Schalke 04 1-6 Real Madrid, l’analyse tactique

Comme le PSG la semaine dernière, le Real Madrid a marqué les esprits en réalisant une vraie démonstration de force en Allemagne. Face à une équipe de Schalke qui s’est très vite transformée en simple sparring-partner, les Madrilènes ont récité leur football et semblent plus que jamais armés pour aller chercher leur fameuse decima. En tout cas offensivement…

Pas de surprise dans les rangs merengues au coup d’envoi, le Real s’est présenté dans son 4-3-3 désormais habituel. Aux avants-postes, le trio B.B.C. En soutien, Di Maria aux côtés de Modric et Xabi Alonso, toujours devant la défense (Casillas – Carvajal, Pepe, Sergio Ramos, Marcelo – Xabi Alonso, Modric, Di Maria – Bale, Benzema, Ronaldo). Côté Schalke 04, Jens Keller avait préparé un 4-4-2 avec Meyer en soutien de Huntelaar aux avants-postes, Draxler se retrouvant sur l’aile gauche (Fahrmann – Howedes, Matip, Felipe Santana, Kolasinac – Farfan, Neustadter, Boateng, Draxler – Meyer, Huntelaar).

Le plan de jeu de Schalke vole en éclats : 

Peu réputée pour sa capacité à fermer le jeu, la formation allemande a semblé aborder la rencontre en jouant le tout pour le tout. Laissant Pepe et Sergio Ramos sans aucune pression, la première ligne Meyer-Huntelaar avait pour objectif d’encercler Xabi Alonso afin de le priver de ballons. Sans ce relais habituel, la défense madrilène s’appuyait s’appuyer sur les décrochages de Modric et Di Maria pour réaliser la transition vers les attaquants.

Meyer et Huntelaar occupant toujours le rond central pour rester dans la zone de Xabi Alonso, les deux relayeurs se rendaient disponibles dans les couloirs pour toucher le ballon et tenter de se mettre dans le sens du jeu. C’est là que le pressing de Schalke devait se mettre en place afin de bloquer la progression du Real Madrid. Boateng et Neustadter sortaient au pressing afin de bloquer les milieux madrilènes. Exemple : quand le ballon était côté Di Maria, Boateng pouvait suivre l’Argentin jusqu’à se retrouver à hauteur de ses attaquants, laissant Neustadter en couverture dans l’axe.

Neustadter sort sur Modric. Meyer et Huntelaar bloque Xabi Alonso. Le Real doit donc repasser par Pepe puis Ramos pour pouvoir renverser le jeu vers Di Maria, ce qui laisse assez de temps aux milieux de Schalke pour coulisser côté opposé et se mettre en place.

Neustadter sort sur Modric. Meyer et Huntelaar bloque Xabi Alonso. Le Real doit repasser par Pepe puis Ramos pour pouvoir renverser le jeu vers Di Maria. Cela laisse assez de temps aux milieux de Schalke pour coulisser côté opposé et se remettre en place (sortie de Boateng, couverture de Neustadter).

Sur les extérieurs, Draxler et Farfan devaient bloquer les montées de Carvajal et Marcelo. Dernier point important côté Schalke, le marquage serré des défenseurs sur les décrochages des attaquants du Real. Lorsque Ronaldo et Bale redescendaient offrir des solutions dans l’entrejeu, ils étaient suivis par Höwedes et Kolasinac. Même chose pour Benzema lorsqu’il tentait de se rendre disponible dans l’axe : selon la zone, Matic ou Felipe Santana tentaient de l’accompagner afin de le bloquer. Mais la défense allemande était souvent en retard, ce qui permettait aux Madrilènes de faire tourner le ballon sans difficulté en attendant la faille.

La réponse madrilène : 

Gênés pendant quelques minutes par ce plan de jeu, les joueurs de Carlo Ancelotti ont tout de même rapidement trouvé des solutions pour approcher les buts de Fahrmann. Ils se sont d’abord appuyés sur la liberté accordée à Pepe et Ramos pour jouer dans le dos de la défense adverse. Meyer et Huntelaar repoussant la construction vers les couloirs (Modric ou Di Maria), les combinaisons s’effectuaient sur les ailes. En décrochant, Bale, Ronaldo ou Benzema faisaient sortir les défenseurs adverses et les attaquants restés aux avants-postes – voire les latéraux sur les extérieurs – exploitaient les espaces dans leur dos.

Après quelques alertes de ce genre – et quelques hors-jeu « limites » -, les Madrilènes ont passé la vitesse supérieure au milieu de terrain. Xabi Alonso s’est déplacé verticalement afin de promener ses gardes du corps sur le terrain et les sortir de leur zone préférentielle à l’entrée du rond central. Décrochant entre Ramos et Pepe, il lui est aussi arrivé de dépasser la ligne médiane afin de faire reculer Meyer et Huntelaar. Un rôle « sans ballon » qui a pris tout son sens sur l’ouverture du score du Real Madrid.

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Sergio Ramos est en possession du ballon. Di Maria, remuant depuis le coup d’envoi, est bloqué par Farfan, lui-même couvert par Boateng, adversaire direct habituel de l’Argentin. Dans le couloir, Höwedes profite de l’absence de Ronaldo dans sa zone pour sortir sur Marcelo. Dans l’axe, Neustadter couvre ses milieux de terrain et protège sa défense centrale. En première ligne, Meyer et Huntelaar bloquent toujours la relation vers Xabi Alonso.

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Mais de l’autre côté du terrain, Modric se rend disponible en décrochant. Avec un Xabi Alonso (et donc la paire Meyer-Huntelaar dans sa position classique, cf. 1ère illustration), Ramos n’aurait pas pu réaliser cette passe : au lieu de repasser par Pepe pour renverser le jeu, il sert directement son milieu de terrain. Conséquence : Neustadter, censé sortir sur Modric, est beaucoup trop loin.

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Le Croate a tout le temps de récupérer la balle et de s’avancer dans le camp adverse. Devant lui, c’est un quatre contre quatre qui se joue avec Carvajal sur l’extérieur, et le trio d’attaque face à Kolasinac, Felipe Santana et Matip. Sans protection, la défense de Schalke ne pouvait rivaliser dans les duels face aux attaquants madrilènes. Ces derniers finiront le travail.

Après ce premier but, les Madrilènes ont continué à développer leur jeu en s’appuyant sur une relance en 2-3 (Pepe-Ramos / Modric, Xabi Alonso, Di Maria). Les couloirs revenaient naturellement aux latéraux, Carvajal et Marcelo, tandis que le trio Ronaldo-Benzema-Bale bénéficiait d’une grande liberté sur le front de l’attaque. Dans le coeur du jeu, Modric et Di Maria suivaient les actions et apportaient leur touche technique (passe pour l’un, percussion pour l’autre) dans les 40 derniers mètres. Face au jeu placé madrilène, Schalke a très souvent été pris sur les ailes, par les montées de Carvajal et Marcelo.

Le second acte a surtout permis de confirmer la supériorité des attaquants madrilènes sur leurs adversaires directs. Tous les buts sont en effet intervenus sur des attaques rapides et des remontées de balle qui ont directement mis sur orbite Bale, Ronaldo ou Benzema. Ces derniers dominant la défense de Schalke, les buts ont suivi quasi-naturellement, surtout que les milieux allemands ont très vite abandonné tout ce qui concernait le repli défensif en deuxième mi-temps (3-0, 52e – 4-0, 57e).

Real Madrid : un pressing erratique ? 

Si les Madrilènes ont réalisé une véritable démonstration de force offensive, des questions peuvent encore se poser quant à leur solidité dans l’entrejeu et en phase défensive. Car en début de partie, ils ont dû s’en remettre à un exploit de Casillas pour ne pas se faire rejoindre après avoir ouvert le score. Comme la saison dernière, ils ont affiché une réelle faiblesse dans leur couloir gauche en début de partie, toujours en raison du repli défaillant de Ronaldo.

A plusieurs reprises, Höwedes a en effet pu dédoubler dans le couloir droit aux côtés de Farfan, prenant ainsi de vitesse un Marcelo en infériorité numérique. Normalement, le passage à un milieu à trois aurait dû permettre de mieux contrôler ce souci en envoyant l’un de ces derniers à l’aide du latéral brésilien. Positionné intérieur gauche, Di Maria était censé faire ce travail. Mais l’Argentin était aussi le joueur chargé d’apporter son énergie au pressing pour gêner la relance allemande. En deuxième rideau, Modric était moins en vue dans cet exercice, occupé par le marquage de Boateng plus prompt à se projeter que Neustadter, alors que Xabi Alonso ne sortait de sa position que pour répondre aux décrochages de Mayer.

En position haute, le bloc madrilène doit faire face aux absences de Ronaldo.

En position haute, le bloc madrilène doit faire face aux absences de Ronaldo sur son aile gauche. Ici, Di Maria se retrouve seul entre deux joueurs (Höwedes et Neustadter). Avec un 57/62, Neustadter a été le joueur de Schalke le plus en vue dans l’exercice : logique puisqu’il était l’adversaire direct d’un Di Maria obligé de s’éparpiller jusque dans le couloir pour défendre.

Di Maria s’est donc retrouvé « entre-deux », alternant sorties au pressing sur Neustadter – milieu de Schalke restant en retrait pour distribuer le jeu sur la largeur – et repli défensif pour aider Marcelo et compenser l’absence de Ronaldo sur l’aile. Après avoir encaissé plusieurs attaques sur son côté gauche, Carlo Ancelotti a envoyé Bale défendre cette aile en cours de première mi-temps.

Toujours plus vif que Ronaldo dans son replacement défensif, le Gallois permet en effet de mieux bloquer les couloirs dans l’entrejeu et ainsi d’éviter le repli défensif du bloc jusque dans ses 30 mètres. Sur le second but du Real (qu’il inscrit lui-même, 21e), son positionnement protège Carvajal et lui permet de serrer le marquage sur Draxler. Le latéral renvoie le ballon dans le camp de Schalke.

DDD

Alors que le Real est encore sans ailier gauche, Di Maria effectue un bon pressing afin de forcer Neustadter à jouer côté droit vers Kolasinac. Le latéral de Schalke se retrouve face à Bale dans son couloir. En deuxième rideau, Carvajal couvre face à Draxler et renvoie dans le camp adverse. Benzema accompagnera le dégagement en allant mettre la pression sur Felipe Santana. Quelques secondes plus tard, Bale se joue de la défense allemande et permet au Real de faire le break (2-0, 21e).

En phase défensive, on retrouvait les mêmes comportements. Le Real se repliait en 4-3 avec ses quatre défenseurs et le trio Di Maria-Xabi Alonso-Modric. Evidemment, l’organisation était très dense dans l’axe et laissait beaucoup d’espaces sur les ailes, jusqu’à ce que Bale redescende à son tour afin de former deux lignes de quatre. Ronaldo et Benzema restaient aux avants-postes pour anticiper les contres. Schalke a ainsi pu envoyer plusieurs centres en deuxième mi-temps, notamment par Höwedes, toujours renvoyés par la défense espagnole (0/11). Des deux côtés du terrain, Bale et Di Maria jaillissaient sur ces ballons renvoyés et menaient ensuite les contre-attaques. Deux d’entre elles ont abouti (3-0, 52e / 4-0, 57e).

Les deux derniers buts du Real Madrid sont intervenus après des pressings efficaces dans le camp adverse. Sur le premier, tout est parti d’une touche compliquée pour Schalke, à hauteur de sa surface de réparation. Xabi Alonso sur Meyer et Pepe sur Huntelaar ont accompagné le reste du bloc dans le camp adverse et c’est Ramos qui en a profité pour jaillir depuis l’arrière avant de servir Bale en profondeur (5-0, 69e). Enfin, le sixième et dernier but est venu d’une bonne récupération de balle de Isco dans les pieds de son adversaire direct alors que Modric était lui aussi sorti au pressing (6-0, 89e).

Le Real Madrid se replie en sur deux lignes (4-3) et coulisse sur la largeur en fonction de la circulation de balle adverse. Bale se joint ensuite au bloc côté opposé.

Le Real Madrid se replie en sur deux lignes (4-3) et coulisse sur la largeur en fonction de la circulation de balle adverse. Bale se joint ensuite au bloc-équipe côté opposé. Benzema et Ronaldo restent aux avants-postes.

Conclusion : 

Offensivement, rien à dire : la machine madrilène est rodée. La relance est efficace, même lorsque Xabi Alonso est bloqué, et la complémentarité Di Maria-Modric apporte une variété bienvenue à la construction (entre force de percussion et créativité). Les montées des latéraux libèrent les trois attaquants, qui peuvent faire parler toutes leurs qualités : capables de décrocher, de peser sur les défenses et de prendre la profondeur, Bale, Ronaldo et Benzema savent tout faire et peuvent répondre à toutes les situations. A revoir évidemment face à des individualités plus fortes que celles de Schalke 04 (ce qui ne sera pas difficile au vu des quarts de finaliste annoncés).

Défensivement en revanche, ce Real pourrait se heurter à plus fort que lui dans les plus grands matchs. Les dernières années ont prouvé qu’il n’était plus suffisant de défendre à sept ou huit. La faiblesse entrevue côté Ronaldo sera forcément exploitée par les futurs adversaires du Real et il faudra que Carlo Ancelotti trouve (ou perfectionne) une solution afin de mieux protéger ces couloirs, au milieu de terrain comme en phase défensive. Plusieurs solutions s’offrent à lui aujourd’hui : envoyer un joueur supplémentaire en défense (Benzema ? Ronaldo ?), renforcer son entrejeu en sacrifiant l’un de ses trois talents offensifs (4-2-3-1 avec Di Maria et Isco dans le quatuor d’attaque), ou renouer avec le 4-4-2 déjà vu à Paris et aperçu hier soir à Gelsenkirchen par instants.

Quelques points communs entre le PSG 2012/2013 et le Real Madrid 2013/2014 ont d’ailleurs sauté aux yeux hier soir : le talent sur le jeu de transition en attaque et la solidité de la charnière centrale face aux centres adverses par exemple (qui permet d’abandonner les côtés tant que l’adversaire ne peut trouver une solution dans l’axe). Cette dernière option avait été testée (sans Bale) lors de la pré-saison, mais le Real avait souffert du peu d’implication défensive de Ronaldo et Benzema devant. Affaire à suivre donc…

Une chose est sûre, les Merengues version Ancelotti n’ont rien à voir en terme de philosophie de jeu avec le PSG, le Bayern ou le FC Barcelone. Si la qualité technique de l’ensemble leur permet de conserver le ballon aisément, ils ne ressentent pas le besoin de le monopoliser comme les autres candidats à la victoire finale. Des principes de jeu différents qui offriront peut-être une opposition de style intéressante en cas de choc dès les quarts de finale.

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5 réponses

  1. ILOVEBAYERN dit :

    Bonjour,

    Entièrement d’accord, concernant l’aspect défensif du Real, et cette façon de défendre sans sa ligne d’attaque. Des favoris cela me semble être la seule équipe qui joue aussi coupé, dans les phases défensives.

    Par contre sur les solutions d’Ancelotti, je ne suis pas certains que faire décrocher Ronaldo ou Benzema soit le plus pertinent: défendre correctement cela ne s’improvise pas il faut le faire à chaque match.

    En fait ce Real me rappelle un peu celui de 2002, avec une ligne d’attaque brillante et une défense costaude… mais à l’époque il y avait un monstre défensif: Makelele, cette saison ont ils un joueur capable d’abattre ce genre de boulot?

    Ce n’est qu’un avis, mais il faudra du réalisme, et beaucoup d’exploits pour que le Real ne se fasse pas sortir, face à une équipe qui défend à 11 (ou au moins à 8, car la Schalke faut bien le dire défensivement et tactiquement c’est honteux), et qui surtout sait dominer dans l’entre jeu… (un PSG Real serait assez intéressant).

    NB: et juste un commentaire, je comprends pas comment Leverkusen et Schalke, qui lorsqu’ils rencontrent le Bayern, joue très replié en espérant glaner des contres, ce sont montrées aussi offensive, face à des adversaires plus fort qu’eux… Un peu comme si ces deux équipes faisaient preuve d’une sorte lyrisme footbalistique presque candide, au lieu de se montrer réaliste tactiquement.

  2. #forméauclub dit :

    Ce football « total » de S04 me rappelle un peu le Werder 2005 (Reinke, Borowski, Frings, Ismael, Micoud, Klasnic, Klose) et on voit les limites (comme on avait vu les limites du Werder à l’époque) d’un jeu sans filtre où les défenseurs passent leur match en 1 contre 1, ça passe au pays mais avec des flèches comme CR et Bale c’est juste du suicide.
    Par contre un real-PSG je pense serait ennuyeux à regarder (mais intéressant à analyser surtout côté real)
    Pour ma part je ne vois pas d’équipe capable de sortir le real cette saison sauf « peut-être »… chelsea. Le match d’hier n’était pas très clair mais quand on regarde les 2 équipes (real & chelsea) jouer il y a chez chelsea justement des armes qui pourraient faire mouche face au real. Ce serait moche à regarder par contre, surtout à SB.

  3. @ILOVEBAYERN : sur les différentes solutions qui se proposent à Ancelotti, je pense qu’il va « naturellement » se diriger vers le 4-4-2 avec lequel il avait failli sortir le Barça l’année dernière avec le PSG. Au-delà de la première ligne, qui sera en effet un souci à régler, Modric peut devenir un problème dans l’axe (pas le même volume que Motta-Verratti ou Matuidi la saison dernière aux côtés de Xabi Alonso). Comme tu dis, en 2002, il y avait Makelele. Là, va falloir trouver quelqu’un ou espérer qu’un attaquant élève son niveau défensif.

    Sur les clubs allemands, je ne comprends pas non plus. Leverkusen et Schalke auraient pourtant dû s’inspirer du Bayern et de Dortmund. Sans défendre à 11, vu la qualité individuelle derrière, pas de survie possible à ce niveau. Les deux équipes ont été naïves et ont logiquement explosé.

    @#forméauclub : Personnellement, j’aimerais beaucoup un PSG-Real, que ce soit en quarts ou en demi, peu importe. Ne serait-ce que pour Blanc vs Ancelotti, mais aussi parce que l’opposition de style sera intéressante (peut-être ennuyeuse certes, mais intéressante). On aura déjà une indication concernant la manière de défendre du Real lors du prochain Clasico fin mars.

  4. Mathieu dit :

    Tu es fan du barça toi! trouver à critiquer CR7 sur ce match?! non mais sérieux…

    jourlaneux à deux balles

  5. Madridisto dit :

    @Mathieu
    Commentaire à deux balles plutôt, être fan du Real ne m’empêche de voir que l’absence de repli défensif de Ronaldo crée des problèmes sur le couloir gauche.

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