Barcelone 2-1 Real Madrid, l’analyse tactique

Repassé en tête de la Liga il y a quelques semaines, le Barça n’a pas manqué l’occasion de repousser son rival à 4 points en remportant le second Clasico de la saison. Une victoire qui s’est tout de même construite dans la douleur, le Real Madrid ayant eu des occasions pour prendre l’avantage après avoir pourtant concédé l’ouverture du score. Le second but de Suarez, et des Blaugranas bien plus solidaires après la pause, ont eu raison de ses espoirs.

Les compositions : 

Pas de grande surprise à signaler à la découverte des deux formations : le 4-3-3 barcelonais fait face au système mis en place la saison dernière par Carlo Ancelotti. Le Real Madrid oppose donc lui aussi un 4-3-3 à la relance adverse qui se transforme ensuite en 4-4-2 en phase défensive. Les deux trios d’attaque sont eux aussi bien là, MSN d’un côté, BBC de l’autre.

Après un début d’année 2015 très compliqué, le Real a récemment enregistré le retour de Modric, qui reprend place dans l’entrejeu aux côtés d’Isco et Kroos. Côté barcelonais, Busquets de retour de blessure ne débute que sur le banc. Il est remplacé par Mascherano qui se positionne devant une défense centrale composée de Piqué et Mathieu.

Le Barça démarre bien : 

Devant son public et dans la peau du leader, c’est le Barça qui prend le meilleur départ. En place au milieu de terrain, le 4-3-3 madrilène se montre néanmoins beaucoup trop passif face à la relance barcelonaise. L’axe est pourtant bien densifié par la présence de Kroos, Isco et Modric. Mascherano se retrouve même mis sous pression par les sorties des milieux madrilènes lorsqu’il est servi entre les deux premières lignes adverses.

A défaut de pouvoir passer par Mascherano, le Barça s’appuie sur la qualité de relance de ses défenseurs centraux (Piqué et Mathieu) pour aller exploiter les espaces sur les côtés, et alimenter Messi ou Iniesta dans le camp adverse. Et des espaces, il y en a lorsque les Barcelonais parviennent à passer dans les intervalles séparant les attaquants des milieux excentrés adverses (Ronaldo-Isco et Bale-Modric).

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L’organisation madrilène laisse Piqué et Mathieu sans pression. Face à Rakitic et Iniesta, le trio formé par Isco, Kroos et Modric doit mettre la pression sur le porteur qui tiendrait le ballon dans l’axe. Pour Barcelone, l’objectif est donc de passer par les côtés.

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Ronaldo et Bale sont là pour bloquer ces lignes de passes, mais l’absence de pression sur Piqué ou Mathieu en début de partie leur offre assez de temps pour se déplacer avec le ballon et s’ouvrir le bon angle pour trouver Messi ou Iniesta dans les intervalles.

Les transmissions partant de la défense centrale jusqu’aux créateurs permettent ensuite au Barça d’enchaîner sur les côtés : à droite grâce aux prises de balle de Messi, à gauche grâce aux combinaisons entre Neymar, Iniesta et Jordi Alba. Le n°8 du Barça est d’ailleurs le premier à entrer dans la surface adverse suite à un excellent relais avec Suarez.

L’Uruguayen rentre vite dans son match. Se déplaçant toujours côté ballon, il offre des relais à ses partenaires, forçant à chaque fois Pepe et Ramos à le suivre de très près pour ne pas lui laisser la possibilité de se retourner. Les duels entre l’attaquant et le Portugais sont d’ailleurs les plus chauds, les deux étant rapidement avertis. Sur ces phases de construction, le Barça se heurte toutefois à un Real Madrid bien positionné en place en phase défensive (4-4-2) et qui ne concède que très peu de situations chaudes pour Casillas.

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Iniesta a été le pourvoyeur de ballons n°1 de Suarez sur ce match (8). Neymar est un n°2 logique (5).

Un manque d’intensité des deux côtés : 

Le temps où l’agressivité madrilène répondait au pressing intense du Barça est révolu. Car si elle est entré dans son match en exploitant l’absence de pressing adverse pour s’installer dans le camp du Real, la formation de Luis Enrique ne fait pas non plus grand chose pour y rester ensuite. Loin d’ériger le pressing à la perte comme un leitmotiv, les Barcelonais privilégient le repli défensif sur les premières possessions adverses.

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Le Real est encore dans son camp mais les Catalans, sauf Iniesta en bas à gauche de l’image, sont en train de se replier côté ballon.

Le repositionnement est toutefois loin d’être sans faille et les Madrilènes sont finalement les premiers à créer le danger. Si le 4+3 (défenseurs et milieux du Barça) parvient à contenir les tentatives d’assauts rapides de la BBC, les problèmes sont beaucoup plus nombreux lorsque le Real prend le temps de déployer son bloc dans le camp adverse afin de faire participer d’autres joueurs aux offensives.

Dans son couloir gauche, Marcelo est un véritable poison. Ces montées ne sont pas pas compensées par le repli de Messi. Durant le premier quart d’heure, l’Argentin reste devant et c’est Suarez qui redescend pour aider ses milieux de terrain. Mais l’Uruguayen travaille dans l’axe (zone Kroos-Modric). Déjà occupés par les déplacements d’Isco ou Ronaldo, Rakitic et Daniel Alves – malgré l’aide de Mascherano – ont du mal avec les projections du latéral brésilien, qui se retrouve à l’origine de la première grosse occasion de ce match (12e).

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La première occasion du Real Madrid part d’une montée de Marcelo, servi par Ramos. Messi n’est absolument pas sur la ligne de passe et c’est un quatre contre quatre que le Real va ensuite jouer face à la défense barcelonaise.

Tout au long de la mi-temps, ces montées vont être problématiques pour la défense catalane… sauf lorsque ce sera au tour de Messi de redescendre pour aider ses partenaires. Sa simple présence à proximité de Rakitic ou Daniel Alves facilite la tâche de ses derniers (moins d’espaces pour Marcelo pour se lancer), offrant même des situations au Barça en attaque rapide (17e, centre de Neymar pour tête de Messi).

Loin d’être maître de son sujet, c’est quand même Barcelone qui ouvre le score quelques secondes plus tard. A la base, une nouvelle combinaison côté gauche entre Iniesta, Neymar et Alba à laquelle s’est joint Suarez, mis au sol par Pepe. Sur le coup-franc qui suit, Messi envoie le ballon sur la tête de Mathieu qui le propulse au fond des filets (19e, 1-0).

Le problème Marcelo et le maître à jouer Benzema : 

Alors qu’il aurait pu mettre un coup sur les têtes madrilènes, ce but va marquer un premier renversement dans la physionomie de la partie. Positionnés plus haut et surtout plus actifs face aux premières passes du Barça, les Madrilènes bloquent les transmissions partant des défenseurs centraux. Les premières passes barcelonaises sont plus latérales (Piqué pour Daniel Alves par exemple), ce qui facilite le travail des milieux adverses (Isco sort au pressing sur le latéral adverse, Marcelo bloque Messi, aidé par Kroos et Modric à l’intérieur).

Dans la construction, les Madrilènes utilisent la largeur pour prendre à défaut le milieu à trois du Barça (des changements de jeu réalisés par Kroos, Modric ou même Bale…). Benzema devient lui un homme-clé à l’approche de la surface de réparation. Disponible au départ des actions pour soulager ses partenaires en cas de pressing de Mascherano (ses décrochages lui permettent de semer Piqué ou Mathieu), son rôle de relais devient capital dans la zone de vérité : servi par Kroos (6 passes vers Benzema), Modric (8) ou Isco (8), il est à la base des principaux mouvements offensifs du Real Madrid.

Benzema monte en puissance alors que le Barça peine à défendre efficacement dans sa moitié de terrain. Dès que les milieux (Modric, Isco, Kroos) ont de l’espace, le Français devient l’homme autour duquel le jeu tourne. Sa mobilité lui permet de prendre le meilleur sur Piqué ou Mathieu, et son jeu fait de remises dans le bon rythme permet de mettre ses partenaires dans de bonnes positions. Il offre ainsi l’égalisation à Ronaldo d’une superbe talonnade (31e). Juste avant la mi-temps, il remet le ballon à Bale qui manque le cadre suite à un corner (43e)… Puis en début de deuxième mi-temps, il tente sa chance à son tour suite à un une-deux avec Ronaldo mais bute sur Bravo (49e).

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Le Real vient de remonter le terrain suite à un corner. Le Barça ne défend qu’à 7 au moment où Modric récupère la balle. Le 4+3 est en place mais tout le monde n’est pas à son poste (Jordi Alba devant la défense, Mascherano dans l’axe et Mathieu à gauche.

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En plus du retour tardif de Neymar dans le dos de Modric, plusieurs erreurs ouvrent la porte aux Madrilènes : Jordi Alba sort sur le Croate mais n’empêche pas la passe. Problème, Mascherano est aussi ressorti pour retrouver sa position. Cela ouvre l’espace à Benzema qui entraîne Piqué. Ronaldo en profite pour prendre l’intervalle plein axe avant qu’Alves n’ait le temps de fermer la porte.

La perte de contrôle du Barça : 

Ce dernier tir de l’international français marque la fin des grosses occasions du Real Madrid. Les Merengues ne tenteront en effet plus leur chance dans la surface catalane sur une action de jeu après celle-ci. Le Barça va mieux finir la rencontre, mais cette longue période de flottement jusqu’au but de Suarez (56e) permet de mettre en avant son évolution depuis l’arrivée de Luis Enrique. Une stat pour l’illustrer : le nombre de passes réussies/tentées.

De la 1ère à la 19ème minute, le Barça a réussi 130 passes sur 153 tentées. L’équipe est alors sur un rythme de 615 passes réussies sur 710 tentées en 90 minutes (soit 87% de réussite). Un rythme légèrement supérieur aux habitudes de la formation blaugrana. Mais cela va se corser dans les minutes qui séparent les deux buts inscrits par les Catalans : entre la tête de Mathieu (19e) et le but de Suarez (56e), sur 37 minutes de jeu, l’équipe ne va réaliser que 125 passes sur 150 tentées. Projeté sur 90 minutes, cela donne un bilan de 304/364. Soit deux fois moins que la première séquence.

Même si le pourcentage de passes réussies reste honorable (84%), cette chute explique la perte de contrôle du Barça durant cette période qui a vu le Real louper le coche à plusieurs reprises (notamment par Bale juste avant la pause). A l’inverse, les Madrilènes sont restés sur un rythme assez similaire tout au long de la partie (355/426 entre 0e et 19e ; 391/452 entre 19e et 56e ; 386/465 entre 56e et 90e). Leur meilleure période est du coup celle où ils ont réussi à faire plus de passes que leurs adversaires. Avant de rebasculer en faveur du Barça durant la dernière demi-heure, la possession était d’ailleurs aussi de leur côté.

Comment expliquer une telle baisse de régime côté Barça ? L’avancée du bloc madrilène en est une, mais l’abandon du pressing à la perte et le repli plus systématique de l’équipe dans sa moitié de terrain en est une autre. C’est avant tout parce que le Barça a bien mieux défendu dans sa moitié de terrain en deuxième mi-temps qu’il est sorti de ce Clasico avec les trois points en poche. Un bloc-équipe mieux positionné qui a notamment coupé les relations entre les créateurs du Real et Benzema, et qui aurait même dû faire mieux en contre-attaque (10 tirs à 3 pour le Barça dans la dernière demi-heure…).

Barcelone, enfin efficace dans sa moitié de terrain : 

Mais avant de réussir une bonne fin de partie sur le plan défensif, les Catalans reprennent l’avantage sur une action loin d’être dans ses habitudes, une passe en profondeur de Daniel Alves vers Luis Suarez. Couvert par Sergio Ramos, l’Uruguayen a ensuite fait parler son talent pour enchaîner contrôle et frappe et ainsi inscrire son premier but face au Real Madrid (lui qui avait déjà été passeur lors du match aller, 56e : 2-1).

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Daniel Alves est à la passe sur le but de Suarez. Couvert par Sergio Ramos, l’Uruguayen n’est pas hors-jeu. A noter la permutation entre Messi et Rakitic. L’Argentin s’est retrouvé plus souvent dans l’axe pour tenter de répondre par le dribble au pressing des milieux madrilènes dans cette zone du terrain.

Bien décidés à ne plus lâcher cet avantage, les Blaugranas font beaucoup plus d’efforts pour gêner la construction madrilène. Lorsque le Real veut relancer, il doit faire face à un bloc barcelonais positionné bien plus haut sur le terrain et qui le force à allonger.

Dans leur camp, les Catalans sont ensuite beaucoup plus actifs défensivement, ressortant sur les passes latérales ou en retrait afin de laisser beaucoup moins d’espaces au porteur. La cohésion retrouvée entre les différentes lignes leur permet en plus de régler plus efficacement le problème Marcelo : Rakitic se retrouve parfois aligné avec ses défenseurs afin de bloquer le couloir, Messi ou Suarez se chargeant de redescendre pour couvrir sa zone habituelle.

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Plus de joueurs derrière le ballon = une meilleure assise défensive = plus de possibilité pour ressortir sur les passes en retrait adverses et permettre la remontée du bloc. Ici, le Barça a verrouillé le flanc gauche grâce à Alves, Rakitic et Messi. Isco remet en retrait vers Ramos, qui se retrouve pressé par Suarez.

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Histoire de ne pas rendre ce pressing inutile, Iniesta accompagne la sortie de l’ancien attaquant de Liverpool et va à son tour mettre la pression sur Pepe. Pendant ce temps, le bloc catalan remonte et se réorganise.

Ce regain d’activité du Barça se ressent aussi sur son efficacité défensive. Les joueurs sont plus proches les uns des autres, le bloc couvre plus de terrain et les Madrilènes ont moins d’espaces, notamment sur la largeur. Résultat, les tacles sont plus souvent réussis (16/25 en première mi-temps ; 14/17 en deuxième) notamment côté Marcelo, beaucoup moins en vue après la pause.

La capacité du bloc barcelonais à ressortir sur Modric, Kroos ou Isco diminue aussi la verticalité du jeu madrilène. Bilan, un Benzema obligé de dézoner pour se rendre disponible et un jeu du Real beaucoup moins inspiré dans les 20 derniers mètres (cf. twitt précédent sur ses ballons reçus).

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Neymar revient défendre ; Carvajal ne peut progresser et remet vers Modric. A noter la position de Messi, au contact de Kroos.

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La présence de Neymar pour bloquer le couloir permet à Iniesta de ressortir au pressing sur le Croate, qui ne peut donc pas rechercher de solution verticale. Suarez et Messi encadrant Kroos, il n’a d’autre choix que de renverser le jeu. Rakitic et Daniel Alves ont déjà anticipé la situation et sont prêts à répondre à la montée de Marcelo et la présence d’Isco.

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Rakitic contient l’avancée d’Isco sur l’aile. Un espace s’ouvre dans l’axe pour Marcelo mais, comme Neymar à l’opposée, c’est au tour de Messi de revenir défendre afin de bloquer le Brésilien.

Conclusion :

Une victoire de haute lutte pour le Barça mais qui résonne comme un avertissement en vue des prochaines échéances. Oui, Luis Enrique est en train de faire muer cette équipe, qui semble désormais capable de varier entre attaques rapides et son jeu traditionnel. Mais cette évolution ne pourra être validée au plus haut niveau uniquement si les joueurs sont tous sur la même ligne, à savoir celle qui oblige tout le monde à défendre. En clair, pour profiter des grands espaces en contre-attaque, Messi, Neymar et Suarez ne devront pas oublier d’abattre leur part du « sale boulot ».

Auteur d’un début d’année compliqué, le Real lui semble toujours en convalescence mais sur la voie du renouveau. Si l’on excepte la grosse baisse de régime dans la dernière demi-heure, les Madrilènes se sont montrés solides défensivement et il s’en est fallu de peu pour qu’ils prennent l’avantage en fin de première (Bale) et début de deuxième mi-temps (Benzema). Au retour de la trêve internationale, ils bénéficieront en plus d’un calendrier favorable qui leur permettra peut-être de faire une partie de leur retard… jusqu’à leur prochain grand rendez-vous face à l’Atletico Madrid, en quart de finale aller de Ligue des Champions.

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7 réponses

  1. Mr Pascool du Burkina Faso dit :

    Belle analyse… félicitations… le REAL ne peut s’en prendre qu’a elle même car sur les deux confrontations, chacune des équipes a tiré meilleure partie de son terrain, alors, les quatre points de retard sont la résultante des matchs mal négociés par des adversaires supposés inférieurs… pour la course au titre, à huit journées de la fin, le REAL n’a plus son destin entre les mains…

  2. aziz dit :

    Triste nouvelle pour les amoureux du football: le Barça de Guardiola a vécu. Quelle tristesse de voir le Barça ne plus arriver à enchainer deux passes de suite, se recroqueviller en défense pour surprendre son adversaire en contre…
    Le réal m’a fait meilleur impression mais toutefois je ne crois que le futur vainqueur de la LDC était dimanche au Nou camp.

  3. Moez dit :

    Je trouve que le Barça a perdu la bataille tactique:
    Ancelotti a bien réussi son coup en bloquant le couloir droit du Barça (CR7 + Isco sur Alves) pour empêcher Messi de jouer et en les obligeant à jouer à gauche.
    En phase offensive Rakitic et Messi auraient dû décrocher pour permettre au Alves de lancer des attaques.
    En phase défensive ni Messi ni Rakitic n’ont défendu sur Marcelo ce qui a laissé des espaces.
    Neymar fait des efforts pour défendre sur son latéral, Suarez donne du sien aussi, mais Messi reste encore le point faible du Barça pour le pressing.

    Dans ce genre de match, le Barça devrait s’organiser comme le Réal: en 4-4-2 en phase défensive, avec Messi et Suarez devant ; afin que Rakitic défende sur le latéral gauche adverse , avec Messi ou Suarez qui reviennent tour à tour compléter l’axe et mettre la pression sur le MDf adverse.

    Concernant les joueurs:
    Iniesta n’a pas été inspiré offensivement, peut être a-t-il laissé trop de jus pour son travail défensif. On voit clairement qu’il se donne bcp défensivement, c’est pour ça que L Enrique le préfère à Xavi qui n’a plus assez de jus.
    Neymar et Suarez clairement émoussés, ils ne peuvent pas enchaîner les matches, seul Messi peut le faire car il ne se dépense pas autant que ces 2.
    Énorme match de Piqué et Matthieu, je les trouve très complémentaires: Piqué à la couverture et Matthieu au marquage.
    Gros match de Alba qui a clairement mangé Bâle, ce dernier a passé sont temps à défendre dans son camps. Alves aussi a bien défendu sur CR7 mais ne l’a pas forcé à revenir défendre comme Alba avec Bale (peut être que c’est parce que Piqué ne peut pas défendre sur CR7, à l’inverse de Matthieu sur Bale).
    Mascherrano en MDF c’est très limite pour une équipe qui veut faire le jeu.
    Rakitic a bcp couru mais n’a pas assuré tactiquement (pas permuté avec Messi) jqà la 60è.

  4. Iron dit :

    Il faudrait aussi mentionner que le barca avait joué un match de ldc avec le même 11 de départ 3 jours, alors que le réal a eu 1 semaine de repos et a pu analyser le jeu du barca avec mascherano en 6. Busquets de retour, ça change bcp dans le jeu. Les joueurs étaient fatigués, y’a juste à voir le nombre incalculable de fautes bêtes dans le jeu inexistante quand le barca est bien reposé. C’était la grosse semaine qu’il ne fallait pas louper, qualification pour les quarts et leader à 4 points du réal. Mission accomplie.

  5. aziz dit :

    OK avec Moez, tactiquement le réal a bien bloqué Messi sur son côté droit en le privant de son relai favori -Alvez- J’étais d’ailleurs étonné du manque d’imagination de la part d’Enrique qui n’a rien fait pour remédier à cette situation. Il aurait pu repositionner Messi au centre ou mettre Neymar à droite pour combiner avec Messi….Rien

  6. Moez dit :

    Oui, c là où je rejoins aussi Iron: Le Real a eu 1 semaine pour préparer (physiquement ET tactiquement), pas le Barça qui a joué son jeu normal sans un plan tactique spécifique au match.

    Globalement, LE est un bon entraîneur mais il doit imposer un peu plus de turnover, les joueurs fatiguent et se blessent lorsqu’ils jouent trop, mais ceux jouent trop peu perdent confiance, se démotivent et perdent leurs capacités (Pedro quel gâchis, Montoya aussi ; Bartra n’est pas sur la courbe descendante mais ne progresse pas car ne joue pas assez).
    En Avril/Mai il risque de se retrouver avec un joueur cramé/blessé et personne de prêt pour le remplacer.

  7. Daniel Constance dit :

    Salut,
    Ton analyse de ce match m’a vraiment impressionné. Perso, je suis d’avis que le FC Barcelone, malgré sa baisse de contrôle durant le match, a démontré qu’il est actuellement le meilleur club d’Europe.

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