Georgie 0-0 France, l’analyse tactique

Cinq matchs sans but ni victoire, la série continue pour des Français sans inspiration en Géorgie vendredi soir. Face à un collectif bien en place mais loin d’être sans faille, les Bleus n’ont pas su user des bonnes solutions pour prendre l’avantage. Heureusement, la course aux barrages est déjà quasiment réglée.

Après une reprise en 4-2-3-1 face à la Belgique le mois dernier, Didier Deschamps a crée la surprise pendant la semaine en décidant de revenir au 4-4-2 que le public du Stade de France avait pu voir au match aller (lire : France 3-1 Géorgie : l’analyse tactique). Par rapport à cette rencontre, disputée en mars dernier, seul le quatuor offensif est toujours là. Derrière, ce sont tous les défensifs qui ont changé (Lloris – Sagna, Koscielny, Abidal, Evra – Valbuena, Sissoko, Guilavogui, Ribéry – Giroud, Benzema). En face, la Géorgie se présente elle aussi avec un système identique à l’aller (4-4-1-1) mais quelques changements d’hommes (Loria – Lobzhanidze, Khubutin, Amisulashvili, Grigalava – Kobakhidze, Kankava, Kashia, Okriashvili – Ananidze, Gelashvili).

Les Géorgiens en place :

Sans surprise, les Géorgiens abandonnent le ballon et attendent les Français dans leur moitié de terrain. En pointe du système défensif, Ananidze et Gelashvili s’opposent à Sissoko et Guilavogui. Très rapidement, le premier permute avec Okriashvili, alors qu’il souffre physiquement face à l’impact physique des deux milieux français (comme à l’aller, où Pogba s’était amusé à la récupération grâce à son avantage physique). Derrière les deux attaquants, les Géorgiens sont en place sur deux lignes de quatre. Dans le coeur du jeu, les deux milieux axiaux sont là pour protéger leur défense des déplacements de Ribéry et Valbuena dans l’axe, ou récupérer les décrochages de Benzema. Ils doivent aussi coulisser sur les côtés afin de compenser les surnombres que peuvent tenter de créer les Français (exemples : lorsque Benzema décroche côté gauche pour s’ajouter aux combinaisons entre Ribéry et Evra, ou que Ribéry s’ajoute aux mouvements à droite avec Valbuena et Sagna).

En cas d’incursion de la part de Guilavogui ou Sissoko, c’est l’un des deux attaquants qui doit revenir défendre afin de soutenir ses milieux de terrain. Enfin, dans les couloirs, les deux milieux excentrés s’opposent aux montées de Sagna et Evra tandis que, et c’est là que se situe la clé de la rencontre, les deux latéraux adoptent un comportement défensif très agressif face à Ribéry et Valbuena. Lobzhanidze à droite et Grigalava à gauche n’hésitent pas à quitter l’alignement défensif pour serrer au plus près les deux créateurs des Bleus, afin de ne pas leur laisser le temps de prendre de la vitesse. Une agressivité à quitte ou double puisqu’une mauvaise anticipation peut coûter cher et qu’ils abandonnent des espaces dans leur dos.

Premier exemple du comportement des latéraux géorgiens, Grigalava a quitté la ligne défensive pour suivre le déplacement de Valbuena entre Kashia (axial gauche) et

Premier exemple du comportement des latéraux géorgiens, Grigalava a quitté la ligne défensive pour suivre le déplacement de Valbuena entre Kashia (axial gauche) et Okriashvili (milieu gauche). Koscielny tente donc de jouer directement dans son dos où Benzema s’apprête à demander le ballon. L’attaquant français est couvert par le stoppeur gauche géorgien, Amisulashvili.

Côté gauche, Lobzhanidze n'hésite pas à sortir très haut pour bloquer Ribéry.

Côté gauche, Lobzhanidze n’hésite pas à sortir très haut pour bloquer Ribéry. Devant lui, Kobakhidze peut lui venir en aide tout en couvrant les montées d’Evra. Dans l’axe, Kankava et Kashia coulissent vers la zone du milieu du Bayern afin de marquer les solutions qui pourraient se proposer à sa hauteur (Valbuena et Benzema). A noter que personne n’attaque l’aile côté français…

Offensivement, le jeu des Géorgiens se limite à quelques incursions dans le camp français via le côté droit et la vitesse de Kobakhidze, qui s’était déjà signalé au match aller. Après avoir dominé Ananidze, Sissoko et Guilavogui ont aussi eu quelques difficultés pour contenir les prises de balle de Okriashvili une fois ce dernier repositionné dans l’axe. Mais la plupart du temps, que ce soit l’un, l’autre ou les défenseurs via un long ballon, les deux Géorgiens ne parviennent pas à trouver le relais de Gelashvili esseulé aux avants-postes et dominé par Abidal et Koscielny. Excepté la recherche de coups-francs dans les 30 derniers mètres français, les joueurs de Temuri Ketsbaia n’ont pas réellement de solution pour créer le danger.

Le faux 4-4-2 des Bleus :

Après quelques minutes côté droit, les Français décident d’insister sur leur côté gauche et le duel Ribéry-Lobzhanidze pour approcher les cages de Loria. A plusieurs reprises, Abidal profite de l’absence d’adversaire direct pour s’avancer jusqu’au niveau de la ligne médiane et envoyer le jeu vers le milieu gauche français, qui se rend disponible. Immédiatement serré par son adversaire direct, mais aussi Kobakhidze qui se positionne pour l’empêcher de repiquer dans l’axe, le Français est capable de faire la différence en solitaire mais manque cruellement de solution. Dans l’axe, Kankava réalise une grosse prestation, coupant toutes les transmissions vers l’intérieur du terrain (pour Benzema ou Valbuena). Seuls Guilavogui ou Sissoko en venant de l’arrière peuvent du coup se créer des positions de tir à mi-distance après ces préparations côté gauche… et encore, s’ils ne sont pas suivis par le repli de l’un des attaquants.

Côté droit, l’animation est différente puisque Valbuena souffre plus physiquement face à l’impact de Grigalava ou Kashia. Le milieu marseillais doit revenir au milieu de terrain pour se défaire de la pression adverse et se mettre dans le sens du jeu. Ceci fait, il se mue en rampe de lancement, comptant sur la présence de Sagna sur l’aile, les relais de Giroud, Benzema ou Ribéry et même les montées de ses milieux de terrain pour lui offrir des solutions. Mais là encore, l’organisation géorgienne conserve le dessus la plupart du temps. Les rares décalages crées pour Sagna sur l’aile n’aboutissent à rien, la faute à un large surnombre en faveur des Géorgiens dans leur surface : une fois le ballon sur l’aile, les défenseurs reçoivent l’aide de leurs deux milieux de terrain axiaux.

En vérité, les Bleus souffrent de leur 4-4-2 qui n’en est pas réellement un. Mis à part durant une poignée de minutes en tout début de partie, les attaquants français (Benzema et Giroud) ne cherchent pas à exploiter les espaces dans le dos des latéraux géorgiens. Giroud et Benzema travaillent sur l’axe, le premier à hauteur de la défense et le second à hauteur des milieux afin de contribuer aux constructions des actions côté gauche (sans résultat). Les défenseurs se mettent au diapason puisque personne ne privilégie le jeu direct vers eux. Pourtant, Giroud prend régulièrement le dessus face à ses adversaires directs. Ses remises trouvent preneurs mais les Français se retrouvent ensuite dans l’impossibilité d’avancer, la faute à l’absence de joueur capable de prendre rapidement la profondeur (syndrome des 4 attaquants sur la même ligne…). Seuls les milieux semblent en mesure d’apporter à ce niveau, mais ils démarrent de trop loin pour être réellement dangereux pour la défense géorgienne.

Ce qu'aurait pu apporter un jeu plus direct : sur cette action, Ribéry est pris par Lobzhanidze et Kobakhidze. Les milieux sont à proximité afin de protéger le coeur du jeu... Mais derrière, c'est un 3 contre 3 qui se joue entre le reste de la défense et le trio Giroud-Benzema-Valbuena.

Ce qu’aurait pu apporter un jeu plus direct : sur cette action, Ribéry est pris par Lobzhanidze et Kobakhidze. Les milieux sont à proximité afin de protéger le coeur du jeu… Mais derrière, c’est un 3 contre 3 qui se joue entre le reste de la défense et le trio Giroud-Benzema-Valbuena. Une « simple » balle en retrait suivie d’une ouverture peut semer la panique côté géorgien…

Une action qui caractérise le "faux" 4-4-2 des Bleus :

Une action qui caractérise le « faux » 4-4-2 des Bleus : seul Giroud est en position d’attaquant, Benzema est encore une fois entre les lignes adverses, plus attiré par le ballon que par l’espace dans le dos de l’adversaire d’Evra sur l’aile gauche.

Deuxième mi-temps :

Preuve du jeu « pas assez direct » des Bleus, Didier Deschamps attend de son équipe qu’elle « centre plus vite » après la pause. En effet, avec les latéraux loin de la défense centrale, et des milieux de terrain forcés de rester proches des zones de construction française sur les côtés, centrer de loin (les fameux centres en profondeur pour les joueurs de Football Manager) peut devenir une arme redoutable, qui plus est avec le jeu de tête de Giroud. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la plus belle occasion française vient d’un centre rapide de Valbuena, suite à un ballon récupéré haut dans le camp géorgien, à destination de l’attaquant des Gunners (90e). Une minute plus tard, Sagna se crée une occasion similaire sur le corner consécutif à cette action.

Après un ballon vite gagné au milieu de terrain, Valbuena est servi sur l'aile. Grigalava, le latéral géorgien, est déjà prêt de lui, abandonnant derrière lui sa défense centrale et son latéral droit face à Gignac et Giroud (hors-champ).

Après un ballon vite gagné au milieu de terrain, Valbuena est servi sur l’aile. Grigalava, le latéral géorgien, est déjà prêt de lui, abandonnant derrière lui sa défense centrale et son latéral droit face à Gignac et Giroud (hors-champ). En déclenchant rapidement son centre, Valbuena ne laisse pas le temps aux deux milieux de terrain de revenir protéger la surface de réparation.

Dommage que les Bleus ait attendu aussi longtemps pour être réellement attiré par la surface de réparation adverse. Car durant les 45 minutes précédant ces deux occasions de but, ils ont continué sur la même lancée que la première mi-temps. Plus gênant, ils ont même été inquiétés par des Géorgiens revenus des vestiaires avec une organisation plus ambitieuse. En pointe jusque-là, Gelashvili a glissé sur la droite et laissé Okriashvili prendre sa place. Kobakhidze a quitté le flanc droit pour récupérer le poste d’attaquant de soutien laissé vacant. Au milieu de terrain, Kankava et Kashia ont aussi permuté : le capitaine passe axial gauche et se retrouve dans la zone de Valbuena ; Kashia se retrouve lui en complément de Gelashvili et Lobzhanidze pour bloquer l’aile gauche française.

Défensivement comme offensivement, ces changements ont des conséquences. Sans le ballon, le nouvel attaquant de soutien (Kobakhidze) évolue plus bas que ses prédécesseurs, ce qui permet à Kankava d’aller chercher Valbuena plus haut lorsque celui-ci tente de se défaire du pressing adverse côté droit. L’activité des deux hommes, combinée à celle de Okriashvili à la pointe de l’attaque, permet notamment de ralentir la circulation de balle latérale française et de cantonner les offensives adverses sur un demi-terrain. Offensivement, la Géorgie se crée sa plus belle occasion de la rencontre grâce à un excellent travail du trio Okriashvili-Gelashvili-Kobakhidze : le premier prend le ballon de la tête et sert sur le second qui, le long de la ligne de touche, remet dans la course de Kobakhidze qui, parti de l’axe, dédouble et déborde tout le monde. Un attaquant axial qui attaque l’espace, une nouveauté dans ce match… L’action se termine par une première parade de Lloris et finalement un poteau qui sauve les Bleus (49e).

Après cette alerte, les Français vont vivre une dizaine de minutes compliquées jusqu’à ce que la Géorgie perde Kobakhidze, qui a fait très mal aux Bleus par sa vitesse (60e) en plus d’aider à la fermeture du couloir gauche en première mi-temps. La sélection de Didier Deschamps maîtrise alors mieux les sorties de balle adverse et peut se reconcentrer sur la construction de ses attaques. Et celles-ci continuent à se développer à gauche avec des mouvements à trois autour de Ribéry. Toujours serré de près par Lobzhanidze, le milieu gauche bénéficie désormais des relais de Giroud devant lui (au duel avec Khubutin) et, enfin, des montées de Evra qui se retrouve face à un Gelashvili trop lent pour compenser ses montées. Le latéral de Manchester United se retrouve ainsi à l’origine de l’une des plus grosses occasions françaises de la deuxième mi-temps (68e). Didier Deschamps est alors déjà entré en scène en faisant entrer Gignac à la place de Benzema (62e).

La différence entre Gignac et Benzema.

La différence entre Gignac et Benzema. Sur la capture précédente, alors que Valbuena est sensiblement dans la même position, Gignac est dans la surface adverse, monopolisant l’attention de deux joueurs. Ici, Benzema est à hauteur du Marseillais, toujours attiré par le ballon, et laisse Giroud seul contre trois dans la surface adverse. Insuffisant pour se dégager une position idéale…

Ce changement a enfin permis aux Bleus d’évoluer avec deux véritables attaquants, Gignac n’hésitant pas à se déplacer sur les ailes pour exploiter les espaces dans le dos des latéraux adverses au lieu de revenir encore un peu plus charger la construction. Celle-ci repose désormais sur les épaules de Ribéry, Valbuena et Guilavogui qui laisse Sissoko devant la défense pour évoluer plus haut. Le nouveau joueur de l’Atletico est ensuite remplacé par Nasri dans le dernier quart d’heure (78e). Faisant le lien entre le milieu et l’attaque, ce dernier s’ajoute aux constructions couloir gauche, l’une de ses remises permet même à Ribéry de tenter sa chance des 18 mètres (84e).

Conclusion :

S’ils ont tenté des choses, comme d’habitude, les Bleus n’ont clairement pas fait ce qu’il fallait pour prendre à défaut une équipe géorgienne bien organisée mais loin d’être imprenable. Ses défenseurs centraux n’ont sans doute pas été assez mis à contribution, la faute à des attaquants qui ont toujours été plus attirés par le ballon que par les espaces abandonnés par leurs adversaires. Préférant toujours décrocher pour combiner avec Ribéry ou Valbuena, Benzema est passé totalement à côté de son rôle de deuxième attaquant dans le 4-4-2 français. Entré en jeu à sa place, Gignac s’est montré bien plus intéressant et devrait devenir une solution de repli pour Deschamps s’il devait reconduire le même système mardi face à la Biélorussie. Mais au-delà des prestations individuelles, une question subsiste quant au choix du sélectionneur : pourquoi revenir au 4-4-2 alors que les Bleus ont repris il y a un mois en 4-2-3-1 face à la Belgique ?

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19 réponses

  1. Mouais pour moi, le point qu’il fallait détailler, c’était plutôt, d’aller plus loin dans le pourquoi le 442 n’a pas fonctionné et comment il aurait fallu faire pour que ca fonctionne.

    Globalement, vos analyses sont bien, mais elles manquent de « qu’est-ce qu’il aurait fallu faire pour que ca aille mieux en gardant l’idée générale ? ».

    Si vous allez dans ce sens, vos analyses seront à la fois plus succintes, plus profondes et plus intéressantes.
    Déjà faut ca sera fait : Benzema a été inutile aussi dans ce match, pourquoi titularisé un joueur qui n’a pas marqué depuis plus d’un an ? Ah… il joue au réal, toujours cet esprit français bien superficiel, attiré par le prestige, les honneurs, les apparences au détriment de l’intelligence et du mérite. Voilà ca c’est fait.

    Là ce qui a manqué dans le 442, c’est que les 2 molosses au milieu de terrain, avaient déjà le même style de jeu, pas assez de diversité dans le jeu, trop prévisibles, ils ont constitué un milieu de terrain lent, pas assez joueur, avec trop de défi physique, , pas assez de mouvements, sans jeu en appui avec les attaquants. Face à une équipe comme la Géorgie qui est physique, c’était pas dans cette direction qu’il fallait aller.

    C’est à cette « erreur » qu’il faut aussi attribuer le repositionnement de Valbuena dans l’axe solliscité naturellement dans cette configuration, pas seulement au fait qu’à droite c’était bouché. Car on ne peut pas compter sur Ribéry pour partir et organiser le jeu à partir de l’axe, même de temps en temps, en partage de temps avec M. Valbuena, ce qui est dommage aussi, malgré le trophé récent de Ribéry… ha mais mince en France, on touche pas aux joueurs qui ont eu des récompenses, c’est (ridiculeusement) vrai.

    Si on avait eu Nasri ou un autre joueur comme K.Martin au milieu de terrain dans ce 442, cette équipe de France aurait été plus joueuse, et nul doute qu’avec un autre joueur que Benzema, ne serait-ce que Gignac, le ou les buts serai(en)t venu(s).

  2. mahad dit :

    prkw tas choisi 442 au lieu 433

  3. Point par point. Alors déjà, ce n’est pas dans mon projet que de dire « il aurait fallu faire ci ou faire ça ». Mon projet, c’est d’expliquer ce qu’il se passe et de laisser les gens faire leur jugement ensuite par rapport à l’analyse de la rencontre. Je ne suis pas entraîneur, je ne prétends pas l’être et mon avis sur la question « comment qu’il aurait fallu jouer » n’intéresse personne. Que cela soit clair. Rentrer dans le « moi j’aurais fait ci/ça », ça n’apporte rien et surtout ça ne rend pas les analyses plus profondes ou quoi que ce soit.

    Maintenant concernant les remarques qui suivent, le problème n°1 par rapport au système de jeu d’hier, c’était bel et bien l’absence d’un réel attaquant par ses déplacements. Un joueur qui va chercher l’espace et pas le ballon. C’est cela qui a déséquilibré le 4-4-2 des Bleus offensivement, et pas l’absence d’un milieu de terrain porté vers l’avant. Ca, c’est un autre problème, qui existe aussi, mais qui normalement n’aurait pas dû poser problème si l’équipe avait été équilibrée devant. Suffit de voir les 4-4-2 qui fonctionnent, souvent les deux du milieu sont justement les joueurs les plus conservateurs devant les défenseurs (l’exemple de Man United est le plus parlant, avec Carrick et Cleverley qui organise, le second allant à la finition quand l’action est réellement lancée sur les côtés).

    Le positionnement de Valbuena dans l’axe, c’est juste naturel quand on joue en 4-4-2. Il quitte la droite quand ça prépare à gauche et va aider Ribéry. Ribéry quitte la gauche et va aider Valbuena à droite quand ça prépare de l’autre côté. Le problème, c’est que Benzema ne restait pas dans sa position d’attaquant et se déplaçait lui aussi pour construire. Dans ce cas, le milieu à l’opposé de l’action aurait dû se comporter comme un attaquant en allant peser sur la défense, mais ce n’est pas dans le jeu de Ribéry et Valbuena (là aussi, un autre problème à signaler).

    Je ne vais pas non plus en faire des tonnes sur l’entrée de Nasri, qui se fait à la 78e minute face à des Géorgiens très fatigués et incapables de remonter les ballons. Il a évidemment eu plus d’impact que Guilavogui, qui jouait plus haut juste avant de sortir, puisqu’il est plus à l’aise dans ce rôle. Mais moi, ça m’amène à une autre question : pourquoi Guilavogui montait alors que Sissoko était le plus en mesure de le faire au vu de leurs habitudes de clubs ? Après, tout le monde est d’accord sur le fait que ce duo est très loin du niveau des titulaires (Pogba et Matuidi). Leur retour pourrait déjà nous permettre de mieux jouer, et ce quelque soit le système de jeu.

  4. Vous n’avez pas compris, ce n’est pas “comment il aurait fallu jouer », mais « qu’est-ce qu’il aurait fallu faire », c’est donc plus global, et vous le faîtes avec votre question teintée, un tout petit peu de remise en cause :

    « une question subsiste quant au choix du sélectionneur : pourquoi revenir au 4-4-2 alors que les Bleus ont repris il y a un mois en 4-2-3-1 face à la Belgique ? » (*)

    Donc quand vous dîtes ca n’intéresse personne, ca me semble faux, et de toute façon, ce qui intéresse les gens dans ce milieu c’est d’avoir les avis personnels quels qu’ils soient pas des analyses objectives et froides, ou des chiffres, le foot c’est un peu plus compliqué. Quand à ce n’est pas votre projet, j’en sais rien et ca ne me préoccupe pas, je donne mon avis, par rapport à la lecture que je peux faire des analyses sur votre site. A vous, d’en faire ce que vous voulez ou de l’ignorer, si vraiment ca ne vous touche pas, alors n’alimentait tout simplement pas un débat inutile, ou dîtes moi de ne plus intervenir sur votre site, ce que je ne rechignerai pas à faire, si vous me le demandez.

    (*) Ne dites pas que vous ne le faites pas, malgré que vous essayez du mieux possible de ne pas tomber dans ce versant, une telle question en conclusion et sans réponse, est une expression d’une remise en cause personnelle de ce qui a été fait. Etant donné que la réponse n’est pas difficile à trouver : le match contre la Belgique c’était soldé par un 0 – 0, et avec Arsenal Giroud cartonne en ce début de saison, alors que Benzema est considéré par Didider Deschamps comme un cadre, et qu’il y avait de nombreux suspendus au milieu de terrain.

  5. Super intéressant. Belle analyse du rôle des deux attaquants. J’ai été particulièrement surpris par le déchet des Bleus lorsqu’ils centraient. Le premier centre réussi est intervenu à l’heure de jeu ! Un constat terrible pour un système censé favoriser les centres. Effectivement, la projection des attaquants mais, plus généralement, la présence des Bleus dans la surface a été très régulièrement insuffisante.

  6. « ce qui intéresse les gens dans ce milieu c’est d’avoir les avis personnels quels qu’ils soient pas des analyses objectives ».
    Ce n’est pas mon avis. Je suis là pour raconter l’histoire d’un match en développant plusieurs axes de réflexion et des pistes, d’où ma question à la fin. Mais j’évite en effet de tomber dans le « fallait faire jouer lui et lui » dans mes analyses de match. Aux lecteurs de se faire leur opinion et de la donner dans les commentaires.

    Après, je donne aussi mon avis mais dans d’autres exercices, sur d’autres formats. Là, comme je l’ai dit dans le commentaire précédent, j’aimerais voir la même équipe de France avec un joueur d’espaces à la place de Benzema (ça peut être Gignac à court terme, Gameiro ou Griezmann sur le long). Au mois d’août dernier contre la Belgique, j’avais aimé le travail des 4 attaquants qui avait, à mon sens, souffert du manque de soutien des joueurs de transition (latéraux, milieux axiaux), notamment parce qu’ils étaient trop jeunes et sans expérience (Guilavogui, Kondogbia).

    C’est la difficulté de donner son avis directement après les matchs, c’est dans un contexte très clair, après 90 minutes de jeu qui ont soulevé différents problèmes. Entre la Belgique et la Géorgie, il y a pas mal de différences mais un cocktail de solutions est possible : retour de suspension de Pogba/Matuidi et/ou avènement d’un véritable attaquant devant Ribéry et Valbuena. Je crois qu’on aura l’occasion de voir ça mardi. On verra comme les choses se passeront.

  7. Fate dit :

    Je suis assez d’accord. Je ne suis pas pour avoir des avis personnels sans intérêt. Le format est très bien et permet de mieux se rendre compte de ce qui s’est passé durant le message. C’est aussi pour ça que j’aime Zonal Marking !

    Souvent les articles avec des avis personnels, ce sont tout sauf des articles tactiques.

  8. Moi au contraire des avis personnels mais argumentés, j’en ai trouvé très peu.

    C’est dommage de faire la confusion entre avis personnel, qui est un exercice qui peut être tout à fait respectable, et ce qu’on trouve souvent dans les commentaires, par exemple, des volontés d’imposer son avis. C’est personnellement ce que j’essaie de faire sur mon blog, même si j’avoue pour avoir un peu regarder les tendances que c’est plutôt ce genre d’analyse retranscription du déroulement d’un match qui peuvent être recherchés (professionnellement).

  9. TitiHenry dit :

    Evite de faire une généralité ton propre avis, si tu n’es pas capable de raisonnement dans ton coin et de te forger ton propre avis, ce n’est pas son problème. Un analyste n’est forcément là pour décrypter et donner les solutions, malgré qu’il le fasse assez souvent. Les commentaires en dessous sont faits pour débattre de ces fameuses solutions. Lui analyse objectivement un match sous un aspect tactique passionnant, unique sur la toile et dans les médias footballistiques. Alors arrête de crier stupidement au débat inutile, uniquement car tu n’as pas un mec qui pense à ta place.

    Au contraire une petite fin ouverte c’est toujours plus cool histoire d’alimenter la réfléxion et le débat. Si tu n’aimes pas, passe ton chemin.

  10. Lol n’importe quoi, j’ai mon avis et je suis capable d’en avoir un et je ne suis pas en besoin par rapport à cela.
    Par contre, sur tes commentaires effectivement, je te confirme que je risque fortement de passer mon chemin, vu le niveau où il se situe.

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