FC Barcelone 6-1 Paris SG : l’analyse tactique

« Ils se sont dits que c’était possible alors ils l’ont fait. » Voilà comment on pourrait résumer les 3 semaines qui ont suivi le match aller en Catalogne. Dans chaque interview, chaque conférence de presse, le sujet revenait sur le tapis : oui, la remuntada face au PSG était possible.

La méthode Coué pouvait prêter à sourire (ou énerver), mais elle a peut-être pesé plus que de raison dans les approches tactiques des deux formations.

Les compos : 

On l’attendait vu ses dernières sorties, on y a bien eu droit : le Barçavava a abordé ce match avec son nouveau système en 3-4-3. Luis Enrique a en plus fait quelques choix forts en réintroduisant Mascherano et Rakitic dans le onze de départ. De quoi renforcer sa défense qui avait sombré au match aller.

En face, pas de grosse surprise non plus dans le onze de départ parisien. Thiago Silva a fait son retour dans l’équipe après son forfait de l’aller. Incertain avant le match, Di Maria a finalement débuté la partie sur le banc, laissant sa place sur l’aile droite à Lucas.

compo

Le plan défensif du Barça : 

A l’aller, le Barça avait sombré à cause de son plan de jeu défensif (ou plutôt son absence de plan). Incapables de presser, les Blaugranas ont vu les failles de leur système exposées au grand jour par la construction parisienne. Redescendant très bas pour permettre les sorties de balle face à Suarez et Messi, Rabiot et Verratti ont été les grands artisans du succès du PSG.

Les Parisiens ont tenté de faire la même chose au Camp Nou. Malheureusement pour eux, Luis Enrique avait fait ses devoirs. D’entrée, les Catalans sont allés chercher très haut leurs adversaires avec une individuelle tout terrain. A 2 contre 4 adversaires à l’aller, Messi et Suarez étaient cette fois accompagnés par Rakitic et Iniesta.

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Résultat, pas de solutions courtes pour Trapp… ou plutôt des Parisiens mis immédiatement sous pression, incapables de se trouver comme à l’aller ou de faire la différence balle au pied. Le portier allemand a rapidement cherché à allonger vers les côtés, ciblant en priorité le flanc droit où Meunier avait un avantage de taille face à Neymar.

On touchait alors au deuxième gros changement pour le Barça par rapport au match aller : la présence à la retombée et sur les deuxièmes ballons. Les joueurs de Luis Enrique ont mis bien plus d’agressivité dans ce domaine, bien aidés par le retour de Rakitic dans l’entrejeu et l’activité d’un Busquets retrouvé pendant 90 minutes.

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Résultat, sans courir forcément plus (105,8 kms au retour contre 105,1 kms à l’aller) mais en le faisant mieux et seulement sur un demi-terrain (voir par ailleurs), les Catalans ont asphyxié leurs adversaires. Et c’est allé en empirant au fil de la rencontre, nous y reviendrons plus loin.

Paris attend… trop 

On l’avait évoqué dans la preview tactique de la rencontre et dans le dernier Vu du Banc : le 3-4-3 du Barça allait forcément poser de nouveaux problèmes au PSG. En l’occurrence, comment gérer les prises de balle et les relances des défenseurs centraux ? Qui allait sortir les cadrer s’ils décidaient d’avancer avec le ballon ?

Durant les premières minutes, les Parisiens ont donné une réponse aussi claire qu’inattendue : personne. L’équipe d’Emery a fait le choix de jouer très bas, laissant venir Piqué, Mascherano et Umtiti dans sa propre moitié de terrain. Toujours au marquage de Busquets, Cavani s’est retrouvé en pointe d’un système dont l’objectif était de verrouiller le coeur du jeu et d’empêcher notamment Messi ou Iniesta de s’exprimer.

De chaque côté du terrain, Lucas et Draxler se sont positionnés à l’intérieur (dans les half-spaces), ce qui a permis de densifier encore un peu plus une zone forcément peuplée par le losange catalan.

psg-defense

Rapidement, le jeu du Barça s’est orienté vers les hommes libres sur les côtés. Face à Neymar, le PSG a répondu avec un Meunier très agressif (6 fautes en 90 minutes), aidé par Lucas pour les prises à deux et couvert par Verratti, voire Marquinhos en cas d’incursion dans le dos du Belge.

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Sur le papier, le fonctionnement aurait dû être le même à droite mais Paris a eu quelques soucis supplémentaires : Draxler a eu des problèmes de positionnement et Kurzawa était souvent loin de Rafinha pour lui mettre réellement la pression. Ce dernier a même été à l’origine d’une belle action du Barça, en repiquant dans l’axe avant de décaler Neymar à l’opposée (tir de loin, 16e).

Face à ce PSG regroupé, Barcelone a tout de même eu du mal à trouver des solutions. L’équipe de Luis Enrique n’a pas su se créer de bonne position de tir en première mi-temps. Si l’on excepte les cadeaux parisiens sur les 3 premiers buts, les meilleures opportunités sont venues d’un coup de pied arrêté (Piqué, 28e) et d’une récupération haute dans les pieds de Verratti (Suarez, 34e), sur lesquelles nous reviendrons après.

Avant cela, parlons des cadeaux parisiens, premiers signes d’une équipe ultra-fébrile sur ce match. Sur le 1er but (3e), c’est Rafinha qui a mis le ballon dans la surface. Sur le 2nd (40e) et le penalty amenant le 3ème (50e), c’est Iniesta qui a faussé compagnie à Verratti pour semer la panique dans la défense.

Bref, à chaque fois, le PSG a craqué sur des actions où le Barça avait crée un petit décalage dans la structure parisienne. Le danger n’était pas énorme, les situations étaient encore contrôlables, mais les Parisiens ont à chaque fois failli individuellement.

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De la difficulté de défendre bas : 

Les 3 premiers buts du Barça n’auraient certainement pas été sans les énormes coups de pouce des Parisiens. C’est le revers de la médaille lorsqu’une équipe décide de jouer aussi bas : elle se met à la merci de ses individualités. Une erreur commise à 60m des buts adverses est plus rattrapable qu’une erreur commise à 20m.

Pour le PSG, ces erreurs ont même eu lieu dans la surface. A tour de rôle, ce sont Trapp (1-0, 3e), Marquinhos et Kurzawa (2-0, 40e) et Meunier (3-0, 50e) qui se sont manqués et ont donné au Barça autant de raisons d’y croire. Si le coup-franc de Neymar ne doit rien à personne (4-0, 88e), mis à part peut-être au Parisien qui a commis la faute (Di Maria), on peut ajouter à ce décompte le manque de sérénité sur les longs ballons pour évoquer les deux derniers buts (91e, 94e).

Difficile toutefois de mettre sur un pied d’égalité les 87 premières minutes, durant lesquelles Paris avait un plan défensif bien défini, avec les 6 minutes de grand n’importe-quoi qui ont vu le club de la capitale s’effondrer.

Un PSG sans transition : 

L’autre problème du bloc bas, particulièrement visible en première mi-temps, réside dans le fait qu’il invite la pression de l’adversaire. En reculant volontairement, le PSG a laissé venir un Barça qui n’attendait que ça. Son 3-4-3 était fait pour presser et jouer haut, pas pour défendre et jouer dans sa moitié de terrain (ci-dessous, les positions moyennes des deux équipes).

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A la perte du ballon, les Catalans ont mis beaucoup de pression et le PSG a manqué de justesse pour ressortir. Ces soucis de transition depuis le bloc bas, les Parisiens les traînent depuis le début de la saison. Hier soir, Lucas, Cavani et Matuidi n’ont pas fait de miracles : sous la pression, leurs limites ont été exposées au grand jour, avec un festival de mauvais choix et d’approximations en première mi-temps.

Après la pause, le phénomène s’est accentué. Face à un Barça forcément plus fatigué, les Parisiens ont eu plus d’occasions pour ressortir mais ils n’ont pas joué les coups à fond.

Plus d’une fois, Rabiot et Verratti se sont résignés à conserver la balle sous la pression, faute de solutions pour attaquer les espaces devant eux (Matuidi ? Di Maria ?). Et quand ce n’était pas les appels le problème, les deux milieux s’enferraient dans des situations bien trop compliquées et finissaient par perdre le ballon.

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Une réaction timide mais fructueuse : 

Au coeur du premier acte, les Parisiens ont tenté de sortir un peu plus haut (via le positionnement des ailiers), mais sans grand succès. C’est surtout au retour des vestiaires que l’équipe d’Unai Emery a modifié son approche en poussant un peu plus afin d’aller chercher le Barça dans sa moitié de terrain.

Les ailiers sont enfin sortis sur les défenseurs catalans pour d’accompagner Cavani. Matuidi suivait aussi le mouvement afin de récupérer la zone et le marquage de Busquets. Sur les côtés, Kurzawa et Meunier étaient aussi plus avancés de manière à être à la retombée en cas de jeu long sur Rafinha ou Neymar. L’ancien Monégasque a d’ailleurs été bien plus convaincant dans cette configuration.

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Ce regain d’ambitions côté parisien a eu le don d’emballer la rencontre pendant quelques minutes. On a eu moins de longues séquences de possession du Barça, des attaques plus rapides, un jeu plus nerveux, d’un côté comme de l’autre. Et dans ce domaine, c’est Paris qui s’en est le mieux tiré.

Entre la 46e et la 64e minute, les joueurs de la capitale ont tiré 5 fois au but contre seulement 2 tentatives pour le Barça. A la finition, Cavani a touché le poteau (51e) avant de marquer le but tant espéré (62e). Suffisant pour plier le match ? A priori, oui. Lorsque Cavani (64e) et Di Maria (84e) manquent des balles de 2-3, personne n’imagine sérieusement l’issue de la rencontre.

La panique : 

Et pourtant, le PSG a sombré en perdant définitivement le contrôle durant 6 minutes cataclysmiques. On a déjà évoqué la disparition de tout plan de jeu défensif durant cette période.

Le moment est venu d’évoquer l’absence totale de maîtrise technique de leur part dans ce match. Que Paris ait souffert en première mi-temps, sous une pression énorme du Barça, était en soit assez explicable. En revanche, que Paris puisse s’effondrer de la sorte en fin de match, alors que les Catalans ont baissé de pied sur le plan physique, est difficile à comprendre.

Essayons quand même de dégager quelques éléments d’analyses : il y a d’abord eu l’abandon progressif des relances courtes, qui avaient fait la force du PSG au match aller. Evidemment, l’équipe avait subi le pressing catalan durant le premier acte. Mais pourquoi changer d’idée alors que ce dernier n’allait certainement pas être aussi intense durant 90 minutes ?

Deuxième raison, les défenseurs centraux et le gardien de but ont été sous-utilisés dans la circulation du ballon. Encore une fois, à l’aller, le PSG n’avait pas hésité à redescendre jusqu’à Trapp lorsque les solutions venaient à manquer au milieu pour progresser. L’idée était alors de ne pas perdre le ballon bêtement pour offrir des transitions à la MSN. En plus, cela obligeait le bloc du Barça à faire de longues courses pour ressortir, ce qu’il n’apprécie pas forcément.

A eux trois, Marquinhos, Kimpembe et Trapp avaient reçu près de 20% des passes effectués par le PSG (25 pour Marquinhos, 38 pour Kimpembe et 24 pour Trapp). Hier soir, ce pourcentage a chuté à 13,4% sur les 90 minutes de jeu. Pire, il a été plus bas en 2ème mi-temps qu’en 1ère (11,5% contre 14,7% en 1ère), alors que l’on pouvait imaginer le contraire vu la possible baisse de régime catalane.

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En vérité, Paris n’a jamais su gérer sa possession de balle. Certes, la pression du Barça était plus forte qu’à l’aller, mais trop souvent les Parisiens ont balancé ou ont joué latéralement au milieu de terrain alors qu’ils avaient la possibilité de se reposer sur leur défense et de faire courir les Blaugranas.

Dans ce cas, ces derniers auraient été contraints de multiplier les longues courses. Au lieu de ça, Busquets et ses partenaires ont été mis dans une situation de confort par des Parisiens qui ont rendu le ballon alors qu’ils avaient des opportunités pour le conserver et faire tourner le chrono. Et comme, à la perte de balle, ils se repliaient au lieu de rester haut, le Barça retrouvait sa position dominatrice dans le camp adverse très facilement.

C’est phénomène qui s’est amplifié à son maximum durant les six dernières minutes fatidiques où l’équipe parisienne n’a réussi que 4 passes… dont 3 coups d’envoi.

Conclusion : 

Lorsqu’une équipe passe à côté de son sujet, on dit souvent qu’elle a joué à l’envers. Cette formule colle plus que jamais au PSG hier soir. Il a invité la pression d’un Barça à 100% avant de lui rendre le ballon au moment où il était le plus susceptible de baisser en intensité. Cette gestion du ballon désastreuse et les cadeaux offerts par la défense ont permis l’incroyable remontée des Barcelonais.

Que ce soit sur le plan tactique (Adrien Rabiot a dit après la rencontre que les consignes n’avaient pas été respectées) ou dans la préparation mentale de cette rencontre (si les joueurs n’ont pas respecté les consignes, c’est qu’il y a eu un souci de message ?), Unai Emery est passé à côté de quelque chose et n’a pas trouvé la solution pour y remédier.

Evidemment, il aurait suffi que Di Maria décide de servir Cavani au lieu de tenter l’action en solitaire (84e) pour que le résultat soit chamboulé et que le PSG soit en quarts aujourd’hui. Mais sur les 90 minutes, le PSG est tellement passé à côté de son sujet que le résultat, aussi fou soit-il, est simplement mérité.

Pour les Parisiens, le plus dur va commencer : il va falloir se relever et repartir au combat pour aller chercher les trois derniers trophées encore accessibles. Un chantier de plus pour Emery…

Et le Barça dans tout ça ? Il s’est peut-être trouvé un nouveau leader en la personne de Neymar, auteur d’une fin de match époustouflante avec son coup-franc, son penalty et sa passe décisive finale. Le fait que Messi le laisse prendre ses responsabilités est un symbole assez fort quant au futur du Brésilien en Catalogne.

Cette remontée exceptionnelle va forcément donner un supplément d’âme aux Catalans pour finir la saison et surtout aborder le tour suivant. Attention toutefois, les adversaires encore en lice utiliseront beaucoup mieux le ballon et feront moins d’erreurs défensives que le PSG hier soir. Reste à connaître l’identité de celui qui retrouvera le club blaugrana en quarts…


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14 réponses

  1. Trandhuil dit :

    Aucun commentaire sur l’arbitrage plus que douteux ?
    Il y a quand même beaucoup d’élément à analyser: les 2 pénaltis très contestables pour Barça, celui que Paris aurait dut obtenir avec Di Maria (Mascherano l’avoue lui même), le double jaune/rouge qu’aurait du prendre Piqué, celui qu’aurait probablement du prendre Neymar, et ses simulations insessante, comme Suarez qui a attaqué allongé sur la pelouse ? Mis à part le dernier point très subjectif, les autres éléments sont non-négligeables dans l’explication de la défaite, presque autant que la mollesse parisienne dans les 10 dernières minutes. Très bonne analyse sinon, très objective.

  2. False dit :

    L’arbitrage était horrible, cependant il est beaucoup trop facile de s’arrêter là-dessus. La prestation parisienne n’était tout simplement pas digne de ces trois dernières semaines. Se regrouper en défense en serrant les fesses et attendre que ça passe est la pire des attitudes à prendre face à une équipe qui joue son va-tout, sans parler des conséquences du coup-franc de Neymar qui a mis les parisiens dans une telle hystérie qu’ils n’arrivaient plus à rien et qui a littéralement boosté le moral des Barcelonais

    Si Paris veut un jour prétendre faire partie de la caste des « grands d’Europe », il faudra corriger cette attitude craintive aux abords d’un match retour sous la pression, ce qu’ils avaient réussi à faire à Chelsea il y a une ou deux saisons ainsi qu’au match aller

  3. prospero55 dit :

    La titularisation de Lucas a fait beaucoup de mal. Didier Roustan l’a dit : quand il a vu que Lucas était titulaire, il a compris que c’était mal parti…
    Lucas est incapable de conserver le ballon dès que le niveau s’élève. Il fallait évidemment titulariser Pastore.

  4. yakin dit :

    Thomas meunier n’aurait pas dû non plus finir le match après toutes ses fautes, Marco verratti qui tire Messi par le maillot à l’entrée de la surface, aucun carton, aucune faute sifflée. y aurait dû avoir aussi penalty quand Meunier tire neymar dans la surface en première période. je peux en recenser bcp comme ça de 2 côtés. donc….

  5. Trandhuil dit :

    @yakin – Donc … cela justifie que l’arbitrage était horrible. Ce n'(est pas le premier match où je vois l’abitre sifler une faute très importante, alors qu’une faute identique n’est pas siflée dans un match le lendemain.
    Je m’intéresse rééllement au foot depuis quelque 6 mois, je pensais vraiment devenir passionné. C’est ce genre de blog/site qui a boosté ma passion. Pourtant ce match m’a juste dégouté du foot, l’impact de l’agrent est bien trop élevé. Comment Koscelni a t-il pu prendre un rouge et Bayern obtenir ce pénalti ? (ps: j’étais pour le Bayern, mais j’ai trouvé ca révoltant).
    J’ai été naif de croire en la beauté de ce sport, un brak s’impose

  6. Moez dit :

    J’ai vraiment pas compris non plus, lorsque j’ai vu dans les premières minutes que Draxler et Lucas ne sortaientt pas sur Umtiti-Mascherrano, j’ai compris que c’était mal barré.
    Pq? Simplement car le PSG n’a pas l’habitude de jouer avec un bloc aussi bas, donc mentalement les joueurs perdent leur capacité.
    Alors pq Paris n’est pas sorti au pressing? Ce n’est surtout pas les consignes du coach, il n’est pas suicidaire, mais un manque d’expérience et de culture tactique:
    1. les joueurs ont trop respecté Barcelone
    2. Ils n’ont pas compris comment défendre face au positionnement assez haut de Rakitic et Iniesta…
    3. Ils ont voulu densifier l’axe

    C’était à Matuidi-Verrati de défendre sur Iniesta-Rakitic, aux latéraux de défendre sur Rafinha-Neymar ET à Marquinhos-Silva-Rabiot de défendre sur Messi-Suarez, quitte à se faire aider par Matuidi-Verrati pour coincer Messi dans l’axe.

    C’est probablement là où T Motta aurait fait bcp de bien car Rabiot est très bon, mais doit encore bcp apprendre défensivement. Mais la question n’est pas ici
    La question est le manque de cohérence dans la tactique:

    1. Soit on joue avec un bloc bas et dans ce cas on se prépare psychologiquement pour et on met les joueurs capable de jouer dans cette situation: T Motta, Maxwell, voire Pastore, capable de donner de l’air, faire remonter le bloc, même si’l défend mal.
    2. Soit on assume nos qualités et défauts, on joue haut, même si on se prend 2 ou 3 buts, car on sait qu’en face, ce n’est pas le Barça, encore moins avec sa défense à 3, son messi et Iniesta fatigués qui sera capable de défendre… A aucun moment, j’ai vu un joueur ou même l’entraîneur gueuler pour demande au bloc de remonter, aux attaquants de sortir presser ect

    Pour moi, le PSG reste une très bonne équipe, dans le top 8 européen malgré tout, mais trop jeune, n’oublions pas qu’il a perdu d’un coup Luiz-Motta-Maxwell dans l’équipe première au profit de joueurs certes plus talentueux mais moins expérimentés.

    Maintenant, il faut se ressaisir vite pour ne pas dégringoler et perdre les investisseurs (de paris et de la L1), le Business Model d’un club de foot à Paris est très très bon, mais il faut que la L1 suive (Monaco, Marseille, Lyon, Nice? Losc?) pour continuer à grandir ensemble.

    Il faut préparer 2017-2018, avec certainement un joueur d’expérience à acquérir (type Mascherano, Mandzukic, X Alonso, surtout Alexis S même s’il est plutôt un joueur d’espaces …) capables de jouer titulaires et de guider l’équipe pour trouver le bon équilibre talent-expérience.
    Ca permettra aussi de montrer que le projet PSG n’est pas en panne et que plus que jamais, l’aventure continue

  7. Figoso dit :

    Un point qui pour moi est crucial: le raté de Di Maria, à la 84ème, qui ne cadre même pas son tir alors qu’il est face au but. Qui plus est de la part d’un remplaçant habitué au top niveau européen. Ce but aurait rendu caduque toute discussion sur l’arbitrage, certes contestable, mais c’est justement la force des grands défenseurs de ne pas faire de faute stupide dans la surface, ni de donner l’occasion à l’attaquant de tomber. Meunier plonge, et Neymar joue bien le coup en lui tombant dessus. Marquinhos est derrière Saurez et met le bras sur lui, ce qui permet à Suarez de tomber. Et que dire des 2 premiers buts, où la défense du PSG, pourtant en supériorité numérique, laisse trainer des ballons dans la surface face à Iniesta ou Suarez ?? Sans ces deux coups du sort (la talonnade d’Iniesta est magique), Paris tient le choc en défense, et Barcelone n’a que peu d’occasions. Même si la possession est clairement catalane, et que Paris ne se crée pas d’occasions, le cours du match est pour Barcelone, mais sans vraie différence. Bref, Emery avait un plan de jeu, mais les 5 de derrière (gardien et défenseurs) ont tous fait une erreur individuelle: Trapp ne sort pas sur le premier but et laisse le ballon rebondir dans sa surface, Marquinhos ne dégage pas la balle sur le 2ème, Meunier et Marquinhos offrent un penalty, Aurier ne suit pas Sergi Roberto sur le 6ème but … Enfin, quid du leadership sur le terrain ?? Qui pour recadrer et calmer les joueurs à 4-1 et 5-1 pour assurer et tenir mentalement ?? Thiago Silva n’a pas sur remobiliser ses troupes, suite au CF magnifique de Neymar.
    Les vraies questions après cette défaite : est-ce qu’Emery a su bien préparer mentalement ses joueurs, surtout dans le scénario où Barcelone mène 2-0 ? Comment Di Maria peut-il croquer une telle occasion ? Pourquoi Paris, après 15 très bonnes minutes entre la 50ème et la 65ème (où Cavani tire 3 fois, pour un but, un poteau et une parade), n’a-t-il pas continué sur son schéma de jeu ?

  8. 78 dit :

    Le système « 3-4-3 » d’Enrique ressemble beaucoups au 3-3-3-1 de Bielsa a l’om.Je note aussi la mise en place d’une « individelle tous terrains » par Enriqué qui la aussi me fait beaucoups penser a ce que Bielsa faisait a l’om…Et dire que ça le prenait pour un fou, au méthode archaïque.C’est encore plus jouissif de savoir que la sphère mediatique pro-parisienne, s’est faite achevé par les méthode sur lesquelles elles s’est tant acharnée a critiqué.

  9. Maximinho dit :

    Bonjour,
    comment faites-vous pour afficher « les positions moyennes des deux équipes » comme sur le graphique venant du site whoscored.com ?
    Je suis allé sur le site mais n’arrive pas à afficher cette option !
    Si vous pouviez m’indiquer la marche à suivre, cette option m’intéresse fortement !

    Merci d’avance

    D’autre part, très intéressantes analyses des match, j’espère que vous traiterez le match OL-AS ROMA :)

    Bonne continuation.

  10. Franchini dit :

    Bon, moi j’ai deux questions sur les dernières minutes :
    – si quelqu’un arrive à m’expliquer la rentrée de Krychowiak, sur le plan technique ou tactique, je suis preneur. Comprends pas. Un événement parmi tant d’autres dans ce match surréaliste, mais un événement qui me trouble. Emery avait-il perdu toute sa lucidité ?
    – la défense en ligne sur le dernier but : jouer le hors-jeu alors que Neymar n’a qu’une possibilité, connue de tous les joueurs du monde (« la mettre dans la boîte ») et alors que de la tête le PSG était au-dessus du Barça (Marqui, Thiago, Rabiot…), ça s’explique comment ? Peur inconsciente d’aller au duel, de prendre cette responsabilité ? Totale perte de lucidité ?

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