Bayern Munich : le 4-1-4-1 et ses phases

Le Bayern Munich est passé par tous les états mardi dernier, à l’occasion de son dernier match de Ligue des Champions de l’année face à Manchester City. Auteur d’un superbe début de rencontre, les Bavarois ont petit à petit relâché leur emprise pour finalement se faire reprendre, et même dépasser. Un match qui a permis de voir le Bayern dans sa disposition la plus offensive… et les recettes pour la mettre en difficulté.

Sur le papier pourtant, rien n’appelait à un grand match. Le Bayern devait certes assurer la tête du groupe mais City ne semblait pas s’être déplacé pour lui disputer la première place. Plusieurs cadres étaient sur le banc ou restés en Angleterre côté Skyblue et c’est donc une équipe mixte (entre la première et la bis) qui s’est avancée en victime (dans le premier quart d’heure en tout cas…) sur la pelouse de l’Allianz Arena. Côté Bayern en revanche, Pep Guardiola a sorti l’artillerie lourde puisqu’il a aligné une équipe très offensive, symbolisée par le trio Götze, Kroos, Thiago au milieu de terrain. Protégeant une défense-type, ils étaient accompagnés de Ribéry, Mandzukic et Muller en attaque.

La relance : 

Et cette formation est rentrée très fort dans le match puisqu’elle s’est retrouvée à mener 2-0 au bout de seulement un quart d’heure de jeu. Portés par l’activité de Mandzukic, Muller, Ribéry voire Götze sur la première relance adverse, les Bavarois ont rapidement pris possession du ballon et du milieu de terrain pour mettre en place leur jeu. Et comme face au Borussia Dortmund il y a quelques semaines, celui-ci s’est organisé autour de quatre hommes : les deux défenseurs centraux (Dante, Boateng), le milieu en retrait (Thiago, ex-Lahm) et le relayeur gauche (Kroos). En début de partie, ce quatuor faisait face aux deux attaquants de City : Silva et Dzeko, qui se concentraient sur les mouvements de Thiago, sans toutefois le suivre à la trace.

bayern-relance-city-encadrer-thiago

Les attaquants de Manchester City suivent les mouvements de Thiago. Lorsque celui-ci redescend entre ses défenseurs, ils se positionnent afin de couper les lignes de passes vers Götze et Kroos. Lorsqu’il remonte au milieu de terrain, ils l’encadrent comme sur l’image ci-dessus, ce qui libère Dante, Boateng et Kroos lorsque celui-ci parvient à se défaire de Javi Garcia.

A quatre contre deux, la relance du Bayern pouvait remonter les ballons à loisir jusque dans les 40 mètres adverses. Comme face à Dortmund, Dante et Boateng ont fait la majorité de ce travail de relance en raison des libertés accordées par le système de Manchester City. Dzeko et Silva étaient concentrés sur Thiago, et Kroos se retrouvait face à Javi Garcia lorsqu’il tentait de s’avancer avec le ballon dans le camp adverse. Efficaces dans les premières passes, les deux défenseurs centraux du Bayern envoyaient ensuite le jeu vers les couloirs, où attendaient deux trios.

kroos-thiago-encadre-change-jeu

Thiago étant le joueur le plus axial parmi les quatre relanceurs, le travail défensif des attaquants adverses se fixe dans le rond central. Le Bayern peut donc lancer le jeu dans les couloirs, via Kroos, Dante ou Boateng. Les trois hommes sont aussi capables de jouer long ou de renverser le jeu lorsque celui-ci le demande.

La position avancée du troisième milieu de terrain dans ce système de relance peut aussi offrir des espaces entre le milieu de terrain et l’attaque adverse, afin de varier les approches. Face à Dortmund, Pep Guardiola avait choisi d’aligner Javi Martinez dans ce rôle afin d’utiliser sa présence sur les seconds ballons, s’autorisant ainsi un jeu plus direct pour éviter le pressing des milieux adverses. Cette fois, c’est Götze qui s’est chargé de jouer haut dans le camp adverse. Cela a obligé Fernandinho a joué assez bas, entraînant le reste de son bloc, et offert des espaces à Boateng pour s’avancer avec le ballon mais aussi à Ribéry qui pouvait dézoner sur toute la largeur du terrain pour offrir une solution de plus à ses relanceurs.

ribery-dezone

La polyvalence de Götze, capable de jouer derrière l’attaquant, permet de créer des espaces au milieu de terrain pour les déplacements de Ribéry. Alors que Kroos attire Javi Garcia dans l’axe, Götze peut forcer Fernandinho à reculer en avançant sur le terrain. Cela ouvre alors un espace côté droit qui peut profiter à plusieurs Bavarois : Ribéry peut ainsi quitter son couloir pour y dézoner, mais Boateng ou Thiago peuvent aussi y monter pour se rapprocher de leurs partenaires d’attaque.

La construction : 

Côté gauche, le Bayern construisait autour de Ribéry, Alaba et Mandzukic. Côté droit, l’équivalent était formé par Götze, Lahm et Muller. Dans le quadrillage du terrain, Ribéry et Götze évoluaient à l’intérieur (dans les zones des milieux axiaux), laissant les couloirs à leurs latéraux, tandis que Muller et Mandzukic pesaient ensemble sur la défense, se déplaçant parfois sur l’aile (Muller) ou entre le central et le latéral (Mandzukic). La polyvalence de Ribéry-Alaba à gauche (extérieur-intérieur) et de Götze-Muller (aile-axe) permettait de varier les mouvements et les courses, qui recherchaient évidemment à terminer par un décalage sur l’aile.

En soutien de ces deux triangles, Kroos et Thiago – les deux milieux chargés de la relance – montaient d’un cran pour occuper le camp adverse. Les deux hommes étaient là pour accompagner l’attaque si un intervalle s’offrait à eux ou pour faire le lien entre les deux trios sur les ailes. Leur qualité de passes leur permettait aussi de trouver parfois des solutions par-dessus la défense, le plus souvent en diagonale (le ballon ressort d’une aile, et ils vont chercher l’appel d’un joueur côté opposé).

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Une fois dans le camp adverse, le Bayern développe son jeu sur les côtés, via des trios (Mandzukic-Ribéry-Alaba à gauche ; Muller-Götze-Lahm à droite) qui sont soutenus par Thiago et Kroos chargés de faire le lien. Götze et Ribéry peuvent aussi dézoner pour s’ajouter aux combinaisons sur les côtés.

Ce quadrillage du terrain (trois joueurs d’un côté, trois de l’autre et deux axiaux en soutien) a poussé l’adversaire à défendre très bas. Mardi soir, City était obligé de mettre à contribution ses deux lignes de quatre pour contrôler les six Bavarois combinant dans ses 30 derniers mètres. Les deux milieux en couverture (Kroos et Thiago) et les deux défenseurs centraux (Dante et Boateng) devaient du coup contrôler en général deux joueurs (un par ligne) : le n°10, qui redescendait défendre (Silva) et l’attaquant de pointe (Dzeko).

Evidemment, le moindre duel gagné par ces derniers pouvait offrir un ballon de contre pour peu que le bloc explose efficacement en contre. Plusieurs fois, Dzeko et Silva ont pris le dessus sur leurs adversaires directs pour alerter Jesus Navas, dont la pointe de vitesse posait des problèmes à Alaba dans son repli défensif. Sur ce point, le Bayern s’est heurté aux mêmes problèmes que ceux entrevus face au Borussia Dortmund il y a quelques semaines : pour peu que l’attaquant adverse soit aussi mobile que fort dans les duels, et les problèmes peuvent vite arriver pour Dante et Boateng. Un simple avertissement peut par exemple forcer Pep Guardiola à modifier son organisation pour les protéger.

Face à Dortmund, Boateng avait frôlé le second carton jaune sur une intervention. Cela avait poussé le coach espagnol à modifier son milieu de terrain : terminé Lahm-Kroos sur la même ligne pour soutenir l’attaque (et le troisième milieu en position avancée), retour à un milieu à 3 plus classique pour un 4-1-4-1 avec Javi Martinez devant la défense et deux relayeurs devant lui. Un coaching qui confirme que le système tactique (4-1-4-1) ne dicte plus forcément les mouvements des joueurs.

Ainsi, lorsqu’ils évoluent en position de n°6, Thiago et Lahm ne restent plus devant la défense, mais montent d’un cran afin de se joindre à l’un des n°8 (Kroos) et combler l’espace laissé par le second (Götze), qui se retrouve n°10. A l’inverse, le système reste plus classique avec Javi Martinez : l’Espagnol reste devant la défense et derrière deux milieux de terrain. Le Bayern joue alors avec deux véritables ailiers dans un 4-3-3 classique. Selon l’adversaire et les joueurs disponibles, le 4-1-4-1 du Bayern maîtrise donc différentes formes en phase offensive, qui le rendent évidemment plus difficile à appréhender pour l’adversaire. Mais encore faut-il pour cela que les Bavarois parviennent à passer dans cette phase offensive.

La remontée de Manchester City : 

Complètement spectateurs en début de partie, les Skyblues étaient d’abord tributaires des duels remportés par Silva ou Dzeko pour sortir les ballons « proprement » de leur moitié de terrain. Mais dès qu’ils ont pu aller dans le camp adverse, ils ont su profiter de la « légèreté » défensive du trio Kroos-Götze-Thiago. Si le premier maîtrise ce poste de n°8 et est capable de déclencher un pressing pour faire remonter le bloc, les deux autres sont évidemment plus spectateurs qu’acteurs (ils s’opposent à l’adversaire mais ne pèsent pas réellement dans les duels). City a ainsi pu faire tourner la balle dans le camp bavarois plus d’une fois, utilisant correctement la largeur pour contourner les milieux adverses.

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Si Götze redescend s’opposer à son adversaire, il essaie avant tout de ne pas se faire éliminer plutôt que de récupérer le ballon. Devant la défense, Thiago est dans la même situation. Kroos reste à proximité afin de venir à l’aide au cas où, ce qui libère son adversaire direct, resté en retrait (et oublié -?- par Ribéry). Quelques secondes après cette illustration, le jeu part côté droit sur Zabaleta puis Navas, auteur du centre à l’origine du but de Silva.

Petit à petit, City a remonté son bloc pour perturber la relance du Bayern. Javi Garcia a été le premier à sortir au pressing, afin de suivre les déplacements de Kroos et limiter ses remontées de balle vers le couloir gauche (Ribéry-Alaba-Mandzukic). C’est donc Dante qui s’en est occupé la plupart du temps, n’ayant aucun adversaire lorsqu’il s’avançait avec le ballon. Juste avant la mi-temps, les Skyblues se sont autorisés un pressing plus haut, face à la relance de Neuer, envoyant leurs deux milieux axiaux en soutien des attaquants.

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Alors que Silva et Dzeko s’écartent pour bloquer Boateng et Dante, Javi Garcia et Fernandinho sortent sur Thiago et Götze, qui a échangé sa position avec Kroos sur cette action. Une organisation qui va forcer le Bayern à jouer long… avec réussite puisqu’une déviation de Mandzukic à la retombée du ballon va offrir une balle de 3-0 à Muller.

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En deuxième mi-temps, City joue beaucoup plus haut. Ci-dessus, Dzeko et Silva encadrent toujours Thiago mais évoluent une dizaine de mètres plus haut dans le camp du Bayern, entraînant avec eux le reste du bloc. Si Dante s’avance avec le ballon, Dzeko déclenche le pressing, et est accompagné par Javi Garcia qui sort sur Kroos. Même chose pour Silva si le ballon va vers Boateng. L’Espagnol est alors suivi par Fernandinho qui récupère le marquage de Thiago.

En terme d’approche tactique, City a pris le dessus sur le Bayern à partir du moment où il est parvenu à empêcher la mise en place de la relance habituelle, à 3+1 (Dante, Thiago et Boateng + Kroos). Grâce à des défenseurs solides capables d’assumer les un-contre-un derrière (et notamment Zabaleta face à Ribéry), les milieux mancuniens ont pu sortir accompagner les efforts de leurs attaquants. A l’instar de ce qu’il avait infligé à la Juve la saison dernière (pressing sur les quatre relanceurs qui étaient Chiellini, Barzagli sur les côtés et Bonucci, Pirlo dans l’axe), le Bayern a cette fois subi le pressing de City.

Eh phase défensive aussi, les Skyblues étaient beaucoup mieux organisés : au lieu de se concentrer sur le seul Thiago, la formation de Manuel Pellegrini a cherché à couper la relation entre Kroos et le milieu espagnol afin de cantonner le jeu adverse à un demi-terrain. Un choix logique puisqu’au lieu de n’avoir qu’un n°6 en soutien lorsqu’il construit dans le camp adverse (comme dans un 4-1-4-1 habituel), le Bayern s’appuie sur deux joueurs (Thiago-Kroos sur la même ligne). En revenant se positionner entre les deux, Silva aidait ses milieux de terrain à fermer le jeu sur un côté. Le changement était particulièrement visible sur le côté gauche du Bayern, puisque Kroos n’était plus seul alors qu’il profitait des espaces concédés par Javi Garcia, obligé d’aider ses défenseurs face à Ribéry, Alaba et Mandzukic en première mi-temps.

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Silva redescend à proximité de Kroos. Son positionnement lui permet de bloquer le jeu latéral, et de permettre à Fernandinho et Javi Garcia de resserrer le marquage autour de Götze et Ribéry.

La rapide sortie de Mario Götze, au profit de Javi Martinez (55e), n’a pas arrangé les affaires du Bayern qui aurait pu profiter de sa capacité à se rendre disponible entre les lignes pour « défaire » la pression de Fernandinho et Javi Garcia sur la relance (Kroos, Thiago). Au lieu de ça, le Bayern a basculé en 4-1-4-1 avec deux véritables milieux relayeurs (Thiago et Kroos sur la même ligne, ce qui signifiait qu’il n’y avait plus de n°10 capable de faire reculer Fernandinho et Javi Garcia sur les phases de relance). Ribéry est resté bloqué dans son couloir et Javi Martinez a subi à son tour la pression des milieux de Manchester City, toujours accompagnés des efforts des attaquants.

Beaucoup plus actifs face à la relance adverse, les Skyblues ont gagné plus de ballons et ont surtout pu occuper le camp adverse. La mobilité de Silva a posé beaucoup de problème aux milieux de terrain du Bayern (Thiago-Kroos), souvent en retard face à ces percées. Mis sous pression, Dante et Boateng ont été les derniers maillons à craquer, offrant d’abord un penalty à Kolarov (59e) puis laissant filer un centre dans les pieds de Milner (61e). En étant plus actif face à la relance, City a forcé le Bayern à changer d’animation : les deux relayeurs sont redescendus, isolant les attaquants et facilitant le travail des défenseurs anglais. L’entrée en jeu de Shaqiri à la place de Mandzukic a encore accentué ce problème (68e). Sur le papier, le Suisse aurait dû reprendre le rôle de Götze, tout en comptant sur Muller et Ribéry pour faire les appels devant (à la manière de Messi, faux 9, avec les ailiers pour prendre la profondeur). Il n’en a rien été, et le Bayern n’a plus approché les buts de Joe Hart, s’enferrant notamment sur l’aile gauche où Ribéry a subi dans tous ses duels face à Zabaleta.

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Lorsque City a forcé les deux relayeurs bavarois à redescendre, c’est tout le jeu du Bayern qui est devenu plus facile à contrôler. 

Conclusion :

Pellegrini 1 – Guardiola 0 ? Difficile à dire tant les Skyblues n’ont pas vu le jour durant le premier quart d’heure. A 2-0, le Bayern a relâché son pressing et s’est retrouvé en situation de subir celui de son adversaire. Offensivement, la relance avec Thiago et Kroos à la baguette est sans doute sans égal dans l’effectif bavarois. Le rôle de faux 8, vrai 10 de Götze est aussi très intéressant offensivement puisqu’il peut permettre à terme d’équilibrer le jeu avec Ribéry côté gauche. Mais défensivement, le trio paraît trop limité et incapable de relancer un pressing. A ce niveau-là, si Guardiola poursuit dans cette voie, le travail de l’avant-centre sera primordial au printemps pour permettre au bloc de remonter.

Le retour prochain de Schweinsteiger va offrir une nouvelle option à Guardiola, qui pourra notamment tenter de l’ajouter à Thiago et Kroos pour tester un nouveau système qui positionnerait le dernier cité dans le rôle le plus avancé. Joker défensif du Bayern, Javi Martinez semble aujourd’hui être d’un profil « trop classique » pour réellement intégrer le milieu bavarois où la polyvalence semble être la qualité première pour débuter (Thiago de 6à8, Kroos de 8à6, Götze de 8à10). Reste que sur des options tactiques spécifiques (comme celui de milieu défensif avancé face au Borussia Dortmund où il a joué derrière Mandzukic pour être présent sur les seconds ballons), l’Espagnol aura forcément un rôle à jouer dans quelques mois.

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5 réponses

  1. Ahmed dit :

    Tres tres bonne analyse.

    Je pense que Thiago et Kroos ne sont pas des Busquets et Xavi, Guardiola les surestime un peu. Cela dit, L’effectif du bayern demeure impressionnant.

    J’imagine que Pep est toujours entrain de tester son équipe et qu’il n’a pas encore trouver la compo  »Parfaite »

  2. souleres dit :

    Vraiment on peut dire n’importe quoi sur un match.
    Au vu de la dernière image = 3 défenseurs centraux + 2 milieux défensifs je dirais que le Bayern joue comme je le préconise dans mes posts = 3.5.2 à tendance 3.3.4.
    Quand au 4.1.4.1 il n’y a rien de plus horrible.
    Cela a été pratiqué pendant 4 ans par CASANOVA entraineur du TFC et on se retouve maintenant à TOULOUSE sans public, sans jeu et sans intérêt pour le TFC.
    Et dire qu’il a eu à sa disposition BULUT + RIVIERE et qu’au nom du 4.1.4.1 IL NE LES A JAMAIS FAIT JOUER ENSEMBLE !
    AU TFC de 4ième nous sommes passés au 8ième puis 8ième puis 10ième
    MAINTENANT on pratique le 3.5.2 où CASA met des joueurs inappropriés comme AURIER En défense centrale au lieu de latéral droit etc etc
    QUAND AU JEU DU MANCHESTER CITY je ne sais pas ce que c’est : MAIS C’EST LE JEU QUI ME PLAIT LE PLUS !
    ça bouge de partout on dirait une danse, une farandole = UN SPECTACLE ENFIN !

  3. Samir dit :

    Je pense que le Bayern s’est gravement relâché au bout de 30 minutes de jeu. Sans omettre le très bon match des Citizens, je pense que le plus gros problème du Bayern mardi soir c’était le Bayern lui même. Physiquement, j’ai senti aussi de grosses baisses de régime de certains joueurs. Sinon, côté tactique, c’était de l’habituel côté Bayern, un 4-5-1, voir un 4-6-0.

  4. Shinji dit :

    @souleres
    Heureusement que les joueurs ne restent pas figés comme l’indique la formation sur le papier! Les joueurs s’organisent différemment s’ils attaquent ou s’ils défendent. Il est mignon ton 3-3-4 mais quand ils défendent tu penses vraiment qu’ils sont dans cette formation? Non c’est un 4-1-4-1.

    Le Bayern a souvent trouvé des solutions de relance en repassant par Neuer. J’ai été impressionné par son jeu au pied. Il a réussi a déchirer de City (Silva-Dzeko sur Dante-Boateng, les ailiers sur les latéraux, Fernandinho-Garcia sur Thiago-Kroos, et 4 vs 4 derrière) en trouvant Muller/Ribéry qui décrochaient dans le dos de Fernandinho et Garcia sans que le latéral le suive ou qu’un centrale récupère le marquage, occupé par Mandzukic et Gotze.

    Ce qui est impressionnant c’est la densité de joueurs au pressing dans les 30m adverses. Javi Garcia et Fernandinho ont été incapables de trouver Silva et Dzeko dans de bonnes conditions en début de match. Impossible de passer par les côtés à cause des trios offensifs qui restaient au pressing après l’echec de leurs combinaisons. Par contre, une fois Silva et Dzeko dans le sens du jeu, le Bayern a souffert de l’absence de repli défensif de ses ailiers (cf la remise de Milner dans le dos de Muller pour le but de Silva, et le but de ce même Milner).

    Le plus dur reste à se sortir de ce pressing avec 8 joueurs dans ses 30m. J’aimerais bien voir un Bayern-PSG pour voir comment Motta-Verratti s’en sortirait. Je parle pas de Blaise lol, ça va aller trop vite pour lui.

  5. souleres dit :

    6-3 MC ARSENAL
    IL n’y a rien à ajouter.
    Manchester City est le futur champion toutes catégories
    JEU SPECTACLE PUBLIC CLUB RATIO PRIX/JOUEUR.

    Il faudrait que Florent nous briffe sur MC et sa tactique de base.
    Qaund à mon 3.3.4
    J’en suis plus sûr que jamais.
    Par exemple hier MONTPELLIER – ASSE
    Vous avez vu les minables arrières de coté de MONTPELLIER ?
    Il faut enlever les 2 arrières latéraux de pratiquemnt toutes les équipes et les remplacer pare 2 milieux défensifs voir mon schéma global ci-dessous

    Schéma
    ————————–G
    —————-DA————–DA
    ————————–PI
    ——MD——————————-MD
    — ———————MO
    LA————————————————LA
    ———–AT——————AT

    G = Gardien
    DA = Défenseur Axial
    PI = Pilote = chef de la zone défensive
    MD = Milieu défensif
    LA = Latéraux a Ailiers
    MO = Milieu Offensif = chef de la zone offensive
    AT = Attaquant pur

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