Lyon 1-2 La Gantoise, l’analyse tactique

Mardi soir, le Stade Gerland a dit adieu à la Coupe d’Europe sur une défaite face à La Gantoise (1-2). Alors qu’ils auraient pu se relancer dans la course à la qualification en cas de victoire, les Lyonnais se sont montrés beaucoup trop passifs en première mi-temps, laissant jouer un adversaire qui a su intelligemment en profiter.

Les compositions : 

Pourtant, ça bouge à l’OL au coup d’envoi : pour ce 5ème match de Ligue des Champions de la saison, Hubert Fournier décide de changer de système. Beauvue débute sur le banc et laisse sa place aux côtés de Valbuena et Lacazette à Ghezzal. Plutôt que de rester en losange, L’OL débute la rencontre en 4-1-4-1 avec un trident composé de Ferri, Malbranque et Tolisso dans l’entrejeu.

Du côté de La Gantoise, on ne change pas une équipe qui a battu Valence lors de la journée précédente. Hein Vanhaezebrouck reconduit à la fois son 3-4-3 et les onze joueurs qui avait choisi pour débuter face aux Espagnols.

Lyon vs La Gantoise - Football tactics and formations

La passivité lyonnaise offre la maîtrise à La Gantoise : 

L’opposition 3-4-3/4-1-4-1 pose déjà un problème « sur le papier » pour l’OL : comment contrôler trois défenseurs avec le seul Lacazette à la pointe de l’attaque. En plus, La Gantoise n’a besoin que d’une poignée de secondes pour profiter de cet avantage. Les défenseurs font circuler le ballon entre eux, profitant du fait Lacazette n’est pas accompagné par Valbuena ou Ghezzal. Les deux ailiers sont en effet fixés sur les latéraux adverses.

Résultat, les Belges avancent facilement jusqu’au niveau de la ligne médiane. Dans la foulée, c’est leur allant offensif qui leur permet de mettre la défense lyonnaise en difficulté. Non contents d’avoir déjà trois solutions devant contre la défense à quatre des Lyonnais, les Belges s’appuient sur les montées conjointes de leurs latéraux, Saief et Foket pour offrir des solutions sur les extérieurs.

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Mitrovic sert Nielsen qui a tout le temps de se mettre dans le sens du jeu.

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Ghezzal suit la montée de Foket et ouvre le champ libre au défenseur adverse. Lacazette a beau revenir, ce dernier a le temps d’ajuster son ouverture vers l’aile opposée où Milicevic (face à Rafael) est accompagné par Saief.

Très rapidement, un premier scénario se met en place avec une équipe de La Gantoise en possession du ballon et des Lyonnais qui doivent boucler les espaces derrière. Les Belges font tourner le ballon aux abords de la ligne médiane en profitant de la passivité des milieux adverses. Les attaques sont ensuite déclenchées par des renversements de jeu (de Mitrovic, Nielsen ou Kums) qui permettent de lancer un attaquant et un latéral à l’opposée de la zone de construction.

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Lacazette et Malbranque laissent trop d’espaces à Mitrovic. Le défenseur en profite pour renverser le jeu vers Foket.

Mais malgré ce début de maîtrise belge, c’est bien l’OL qui ouvre le score par l’intermédiaire de Ferri (7e). Car si la Gantoise a la maîtrise du ballon, les Lyonnais répondent présents sur les phases de transition. Que ce soit à la récupération du ballon ou à la perte de celui-ci, les joueurs d’Hubert Fournier apparaissent plus tranchants sur leurs premières touches de balle dans ces premières minutes. Les contres et les ballons qui traînent tournent souvent à leur avantage.

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L’ouverture du score lyonnaise part d’un ballon gratté par Ferri consécutif à un tir de Bedimo mal renvoyé par Nielsen (7e).

L’OL recule, La Gantoise s’adapte : 

Ce but encaissé a le don de réveiller la formation belge, qui manquait jusque-là d’agressivité dans les zones chaudes. Déjà en possession du ballon, elle va en plus profiter du recul de l’Olympique Lyonnais. Car depuis son banc de touche, Hubert Fournier a détecté les problèmes posés par les montées conjointes de Saief et Foket sur les ailes.

Le latéral droit de La Gantoise est le joueur le plus recherché durant le premier quart d’heure de jeu. Depuis le flanc gauche, Kums et Mitrovic réussissent plusieurs transversales pour le lancer. En réaction, l’ancien coach du Stade de Reims demande à Ghezzal de reculer afin de suivre son adversaire direct, quitte à se retrouver sur la même ligne que ses défenseurs.

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En demandant à Ghezzal de reculer, Fournier permet à son équipe de mieux couvrir la largeur. La Gantoise ne peut plus vraiment s’appuyer sur les renversements de jeu de sa défense pour rentrer dans les 30 derniers mètres.

Le problème pour l’OL, c’est que La Gantoise a une réponse immédiate à ce choix délibéré de reculer. Avec un Ghezzal désormais obligé de jouer plus bas, l’OL perd un élément de sa ligne de quatre du milieu. Résultat, de plus grands espaces à attaquer pour les défenseurs belges à la gauche de Ferri. C’est évidemment Nielsen, le stoppeur droit, qui prend ses responsabilités. Car ce recul de Ghezzal ne s’accompagne pas non plus d’un regain d’agressivité des Lyonnais au milieu de terrain.

S’ils limitent l’influence de Neto et Kums dans l’entrejeu, les Gones ne font toujours rien face aux trois défenseurs. La Gantoise prépare donc désormais ses actions côté gauche pour libérer ensuite Nielsen à droite. Dépassant Ferri, coincé entre Neto et sa position, le défenseur a tout le temps de chercher ses trois attaquants dans les espaces dans l’axe ou ses latéraux, toujours dans des positions avancées sur les ailes.

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Ferri et Malbranque ont beau être proches de Neto et Kums, ces derniers ont toujours la possibilité de s’appuyer sur Asare ou Mitrovic pour sortir de la zone chaude. Le jeu ressort ensuite sur Nielsen, qui a le champ complètement libre à l’opposée pour s’avancer.

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Une fois dans le camp adverse, le défenseur a de nombreuses solutions à sa disposition.

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Schématiquement, l’organisation de La Gantoise : 5 joueurs pour construire et 5 solutions au contact de la défense adverse.

Au coeur de la première mi-temps, l’OL mène toujours au score mais est dominé territorialement et sur la plan de la possession de balle par son adversaire. A la pause, celle-ci s’élève à 58% pour La Gantoise contre seulement 42% pour l’OL. Sur une mi-temps, Lyon n’avait d’ailleurs jamais autant laissé le ballon à un adversaire depuis le début de saison (excepté le PSG lors du Trophée des Champions). Hier soir, la formation belge a fait mieux que Bordeaux (54%, 1ère mi-temps), Marseille (53%, 1ère mi-temps) et Reims (53%, 2ème mi-temps).

Et elle est payée de ses efforts puisque Milicevic égalise sur une joli coup-franc direct (31e). Avant ce but, Neto (10e) et Dejaegaere (21e) ont tenté leurs chances mais n’ont pas trouvé le cadre. L’attaquant a une autre opportunité juste avant la pause mais Lopes sauve les meubles (42e). Dans l’autre but, Sels a quelques arrêts à faire mais les tirs de Lacazette et Rafael viennent de trop loin pour l’inquiéter.

Malgré la domination belge, l’OL a pourtant des coups à jouer en contre. L’allant offensif de La Gantoise les met en effet à la merci des attaques lyonnaises lorsque les ballons n’arrivent pas à destination. En raison de leur position avancée, les latéraux sont souvent dépassés dès la perte de balle et de grands espaces sont exploitables dans leur dos. Mais la défense de La Gantoise tient le choc dans les duels en attendant le reste de son bloc, qui redescend plus vite que les projections lyonnaises.

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Lorsque l’OL récupérait le ballon, Lacazette et Valbuena pouvait se retrouver en situation d’égalité numérique avec les défenseurs adverses restés en couverture. Mais les adversaires arrivaient généralement à proximité plus rapidement que les soutiens.

L’autre solution : 

A la pause, le score n’est que de 1-1 mais l’OL vient de recevoir une véritable leçon tactique de la part d’un adversaire agréable. La Gantoise n’a absolument pas été gêné par le positionnement plus défensif des Lyonnais, trouvant à chaque fois un circuit de passes capable de mettre à mal leur défense.

Il était pourtant clair que la solution pour les Gones devait venir d’une plus grande activité face à la relance belge. Au lieu de reculer, Ghezzal aurait d’abord pu se joindre à Valbuena et Lacazette pour mettre la pression sur les défenseurs chargés des renversements de jeu. Si ces derniers ont paru aussi à l’aise, c’est en effet d’abord parce que les Lyonnais leur ont laissé trop d’espaces pour s’exprimer et ajuster leurs transversales.

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Avec Valbuena, Lacazette et Ghezzal, l’OL avait la possibilité d’opposer un 3 contre 3 à la défense adverse et forcer le jeu long du gardien de but.

Même chose dans l’entrejeu par la suite, lorsque La Gantoise s’est mis à contourner le bloc lyonnais pour libérer Nielsen côté droit. Positionné devant la défense, Tolisso se retrouvait sans adversaire au départ de l’action et complètement à découvert par la suite (puisque Ferri était dépassé par la montée du défenseur). En montant d’un cran, il aurait pu permettre à son partenaire du milieu de jouer plus haut et ainsi de bloquer Nielsen dès sa prise de balle.

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Le problème du positionnement bas de Tolisso : Ferri seul contre deux adversaires et une zone trop grande à couvrir.

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Comment régler le problème : monter d’un cran pour bloquer Neto et ainsi permettre à Ferri d’attaquer Nielsen.

Deuxième mi-temps : l’OL s’adapte, La Gantoise s’accroche 

C’est dans cet esprit-là que l’OL entame la deuxième mi-temps. Finie la passivité face à la relance belge, les Gones jouent plus haut après la pause sous l’impulsion de Ferri, Valbuena et Rafael. Le latéral droit sort beaucoup plus de sa défense afin d’aller chercher le latéral adverse, permettant ainsi à Valbuena d’aller sur Asare ou Mitrovic.

Au lieu d’être à 3 contre 5, les Lyonnais se retrouvent désormais 4 contre les adversaires chargés de sortir le ballon de leur moitié de terrain. Conséquence, ils sont assez pour priver le porteur de balle d’une solution courte. Les relances sont beaucoup moins propres pour la formation belge qui balance beaucoup plus, s’en remettant à Depoitre en pointe pour « nettoyer » les ballons. Sauf que l’avant-centre n’est pas dans un grand soir (1 ballon perdu sur 4 joués).

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Rafael va chercher Saief, ce qui permet à Valbuena et ses milieux d’évoluer plus haut sur le terrain.

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L’OL se retrouve à 4 face à la relance à 5 de La Gantoise.

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« Libéro » de la défense belge, Mitrovic n’a plus de solution courte et est forcé de prendre des risques (balle au pied) s’il ne veut pas jouer long.

Cette avancée du bloc lyonnais a pour conséquence de renverser la bataille pour la possession en leur faveur (57% pour l’OL, 43% pour La Gantoise après la pause). Avec le ballon, les Gones retrouvent leurs habitudes et vont construire sur les ailes, utilisant la largeur pour mettre à mal les latéraux adverses. La Gantoise montre d’ailleurs quelques limites avec des problèmes dans certains duels alors que l’avantage numérique à proximité est en leur faveur.

L’OL réussit donc à s’installer dans le camp adverse (136 passes dans le dernier tiers en deuxième mi-temps contre 70 en première mi-temps) mais la formation de Hein Vanhaezebrouck tient le choc. Les centres passent devant les buts de Sels, qui n’a finalement que deux arrêts à faire sur des tirs provenant de sa surface (Valbuena, 50e et Ghezzal, 61e) auxquels il faut ajouter une tentative de loin repoussée (55e).

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En phase défensive, La Gantoise fait bloc dans l’axe et se replie en nombre dans sa surface lorsque l’OL décide de passer par les côtés.

Conclusion : 

Dominé dans le jeu en deuxième mi-temps (seulement 4 tirs contre 12 pour l’OL), La Gantoise s’en remet finalement à un corner à la dernière seconde pour arracher la victoire (2-1). Un second but qui sonne comme un hold-up sur la seule deuxième mi-temps mais ô combien mérité lorsque l’on s’arrête sur la prestation d’ensemble des joueurs belges.

« Petite équipe » du groupe, celle-ci a fait preuve d’une grande intelligence tactique depuis le début de la compétition et se retrouve avec son destin en mains (et la Ligue Europa assurée) à l’orée de la dernière journée. Impressionnant à l’aller sur le plan du pressing, les Belges ont cette fois fait une démonstration d’animation pour déjouer les plans trop défensifs (ou passifs) de son adversaire pour ce niveau de compétition.

Certes, l’OL a réagi en deuxième mi-temps et a mis en exergue les limites adverses (dans les duels, sous la pression…) après avoir fait remonter son bloc. Mais le problème est justement d’avoir eu besoin de 45 minutes pour s’y mettre. Si la Ligue 1 peut le permettre, la Ligue des Champions le sanctionnera à chaque fois. Une leçon à retenir si l’OL veut revenir la saison prochaine dans un autre rôle que celui de simple figurant (bien payé il est vrai, mais figurant quand même).

 

 

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12 réponses

  1. Darkgugu dit :

    Merci pour cette analyse subtile.
    C’est étonnant de la part de Lyon de voir les voir en difficulté sur le positionnement en 1ère mi-temps, alors que les Belges étaient clairement coupés en deux blocs. Tolisso ne servait donc à rien car il n’avait plus personne dans sa zone. On comprend aisément pourquoi Vanhaezebrouck est un entraineur qui va certainement attirer de plus grosses écuries.

    Ne penses-tu pas qu’une autre solution aurait été un pressing de Malbranque ou Ferri sur un des 3 centraux adverses en soutien de Lacazette ? Tolisso coulissant alors Neto ou Kums.
    Ce schéma était prisé par Jardim en LDC l’an dernier avec Moutinho.
    Étrange aussi de voir la défense de Lyon aussi basse, il est bien plus simple de mieux défendre lorsque l’équipe fait bloc.
    Toutefois, cela n’enlève rien à la qualité tactique des Belges, qui requiert une bonne qualité de relance des centraux pour que cela puisse fonctionner.

  2. ChantinEight35 dit :

    dans tout les cas, les lyonnais doivent bien regretter de s’être foutu de la Gantoise lors du tirage au sort

  3. Darkgugu dit :

    Originally Posted By ChantinEight35dans tout les cas, les lyonnais doivent bien regretter de s’être foutu de la Gantoise lors du tirage au sort

    On entend soudainement moins Monsieur Aulas se moquer des clubs qui n’ont pas réussi en Europe les années précédentes et qui selon lui, ne joue pas le jeu pour l’indice UEFA. Finalement, ce n’est guère mieux que Marseille en LDC avec son zéro pointé, St Etienne ou Bordeaux l’an dernier.
    Les excuses ont bon dos : les finances illimités du Zenit pour expliquer leur défaite face aux Russes, les blessés contre Gent (au moins dit 4 fois dans l’interview d’après match sur BeIn). Mais à ma connaissance, seuls Umtiti et Fekir sont les blessés titulaires. Jallet étant remplacé par équivalent – avec Rafael.
    On va perdre cette 3ème place en LDC en tour qualificatif et barrage.

  4. ranstadt dit :

    Sinon les deux goals qui sont à mettre sur le compte de Gomes on en parle?

    sur le goal de milicevic, le mur doit etre décalé d’un petit M sur la gauche (et il n’est pas normal que ce soit Rafael, le plus petit du mur qui se trouve sur la trajectoire de la frappe) de plus Gomes est occupé de discuté avec un de ses défenseurs au moment ou le frappeur s’élance…

    sur le corner victorieux il est anormal que Gomes se trouve sur sa ligne alors que le ballon est sortant, il devrait être un M devant sa ligne pour pouvoir intervenir sur un second ballon, comme cela à été le cas on voit sur sa sortie qu’il est trop court ce qui n’aurait pas été le cas avec 1 mètre d’avance…

  5. tler dit :

    @ranstadt – C’est qui Gomes?
    Et tu crois que c’est Lopes qui décide où se met Rafael dans le mur? ?

  6. HyghlyXO dit :

    Et oui Lyon a manqué beaucoup trop de discipline tactique depuis le début de cette compétition… Merci pour cette analyse.

  7. Remo dit :

    Mouais, en première mi-temps, l’objectif de Lyon était de mettre Kums hors du match, parce que c’est le moteur de Gand. Et ça a bien fonctionnéparce qu’on ne l’a pas vu alors qu’il avait marché sur le milieu de Valence et même du Zenith à l’aller. Alors c’est vrai que Nielsen avait de la liberté, mais entre laisser un bon stopper de D1 belge faire des diagonales et permettre à Kums de combiner et de s’infiltrer, le choix est vite fait. En deuxième mi-temps, j’ai l’impression que paradoxalement, plus Lyon abandonnait sa tactique en ajoutant du poids devant, plus la Gantoise s’est dit que finalement, un point c’est bon et a cessé de se projeter vers l’avant à quatre ou cinq dans le rectangle adverse comme elle l’a fait même à Valence et au Zenith, où ils se prennent des buts sur des phases de transition, ce qui est un peu ahurissant pour un « petit poucet » en déplacement.

  8. Mettre Kums hors du match ok, mais tu pouvais tout à fait le faire sans pour autant ouvrir autant le terrain à Nielsen. D’ailleurs, l’OL l’a fait en deuxième mi-temps et on n’a plus vu ni Kums ni Nielsen. Bizarre.
    La Gantoise a compris en arrivant à l’heure de jeu qu’ils ne feraient pas mieux que le résultat du moment parce que l’OL a réussi à mieux les bloquer après la pause. Le coach a fait des changements pour assurer derrière et ils ont tenu jusqu’au bout.

  9. Lantar dit :

    Je lis enfin la (très bonne) analyse de ce (mauvais) match (de Lyon).

    Mon dieu, j’aimerais bien dire que Fournier fait honte aux coachs français, mais il doit faire partie des meilleurs, alors qu’il a de toute évidence aucune idée de ce qu’est un pressing, se retrouver à jouer à 5 défenseurs contre la Gantoise, mais c’est tellement la honte, heureusement que personne à part quelques français et quelques belges ont vu ce match, cette équipe a fait 2ème de L1 ! Mais que c’est triste.

    J’en peux vraiment plus de ces coachs faibles qui restent toute une saison sur une formation parce qu’elle a marché sur un seul match, et qui ne comprennent même pas pourquoi elle a marché, qui ont le courage de tenter autre chose presque au hasard, parce qu’ils s’y retrouvent forcés après une série de mauvais résultats, où à cause de la peur de perdre en coupe d’Europe.

    De plus Fournier en plus d’être un piètre tacticien, n’est pas un bon manager, qui charge à plusieurs reprises ses joueurs, qui doivent mieux jouer parce qu’ils ont été augmentés, qui ont fait basculer le match car ils ont raté la seule occasion qu’ils ont eu, ça me dégoute au plus haut points, et derrière on va toujours se chercher des excuses, l’argent, les blessures, les « ça se joue à des détails », « la réussite a pas été de notre côté », j’en peux plus !

    Même les commentateurs de ce blog sont plus éduqués tactiquement que Fournier, qu’on aille chercher des coachs en Espagne ou en Italie, n’importe lesquels mais qu’on arrête de monter en cadors des Fournier, des Sagnol ou Montanier.

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