Barcelone 3-1 Paris SG : l’analyse tactique

Il n’y a donc plus d’équipes invaincues en Europe. Non sans avoir sa chance, notamment dans la première demi-heure, le PSG a chuté mercredi face au FC Barcelone. Le but inscrit par Neymar avant la pause l’a mis dans une situation compliquée, le forçant à aller chercher le ballon dans les pieds barcelonais. Un contexte nouveau et qu’il n’a su résoudre en deuxième mi-temps, perdant complètement la notion de bloc-équipe au fil des changements, alors qu’à l’inverse le Barça retrouvait ses automatismes et son 4-3-3 habituel.

Les compositions :

Luis Enrique avait en effet surpris tout le monde avec son onze de départ. Le coach espagnol avait laissé entendre en conférence de presse qu’il fallait s’attendre à une surprise pour remplacer Daniel Alves. Adriano (ou) Bartra étaient les joueurs attendus mais l’ex-coach de la Roma a finalement complètement changé son système de jeu. Le Barça s’est présenté dans une formation à trois défenseurs centraux, avec Busquets-Mascherano au milieu et Neymar et Pedro sur les ailes afin d’encadrer Iniesta, Messi et Suarez.

Côté PSG, Laurent Blanc a lui aussi répondu par une surprise puisque son équipe-type ne s’est pas présentée dans son 4-3-3 habituel. Dès les premières minutes de jeu, c’est un 4-4-2 qui s’est très clairement dessiné dans le camp parisien. Prenant la place de Pastore dans le onze-type du début de saison, Matuidi s’est retrouvé dans le rôle du milieu gauche (que tenait d’ailleurs l’Argentin lors de la double confrontation de 2012-13).

Le pressing du Barça : 

Les toutes premières secondes de la partie ont permis de découvrir l’animation défensive catalane ou, pour être plus précis, son plan pour bloquer la relance parisienne. En première ligne, Suarez et Messi se partageaient le marquage de Thiago Motta, David Luiz et Thiago Silva. L’objectif premier était d’avoir un joueur constamment dans la zone de Thiago Motta, le second sortant au pressing sur le défenseur porteur du ballon.

Venait ensuite le deuxième rideau avec Neymar, Iniesta, Busquets et Pedro. Les deux excentrés devaient évidemment bloquer les latéraux parisiens. Dans l’axe, Iniesta était chargé de presser Verratti ; les décrochages de l’Italien obligeaient son vis-à-vis à sortir très haut sur certaines séquences. Dans ce cas, Busquets abandonnait Matuidi pour revenir à l’intérieur, laissant Pedro récupérer le milieu de terrain, libérant Maxwell seul côté opposé.

Enfin, le dernier rideau catalan était dirigé par Mascherano et Piqué : l’Argentin se chargeait d’Ibrahimovic lorsque ce dernier tentait de redescendre pour offrir des solutions à la relance parisienne. Piqué restait lui en couverture et devait négocier les longs ballons adverses. Sur les côtés, Bartra se retrouvait face à Cavani, Mathieu face à Lucas Moura.

Suarez s’oppose à Thiago Silva, porteur du ballon. Messi est au contact de Thiago Motta et laisse David Luiz sans opposition. Iniesta sort sur Verratti qui décroche ; Busquets l’accompagne dans l’axe, obligeant Pedro à revenir à l’intérieur pour prendre Matuidi. Derrière, le Barça est en surnombre face à Ibrahimovic, Cavani et Lucas Moura.

Thiago Silva transmet la balle à David Luiz (1). Suarez et Messi réagissent : l'Argentin sort sur le nouveau porteur du ballon et l'Uruguayen revient dans la zone de Thiago Motta.

Thiago Silva transmet la balle à David Luiz (1). Suarez et Messi réagissent : l’Argentin sort sur le nouveau porteur du ballon et l’Uruguayen revient dans la zone de Thiago Motta. A défaut de pouvoir progresser, le Brésilien écarte le jeu vers Maxwell. Pedro sort à son tour au pressing, étant couvert par Busquets qui récupère le marquage de Matuidi. Dans le rond central, Mascherano suit Ibrahimovic qui se rapproche du ballon.

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Thiago Motta sort de sa zone pour tenter de se défaire du marquage adverse mais Suarez reste au contact, tout comme Busquets avec Matuidi. Mascherano est prêt à couper l’action face à Ibrahimovic, et Bartra assure la couverture. Sur cette première séquence de la partie, le Barça récupère la touche et peut ensuite prendre possession du ballon.

Le 4-4-2 parisien : 

Au match aller, Javier Pastore avait eu un rôle capital face à la relance du Barça. Positionné dans l’axe, il avait passé la soirée à isoler Busquets par rapport à ses défenseurs centraux. Mais cette fois, le PSG devait faire face à deux rampes de lancement dans le jeu barcelonais : Busquets (axe droit) et Mascherano (axe gauche). Paris a donc répondu avec deux attaquants, qui ont accompli la même tâche que l’Argentin : se positionner sur les lignes de passes entre les défenseurs barcelonais et leurs milieux de terrain.

Réduire l’influence de Mascherano et Busquets a forcé Barcelone à trouver de nouveaux relais : capables de décrocher jusqu’au niveau du rond central, Iniesta et Messi étaient suivis par Lucas Moura (ou Verratti), et Matuidi, qui les empêchaient ensuite de se retourner. Servis en position excentrée, Pedro et Neymar se retrouvaient eux sous la pression des latéraux parisiens, voire des excentrés, en fonction de la position où ils recevaient le ballon.

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Ibrahimovic et Cavani empêchent les transmissions vers Mascherano et Busquets. En réaction, Messi décroche pour se rendre disponible mais est bien suivi par Matuidi qui l’empêche de se retourner. Sur le côté, Maxwell doit en faire de même avec Pedro tout en comptant sur la couverture de David Luiz en cas d’appel de Suarez.

Au final, comme au match aller, les Parisiens ont laissé les centraux adverses complètement libres. Face à une telle densité, Piqué n’en a évidemment pas profité dans l’axe. En revanche, le jeu est beaucoup passé par Bartra et Mathieu, qui ont pu franchir la ligne médiane sans être attaqués. En réponse à leurs montées, Paris faisait coulisser son bloc de manière à permettre ensuite la sortie de Matuidi ou Lucas Moura sur le porteur de balle (Bartra ou Mathieu).

Côté gauche, Matuidi sortait au pressing sur Bartra ; Thiago Motta récupérait le marquage de Messi, Maxwell bloquait Pedro sur l’aile et David Luiz devait gérer les déplacements de Suarez. A l’opposée, Lucas Moura bloquait la montée du défenseur, Van der Wiel s’opposait à Neymar, Thiago Silva à Suarez et Verratti devait repousser Iniesta. Dans l’axe, Ibrahimovic et Cavani se repliaient afin d’empêcher le retour du ballon vers Mascherano ou Busquets.

Bartra peut franchir la ligne médiane sans être attaqué, mais il manque ensuite de solutions.

Bartra peut franchir la ligne médiane sans être attaqué, mais il manque ensuite de solutions à l’approche des 30 derniers mètres. Matuidi bloque sa montée. Thiago Motta est avec Messi, Cavani avec Busquets, Maxwell avec Pedro et David Luiz avec Suarez.

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Même situation côté droit : Mathieu porte le ballon mais n’a pas de solution alors qu’il approche la zone de Lucas Moura. Mascherano est pris par Ibrahimovic, Iniesta par Verratti, Neymar par Van der Wiel et Suarez par Thiago Silva. A l’opposée par contre, Messi se rend disponible en décrochant… mais Matuidi anticipe déjà et est prêt à sortir sur l’Argentin.

Paris prend l’ascendant : 

Le round d’observation du début de partie laissait entrevoir un avantage en faveur des Parisiens, tout du moins sur le plan défensif. Les hommes de Laurent Blanc répondaient présents dans les duels et les « dribbleurs » barcelonais étaient toujours contraints d’éliminer deux ou trois adversaires pour faire une différence. Neymar a été le premier à prendre l’ascendant sur son vis-à-vis mais n’a pu enchaîner en trouvant une solution dans le coeur du jeu (Suarez, Messi, Iniesta difficiles à atteindre). De la même façon, Matuidi était supplée par Cavani lorsqu’il était éliminé par Messi.

Le Barça a su obtenir des coups de pied arrêtés intéressants, notamment en allant chercher des duels à l’opposée de la zone où il construisait, mais c’est bien le PSG qui a été le premier à se montrer dangereux et ce, dès que le pressing catalan a commencé à se relâcher. Plus précisément, lorsque Messi a arrêté de tenir son rôle en première ligne aux côtés de Suarez. A l’origine du but parisien, la sortie de balle a en effet été permise par l’arrêt de Messi alors qu’il était au contact de Thiago Motta.

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Alors que ses partenaires sont en place, Messi lâche le marquage de Thiago Motta, qui devient une solution pour Verratti.

Dès qu’un milieu parisien parvenait à se défaire du pressing catalan, c’est toute l’arrière-garde barcelonaise qui était amené à se réorganiser. Positionné devant celle-ci, Mascherano était obligé de reculer afin de la protéger. Parfois, il revenait même s’intégrer à la défense afin d’assurer une meilleure couverture de la largeur. Résultat de ce repli défensif, son adversaire direct lorsque le Barça jouait haut, Ibrahimovic, trouvait enfin des espaces pour toucher le ballon au milieu de terrain et permettre à Paris de poser le jeu.

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Thiago Motta dans le sens du jeu et sans adversaire à proximité, c’est tout le bloc catalan qui doit se replier, notamment pour anticiper le jeu long possible à destination de Lucas Moura. Mascherano recule avec sa défense et laisse Ibrahimovic décrocher.

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Ibrahimovic joue latéralement pour Van der Wiel, le Barça se met en place. Dans l’axe, Mascherano se rapproche du Suédois, Busquets a suivi Matuidi et Iniesta se retrouve dans la zone de Thiago Motta. Sur les côtés, Pedro et Neymar répondent aux montées de Maxwell et Van der Wiel.

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Le problème pour le Barça vient du repli inexistant de Suarez ou Messi. Alors que Verratti se rend disponible, les deux sont spectateurs. Le PSG est en surnombre dans l’axe (4 contre 3). Alors qu’Ibrahimovic permet de poser le jeu, Matuidi se projette lui entre les lignes et offrent une solution supplémentaire face à la défense parisienne. Sur cette séquence, Verratti le trouve et lance l’action qui aboutira à l’ouverture du score parisienne.

Le système a eu beau changer, les problèmes défensifs catalans ont été les mêmes qu’à l’accoutumée durant cette première demi-heure. Dès que leur pressing était déjoué, les espaces étaient légion, surtout au milieu de terrain. Les passeurs parisiens ont pu orienter aisément le jeu et profiter notamment des appels de Matuidi pour créer le danger dans les 30 derniers mètres (et de la percussion de Lucas à droite). Auteur de la déviation sur le but d’Ibrahimovic, le Français s’est retrouvé à la passe sur l’énorme occasion de Lucas Moura (28e).

A ce moment de la partie, Paris a aussi compris que le Barça était en difficulté sitôt la ligne médiane franchie. Au lieu de relancer court comme à son habitude, il a volontairement allongé en recherchant Ibrahimovic ou Cavani dans les airs pour faire office de point d’appui en attendant la remontée du reste du bloc. Ses deux grosses occasions de la demi-heure de jeu sont venues à partir de ballons gagnés et conservés par ces derniers (Cavani, 31e). 

Le Barça plus dangereux : 

Le problème, c’est qu’en plus de louper ces occasions, les Parisiens ont aussi encaissé très rapidement l’égalisation (comme au match aller). En l’occurrence, ils ont craqué sur le premier ballon en profondeur envoyé par Mascherano. Alors que Thiago Silva et David Luiz dominaient le Suarez « point d’appui » depuis le début du match, les deux hommes ont été complètement pris à défaut sur cette action, le premier étant incapable de répondre à l’appel de l’Uruguayen et le second oubliant Messi dans son dos (1-1, 19e).

Dix minutes plus tard, et après avoir manqué leurs balles de 2-1, les Parisiens ont commencé à souffrir face aux accélérations adverses, qu’elles soient de Neymar sur son aile gauche, Messi ou Iniesta dans l’axe. Les deux derniers cités, qui évoluaient clairement à gauche et à droite depuis le début de la partie, se sont d’ailleurs beaucoup plus cherchés durant les dernières minutes afin de perturber l’organisation parisienne (Suarez, 38e). Accompagnant cette montée en puissance, Mathieu était lui aussi plus visible en phase offensive, profitant de la couverture de Mascherano pour occuper le couloir gauche et libérer Neymar.

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Durant la première demi-heure, Paris limite l’influence de Messi et Iniesta grâce à Matuidi et Thiago Motta d’un côté, et Verratti-Lucas de l’autre.

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Mais lorsque les Barcelonais commencent à permuter, les Parisiens ont du mal à s’adapter. Sur cette séquence, la montée de Mathieu a fixé Lucas dans le couloir et il n’y a donc plus que Motta pour faire face à Messi. Au bout de cette action, Suarez se créera la plus grosse occasion barcelonaise de la mi-temps, avec une frappe dans la surface repoussée par Sirigu.

Ce regain de forme catalan a aussi été suivi sur le plan du pressing. Quelques secondes avant le but de Neymar, les Parisiens obtenaient une touche dans le camp barcelonais. Mais cette fois, ils n’ont pu y conserver le ballon à cause d’un pressing efficace de Suarez sur Verratti, qui a forcé l’Italien à repasser par Sirigu. L’ensemble du bloc blaugrana a suivi la montée de l’Uruguayen, notamment Busquets qui, au-delà de cette action, a souvent pris le risque de jouer haut afin de compenser les (longs) temps faibles de Messi dans l’exercice du pressing. Si le second but de Neymar reste un exploit individuel (41e), ces détails ont symbolisé le dernier quart d’heure du Barça, bien plus compact qu’auparavant. 

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Lorsque Suarez fait l’effort de redescendre, il peut bloquer le milieu parisien qui crée le surnombre.

Deuxième mi-temps : 

Menés au score, les Parisiens ne pouvaient plus se contenter d’attendre, sous peine de voir le Barça utiliser sa possession comme une arme défensive en confisquant le ballon. Dès la reprise, les hommes de Laurent Blanc ont essayé d’aller chercher le Barça plus haut. Les Blaugranas en ont fait de même en s’appuyant sur la générosité de Suarez ou Neymar en première ligne pour forcer la relance parisienne. Cela a donné un premier quart d’heure durant lequel les deux équipes se sont neutralisées collectivement, n’accélérant que grâce à leurs individualités (Pedro, 52e et surtout Lucas Moura, 53e).

La sortie de Verratti (61e) n’a pas changé grand chose sur le plan tactique : Matuidi est passé dans l’axe aux côtés de Thiago Motta, laissant le couloir gauche à Pastore. En revanche, son absence dans la dernière demi-heure a pesé lourd sur les sorties de balle parisiennes. Quand il n’est pas là, Paris perd en effet l’un de ses deux milieux capables de relancer, ce qui facilite forcément le travail de l’adversaire. Luis Enrique a logiquement répondu à ce remplacement en faisant entrer Rakitic à la place de Pedro (68e). Le Barça a alors retrouvé son 4-3-3 : Busquets est repassé devant une défense à quatre (Mathieu-Mascherano-Piqué-Bartra) et le Croate a accompagné l’effort de pressing avec Iniesta et ses attaquants, jusqu’à ce que l’Espagnol sorte, remplacé par Xavi (73e).

En face, Paris a fini de se désorganiser avec l’entrée en jeu de Lavezzi (75e) à la place de Matuidi. Déjà fatigué, Thiago Motta s’est retrouvé complètement seul dans l’axe, devant être supplée par un Pastore qui se retrouvait dans un rôle qui n’était absolument pas le sien. Barcelone n’a pas eu besoin de beaucoup de temps pour en profiter, puisque Suarez a permis à son équipe de faire le break dans la minute qui a suivi (3-1, 76e), mettant ainsi un terme à tout suspense.

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Les Parisiens ont perdu toute notion de bloc au fil des changements en deuxième mi-temps. Jusqu’alors bloqué par Ibrahimovic ou Cavani, Busquets n’est pas attaqué sur cette action et a tout le temps de servir Suarez. David Luiz ne peut bloquer l’Uruguayen puisque Xavi est aussi dans sa zone et serait une solution facile à trouver en remise.

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Quelques secondes plus tard, Suarez a envoyé le jeu côté droit vers Rakitic et Messi. Pastore est trop loin pour empêcher l’Argentin de repiquer à l’intérieur afin de lancer la fin de l’action. Thiago Motta sera lui spectateur de cette séquence alors que Xavi créera le décalage vers Neymar.

 

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7 réponses

  1. blada dit :

    Défensivement si je comprends bien, le barca passait en 3-5-2. Tactiquement, c’est intéressant mais dangereux, Lucas sur les côtés est quand même beaucoup passé le long de sa ligne
    Si lavezzi avait joué à gauche à la place de cavani, ca aurait pu être difficile pour le barca

  2. Moez dit :

    Louis Enrique a mis Bartra justement car il savait qu’il allait avoir Cavani (pas hyper vif mais nécessitant des bons défenseurs sur les CPA). S’il pensait qu’il allait avoir Lavezzi il aurait mis Adriano, plus vif.

    Je ne comprends pas pq Blanc n’a pas mis Lavezzi à la mi-temps afin de déstabiliser l’animation déf de LE: LE aurait mis Adriano, mais il est moins bon défenseur que Bartra et pas vraiment en forme (pas bcp joué cette saison), il n’est pas hyper fiable dans une déf à 3 et aurait peut être contraint Masché de rester dans l’axe donc libérer Ibra dans ses décrochages.

    Sur la 1ère image, Busquets est intelligent, s’il avance dans le centre et ne prend pas le marquage de Matuidi, c’est qu’il sait que le marquage de Messi n’est pas très fiable et anticipe une faute de marquage sur Motta (cf but du PSG).

  3. valence dit :

    Ce que je vois est plutôt interressant mais risqué… Avec cette nouvelle organisation tactique le Barça peut donner un nouveau souffle a son jeu. Je verais bien (Marsherano occuper le flanc droit de Bartra comme dans ce match contre le psg vu sa vitesse, sa rigueur et sa vision de jeu. Busquets à la place de Marsherano devant la défense et Rakitich à la place de Busquets) ou meme qui sait Xavi. Ce qui permettrais au Barça de se reorganiser en 3+1 en transission defensive. Sauf que dans ce cas ou joura Jordi Alba??? Qu’est ce que vous en pensez les gards?

  4. Moez dit :

    Le pb ce n’est pas 3+1 mais les coups de pieds arrêtés.

    Un des problèmes les plus importants du Barça est les CPA.
    Ce qui a détruit la Pep team: les équipes mettent un bus derrière, concèdent des fautes pour casser le jeu, en sachant qu’ils ne prennent aucun risque (à part qques rares coup francs directs) et comptent sur les CPA offensifs pour marquer ; et surtout, ce qui est au sport très important: mentalement, les joueurs « du bus » sont dans un état d’esprit positif, ils savent qu’ils jouent bien le coup et qu’ils vont y arriver.

    Remember les joueurs bons CPA de la Pep Team gagnante: Puyol, Piqué/marquez, Abidal, Busquets/Touré et parfois Keita ; même Henry et Eto’o ne sont pas très mauvais dans les CPA.
    Le Barça a remplacé Puyol, Abidal, Keita, Henry, Et’o par Cesc/Rakitic, Alba, Pedro/Neymar et Villa/Alexis/Suarez ; qui sont certes des bons joueurs mais ne permettent pasà l’équipe d’avoir l’équilibre nécessaire, ils sont tous bons dans le même domaine et mauvais dans le même aussi…

    Tu ne peux pas avoir une grosse équipe si tu as un point faible aussi flagrant, te contrer devient trop facile et à la portée.
    Louis Enrique vient de le comprendre (malheureusement après le mercato), c’est pour ça qu’il a mis TOUS les joueurs bons en CPA dans la même équipe, c’est ce qu’il fera aussi contre Man City vous verrez.

    Ah j’aurais tant aimé que le Barça recrute cette année: Mandzukic, Benatia, et même Vidal et Nkoulou pour apporter un meilleur équilibre tout en gardant la philosophie et apporter un nouveau souffle (autre pb du Barça et de l’Espagne), mais bon on préfère payer 90 M€ un joueur à qu’il reste 4 ans de haut niveau

  5. Pilou dit :

    Business is business, mon cher Moez!
    Si je suis votre raisonnement, le Barça millesime 2009 était plus équilibrée que les années suivantes grâce aux joueurs à l’aise sur CPA. Et pensez-vous que le Bayern version Guardiola peut éviter cet écueil? Ont-ils suffisamment de bons joueurs sur CPA en cas de besoin?

  6. Daniel Constance dit :

    Coucou,
    Malgré le fait que le Barça ne paraissait pas si solide défensivement, nul ne peut dire que le côté offensif des Barcelonais ne faisait pas peur. Il y avait danger à chaque fois qu’Iniesta, Messi, Neymar ou Suarez touchaient le ballon…

  7. Moez dit :

    Pilou désolé pour ma réponse tardive.
    Je dis qu’avec au moins 3 joueurs solides dans les CPA + 2 qui peuvent aider, ce n’est plus un point faible (si bien sûr tu travailles bien dans les entrainements etc…) (Real: Pepe/Varane, Ramos, CR7 + Carvajal, Kroos, Bale, Benz qui sont pas nuls).

    Regarde ce que le Bayern a parmi les noyau dur (càd les 18 joueurs hors Gardiens): Boateng, Benatia, Dante, Lewa, Alonso + Alaba et Muller (et j’en oublie) qui sont pas mauvais. Il n’y a pas de risque la-dessus.

    Dans l’effectif actuel du Barça, seulement Piqué est bon dans les CPA, ce n’est pas suffisant, même s’il y a les joueurs qui peuvent aider (dans l’ordre): Bartra, Mathieu, Busquets, Rakitic, Suarez, Neymar

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