces. C’est ensuite aux milieux monégasques de jaillir sur les mouvements de Verratti, Matuidi voire Lavezzi lorsque ces derniers demandent le ballon derrière Falcao-Moutinho. En revanche, les milieux parisiens trouvent des espaces lorsqu’ils décrochent à hauteur des deux attaquants monégasques.

Organisé en 4-4-2, l'ASM met la pression sur les joueurs

Organisé en 4-4-2, l’ASM met la pression sur les joueurs passant dans la zone séparant Falcao-Moutinho et Kondogbia-Obbadi. Sur les côtés ensuite, les Monégasques laissent venir leurs adversaires. Ici, Verratti a décroché pour se défaire de Kondogbia. En réaction à ce déplacement, Cavani repique dans l’axe et laisse le couloir à Van der Wiel.

Thiago Motta « bloqué » par Moutinho, Verratti éloigné de ses attaquants, les Parisiens s’en remettent à leur troisième rampe de lancement au cours des premières minutes de jeu. Non-ciblé par l’organisation monégasque, Thiago Silva est à l’origine des bons mouvements parisiens du début de partie. Après une première combinaison partant de lui et passant par Matuidi, Lavezzi et Maxwell sur l’aile, le défenseur brésilien lance l’action du 1-0 en lançant son latéral gauche dans la profondeur. Monaco connaît alors les mêmes problèmes que Bordeaux une semaine plus tôt.

Depuis son aile gauche (comme Ongenda en Gironde), Lavezzi repique dans l’axe pour demander les ballons dans le dos d’Obbadi lorsque ce dernier sort au pressing sur Matuidi. Une situation qui oblige Fabinho à se recentrer pour suivre les mouvements de l’attaquant argentin. Le latéral droit laisse alors des espaces dans son couloir, qui profitent à Maxwell dont les montées ne sont pas compensées par Ocampos. Par deux fois le Brésilien se retrouve lancé sur son aile sans adversaire pour le stopper. La deuxième est la bonne et permet à Ibrahimovic d’ouvrir le score.

Quelques secondes avant le but parisien, Maxwell se retrouve déjà seul sur l'aile grâce à une bonne circulation de balle entre Matuidi et Lavezzi.

Quelques secondes avant le but, Maxwell se retrouve déjà seul sur l’aile grâce à une bonne combinaison entre Matuidi et Lavezzi. Trop attiré par l’axe, Ocampos en oublie de défendre sur son adversaire direct qui peut exploiter le couloir.

"La Palette" de Canal sur le but parisien. Trois facteurs : Thiago Silva qui n'est pas attaqué et a le temps de prendre en compte l'appel de Maxwell, la position de Fabinho au contact de Lavezzi et celle de Ocampos, concerné par le ballon mais pas par son adversaire direct.

« La Palette » de Canal sur le but parisien. Trois facteurs : Thiago Silva qui n’est pas attaqué et a le temps de prendre en compte l’appel de Maxwell, la position de Fabinho au contact de Lavezzi et celle de Ocampos, concerné par le ballon mais pas par son adversaire direct.

Matuidi, Verratti et la construction monégasque :

Capable de dépasser le milieu de terrain monégasque, les Parisiens imposent ensuite une grosse pression sur la relance adverse. Sans surprise, ce pressing est dirigé par Verratti et Matuidi qui sortent très haut pour gêner Kondogbia et Obbadi. A tour de rôle, les deux Parisiens poussent parfois même leurs montées jusqu’aux défenseurs centraux monégasques, se retrouvant alors à hauteur d’Ibrahimovic. Le joueur resté en position est alors rejoint par Thiago Motta qui complète le milieu de terrain. Ce pressing coupe notamment la relation entre les deux milieux de l’ASM et Moutinho un cran plus haut.

A défaut de trouver des solutions dans l’axe, Monaco parvient à défaire la pression parisienne en écartant le jeu vers les couloirs. En réussissant à passer dans le dos des attaquants parisiens (Cavani et Lavezzi), les joueurs du Rocher obligent Verratti et Matuidi à relâcher leur pressing sur l’axe pour aller protéger leurs latéraux dans les couloirs et éviter les deux-contre-un (Ferreira-Carrasco/Kurzawa contre Van der Wiel d’un côté, Ocampos/Fabinho contre Maxwell de l’autre). Moutinho décroche parfois de sa position pour aider cette relance vers les ailes.

Alors que Kondogbia et Obbadi sont suivis par Verratti et Matuidi, Moutinho décroche et oriente le jeu vers Fabinho sur l'aile. Le Portugais devance Thiago Motta, qui sort lui aussi au pressing, sur cette action.

Alors que Kondogbia et Obbadi sont suivis par Verratti et Matuidi, Moutinho décroche et oriente le jeu vers Fabinho sur l’aile. Le Portugais devance Thiago Motta, qui sort lui aussi au pressing, sur cette action.

A l'inverse, si Cavani et Lavezzi sont dépassés, les milieux parisiens doivent aller fermer les couloirs. Ici, Matuidi va vers Fabinho, abandonnant Obbadi qui se retrouve libre de renverser le jeu.

Dans cette situation, les Monégasques ont déjà éliminé Cavani et Lavezzi. Les milieux parisiens doivent donc quitter l’axe pour aller fermer les couloirs. Ici, Matuidi va vers Fabinho, abandonnant Obbadi qui se retrouve libre au milieu de terrain et devient un relais idéal pour envoyer le jeu côté opposé.

A partir du moment où Matuidi et Verratti sont obligés d’aller aider sur les côtés, ce sont les milieux monégasques qui peuvent enfin respirer : Kondogbia et Obbadi se retrouvent en liberté au milieu de terrain et sont libres d’orienter le jeu, le plus souvent sur la largeur afin d’aller d’une aile à l’autre. L’ASM devait toutefois suffisamment progresser dans le camp parisien pour pouvoir ensuite revenir dans l’axe sans subir la pression des milieux adverses sur les remises dans l’axe : car si Cavani et Lavezzi sont en place dans les couloirs, Matuidi et Verratti n’hésitent pas à ressortir de leur position pour aller de nouveau au pressing.

Ici, le ballon vient de ressortir du couloir gauche (Kurzawa) et est échangé par les deux milieux de terrain monégasques. A hauteur de Thiago Motta au début du mouvement, Matuidi et Verratti sortent

Ici, le ballon vient de ressortir du couloir gauche (Kurzawa) et est échangé entre les deux milieux de terrain monégasques. A hauteur de Thiago Motta au début du mouvement, Matuidi et Verratti sortent de leurs positions pour aller remettre la pression sur Kondogbia et Obbadi. Une activité qui peut rappeler les habitudes de la paire Bender-Gundogan du côté de Dortmund.

En plus d’offrir des solutions pour ressortir les ballons, Moutinho et Falcao s’excentrent afin de créer des situations de jeu où Matuidi et Verratti sont forcés de défendre et donc moins concernés par le pressing de leurs milieux de terrain. Couplé à la sortie sur blessure de Thiago Silva (14e), c’est ce travail qui a permis à l’AS Monaco de s’offrir quelques minutes de domination sur la pelouse du Parc des Princes. Maîtrisant enfin le ballon dans le camp parisien, utilisant parfaitement la largeur pour faire courir leurs adversaires, les Monégasques ont en plus converti leur première occasion (Falcao, 1-1, 19e).

Thiago Silva out, des conséquences offensives :

L’absence de Thiago Silva oblige les joueurs de la capitale à réorganiser leur relance côté gauche. Matuidi redescend désormais à hauteur de Thiago Motta et Verratti pour lancer les mouvements. Cette première ligne parisienne est contrôlée par la paire Moutinho-Falcao, qui travaille sur toute la largeur afin de prendre le joueur qui se chargera de la première passe vers l’avant. Le PSG s’en remet alors aux décrochages d’Ibrahimovic pour créer des espaces dans le bloc monégasque et libérer ses rampes de lancement. Ses mouvements sont toutefois bien contenus. Au final, les deux équipes se neutralisent pendant le reste de la première mi-temps, et seule une attaque rapide, consécutive à un pressing gagnant de Thiago Motta sur Falcao, permet aux Parisiens de créer le danger sur les buts de Subasic (Verratti pour Ibrahimovic, 42e).

Thiago Motta, Verratti et Matuidi se chargent de remonter les ballons dans le camp adverse. Face à eux, Moutinho et Falcao se déplacent latéralement et suivent le porteur de balle qui tenterait de s'avancer avec le ballon (Matuidi ou Verratti principalement).

Thiago Motta, Verratti et Matuidi se chargent de remonter les ballons dans le camp adverse. Face à eux, Moutinho et Falcao se déplacent latéralement et suivent le porteur de balle qui tenterait de s’avancer avec le ballon (Matuidi ou Verratti principalement). Cette opposition s’est mise en place dès la sortie de Thiago Silva en première mi-temps.

Au retour des vestiaires, Monaco revient avec la même disposition tactique et l’envie de ne rien céder aux Parisiens dans le coeur du jeu. Le 4-4-2 reste de rigueur, Obbadi et Kondogbia se contentant désormais de chasser les déplacements dans l’axe de Cavani, Ibrahimovic ou Lavezzi. Devant, Falcao et Moutinho continuent de travailler face à Verratti, Matuidi et Thiago Motta. Ce dernier pose d’ailleurs quelques problèmes en début de deuxième mi-temps en s’avançant dans le camp adverse lorsque ses deux partenaires du milieu de terrain se chargent de la relance. Il offre ainsi une solution supplémentaire dans l’axe qui perturbe les milieux monégasques.

Verratti et Matuidi gèrent la relance avec les défenseurs, Thiago Motta monte donc d'un cran afin d'aller au contact des milieux monégasques. Son déplacement entraîne déjà le retour de Moutinho, ce qui ouvre un peu plus d'espaces pour ses partenaires.

Verratti et Matuidi gèrent la relance avec les défenseurs, Thiago Motta monte donc d’un cran afin d’aller au contact des milieux monégasques. Son déplacement entraîne déjà le retour de Moutinho, ce qui ouvre un peu plus d’espace pour ses partenaires.

Au fil des minutes, Monaco recule mais ne concède pas de véritables occasions. Densifiant l’axe, les joueurs de Claudio Ranieri laissent les Parisiens avancer dans les couloirs. Ces derniers insistent particulièrement côté gauche grâce à la force de percussion de Lavezzi et aux incursions de Matuidi. La défense adverse tient toutefois le choc et ce malgré la présence d’Ibrahimovic et de Cavani, qui quitte son aile droite pour aller peser dans la surface adverse. Le temps passe et l’intensité de la rencontre tombe à mesure que les milieux parisiens s’essoufflent au pressing.

A l’heure de jeu, les deux entraîneurs procèdent à leurs premiers changements : Lucas Moura remplace Lavezzi et est chargé de poursuivre son travail sur l’aile gauche. Côté monégasque, James Rodriguez entre à la place de Kondogbia, ce qui fait reculer Moutinho dans l’entrejeu. Un choix ambitieux de la part de Ranieri, qui souhaite sans doute profiter des espaces dans le dos de latéraux parisiens, obligés de participer au jeu sur les ailes, en ajoutant un joueur plus mobile que le milieu portugais. Le PSG bascule lui en 4-4-2 à la sortie de Verratti, remplacé par Ménez (76e). Un changement qui finit d’installer le faux-rythme en place depuis plusieurs minutes maintenant. Seul un éclair de Matuidi, permis par un bel oubli de James Rodriguez, permet à Cavani de créer le danger une dernière fois dans la surface monégasque.

L'origine de la dernière occasion parisienne. Après un travail côté droit (Moura), le ballon revient sur Matuidi, libre de tout marquage car complètement oublié par James Rodriguez.

L’origine de la dernière occasion parisienne. Après un travail côté droit (Moura), le ballon revient sur Matuidi, libre de tout marquage car complètement oublié par James Rodriguez (hors-champ). Le Français adresse un ballon piqué parfait pour Cavani qui est couvert par Raggi… Mais l’Italien se rattrape en contrant le tir en pivot de l’attaquant parisien.

Conclusion :

La rencontre était partie sur de très bonnes bases avant de voir son rythme baisser irrémédiablement. Côté parisien, la blessure de Thiago Silva a pesé lourd, tant défensivement (les minutes de flottement jusqu’à l’égalisation monégasque) qu’offensivement (la perte d’une rampe de lancement, qui a facilité la tâche des milieux adverses). En attaque, l’activité de Lavezzi a permis d’approcher les buts de Subasic côté gauche, mais l’absence d’un équivalent à droite a limité la variété des attaques parisiennes. S’il a eu des occasions de marquer, Cavani n’a jamais pesé sur le jeu dans sa position excentrée. A partir du moment où l’axe est bloquée, il ne peut de toute façon pas utiliser la profondeur comme il peut le faire avec l’Uruguay. Or ce dimanche soir, les Monégasques ont bien tenu dans ce domaine, en limitant les possibilités de passes vers l’intérieur du terrain (relation quasi inexistante les milieux et Ibrahimovic). Malgré des individualités en berne (Ocampos, Falcao, Moutinho), Claudio Ranieri et ses hommes ont atteint leur objectif : conserver leur première place.

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14 réponses

  1. lamigue dit :

    Penses-tu que ce système est LE système du psg ? Dans ce cas, on gache pas un peu cavani ? Vois tu un effet Blanc ? Le fait que lavezzi repique vers le centre pour faciliter les montées de Maxwell par exemple ?

  2. Ilyas dit :

    Bravo pour l’analyse qui est très complète !

  3. L’effet Blanc, c’est le passage au 4-3-3 : dans sa logique de vouloir tenir le ballon, c’est de loin le système idéal (pour lui hein, pas forcément mon avis). Après oui, Cavani en pâtit mais c’est une question d’animation : si le côté gauche se rôde, il jouera en deuxième attaquant véritable.

  4. Pilou dit :

    Ce qui est curieux, c’est que dès que Blanc change de système, il déplace le problème sans vraiment le régler: en 4-4-2, les ailiers sont inefficaces car attirés vers l’axe et en 4-3-3, c’est la complicité Cavani-Ibrahimovic qui est remise en question. J’ai l’impression que Blanc est ravi de se débarasser du 4-4-2 du début de saison(vestige de l’époque Ancelotti)et d’adopter un 4-3-3 qui correspond davantage à sa « philosophie » de jeu. Mais comment combiner avantages de l’ancien système(la relation Cavani-Ibra)et du
    nouveau système(le milieu à 3)?

  5. Ce n’est pas la complicité Ibra-Cavani à remettre en question dans le 4-3-3, le problème part de plus loin. Si l’adversaire coupe la relation ThiagoMotta-Ibrahimovic, il ne peut pas y avoir de relation Ibrahimovic-Cavani dans la profondeur (comme sur le but inscrit à Nantes par l’Uruguayen).

  6. Je vois que tu t’es inspiré du point d’exclamation sur l’anomalie dans le jeu. Bonne idée ;).

  7. Pilou dit :

    Je n’ai pourtant pas l’impression que Ibrahimovic ait été à ce point
    privé de ballons, surtout en première période. Cela dit, c’est vrai qu’
    il n’a jamais été en mesure de trouver Cavani en profondeur. Je reconnais
    qu’à force de voir des erreurs défensives monégasques, notamment sur les côtés, j’ai fini par ne plus prêter attention au travail de leurs milieux.

  8. Moi je ne vois absolument pas la relation Ibrahimovic – Cavani marcher sur une saison complète. Ils sont trop différents, pas assez complémentaires. Dommage pour une équipe comme ça, d’autant qu’Ibrahimovic vient de signer jusqu’à 2016…

  9. Chris dit :

    Je pense que la seule solution viable pour le psg est d’appliquer
    le 4-3-1-2. Il garderait ainsi le milieu à 3 en ajoutant un numéro 1O, qui serait Zlatan (ou Pastore) avec 2 attaquants Lavezzi qui serait l’éléctron libre et Cavani qui reste en pointe. Je me demande pourquoi L.Blanc ne l’a pas encore testé, vu les joueurs du psg c’est la combinaison idéale. Car le 4-4-2 à plat fait perdre de la solidité au milieu de terrain et le 4-3-3 bloque Cavani sur un coté droit qui ne lui va pas.
    J’attends avec impatience ce 4-3-1-2. Et vous ?

  10. the teacha dit :

    @chris: avec un tel systeme (4-3-1-2) tu sacrifies les joueurs de côté recrutés l’an passé comme Lucas et Lavezzi, et à eux 2, c’est 70 millions d’euros qui ont été dépensés donc tu ne peux pas les mettre de côté ou les faire jouer tous les 4 matchs.
    Tactiquement, a part Monaco, l’OM voir Lyon, toutes les équipes vont être trés regroupés défensivement et Paris aura donc besoin de largeur et d’utiliser au maximum les côtés d’ou l’intéret d’avoir Menez, Lucas et Lavezzi.
    Toutes les grosses écuries étrangères jouent avec des joueurs dédiés au côté sauf le Milan AC qui joue en 4-3-1-2 et regarde leur classement.

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