Lyon 1-1 Bordeaux : sur le plan de jeu girondin

A l’occasion de l’avant-dernière journée du championnat, les Girondins de Bordeaux ont sécurisé leur 6e place en ramenant un point du Stade Gerland. Ce match nul est notamment venu récompenser le respect du plan de jeu choisi par Willy Sagnol. Un projet qui se pouvait se lire à travers les statistiques d’après-match girondines.

Défensivement : 

Pour faire face à l’armada lyonnaise, les Bordelais ont temporairement abandonné le losange pour opposer un 4-1-4-1. Objectif : densifier au maximum le milieu de terrain afin de priver la relance lyonnaise de ses relais habituels, qui transmettent habituellement le ballon dans de bonnes conditions aux attaquants, chargés ensuite de faire la différence.

Après un début de match très engagé, les Girondins ont volontairement laissé le ballon à Umtiti et Rose, bloquant ensuite le losange lyonnais : schématiquement Crivelli sur Gonalons, Plasil sur Ferri, Chantôme sur Grenier et Sertic sur Malbranque, sans oublier Saivet et Rolan pour bloquer les latéraux lyonnais.

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Dans les faits, les marquages ont bien évidemment évolué au gré des déplacements des Lyonnais, et notamment des attaquants.

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Conséquence de ce plan de jeu, des ballons majoritairement récupérés dans le coeur de leur moitié de terrain par les Bordelais.

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Autre conséquence côté lyonnais : la possession de balle était assurée, mais pas la domination territoriale.

La majorité des passes effectuées par les Lyonnais ont eu lieu dans leur propre moitié de terrain. Une possession stérile donc, qui a considérablement réduit l’influence des créateurs et attaquants de l’OL. Alors qu’ils approchent – à eux deux – les 60 passes de moyenne par match (27 pour Lacazette, 30 pour Fekir), les deux attaquants lyonnais n’ont réussi que 35 passes hier soir. Même chose pour les relayeurs, Grenier et Ferri, qui émargent à près de 100 passes habituellement (38 et 57) et n’ont pas atteint les 70 face aux Girondins (26 et 41).

Offensivement : 

S’ils ont donc moins tenu le ballon que leurs adversaires, les Girondins l’ont utilisé beaucoup plus haut sur le terrain. A l’aller, ils avaient été complètement étouffés par le pressing adverse (lire : Bordeaux 0-5 Lyon, l’analyse tactique). Cette fois, face à une formation lyonnaise sans doute moins impliquée, ils s’en sont beaucoup mieux sortis.

Le plan de jeu offensif était en tout cas très clair : il s’agissait de mettre hors de position les trois milieux lyonnais en utilisant au maximum la largeur pour approcher les buts de Lopes. Dans le coeur du jeu, Chantôme, Plasil et Sertic étaient avant tout là pour assurer la conservation du ballon en attendant qu’une brèche s’ouvre à gauche ou à droite du losange.

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A eux trois, les milieux girondins frôlent les 90% de passes réussies, terminant la rencontre à 94 passes réussies sur 106 tentées.

Entraient alors en scène les latéraux girondins, Mariano à droite et Guilbert à gauche, chargés d’exploiter le moindre espace pour trouver des solutions entre les lignes adverses. Leur jeu était volontairement tourné vers l’attaque et cela s’est ressenti sur leur déchet technique puisqu’ils ont aussi perdu beaucoup de ballons (30% des passes manquées sont venues d’eux – 19/27 pour Guilbert et 31/48 pour Mariano).

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A droite, Mariano a souvent recherché les appels dans l’espace de Diego Rolan, qui était son partenaire dans le couloir. Côté gauche, Guilbert a alterné entre le jeu court à destination de Saivet, et les courses intérieures avec le ballon pour revenir sur son pied droit et surprendre son adversaire direct.

Dans le camp lyonnais aussi, l’utilisation de la largeur était le maître-mot de l’animation. A défaut de trouver une solution directe dans la profondeur, les Girondins ont souvent cherché à changer le jeu afin de remettre hors de position le milieu de terrain lyonnais. Ailier gauche, Saivet a ainsi donné plus de ballons à Mariano qu’à n’importe quel autre partenaire (6 passes, le Brésilien lui rendant la pareille). Le latéral bordelais a été le joueur le plus dangereux de la partie (4 occasions créées).

Sans doute l'action bordelaise la plus aboutie de la rencontre à l'heure de jeu.

Sans doute l’action bordelaise la plus aboutie de la rencontre à l’heure de jeu. Guilbert et Plasil libèrent Saivet côté gauche. Le milieu rentre dans le coeur du jeu et délivre une passe parfaite pour Mariano qui arrive lancé dans la surface. Son centre ne trouvera toutefois aucun Bordelais, passant devant Crivelli, Rolan et Plasil avant d’être finalement dégagé par la défense rhodanienne.

Conclusion : 

Malgré tout, l’OL a eu les occasions pour prendre l’avantage, notamment par le biais de Lacazette en deuxième mi-temps (64e) – lorsque le plan de jeu bordelais se heurtait à ses limites individuelles -. Offensivement, l’absence de Njie a peut-être eu son importance, le Camerounais étant une solution intéressante lorsque l’adversaire verrouille le milieu de terrain comme les Girondins l’ont fait hier soir. Plus globalement, les Lyonnais ont manqué de mobilité dans l’entrejeu pour déstabiliser le bloc adverse.

Dans l’autre moitié de terrain, l’animation bordelaise a prouvé une fois de plus que le 4-4-2 en losange de l’OL a avant tout besoin d’une première ligne très active pour permettre d’étouffer le milieu adverse. Ils avaient su le faire à l’aller et – notamment – contre Saint-Etienne. Sans doute plus relâchés samedi soir, ils n’ont pas fait les mêmes efforts et les Girondins ont su en profiter… sans toutefois parvenir à ramener les 3 points.

 

 

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