C’était le deuxième gros test en huit jours pour le Paris Saint-Germain. Après une défaite à Monaco, les hommes de Kombouaré avait l’occasion de se racheter devant leur public face à un Olympique Lyonnais qui avait joué en semaine face à la Fiorentina. Et comme sur le Rocher il y a une semaine, leur manque criant de réalisme les a privés d’une très belle performance face à des Lyonnais qui ont rempli leur objectif en ramenant un point du Parc des Princes.
Le début de match nous éclaire très rapidement sur les intentions des deux équipes. Très à l’aise dans ce style à Monaco,Paris abandonne la possession de balle à des Lyonnais qui n’ont pas le créateur capable de la bonifier (Pjanic sur le banc). Seul joueur au profil approchant, Kallström est très vite éteint par l’organisation parisienne qui oblige l’OL à remonter le ballon par les couloirs. Cissokho et Delgado arrosent régulièrement la surface parisienne mais à part Lisandro, seul contre quatre, personne n’est là pour inquiéter Coupet. L’axe sans réponse, les latéraux lyonnais sont obligés d’apporter du soutien aux attaques lyonnaises et ouvrent des espaces dans leurs dos aux attaquants parisiens. Le trio offensif aligné par Kombouaré se régale entre les deux lignes lyonnaises grâce à la complémentarité des profils de Giuly (profondeur), Hoarau (décrochage) et Luyindula (entre les lignes).
Très simple, le jeu parisien n’en est pas moins efficace. Généralement, ça se passe comme ça : la première relance sert un point d’appui près du rond central qui remet derrière pour un second relais qui choisit d’écarter sur les latéraux ou de lancer un attaquant dans la profondeur. Le tout se fait très rapidement, en une ou deux touches de balle, et est très agréable à l’oeil en plus de déstabiliser la défense lyonnaise. Juste avant la demi-heure de jeu, Giuly ouvre le score au terme d’une action superbe qui récompense la belle entente des trois attaquants (ils touchent tous le ballon) et les prises de risque nouvelles de Jérémy Clément qui participe à l’action. Au trio offensif, on peut même ajouter Jallet en joueur de soutien très intéressant. On notera que ce PSG-là, vif, brillant, tranchant dans ces attaques, jouait sans Stéphane Sessegnon. Et à mon avis, on est très loin de la coïncidence…
A la mi-temps, l’affaire est entendue : si Claude Puel ne change rien à son système, l’OL fonce vers sa première défaite de la saison. Loin d’être un incompétent, le coach de l’OL fait rentrer Gomis dès la reprise pour aider Lisandro devant. Si l’ancien Stéphanois se distingue tout de suite en gênant les relances parisiennes, son entrée est surtout synonyme de la perte de la bataille du milieu par l’OL. Déjà stérile devant, les Lyonnais perdent la maîtrise du ballon. Paris se régale en récupérant le ballon très haut et en se projetant rapidement vers l’avant mais malheureusement, Bodmer puis Lloris jouent les sauveurs. Peu avant l’heure de jeu, Puel se décide enfin à faire rentrer son créateur, Miralem Pjanic. Le résultat est immédiat : en deux minutes, les Lyonnais remettent le pied sur le ballon et se créent leurs deux premières véritables occasions.
Le coup de fouet des remplacements passé, le match baisse en intensité. Comme à Monaco, Giuly quitte le terrain et est remplacé par Chantôme, un changement que je n’ai encore une fois pas compris même si l’entrant délivre un balle de 2-0 à Hoarau sauvé par Lloris une minute plus tard. Ca se précise, le PSG a loupé le coche. Dans le dernier quart d’heure, les Lyonnais se font de plus en plus pressants sur le but de Coupet. Lisandro apparaît enfin et oblige le gardien parisien à répondre à son successeur. A huit minutes de la fin, la punition arrive pour les Parisiens : Ederson, rentré à 20 minutes de la fin, gagne un duel face à Chantôme et écarte pour Cissokho qui centre en première intention ; Lisandro dévie et Gomis finit au second poteau. Comme à Monaco, Paris laisse filer des points dans le dernier quart d’heure pour n’avoir pas su tuer le match plus tôt. Cruel mais révélateur d’une équipe qui a encore du boulot pour rattraper les trois gros du championnat.
Les remarques sur les gars :
Côté Lyonnais – La prestation de Lisandro en première mi-temps me confirme dans mes positions à son sujet. L’Argentin est un attaquant au profil sensiblement identique à celui du Bordelais Cavenaghi, bien que plus mobile grâce à sa meilleure condition physique. Pjanic est réellement indispensable au milieu de terrain lyonnais. Aucun autre joueur n’a le profil pour le suppléer lorsque Puel décide de ne pas l’aligner. Kallström ? Pour faire un parallèle avec le milieu de la grande époque lyonnaise, le Kallström actuel se rapproche plus de Tiago que de Juninho. Idem pour Makoun d’ailleurs, dont l’utilisation ce soir a fait double emploi avec le Suédois…et avec Toulalan. Côté Parisien – Giuly a gagné sa place ce soir parmi mes cinq joueurs du mois. Sa sortie coïncide quasiment avec l’arrêt des occasions parisiennes. Hoarau retrouve son meilleur niveau, entre ses décrochages et son jeu aérien, il est déjà indispensable. Question : que faire d’Erding ? (facile) et de Sessegnon ? (plus difficile si vous avez aimé le jeu parisien de ce soir). Ceara a un excellent pied droit et Clément s’est dévergondé depuis le départ de Paul le Guen.



very good ! C’est la première fois depuis quelques années (et je pèse mes mots) où le PSG produit enfin du jeu . On l’avait entrevu à Monaco et cela s’est confirmé hier soir. Ca va forcément payer à un moment ou un autreReply – Quote