Ligue 1 2015/16 : la domination du PSG et l’efficacité de Nice

Les principaux championnats s’étant achevés ce week-end, l’heure est au bilan. D’ici l’Euro, plusieurs articles statistiques vont se succéder et pour ouvrir cette série, on s’attaque à la Ligue 1.

Dans cet article, nous avons étudié les tirs tentés et concédés par les 20 équipes du championnat.

De ces chiffres, nous avons dégagé trois données sur lesquelles sont fondés les commentaires.
– la différence de tirs (nombre de tirs tentés – nombre de tirs concédés),
– l’efficacité offensive (nombre de tirs tentés / nombre de buts marqués),
– l’efficacité défensive (nombre de tirs concédés / nombre de buts encaissés).

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Différence de tirs : une Ligue 1 médiocre ?

Avec cette donnée, trois équipes sortent du lot : le PSG et Lyon ont dominé ; l’ESTAC a subi. En moyenne, les deux formations au sommet du championnat ont terminé leurs rencontres avec 5 tirs de plus que leurs adversaires. A l’opposée, Troyes fait figure de lanterne très rouge avec près de 5 tirs de moins tentés par match.

Assez large par rapport au reste de la Ligue 1, la domination parisiano-lyonnaise n’est pourtant pas du même niveau que les équipes qui ont eu le dessus dans les grands championnats.

En comparant leurs chiffres avec ceux des clubs de Premier League, Bundesliga, Serie A et Liga, les deux premiers représentants français se retrouvent aux portes du top 10. Evidemment, derrière des cadors mais aussi derrière des équipes qu’ils retrouveront sans doute sur la scène européenne la saison prochaine.

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Relevons au passage les positions de Naples et du Borussia Dortmund qui ont tous les deux vécu une petite révolution cette saison sur le plan offensif (Sarri et Tuchel).

Au-delà des cas de ses locomotives, la Ligue 1 a surtout été très homogène (ou médiocre). A l’issue des 38 journées, 12 équipes se retrouvent avec une différence de tirs entre -1,5 et +1,5/match : Monaco, Nice, Saint-Etienne, Caen, Rennes, Angers, Bordeaux, Montpellier, Nantes, Toulouse, Reims, Ajaccio.

A titre de comparaison, ce ventre mou ne comprend que 4 équipes en Allemagne, 6 en Serie A, 7 en Premier League et 8 en Liga. Bref, la Ligue 1 2015/16 ou un championnat avec des leaders pas si dominateurs et un niveau très resserré derrière… si l’on excepte le cas de Troyes.

Progression / régression : les chutes de l’ASM et de l’OM

Cet élargissement du milieu de tableau s’explique par la chute de plusieurs équipes. Par rapport à la saison dernière, Monaco, Saint-Etienne, Bordeaux sont venus grossir les rangs du ventre mou en voyant leurs différences de tirs tomber en dessous des 1,5/match. La chute de l’ASM a été particulièrement vertigineuse, l’équipe passant de 2,1 tirs par match de plus à 1,3 tirs de moins.

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En terme de baisse, impossible aussi de passer sous silence celle de l’Olympique de Marseille. La saison dernière, les Phocéens avaient tout simplement la meilleure différence de tirs/match du championnat (+3,5). Ils étaient même devant le PSG (+2,7) et l’OL (+2,9).

Au final, derrière les deux leaders à l’issue des 38 journées, la meilleure progression est à mettre à l’actif du Stade Malherbe de Caen qui termine avec un bilan équilibré (0). Bastia et Guingamp suivent de près : si leurs différences restent négatives, les deux équipes ont moins subi par rapport à la saison dernière.

Efficacité : la réussite niçoise, les ambitions lilloises ? 

Tout au long de la saison, l’OGC Nice a eu les faveurs des observateurs en proposant un jeu de possession agréable à suivre et tourné vers l’avant. Pourtant en terme de différence de tirs (voir précédemment), les Niçois ne sortent pas du lot. Ils ont même en moyenne moins tiré au but que leurs adversaires malgré une possession de balle supérieure (56,2%).
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Pour expliquer la 4ème place de hommes de Claude Puel, il faut se pencher sur leur efficacité dans les deux surfaces. Offensivement, le Gym a été la deuxième équipe la plus efficace du championnat derrière le PSG (1 but tous les 6,7 tirs pour les Niçois).

Et en défense, les Aiglons sont aussi parvenus à se hisser dans le top 5 derrière Paris, Lille, Saint-Etienne et Angers. Avec le PSG, Nice est la seule équipe à se retrouver dans les deux tops 5.

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Les chiffres de l’Olympique Lyonnais permettent en partie d’expliquer sa remontée lors de la deuxième partie de saison. Devant, les Gones ont réglé leurs problèmes d’efficacité devant le but. Derrière, à défaut d’être plus solide, la défense a grandement profité du changement de système opéré par Bruno Génésio. Le passage en 4-5-1 a permis de récupérer les ballons plus haut et donc de concéder moins de tirs.

Le cas de Lille est aussi intéressant avec une défense efficace (2ème) et une attaque parmi les pires du championnat (18ème). La vente annoncée de Boufal va permettre au LOSC d’amorcer un grand chantier pour tenter de renforcer l’équipe offensivement. Et en faire un candidat au podium la saison prochaine ?

 

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