Real Madrid 1-0 Paris SG, l’analyse tactique

Des attaquants qui touchent trois fois les montants, Trapp qui offre un but improbable, Cavani qui rate l’immanquable… Le PSG n’aurait donc manqué que de réussite hier soir à Madrid ? Pas sûr lorsque l’on se penche en détails sur cette deuxième confrontation entre les favoris du groupe A… Car si les Parisiens ont peut-être réalisé leur meilleure mi-temps de la saison durant le premier acte, ils ont aussi profité des largesses d’un Real alors trop passif pour rivaliser. Revenus des vestiaires sur les mêmes bases qu’à l’aller, les Madrilènes ont ensuite été bien meilleurs après la pause, conservant en toute logique leur petit avantage acquis contre le cours du jeu.

Les compositions : 

Pour cette deuxième confrontation, le Real Madrid était toujours privé de Bale et Benzema. James a lui fait son retour en championnat mais débutait sur le banc de touche. Par rapport au match aller, Modric a intégré le onze-type à la place de Lucas Vasquez. Le Croate a pris place aux côtés de Casemiro dans l’entrejeu, laissant à Kroos le poste de n°10 derrière Ronaldo.

Côté parisien, aucune surprise dans la composition d’équipe de Laurent Blanc. De retour de blessure, David Luiz a repris sa place en défense centrale aux côtés de Thiago Silva.

Real Madrid vs Paris SG - Football tactics and formations

Offensivement : une animation retouchée 

A l’aller, le Paris Saint-Germain s’était heurté à une formation madrilène extrêmement bien organisée. Rafa Benitez avait parfaitement préparé son équipe en ciblant les deux Italiens du PSG, Motta et Verratti.

Grâce à la qualité de Kroos et au travail d’Isco derrière Ronaldo, les Madrilènes avaient limité l’influence des deux milieux parisiens, les poussant à la faute dans leur propre moitié de terrain en début de partie (lire : PSG 0-0 Real Madrid, l’analyse tactique). Benitez avait ainsi appuyé sur une force du PSG, qui peut se transformer en faiblesse dans les grands rendez-vous : sa propension à multiplier les passes courtes sans forcément progresser vers le but adverse. Le Real a profité de ce laps de temps pour resserrer son bloc côté ballon.

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Avec un système de jeu identique, il fallait s’attendre à voir le Real procéder de la même manière hier soir dans son stade. Mais cette fois, Paris s’y était bien préparé. Les Madrilènes étaient en plus moins bien armés : ni Modric ni Casemiro n’ont semblé capable de reproduire la performance réalisée par Kroos au parc des Princes en allant chercher les milieux parisiens.

Très vite dans le match, les joueurs de Laurent Blanc ont ainsi trouvé des solutions en exploitant des intervalles bien précis, entre les ailiers et les milieux axiaux (zones séparants Isco-Modric et Jesé-Casemiro). Rappel encore une fois sur le match aller : les deux excentrés du Real alternaient entre protection de la zone dans la moitié de terrain adverse et surveillance des latéraux parisiens dans leur propre camp.

Paris a largement profité de cet « entre-deux » des ailiers adverses lorsque le bloc du Real était au niveau de la ligne médiane (moment où Isco et Jesé devaient basculer d’une tâche à l’autre). Contrairement à la 1ère mi-temps du match aller, Ibrahimovic est resté en position d’attaquant, laissant à Di Maria et Cavani (ou Matuidi) la tâche de redescendre offrir des solutions à leurs milieux de terrain. Jouant en remise, les deux joueurs ont permis aux Parisiens de bien utiliser la largeur et ainsi éviter d’être enfermé sur un côté du terrain.

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A l’aller, Ibrahimovic décrochait entre les deux axiaux madrilènes, facilitant la tâche d’un bloc adverse resserré côté ballon. Cette fois, le déplacement de Di Maria offre un relais à Motta-Verratti pour renverser côté opposé.

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Sur les renversements de droite à gauche, Matuidi pouvait suppléer Cavani. A noter la solitude de Kroos entre Motta et Verratti. A l’aller, l’Allemand abattait le même travail mais avec l’aide d’Isco et en sortant de sa position de n°8. Cette fois, aucun 8 n’est sorti et Ronaldo ne l’a pas soutenu.

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20e minute de jeu : Di Maria demande à nouveau le ballon dans l’intervalle entre Casemiro et Jesé. Dans le sens du jeu, il efface Casemiro et lance Aurier dans le couloir, lequel trouve Matuidi d’un centre en retrait dans la surface. Premier tir cadré parisien du match.

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Au fil des minutes, le Real Madrid est pris par l’animation parisienne et les mouvements de ses ailiers : s’il resserre à l’intérieur (Isco et Modric), les milieux parisiens peuvent ouvrir directement dans le couloir.

Preuve de l’apport de Di Maria et Cavani, le cumul des passes des deux joueurs est quasiment passé du simple au double par rapport au match aller (130 contre 67). Au bout des 90 minutes disputées au Bernabeu, Di Maria a terminé avec 86 passes (contre 48 à l’aller). Cavani a fini à 44 passes (contre 19 à l’aller). Autre indication des changements de rôle entre les trois attaquants, Ibrahimovic a moins influé sur la possession parisienne (58 passes à l’aller contre 42 au retour), mais a joué une plus grande proportion de ballons dans le dernier tiers (22 passes dans les 30m du Real hier soit 52%, contre 17 à l’aller soit 29%).

Au final, le pressing madrilène n’a été efficace que lorsqu’il se faisait très haut dans la moitié de terrain parisienne, afin de bloquer la première relance (partant de Trapp généralement). Dès que le PSG parvenait à sortir de ses 30 mètres, les déplacements de Di Maria, Cavani ou même Matuidi permettaient de maintenir la circulation du ballon sur un rythme suffisant afin de forcer les Madrilènes à reculer.

Les montées d’Aurier et Maxwell ont ensuite apporté un plus dans les trente derniers mètres (comme souvent) : le premier a souvent profité des services de Di Maria pour arriver lancé. Maxwell a lui fait plus parler ses qualités de passes et de centre pour créer le danger dans la surface adverse (tir d’Ibrahimovic, 21e – centre dangereux mais non-repris par Cavani et Ibrahimovic, 39e).

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En orange les ballons touchés par Di Maria et Cavani à l’aller ; en bleu, les ballons touchés au retour.

Défensivement : des milieux madrilènes étouffés 

Sans le ballon, le PSG a aussi rapidement pris la mesure de son adversaire en s’appuyant là encore sur ses limites du soir. Le positionnement de Kroos en n°10 a en effet grandement facilité la tâche des Parisiens. Dos au but, l’Allemand était une cible facile pour Thiago Motta qui ne l’a pas lâché, même lorsqu’il décrochait très bas dans son camp pour participer à la relance.

L’objectif des Parisiens était clair : empêcher Ramos et Varane et trouver les relais de Modric, Casemiro ou Kroos dans l’entrejeu. Ces remises leur permettent habituellement de « fixer » le bloc adverse et de s’ouvrir le terrain pour trouver ensuite les attaquants dans la profondeur. En empêchant ces redoublements de passes, Paris a complètement verrouillé la préparation madrilène, la repoussant sur les côtés.

Dans leur moitié de terrain, les Parisiens conservaient la même envie de faire bloc en ne laissant que peu d’espaces au porteur et aux solutions les plus courtes se présentant à lui. Pendant la première mi-temps, le Real a ainsi eu toutes les peines du monde à créer le danger sur les buts de Trapp, excepté sur un éclair d’Isco dans les arrêts de jeu (47e). Le but « gag » de Nacho (35e) est lui intervenu sur l’une des rares séquences qui a vu les milieux madrilènes bénéficier d’espaces. Suffisamment pour que Kroos puisse tenter sa chance (et être contré).

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Motta sort loin de sa zone habituelle pour chasser Kroos et l’empêcher de créer le surnombre qui permettrait au Real de « s’ouvrir » le terrain.

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Ramos et Varane ont de l’espace, mais ils n’ont pas les relais nécessaires pour mettre du rythme dans la circulation et faire bouger le bloc adverse.

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En position basse, les Parisiens conservent la même attitude et restent proches de leurs adversaires.

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Et lorsque le Real sort d’une zone dense en adversaires, même Ibrahimovic s’y met pour venir en aide au reste de l’équipe.

Le bon comportement des Parisiens en phase défensive leur a offert plusieurs opportunités sur attaque rapide. Lancées par de bonnes premières touches vers l’avant, celles-ci ont été bien mieux menées qu’à l’aller, qui avait vu la défense madrilène contrôler parfaitement les courses adverses.

L’entrée en jeu de Rabiot (17e) a apporté un plus sur ces secondes suivant la récupération, le Français étant plus porté vers l’avant que Verratti : son tir sur le poteau a suivi un ballon récupéré par Cavani dans le camp adverse (36e). Ce jeu de transition a aussi permis au PSG d’entrer dans la surface madrilène d’entrée de jeu (3e), à Maxwell de créer le danger sur un centre manqué par ses attaquants (40e) et à Di Maria de donner une énorme balle de but à Cavani avant la mi-temps suite à un corner bien renvoyé (45e+4).

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En verrouillant le milieu de terrain en étant très proches de Kroos, Modric et Casemiro, les Parisiens ont repoussé les premières passes madrilènes sur les côtés, où ils réalisaient ensuite la plupart de leurs actions défensives (tacles, interceptions en bleu, fautes en orange).

Le sursaut du Real Madrid : 

Ce face-à-face gâché par Cavani a certainement fait office de tournant. Car après la pause, le PSG n’est plus parvenu à se créer de situations aussi franches devant le but de Keylor Navas, qui a finalement passé une soirée tranquille (seulement 2 arrêts à effectuer contre 7 pour Trapp…). A l’instar des Parisiens au match aller, qui avaient été malmenés en première mi-temps, les Madrilènes sont en effet revenus bien meilleurs après la pause.

Ce renouveau est d’abord passé par une plus grande activité au milieu de terrain. Complètement effacé durant le premier acte, Ronaldo a plus travaillé aux côtés Kroos afin de perturber la circulation de balle adverse. Même chose pour Casemiro et Modric, qui sont allés chercher plus haut leurs adversaires directs, accompagnés évidemment par Isco et Jesé. Résultat, moins de temps pour le porteur de balle parisien et donc moins d’opportunités pour trouver les fameux intervalles (ailier-axial) qui avaient tant profité au PSG en première mi-temps.

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Après la pause, les Madrilènes sont beaucoup plus en bloc. Leur pressing « côté » est enfin efficace et oblige Paris à reculer pour conserver le ballon.

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Plusieurs fois, Ronaldo est revenu dans le dos du porteur afin de l’enfermer et tenter de récupérer le ballon. Des prises à deux ou trois qui auraient pu coûter chers au PSG.

Avec le ballon, les joueurs de Rafa Benitez ont aussi déjoué le pressing parisien. Le trois-contre-trois dans l’entrejeu (Matuidi-Modric, Motta-Kroos, Rabiot-Casemiro) a été perturbé à la fois par les changements de zone des milieux (Modric) et les décrochages d’Isco ou Ronaldo. Ce regain de forme avec et sans ballon a permis au Real de bien rentrer dans la deuxième mi-temps : pour la première fois depuis le second quart d’heure du match aller (15e-30e), ils ont eu l’avantage sur le plan de la possession jusqu’à l’heure de jeu.

Cela n’a toutefois pas dure puisque les Parisiens ont remis le pied sur le ballon dans la dernière demi-heure. Le Real s’est alors contenté du minimum, acceptant de subir en position basse en attendant le moment opportun en contre (Isco, 73e). Avec l’avantage au score (1-0, 35e), il avait de toute façon réglé l’essentiel en mettant fin aux problèmes dans l’entrejeu. Comme à l’aller, il est resté très solide derrière, Varane et Ramos régnant en maître dans leur surface de réparation.

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Modric dézone et attire Matuidi, Isco repique et propose une solution dans l’intervalle libéré. Une action d’école pour ouvrir l’axe à Sergio Ramos.

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Lorsqu’il accepte de subir, le Real se repositionne en 4-4-1-1 et « contrôle » les offensives adverses. Contrairement au premier acte, Ronaldo reste actif dans l’axe pour gêner les milieux parisiens.

Paris, sans second souffle : 

Face à un adversaire mieux en place, le PSG a eu plus de mal à créer le danger. La pression plus importante sur son milieu de terrain a empêché les transmissions-clés de la première mi-temps, contenant les offensives parisiennes dans les couloirs. Le jeu a penché côté gauche autour de Maxwell (56 ballons touchés, autant que Thiago Motta et plus que Rabiot). Repiquant dans l’axe, Di Maria a offert des solutions à plusieurs reprises (66 ballons touchés…), cherchant par la suite la passe-clé dans le dos de la défense pour Ibrahimovic ou Cavani. Malheureusement, l’Argentin a manqué de justesse sur ces passes difficiles.

Excepté son tir sur le poteau en fin de match (88e), Paris ne s’est pas crée la moindre grosse occasion après la pause. L’entrée en jeu de Lucas (75e) à la place de Matuidi n’a strictement rien apporté.

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La zone préférentielle de Di Maria en 2e mi-temps, entre les deux premières lignes du Real à la recherche de solutions dans le dos de la dernière.

Conclusion :

Sans changer son onze de départ, le PSG a rendu une copie bien plus encourageante que celle du match aller, notamment sur le plan de l’animation. Les consignes différentes données à Di Maria, Cavani ou Ibrahimovic ont permis d’exploiter les intervalles dans le bloc madrilène, sans toutefois en profiter au tableau d’affichage.

Ce manque de réalisme ne doit toutefois pas cacher le fait que le Real a aussi été pour beaucoup dans la très bonne première mi-temps du PSG. Mal organisé dans l’entrejeu, les Madrilènes ont laissé trop d’espaces aux milieux parisiens pour profiter des espaces dans leur 4-4-2. Leur regain de forme après la pause l’a d’ailleurs confirmé : plus actifs, ils ont bloqué les circuits préférentiels parisiens et retrouvé un certain contrôle sur la partie.

 

 

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10 réponses

  1. HyghlyXO dit :

    bof… je ne suis pas vraiment d’accord avec la tournure de votre analyse………

  2. aziz dit :

    @HyghlyXO
    Je n’ai pas vu le match et je ne peux pas avoir d’avis. Cependant, je serai bien intéressé de connaitre vos objections à l’analyse de Florent.

  3. TitiHenry dit :

    Ce match était une énigme tactique tant je ne comprends pas le Real qui avait si brillamment pressé le PSG et réussie à annihiler le jeu de possession parisiens, pour hier soir au final déjouer totalement, surtout défensivement. Après je veux bien que le positionnement d’un Di Maria assez libre ait fait du mal aux Madrilènes, mais Ibra l’était tout autant à l’aller, pourtant il était particulièrement bien géré… Ce match est aussi une énigme en partie grâce au but assez comique du Real, mais aussi sur l’irréalisme des attaquants parisiens, censé être leurs points forts (qui aligne deux attaquants), Cavani a montré son réel niveau dans des matches de haut niveau…

    Après que les Parisiens soient contents de cette défaite je trouve ça étrange. C’est un signe de faiblesse, même avec des occasions d’être incapable de battre un Real qui ne sera jamais aussi faible que ce soir cette année. Une faiblesse exprimée surtout dans les phases de transition conservation/explosion dans les 30 derniers mètres, le retour du trio : James, Bâle et Benzema fera beaucoup de bien….

  4. Ollygan dit :

    J’attendais l’analyse avec impatience. Pour avoir été très attentif durant le match, je suis d’accord avec l’analyse. Vous mettez un peu en avant la relation privilégiée entre Cava Et Maria. Cela doit sans doute être une piste de travail pour L. Blanc. Ibrahimovic n’a absolument rien proposé. Les seuls ballons qu’il a distribué et qui ont accéléré le jeu, étaient au milieu du terrain. Il y a vraisemblablement un pb de postes devant..

  5. Lost in T dit :

    Merci pour l’article. C’est toujours très plaisant a lire. Je serai tres curieux d’avoir un petit dossier sur l’évolution tactique du PSG sous Laurent Blanc, sa progression en tant qu’entraîneur.

    J’ai l’impression qu’il s’améliore dans sa préparation des matchs mais que ses changements en cours de match difficile sont rarement pertinent. Peut être une fois qu’il sera parti vous pourrez faire un bilan tactique.

    Aussi, je comprends bien que l’objectif du blog est d’analyser des comportements tactiques et non d’en désigner un comme plus adapte qu’un autre a une équipe mais je serai curieux de connaître l’avis de Florent Toniutti sur la meilleure composition et animation pour le PSG cette saison :)

    En attendant la suite !

  6. Je trouve qu’il y a eu des progrès contre le Real Madrid, malgré la défaite. Défensivement notamment, Paris a quand même fait un gros match en éteignant la possession madrilène. Après offensivement, cette équipe a des limites pour le haut niveau (pas assez de changement de rythme : Verratti, Motta, Ibrahimovic, ça fait trois piliers qui vont toujours jouer à la même vitesse ou presque). Ca en fait une équipe de très haut niveau technique mais qui reste prévisible et peut être en difficulté face à des formations capables de hausser le niveau et surtout le rythme d’une rencontre (le Real l’a fait à l’aller, le Barça peut le faire, le Bayern le démontre en ce moment etc…). Bref, un outsider au dernier carré mais loin des favoris à la victoire finale.

  7. Pilou dit :

    et j’ajouterais que, compte tenu du haut niveau technique moyen de l’équipe, les limites techniques de joueurs comme Cavani ou encore Matuidi sont d’autant plus criantes…
    Et c’est justement l’animation offensive, qui manque de créativité, qui me fait douter du statut du PSG de « prétendant » à la victoire finale.
    Cela dit, je ne serais pas contre un peu plus de concurrence au milieu, quitte à remettre en cause l’inamovible « milieu à 3 » au profit de deux milieux techniques devant la défense et 4 joueurs offensifs(ben quoi, je croyais que le Barça était le modèle du club parisien donc assumons l’identité « technique »!)

  8. HyghlyXO dit :

    @aziz …. Je ne suis pas contre l’analyse de Florent Toniutti.. son analyse est très bonne… (d’ailleurs qui suis-je pour dire qu’elle est mauvaise ?) Florent Toniutti dit cela dans son commentaire :

    « Après offensivement, cette équipe a des limites pour le haut niveau (pas assez de changement de rythme : Verratti, Motta, Ibrahimovic, ça fait trois piliers qui vont toujours jouer à la même vitesse ou presque). Ca en fait une équipe de très haut niveau technique mais qui reste prévisible et peut être en difficulté face à des formations capables de hausser le niveau et surtout le rythme d’une rencontre (le Real l’a fait à l’aller, le Barça peut le faire, le Bayern le démontre en ce moment etc…).  »

    voilà ce qu’il a oublié de mettre en avant dans son analyse et qu’il rectifie en postant ce commentaire (enfin c ce que je pense). Je pense que là, il touche le vrai problème du PSG et des lacunes de Laurent Blanc, si on peut appeler ça des lacunes.

    et c’est notamment pourquoi je ne suis pas d’accord avec la « tournure » de son analyse (la manière dont-il a présenter les choses)… il a préféré mettre en avant l’organisation du Real Madrid plutôt que les lacunes offensives du PSG (c ce que je pense). Laurent Blanc a besoin d’expérimenté sa tactique…. comme le ferait un Guardiola si tu vois ce que je veux dire… Après Est-ce qu’il possède les joueurs pour le faire ?? je suis pas sûr…. J’espère que @Florent Toniutti fera un article dessus.

    Le commentaire de @Pilou est très juste aussi.

  9. HyghlyXO dit :

    @aziz … parce que je suis persuadé que si Ibra n’est pas dans le 11 de départ et que Cavani prend la place de Ibra en attaque et que Pastore se postionne en tant de MOG à la place de Cavani……. Le PSG aurait très certainement gagner cette rencontre.

    Après comme dit @Pilou….. il y a le problème Matuidi et sa technique pas terrible……. peut-être qu’un Rabiot à la place de Matuidi dans les matchs où chaque joueurs se doivent d’être au niveau techniquement serait beaucoup plus judicieux….. Matuidi pourrait éventuellement rentrer pour fermer la boutique en fin de match..

  10. Très intéressant post, j’aime bien votre style

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