Bayern Munich 2-1 Atletico Madrid : l’analyse du but de Griezmann

Vous aimerez aussi...

1 réponse

  1. BODINEAU Pierre-Yves dit :

    Dans le systeme offensif du Bayern, on le sait, l’equipe est scindée en 2:
    5 joueurs sont chargés de conserver le ballon (+ le GB, trop bas dès le depart. Neuer, libero ou presque en phase offensive, aurait pu mieux gerer la profondeur, je pense, a partir du moment ou son bloc est haut et surtout quand Boateng, Alonso, et Vidal sont attires par Koke) et 5 autres de donner des solutions.
    Mais, si les joueurs chargés de conserver balancent ou « dégagent » le ballon (comme Boateng), ou perdent trop facilement le ballon lors de cette phase, alors que la structure n’est pas encore bien en place, on s’expose a un sévère effet « boomerang », difficile a gérer, car l’equipe se prepare mentalement a attaquer et n’est pas prête d’assurer la transition défensive (ex: Alaba qui montait et offrait une bonne solution, qui a du revenir comme une balle…) . Boateng a « forcé le jeu » et, de plus, derrière, ne doit pas essayer, en vain, de rattraper sa bêtise en sortant trop en retard sur un joueur (Gabi) qui n’est plus dans sa zone (et peut assurer en une touche la progression du jeu plutôt que sa continuité, si Boateng ne se jetait pas)… Emmenant dans son sillage Alonso et Vidal et liberant Koke.

    Dommage car le Bayern, qui sait qu’en prenant des risques s’exposera toujours a un moment ou un autre, a proposé beaucoup de phases offensives interessantes et s’est procuré énormément d’occasions, face au meilleur bloc bas d’Europe (Atletico). Il gagne le match, il ne faut pas l’oublier et je pense qu’ils méritaient mieux, vu leurs efforts. Il manquait un soupcon de créativité et une dose de réussite pour qu’il se qualifie (voire même un arbitrage plus clément en fin de rencontre). Pep avait clairement préparé ses troupes à mettre au moins 3 buts, le spectacle n’en etait que plus agréable. Il faut le respecter et le reconnaitre. Son systeme est excellent.
    Face a cette équipe qui prône un football total et qui a pratiquement tout essayé, la prestation de Simeone, qui utilise parfaitement les qualités des joueurs de son effectif,
    n’en est que plus valeureuse.
    Au final, on peut meme se poser la question de savoir qui prend le plus de risques en comparant ces 2 philosophies de jeu? Jouer bas, se mettre minable tous ensemble défensivement et miser sur les contres, ca ne passe pas a chaque fois normalement… En tous cas, c’etait beau et la recompense est venue d’un Griezmàn d’exception.
    Ainsi, faudra-t-il pour l’autre finaliste, utiliser autant de variété offensive que le Bayern ou essayer comme eux de ne commettre aucune erreur, pour tenter de rivaliser avec les Colchoneros?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *