Sur les problèmes offensifs de l’Olympique Lyonnais

Battu par le Stade Rennais dimanche soir (0-2), l’Olympique Lyonnais vient de concéder une troisième défaite de rang en championnat. Une première depuis décembre 2015 et une mauvaise série (Angers, PSG, Gazélec) qui avait quasiment scellé le sort de Hubert Fournier, limogé quelques jours plus tard pour laisser la place d’entraîneur principal à Bruno Génésio.

Face à Bordeaux, Monaco et Rennes, les Gones se sont heurtés à chaque fois aux mêmes problèmes : face à un adversaire bien regroupé et ayant du répondant dans les duels, ils ont eu toutes les peines du monde à créer le danger. Un petit coup d’oeil sur la moyenne glissante de leurs Expected Goals (pour) sur l’ensemble de la saison confirme leur baisse de régime. Ce n’est donc pas un problème de finition, mais bien un souci de création qui mine l’OL actuellement.

En terme de production offensive, l’OL avait démarré la saison sur un rythme assez faible, profitant de l’efficacité de ses attaquants pour faire la différence. S’en est ensuite suivi une séquence très positive, coïncidant avec l’installation de Houssem Aouar dans le onze de départ (7ème journée). Ces belles performances ont duré jusqu’à la trêve, Lyon profitant de son statut d’équipe la plus en réussite devant le but en L1 pour basculer en 2018 avec la 2ème meilleure attaque.

Les joueurs de Bruno Génésio n’ont toutefois pas pu éviter quelques coups de moins bien face à Montpellier (0,74 xG pour) ou Amiens (0,95). Ils ont même tout vécu avec plusieurs larges succès (Troyes, Nice), mais aussi une défaite frustrante (Lille) et des matchs où ils ont dû passer par la petite porte pour s’en sortir avec un résultat positif (Amiens, Marseille, voire Toulouse).

Mais depuis la reprise, l’équipe est au ralenti. On le voit clairement sur le graphique, la production offensive (xG pour) est en baisse. Face à Paris puis Bordeaux, les Gones ont réalisé leurs deux pires marques de la saison (0,5 et 0,7 xG pour). Face à Monaco et en supériorité numérique pendant une mi-temps, ils ont à peine dépassé 1 xG. Un total qu’ils ont légèrement amélioré face au Stade Rennais (1,13 xG).

Dernière chiffre-clé pour cette période noire, l’OL ne s’est crée que 4 grosses occasions sur ces 4 rencontres, lui qui s’en procure en moyenne 2,5/match. Avec 6,84 xG produits sur les cinq derniers matchs, l’équipe de Génésio fait moins bien que Saint-Etienne (8,98), Rennes (7,70) ou Bordeaux (7,16) et à peine mieux que Caen (6,81). Elle est surtout très loin de l’OM, leader sur la période avec 17,36 xG produits (avec certes un calendrier plus favorable).

Maintenant que les stats ont parlé, tournons-nous vers les images pour tenter de comprendre d’où viennent ces problèmes.

Une structure trop rigide : 

Le premier chantier « collectif » est l’une des conséquences du mercato réalisé l’été dernier et du nouveau projet de jeu, présenté au départ comme étant plus orienté sur les transitions et le jeu rapide que sur la possession de balle et la construction. Un choix symbolisé aujourd’hui par la possession de l’OL (54%), la plus faible depuis la saison 2013/14 malgré une légère hausse ces dernières semaines (justement causée par des adversaires qui ont peut-être compris comment les jouer).

Aujourd’hui, lorsque l’OL se retrouve face à une équipe regroupée, il est d’abord pénalisé par le fait de ne pas avoir de défenseurs-relanceurs. Un grand classique déjà vu avec l’équipe de France : si les défenseurs ne participent pas à la construction, les milieux sont contraints de jouer plus bas. C’est autant de solutions en moins entre les lignes, ce qui complique la progression de l’équipe. Plus gênant, cela peut en plus permettre à l’adversaire de défendre en avançant.

Le constat est d’autant plus vrai à Lyon parce que lorsque les milieux décrochent, les ailiers ne compensent pas en offrant des solutions à l’intérieur du jeu. Les deux joueurs restent collés à la ligne de touche, laissant leurs attaquants esseulés dans le bloc adverse. Résultat des courses, une structure en U qui empêche l’OL d’avancer rapidement vers le but adverse.

Le match face à Rennes (0-2) a toutefois été l’occasion de voir l’équipe chercher des solutions, au moins dans les intentions. Profitant de la couverture de Tousart, Morel et Marcelo ont plus souvent tenté de s’insérer dans la construction, alors que Ndombele se plaçait plus haut sur le terrain. Mais à l’exception d’un ou deux mouvements positifs, cela a surtout été l’occasion de voir les limites des défenseurs lyonnais lorsqu’il fallait prendre des décisions avec le ballon et exécuter.

L’utilisation de la largeur : 

Le manque de solutions à l’intérieur du jeu oriente naturellement l’OL vers les côtés. Les latéraux sont les cibles privilégiés par les défenseurs centraux. Charge à eux ensuite d’initier les mouvements dans le camp adverse, en recherchant leur ailier dans le couloir ou un appui à l’intérieur (attaquants entre les lignes ou milieux à leur hauteur).

Amener l’adversaire d’un côté sans fixation dans l’axe au préalable, c’est évidemment lui faciliter la tâche pour défendre. Même si certains Lyonnais sont capables de surprendre et de faire des différences même dans ces situations, couper la relation entre le latéral et son ailier suffit souvent à stopper la progression de l’équipe.

Une approche par le côté peut toutefois devenir intéressante si le ballon peut naviguer rapidement vers l’autre. C’est une des manières les plus basiques de construire : créer le surnombre d’un côté pour faciliter la progression et y attirer le bloc adverse, puis renverser très vite à l’opposée afin de profiter de l’espace libéré grâce à un ou deux joueurs.

Mais sur ces séquences, les Lyonnais ont plusieurs problèmes. D’abord, le joueurs ne mettent pas assez de densité côté ballon pour vraiment forcer le bloc adverse à se resserrer. On retouche là au manque de solutions proposées à l’intérieur du jeu. Ensuite, le ballon ne va pas assez vite d’une aile à l’autre. Successeur de Gonalons, Tousart utilise moins le jeu long et celui des défenseurs n’est pas assez fiable. Dernier souci, les destinataires des diagonales : souvent, ils n’utilisent pas vraiment assez la largeur pour se démarquer.

Mais les difficultés offensives de l’OL ne se résument pas uniquement à la non-mise en application de ces quelques principes repris du jeu de position. Ce dernier n’est d’ailleurs qu’une série d’outils parmi d’autres pour progresser correctement sur le terrain et attaquer de manière structurée. L’OL avait justement voulu s’en éloigner en début de saison pour laisser parler ses individualités.

Dans les 30 derniers mètres, un manque de mouvement rédhibitoire 

Et d’un côté, cela pouvait faire sens. La structure d’une équipe peut voler en éclats lorsqu’elle commence à empiler les talents. Le FC Barcelone a perdu une partie de son identité en formant la MSN… mais cela ne l’a pas empêché de continuer à gagner et avec la manière. Le Real Madrid est aussi allé chercher trois Ligue des Champions en s’appuyant (plus ou moins selon les éditions) sur le trio Bale-Ronaldo-Benzema. Aujourd’hui, le PSG a la même ambition avec Neymar, Cavani et Mbappé.

Un point commun à ces équipes : l’entente entre les attaquants, symbolisée par leur capacité à jouer les uns pour les autres. C’est ainsi que l’on arrive arrive à la principale lacune de l’attaque lyonnaise face à un bloc bas (et même en général) : le manque de mouvement des joueurs aux avants-postes. Fekir, Mariano ou Depay proposent très peu d’appels désintéressés, qui seraient faits uniquement pour déplacer la défense et libérer l’espace pour un partenaire. Même chose pour Traoré lorsqu’il est sur l’aile droite.

Les quatre joueurs aimantent le ballon et préfèrent le recevoir dans les pieds. Dans les 30 derniers mètres, on ne les voit que trop rarement à la recherche d’espaces à exploiter. Et c’est très regrettable quand on sait qu’ils ont tous un énorme pouvoir de fixation. Quand l’un d’entre s’en va fixer un, deux ou trois adversaires, un autre devrait normalement être capable d’en profiter en proposant une solution en mouvement (exemple trop rare ci-dessous).

Ce manque de mouvement a une conséquence sur le plan statistique : des quatre équipes de tête en Ligue 1, l’OL est celle qui réussit le moins de passes dans les 20 derniers mètres : 126 depuis le début de saison (PSG : 327 – OM : 146 – ASM : 145). L’équipe de Génésio est même derrière Bordeaux dans ce classement (137). Cinquième, elle devance des équipes comme Dijon et Saint-Etienne (121).

Lorsque l’on ramène ces Deep Completion Passes au nombre total de passes effectuées dans un match, elle se retrouve même derrière le club dijonnais. En élargissant l’étude aux cinq principaux championnats européens (Angleterre, Allemagne, Espagne, France, Italie), elle est même très loin des meilleures.

 

Dans les 30 derniers mètres, le mouvement vient en majorité des latéraux (dédoublements pour tous, appels intérieurs pour Mendy, voire attaque de la profondeur pour Tete sur son aile droite). L’autre rayon de soleil de l’OL dans ce domaine est Houssem Aouar (voir vidéo précédente), qui est peut-être aujourd’hui le seul joueur à vocation offensive de l’équipe capable dans ce domaine.

C’est cet immobilisme quasi-général qui force l’OL à des exploits individuels s’il ne veut pas se contenter de centres (41 face au Stade Rennais). Et même sur ces derniers, il n’a pas forcément les armes pour peser. Mariano a bien placé quelques coups de tête mais il reste la seule véritable menace des Gones sur ces situations (avec Traoré ?).

Mariano, symbole de l’absence de jeu sans ballon à l’OL :

Avec 16 buts au compteur toutes compétitions confondues, l’avant-centre dominicain est sur le papier l’une des principales réussites du dernier mercato estival. Son parcours pouvait laisser perplexe au départ, mais les supporters de l’OL ont vite découvert un attaquant obsédé par le but et plutôt bon finisseur, en plus d’être un véritable guerrier sur le front de l’attaque.

Au fil de la phase aller, ils ont même eu l’occasion de constater qu’il était encore capable de progresser. Beaucoup trop individualiste en début de saison, il a gagné en altruisme, délivrant plusieurs passes décisives (3) dont une superbe face à Amiens pour offrir le but de la victoire à Aouar.

Mais ce qui sépare l’ancien pensionnaire de la Castilla des meilleurs attaquants aujourd’hui est son jeu sans ballon… ou plutôt le fait qu’il n’en a tout simplement pas. Car s’il fait de meilleurs choix avec, son comportement lorsqu’il n’a pas le ballon peut vite devenir pénalisant. Il déplace très peu les défenseurs adverses, préférant rester dans sa zone de confort plein axe en espérant que le ballon lui arrive dans les pieds pour pouvoir déclencher sa propre version du tir de l’aigle (avec le petit filet pour cible).

Le problème de son immobilisme, c’est qu’il ne crée rien de bon pour ses partenaires et peut même être handicapant (voir ci-dessous). Qui plus est, il oblige Fekir à se déplacer pour deux sur tout le front de l’attaque. Une situation qui ne met absolument pas l’international français dans son registre favori, en plus de le forcer à faire beaucoup plus de courses que d’habitude.

Des limites visibles aussi sur attaques rapides :

Ce manque de complémentarité du quatuor offensif se ressent aussi sur attaque rapide : si tout le monde attend de recevoir le ballon dans les pieds, la vitesse de l’action va forcément se réduire et faciliter le repli défensif adverse. Mais au-delà des attaquants, on peut parfois se demander si les Lyonnais ont vraiment toutes les bases pour mener à bien ce type de séquences.

Les deux derniers extraits ci-dessus résultent plus des mauvais choix individuels que de problèmes tactiques. Les deux premiers en revanche mettent en lumière une grosse lacune :  à chaque fois, les joueurs censés mener l’action libèrent le ballon sans aller fixer un adversaire au préalable. Un choix qui à chaque fois réduit l’incertitude pour les défenseurs et leur rend donc la tâche plus facile. Au lieu d’accélérer après avoir déjoué le pressing, les Gones ne changent pas de rythme et se font rattraper par le repli adverse.

En bon adepte de Guardiola et de son Manchester City, l’entraîneur de l’OL n’a pas pu passer à côté de ce détail très important pour mener à bien une attaque rapide. Que celui qui n’a jamais vu De Bruyne à l’oeuvre sur une situation similaire…

Conclusion : 

A l’heure où Marseille et Monaco semblent trouver leur rythme de croisière en attaque comme en défense, la baisse de régime de l’OL arrive peut-être au pire des moments. Avec le retour de la Coupe d’Europe, les points risquent d’être de plus en plus durs à aller chercher avec la répétition des matchs.

Le tableau ci-dessous illustre la dynamique actuelle des trois candidats au podium (xGp – xGc). Alors que l’OM est en pleine forme et que Monaco confirme son redressement de l’hiver, l’Olympique Lyonnais reste dans le dur et n’arrive pas à se relancer. 

Après 25 journées, l’Olympique Lyonnais est pour le moment sur sa saison la plus faible en terme de xG produit depuis 2014 (1,59 xGp/match). Comme l’AS Monaco, la sur-performance des attaquants lui a permis de faire illusion jusque-là, surtout par rapport à un OM beaucoup plus convaincant et qui a trouvé son rythme de croisière en ce début d’année (2,22 xGp/match). Pour lutter jusqu’au bout pour le podium, les Gones ont plus que jamais besoin de trouver un second souffle en attaque.

Quelles solutions pour l’OL ? 

Mais avec quelle marge de manoeuvre ? Malgré la défaite, quelques pistes sont à dégager de la dernière sortie face à Rennes. On a déjà évoqué les prises d’initiative plus régulières des défenseurs en première mi-temps et l’amélioration des positions de chacun pour faciliter la progression. Question largeur, Ndombélé a aussi réalisé une deuxième mi-temps très intéressante, bien que ce rôle reculé le bride dans son expression offensive et sa capacité à casser les lignes adverses.

Le deuxième acte a aussi permis de découvrir un Bertrand Traoré bien plus intéressant que Mariano au poste d’avant-centre. L’ancien joueur de l’Ajax participe beaucoup plus naturellement au jeu. Qu’il décroche ou s’excentre, il déplace les défenseurs adverses et peut créer des brèches pour ses partenaires. Il peut aussi être un point d’appui solide entre les lignes adverses pour peu que la relance devienne plus verticale (même si on en est loin).

Pour accompagner (et soulager) un Fekir qui doit se dédoubler devant, Houssem Aouar apparaît aussi comme un élément incontournable. On l’a évoqué plus haut, la progression de l’OL durant la phase aller a coïncidé avec son arrivée dans le onze de départ. Lui aussi a connu une période plus difficile en ce début d’année mais son profil différent des autres doit lui donner une longueur d’avance sur la concurrence… si tant est qu’il ne soit pas cantonné à une aile.

Au final, les Lyonnais pourraient presque en venir à regrettrer d’avoir dû re-prêter Martin Terrier à Strasbourg. L’Alsacien d’adoption n’est pas un homme d’exploits individuels mais ses appels de balle et sa mobilité combleraient justement une bonne partie des lacunes de l’OL de ce début d’année 2018. En attendant son arrivée, le salut ne pourra passer que la progression de l’équipe et des joueurs.

—-

Les Chroniques Tactiques, c’est pas mal de temps mais pas d’argent. Si vous voulez les soutenir, vous pouvez désormais faire un don sur Paypal en cliquant sur le bouton ci-dessous. Merci ! 

Vous aimerez aussi...

13 réponses

  1. juldec dit :

    Bonjour

    Mariano manque clairement de repères et d’expérience du haut niveau dans le jeu et dans la gestion de situation de match. (peut être trop d’années avec la réserve du Real et pas assez de match à haute intensité). Il se doit de reprendre sa progression sinon sa présence dans les matchs compliqué va pénaliser le groupe.

    Dommage de ne pas signaler le rôle et le profil de Cornet qui, malgré des lacunes certaines, est peut-être le seul attaquant à demander le ballon en profondeur, et non dans les pieds, à la fois vers l’extérieur et vers l’intérieur. Depay, Mariano et Fekir (voire Traoré) ont plutôt tendance à systématiquement vouloir percuter/dribbler leur adversaire balle pour créer un décalage.
    D’ailleurs, Terrier est peut-être la prévision d’une ouverture pour un départ prochain de Cornet.

    Pour finir, je trouve assez sidérant le manque considération de Depay pour les courses de son latéral.

  2. benpey dit :

    Merci beaucoup pour cette très bonne analyse.
    Une petite suggestion : il serait intéressant de placer les commentaires un poil plus haut, car avec ce player de video, quand je mets pause, j’ai une barre en bas de l’image qui cache les commentaires…Etant donné que les videos vont vite (pour moi) et que j’ai tout juste le temps de lire les commentaires sans regarder l’image, ca permettrait à chacun d’aler à son rythme, et une meilleure compréhension des vidéos !

  3. brakosky dit :

    Bonjour Florent,

    Merci pour cet article et pour ton excellent travail d’analyse de façon générale. Selon toi, cette équipe de Lyon pourrait-elle résoudre une partie de ses soucis collectifs en basculant (pour de bon) dans un 4-3-3 ?

    Ce système semble beaucoup plus naturel à animer et les tentatives ont été plutôt positives cette saison (Troyes et Nice à l’extérieur, ainsi que l’encourageante 1ère mi-temps à Toulouse où Lyon frappe une dizaine de fois au but). J’exclus les matchs où L’Équipe a voulu nous faire croire que Fékir jouait relayeur.

    Selon moi, ce système produirait des solutions collectives pertinentes :

    -Offrir aux défenseurs centraux une solution supplémentaire de relance dans l’axe afin de sortir de cette structure en U hyper lisible pour l’adversaire.
    -Densifier le centre du terrain afin d’avoir une meilleure maîtrise dans les phases de possession, tout en étant plus solide à la perte du ballon et sur les transitions.
    -Construire les actions depuis l’axe pour terminer sur les côtés, et ainsi permettre à nos ailiers d’être d’avantage présents à la « finition » (tirs, centres, appels lancés dans la surface), alors qu’ils n’ont pas forcément les qualités pour être à la construction (Oui, voir Depay tenter des passements de jambes sur la ligne médiane me déprime).
    -Enfin, associer Tousard, NDombele et Aouar, un milieu plutôt complémentaire sur le papier.
    -Dans mon idée, Fékir se retrouverait ainsi sur l’aile droite, et j’insiste là dessus (contrairement à Bruno). Il y a une sorte de tabou à Lyon sur le fait de faire jouer Fékir sur un côté parce qu’il a, soi-disant, une caravane aux fesses. Mais ne pourrait-il pas faire des différences sur ses points forts (dribble, frappes, technique, vision du jeu), à condition de ne pas systématiquement redescendre chercher les ballons au niveau de Tousard ?

    En corollaire, je te pose la question suivante : vaut-il mieux adapter son système pour mettre son meilleur joueur dans des conditions optimales ou bien jouer avec le schéma tactique qui permet la meilleure expression collective ? Une meilleure expression collective ayant hypothétiquement pour conséquence de faire briller ton meilleur joueur…

    Je voulais te poser la question sur le podcast de Vu du banc mais je ne sais pas où vous écrire !

  4. KaZyOiT dit :

    @brakosky En total accord avec toi ! Et surtout le 4-3-3 serait la position de départ (défense + transitions) mais on pourrait basculer en 4-3-1-2 avec Fekir au centre en phase d’attaque. Lui reviendrait au centre, et Mariano + Depay pourrait créer justement ces appels pour étirer les défenses. Tout ça serait alléchant.

  5. Mik Mortsllak dit :

    @brakosky

    Je me permets d’ajouter deux autres exemples de tentatives réussies en 4-3-3 cette saison: à Monaco en CdF, et lors du match retour contre Everton (Fékir sort à 0-0, pour une victoire 3-0 au final, avec Traoré en pointe et buteur d’ailleurs). C’est un raccourci, mais on peut dire que le match joué sur le Rocher avec Ferri au milieu s’est mieux passé que celui joué avec Fékir.

    Et à Toulouse, Fékir était déjà aligné à droite, et c’était l’un des rares matchs où il avait réussi à envoyer Mariano au but, même si on a surtout retenu son plongeon grotesque sur cette action.

    Si BG rechigne a réessayer cette option, je suppose que c’est en partie à cause de tentatives la saison dernière qui n’ont pas été concluantes du tout, alors que ce serait sûrement la solution à pas mal de problèmes cités dans l’article.
    Le hic, c’est que le temps de vraiment améliorer l’animation de ce système la saison ne serait pas loin d’être terminée…

  6. Pierrick dit :

    Je seconde entièrement Benpay : Merci beaucoup pour cette très bonne analyse, et il serait intéressant de placer les commentaires un poil plus haut !

  7. Assez d’accord pour Cornet. D’ailleurs ses titularisations peuvent peut-être s’expliquer par son profil qui diffère des autres. Je ne l’ai pas mentionné à cause de son irrégularité (difficile d’en faire un titulaire potentiel dans une équipe qui jouerait le podium à mon sens), même s’il est capable de fulgurances.

  8. Je note le commentaire et essaierai d’y penser la prochaine fois. Mais difficile de les mettre ailleurs sans que ça empiète vraiment sur l’image.

  9. Concernant le système, je pense que c’est un faux problème. Le 4-2-3-1 peut fonctionner à condition d’avoir les bons principes et joueurs (ça parait simple, je sais). A court terme, j’aimerais vraiment le voir avec Traoré en n°9 et peut-être un milieu remanié afin de mieux utiliser la largeur (sans Tousart ? même si ça peut créer des problèmes d’équilibre. Au final, votre milieu est assez bizarrement construit, on est vite à court d’options sauf à ressortir Ferri du banc).

    Après, le 4-3-3 faciliterait la construction sur les ailes puisqu’il crée naturellement des triangles (ailier, latéral, relayeur) pour animer le côté… et il collerait sans doute plus au fait d’avoir un avant-centre qui reste justement dans l’axe (comme Mariano du coup). Après, pas convaincu que ce soit l’idéal pour Fekir en effet (pas forcément défensivement,mais sur un côté). Reste l’option de le faire jouer relayeur, mais là aussi ce serait l’éloigner de la zone de vérité (mais aujourd’hui, il s’en éloigne très souvent pour toucher la balle donc…).

  10. Mustafa dit :

    Article très intéressant. Mais j’aimerais que vous écrivez sur le barça de valverde. Une analyse des changements qu’il a apporté au barça, des shemas tactiques qu’il utilise et des chantier à revoir. Il n’y avait même pas eu une analyse du classico, je me demande qu’est ce qui arrive au site.
    Merci!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *