Lyon 1-2 Saint-Etienne, l’analyse tactique

En déplacement chez son plus grand rival, l’AS Saint-Etienne a pris sa revanche après le cruel scénario du match aller qui l’avait vu s’incliner dans les arrêts de jeu. Organisés en 3-5-2, les Verts ont su répondre efficacement au losange lyonnais, s’appuyant notamment sur les qualités de Benoît Trémoulinas pour créer le danger en phase offensive.

Pas de surprise côté lyonnais au coup d’envoi. Le 4-4-2 en losange reste sur la pelouse, surtout que Gourcuff est revenu aux affaires. Les absences en défense forcent toutefois Gonalons à reculer, laissant à Ferri son poste de sentinelle. Dans l’entrejeu, Mvuemba et Malbranque profitent des forfaits de Fofana et Grenier, alors que Tolisso se retrouve une nouvelle fois côté droit pour suppléer Miguel Lopes.

Côté stéphanois, Christophe Galtier crée donc la surprise en présentant son équipe en 3-5-2. Sall est positionné dans l’axe de la défense, encadré par Perrin et Zouma. Trémoulinas et Clerc occupent les couloirs, encadrant un trio composé de Lemoine, Cohade et Guilavogui. Devant, Brandao et Erding sont associés pour la première fois de la saison.

Saint-Etienne : pourquoi le 3-5-2 ? 

Surprenant à première vue, le 3-5-2 est pourtant un système assez sécurisant face au 4-4-2 en losange. La présence de trois défenseurs centraux permet aux deux latéraux de sortir très haut pour aller bloquer les latéraux adverses (notamment Bedimo, très dangereux lorsqu’il arrive à se lancer), sans avoir à concéder d’espaces dans l’axe. Les trois milieux peuvent du coup se focaliser sur leurs adversaires directs (Cohade vs Malbranque, Lemoine vs Mvuemba, Guilavogui vs Gourcuff), si tant est que les attaquants se montrent assez efficaces pour gêner la transition la relance.

Dès les premières minutes de la rencontre, le 3-5-2 des Verts prend aussi tout son sens offensivement. Premier élément d’importance, le 3+1 (Perrin, Zouma, Sall + Guilavogui) a l’avantage du nombre par rapport à la première ligne adverse (Lacazette et Gomis + Gourcuff). Saint-Etienne a donc la possibilité de mettre le pied sur le ballon et de relancer « proprement » depuis sa moitié de terrain. Même si la fluidité n’est pas toujours au rendez-vous en raison de certains enchaînements techniques « approximatifs » (Sall, Zouma…), les Stéphanois contrôlent le tempo et font le jeu au milieu de terrain.

Avec des Lyonnais présents en nombre dans le coeur du jeu (Ferri, Mvuemba et Malbranque face à Cohade et Lemoine), le jeu se dirige naturellement vers les côtés, où Clerc et surtout Trémoulinas bénéficient de beaucoup d’espaces au milieu de terrain. Mvuemba et Malbranque concentrés sur les axiaux adverses, ce sont les latéraux lyonnais qui doivent quitter l’alignement défensif pour faire face à leurs homologues (Tolisso face à Trémoulinas, Bedimo face à Clerc). Le plan de jeu des Verts est d’attaquer dans le dos de ces derniers, grâce aux appels de Brandao ou Erding, qui embarquent automatiquement Koné et Gonalons.

En possession du ballon, les Stéphanois s'appuient sur leur 3 défenseurs et Guilavogui, en surnombre face à Gourcuff et le tandem Lacazette-

En possession du ballon, les Stéphanois s’appuient sur leur 3 défenseurs et Guilavogui, en surnombre face à Gourcuff et le tandem Lacazette-Gomis. L’axe est bloqué (Mvuemba face à Lemoine, Malbranque face à Cohade et Ferri en couverture), le jeu se dirige vers les côtés où Trémoulinas et Clerc trouvent des espaces au milieu de terrain. Face à Tolisso et Bedimo, les deux hommes peuvent compter sur les appels de Brandao et Erding dans le dos de ces derniers pour entrer dans le dernier tiers du terrain.

Avec les relances de Perrin et l'activité de Trémoulinas, Saint-Etienne penche largement côté gauche dans ce match. Toutefois, les Stéphanois souffriront au cours des premières minutes de jeu en raison du manque d'impact de Brandao devant, dominé physiquement par Koné.

Avec les relances de Perrin et l’activité de Trémoulinas, Saint-Etienne penche côté gauche dans ce match. Les Stéphanois souffriront au cours des premières minutes de jeu en raison du manque d’impact de Brandao devant, dominé physiquement par Koné.

Problème pour les Stéphanois donc, leurs attaquants ne sont pas dominants en début de partie et les mouvements initiés dans les couloirs (à gauche avec Trémoulinas, Brandao et Cohade) n’aboutissent à rien. Pendant plusieurs minutes, ils ne parviennent tout simplement pas à pénétrer dans le dernier tiers du terrain et à approcher les buts d’Anthony Lopes.

Lyon : trouver la supériorité numérique dans l’entrejeu

Bloqué dans les couloirs par l’organisation stéphanoise (sorties de Trémoulinas et Clerc face à Tolisso et Bedimo, couverture de Perrin et Zouma face à Gomis et Lacazette, Guilavogui face à Gourcuff), les Lyonnais ont besoin de quelques minutes pour trouver la solution afin de s’appuyer sur leur supériorité numérique au milieu de terrain (quatre contre trois). Logiquement c’est Jordan Ferri qui est à l’origine des premiers mouvements intéressants de l’OL. Intercalé entre l’attaque (Brandao-Erding) et le milieu adverse (Cohade-Lemoine), le jeune milieu de terrain trouve des espaces dès que le pressing de l’ASSE se relâche dans l’entrejeu.

Une illustration pour comprendre l'importance des déplacements de Malbranque et Mvuemba pour libérer Ferri dans l'axe.

Quand le bloc stéphanois reste très haut (symbolisé ici par la position de Trémoulinas face à Tolisso), les milieux de terrain suivent et prennent en charge le marquage de Ferri. Ici, Lemoine lâche Mvuemba, à l’opposée de l’action, pour s’occuper du jeune Lyonnais et compléter le travail de Cohade face à Malbranque.

Pour Saint-Etienne, le danger peut venir de Ferri. Intercalé entre les deux lignes stéphanoises (Brandao-Erding, Cohade-Lemoine), le milieu lyonnais

En revanche, dès que l’OL a de la place dans sa moitié de terrain, les décrochages de Malbranque et Mvuemba, permettent de desserrer l’étau autour de Ferri. Dans le sens du jeu, il recherche ensuite les appels de Lacazette ou Gomis, dans le dos de Clerc et Trémoulinas, parfois en passant par les relais de Mvuemba ou Malbranque pour les servir au sol.

Sa première cible se nomme Alexandre Lacazette. Profitant du marquage de Clerc sur Bedimo, l’attaquant lyonnais plonge sur l’aile gauche dans le dos du latéral adverse pour se retrouver face à Zouma (8e, premier corner de la partie). Au fil des minutes, l’OL travaille pour libérer Ferri au milieu de terrain : lorsque le bloc stéphanois est replié, Malbranque et Mvuemba décrochent à tour de rôle pour fluidifier la circulation de balle et créer des conditions idéales pour leur partenaire. Ils peuvent ensuite jouer les relais dans le camp stéphanois pour trouver leurs attaquants (voir ci-dessus).

Les Verts collectivement, l’OL sur ses individualités 

Quelques déboulés de Lacazette plus tard, c’est pourtant Saint-Etienne qui reprend l’ascendant et se crée la première occasion de la rencontre sur un débordement de Trémoulinas côté gauche (enfin une combinaison qui fonctionne !, 20e). A défaut de créer d’autres décalages de ce genre, les Verts appuient directement sur la défense centrale lyonnaise en provoquant des deux-contre-deux face à Brandao et Erding. Sall envoie une première ouverture dangereuse (27e), avant que Trémoulinas ne centre de loin pour Brandao. Gonalons battu sur la passe de l’ancien Bordelais, le Brésilien remet dans la course de Erding qui parvient à pousser la balle au fond des filets (28e).

A défaut de trouver des solutions courtes pour créer le décalage sur l'aile, Saint-Etienne adopte une approche plus directe. Sur l'ouverture du score (28e), Trémoulinas, toujours seul face à Tolisso, alerte Brandao alors qu'un deux-contre-deux se joue dans la surface entre les attaquants stéphanois et la défense centrale lyonnaise.

A défaut de trouver des solutions courtes pour accompagner Trémoulinas, Saint-Etienne adopte une approche plus directe. Sur l’ouverture du score (28e), le latéral gauche, toujours seul face à Tolisso, alerte Brandao alors qu’un deux-contre-deux se joue dans la surface entre les attaquants stéphanois et la défense centrale lyonnaise. Bedimo est en retard et ne reviendra pas.

Avec cet avantage au tableau d’affichage, difficile d’imaginer les Verts perdre le fil de la rencontre. Collectivement, leur 3-5-2 semble parfaitement répondre à l’animation lyonnaise. Mais les duels ne sont pas une science exacte et l’arrière-garde (Sall, Guilavogui, Zouma, Perrin) va l’apprendre à ses dépens sur l’égalisation de Lacazette. Récupérant la balle côté droit (dans le dos de Trémoulinas sur Tolisso), Gomis parvient à s’extraire de cette zone en dépassant Perrin, Guilavogui et Sall. Il lance ensuite Lacazette par-dessus Zouma, qui bat Ruffier d’une belle volée (39e).

Deuxième mi-temps 

Après la pause, Saint-Etienne revient dans une disposition plus défensive. Toujours en première ligne, Brandao et Erding prennent désormais en compte la présence de Ferri dans leur dos. Au lieu de concentrer leurs efforts sur les défenseurs centraux adverses, et de compter sur la sortie de Lemoine ou Cohade pour prendre le milieu défensif, ils se déplacent entre Gonalons, Ferri et Koné. Saint-Etienne conserve ainsi une présence dans la zone du milieu de terrain, repoussant le jeu vers les couloirs et les lancements de jeu de Gonalons ou Koné.

Au retour des vestiaires, Saint-Etienne s'est ajusté pour régler le cas de Jordan Ferri.

Au retour des vestiaires, Saint-Etienne s’est ajusté pour régler le cas de Jordan Ferri. Au lieu de se focaliser sur les deux défenseurs centraux de l’OL, Erding et Brandao coulissent pour toujours rester dans la zone du milieu de terrain : Brandao sort sur Koné, Erding lâche Gonalons et prend Ferri. Dans l’autre sens, Erding sort sur Gonalons, Brandao redescend prendre Ferri et laisse Koné.

C’est ensuite aux latéraux et aux milieux de terrain d’intervenir pour bloquer les combinaisons adverses. Trémoulinas et Clerc sortent toujours au pressing sur Tolisso et Bedimo, alors que Cohade, Lemoine et Guilavogui tentent d’enfermer la circulation de balle adverse sur un demi-terrain. Le joueur prêté par l’Atletico Madrid réalise un très gros travail face aux décrochages des attaquants lyonnais (Lacazette, Briand), soulageant ainsi ses partenaires. Manquant de point d’appui dans la profondeur, le jeu de l’OL est très latéral : on va de la droite vers la gauche en passant par les relais de Ferri ou Mvuemba dans l’axe, mais le bloc stéphanois coulisse bien la plupart du temps et parvient à fermer les actions quand elles finissent côté opposé (sauf sur l’action « litigieuse » du centre de Briand contré de la main par Sall, 63e).

Si Ferri touche moins de ballons intéressants dans sa moitié de terrain, il retrouve toutefois son rôle d'organisateur dans le camp adverse, lorsque l'OL parvient à ressortir le ballon des côtés ou du coeur du jeu (en résistant à la pression adverse). Intercalé entre les milieux et les attaquants stéphanois, il peut ensuite orienter le jeu côté opposé.

Si Ferri touche moins de ballons intéressants dans sa moitié de terrain, il retrouve toutefois son rôle d’organisateur dans le camp adverse, lorsque l’OL parvient à ressortir le ballon des côtés. Intercalé entre les milieux et les attaquants stéphanois, il peut ensuite orienter le jeu côté opposé.

Avec le ballon, les Verts profitent en plus de la sortie de Gourcuff (remplacé par Briand, 46e), qui n’a pas été remplacé poste pour poste. Alors que Gomis est resté dans sa zone d’attaquant droit, les positionnements de Briand et Lacazette ne sont pas bien définis (entre l’aile gauche et la pointe de l’attaque) : Guilavogui en profite pour récupérer beaucoup de ballons au milieu de terrain et orienter le jeu sur la largeur. Souvent, il a ainsi renversé le jeu de la droite vers la gauche, alertant un Trémoulinas logiquement seul côté opposé.

Avec la sortie de Gourcuff, l'OL perd un joueur qui restait constamment dans l'axe, partageant la zone de Guilavogui. Tout au long de la 2ème mi-temps, le milieu stéphanois a bénéficié de beaucoup plus d'espaces en raison du repositionnement approximatif

Avec la sortie de Gourcuff, l’OL perd un joueur qui restait constamment dans l’axe, et partageait la zone de Guilavogui. Tout au long de la 2ème mi-temps, le milieu stéphanois a bénéficié de beaucoup plus d’espaces en raison du positionnement approximatif du nouveau trio d’attaque de l’OL Il a profité de ce champ libre pour ouvrir le jeu sur les extérieurs, vers Clerc ou Trémoulinas.

Coaching : 

Après l’entrée forcée de Briand à la mi-temps côté lyonnais, Christophe Galtier est le premier coach à bouger en deuxième période. Erding, sans doute fatigué des efforts accomplis depuis le début du match, est remplacé par Gradel (68e). L’Ivoirien reprend le rôle de second attaquant laissé par l’international turc, y ajoutant ses dribbles et sa capacité à jouer les un-contre-un. Penchant naturellement à droite, il est à l’origine et à la conclusion du second but stéphanois, travaillant avec Cohade et Clerc dans le couloir avant de se retrouver dans la surface pour reprendre le ballon relâché par Lopes (74e).

Ce but oblige l’OL à se ruer à l’attaque dans les dernières minutes de jeu. Danic entre à la place de Malbranque et se positionne sur l’aile gauche, faisant passer l’équipe en 4-4-2, voire 4-2-4. Saint-Etienne recule et ses latéraux avec, ce qui limite dès lors les possibilités de ressortir proprement et de conserver le ballon pour les Verts. Lyon pousse fort, obtient plusieurs corners mais Saint-Etienne s’en sort. Les Verts ont même une balle de break avec un 3 contre 1 mené par Brandao (88e) mais le Brésilien manque de lucidité à la finition alors que Trémoulinas et Gradel sont dans la surface lyonnaise. Un raté qui ne coûtera finalement pas très cher : Saint-Etienne s’impose et reste sur les talons du LOSC dans la course à la 3ème place.

Conclusion :

Une très belle victoire tactique pour Saint-Etienne et Christophe Galtier. Le 3-5-2 a annihilé les principaux points forts du losange lyonnais, les latéraux en tête : Tolisso et surtout Bedimo ont été absolument invisibles hier soir. Sans leur apport, l’OL devait compter sur ses individualités, qui lui ont d’ailleurs permis de revenir dans le match avant la pause malgré la supériorité numérique en faveur des Verts. La vrai difficulté pour l’ASSE résidait ensuite dans la bonne animation du système, mais Trémoulinas a apporté une réponse à lui seul par son activité dans le couloir gauche. Parfaitement taillé pour le poste, l’ancien Bordelais a été de tous les bons coups et favorisé la maîtrise de la rencontre en se rendant disponible sur l’aile jusqu’au baroud d’honneur lyonnais dans les dernières minutes.

 

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5 réponses

  1. Louharse dit :

    Article très intéressant! (Enfin un sur les verts d’ailleurs ^^)
    Je n’ai vu que la deuxième mi-temps, mais j’ai l’impression que l’abandon du losange pour un 4-4-2 plus classique a apporté plus de verticalité au jeu lyonnais, et a notamment participé au recul des latéraux stéphanois par la menace que représentaient les ailiers.
    Penses-tu que ce système pourrait être ré-utilisé par Garde contre la Juve ? Il semble en tout cas plus adapté à contre un 3-5-2 que ne l’est sa formation habituelle.

  2. DT21 dit :

    Salut et merci pour cet article très intéressant!!

    Pour continuer le débat sur ce match, j’ai l’impression que Rémi Garde, surpris par le système n’a pas su réagir assez vite pour rectifer le tir. Par exemple, on a tous vu que Trémoulinas était quasiment « le seul » danger offensif chez les Verts, mais Tolisso était mal placé et peu aidé collectivement. Peut-être Rémi Garde aurait du lui dire de jouer plus haut, plus proche de Trémoulinas dès le départ, en sachant que Ferri aurait pu couvrir ou l’accompagner pour ne pas trop l’exposer dans son dos.

    Car,selon moi, si Lyon avait juste pu contenir un peu mieux Trémoulinas les Verts n’auraient rien pu faire offensivement, tant l’animation, le mouvement et la technique manquent dans cette équipe (Hamouma?) surtout derrière ou les 3 + Guilavogui n’ont rien apporté niveau relance.
    Si un seul joueur du 3-5-2 a suffi pour faire très mal au système lyonnais j’ose imaginer contre la Juve qui elle maitrise magnifiquement l’animation dans ce système. Il y a un risque de démonstration italienne malheureusement pour nous….

  3. @Louharse – Si Lyon avait la balle contre la Juve, j’aurais répondu oui. Mais ça ne sera pas le cas. Et dans ce cas, le 4-4-2 sera extrêmement difficile, voire impossible, à tenir face au 3-5-2 de la Juve en raison de l’infériorité numérique dans l’axe.

    @DT21 – En effet, tout au long du match, Tolisso a eu du mal à se positionner face à Trémoulinas. A sa décharge, il fallait aussi protéger la profondeur puisque Saint-Etienne jouait avec deux attaquants (donc un capable d’aller demander la balle dans son dos). Sans doute les limites de Tolisso-Ferri, jeune, première saison etc…

  4. Yassine dit :

    Merci pour cet article éclairant sur la très belle bataille tactique qu’a été ce match.

    @DT21 – C’est un peu exagéré de dire « si Lyon avait juste pu contenir un peu mieux Trémoulinas les Verts n’auraient rien pu faire offensivement, tant l’animation, le mouvement et la technique manquent dans cette équipe (Hamouma?) ». Galtier a parfaitement reconnu les faiblesses de ses deux tactiques habituelles (4-2-3-1/4-3-3) face au 4-4-2 losange (principalement le 2v2 en défense centrale et le contrôle du milieu). Il a fait le choix ultra audacieux de lancer une défense à 3 inédite pour avoir un « spare man » derrière à mon avis en considérant que la ligne d’attaque lyonnaise a plus de talent que son milieu de terrain (au moins sur ce match au vu des absents coté lyonnais, notamment grenier). Par la même occasion, il en a profité pour mettre la pression sur une défense lyonnaise recomposée en créant son propre 2v2 en attaque. Il a donc parfaitement mis en valeur les défauts de la formation lyonnaise tout en minimisant l’exposition des défauts de la sienne (en gros la liberté laissé à ferry). Le pari osé était que ces joueurs serait assez intelligent pour implémenter un système complètement nouveau pour eux et force est de constater que ça a très bien marché. Merci Galtier et les joueurs !

  1. 31 mars 2014

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