[France] Et on en fait quoi de ces 22 ?

Laurent Blanc a donc dévoilé sa première liste en tant que sélectionneur de l’équipe de France : vingt-deux joueurs, aucun mondialiste et huit bleus de chez bleus qui découvriront l’ambiance de Clairefontaine la semaine prochaine. Au cours de la conférence de presse suivant l’annonce de la liste, le sélectionneur a laissé quelques indices sur les organisations qu’il pourrait mettre à l’épreuve face à la Norvège. En les couplant avec ce que l’on sait de son parcours, on peut dégager quelques onzes de départ plutôt sympathiques. La preuve.

La liste :

Pour imaginer une équipe-type, il faut d’abord revoir les forces convoquées par le sélectionneur. En faisant une revue rapide et très schématique, ça nous donne :

– Deux gardiens de but (Douchez et Ruffier)
– Trois défenseurs centraux, avec un technicien/relanceur (Mexès) et deux stoppeurs (Sakho et Rami).
– Quatre latéraux avec deux forts physiquement (Cissokho, Fanni) et deux autres techniquement (Trémoulinas, Debuchy).
– Trois milieux plus récupérateurs que relayeurs (Diarra, Matuidi, M’Vila), habitué à jouer avec quelqu’un à leurs côté. A noter l’expérience de Diarra en tant que sentinelle.
– Trois milieux relayeurs, très portés vers l’avant (Cabaye, Nasri, Sissoko) dont un qui a l’habitude d’évoluer dans une position avancée et/ou excentrée (Nasri).
– Un joueur de couloir, capable d’assurer à tous sur le flanc gauche (N’Zogbia).
– Deux offensifs, capables d’évoluer à n’importe quel des trois postes derrière une ou deux pointes (Ben Arfa, Menez).
– Trois attaquants de pointes pouvant être alignés sur une aile, droite (Rémy, Briand) ou gauche (Benzema).
– Un attaquant purement axial, capable de jouer à la pointe de l’attaque et de donner du liant au jeu en décrochant lorsqu’il a un partenaire devant lui (Hoarau).

Les habitudes de Blanc :

Maintenant que l’on a bien en tête tous les profils appelés par Laurent Blanc, il est temps de se pencher sur les habitudes du sélectionneur en matière d’organisation tactique. Coup de bol, j’ai suivi de très près son parcours à Bordeaux. Je ne surprendrai personne en écrivant que ses deux schémas de prédilection sont le 4-4-2 en losange et le 4-2-3-1. Il s’est aussi permis de faire quelques (rares) sorties en 4-3-3. Lors de ses premières sorties en tant que sélectionneur, il a annoncé qu’il souhaitait jouer avec un seul milieu défensif et deux attaquants de pointe.

Attention toutefois, jouer avec un seul défensif ne signifie pas pour autant l’abandon du 4-2-3-1, la paire d’axiaux pouvant être composé d’un défensif et d’un relayeur… A noter aussi que dans un 4-2-3-1, le joueur en soutien de l’attaquant de pointe peut tout à fait être un attaquant reconverti lorsque l’équipe a le ballon. C’est d’ailleurs le genre de rôle que tient Guillaume Hoarau avec Erding au Paris Saint-Germain. Le Réunionnais, avec son profil similaire à celui de Marouane Chamakh comme l’a souvent rappelé Blanc, sera à mon avis l’un des grands tests du prochain match face à la Norvège.

L’autre essai du sélectionneur se situera bien évidemment au niveau de la défense centrale. Là aussi, il l’a annoncé en conférence de presse : les joueurs qui ont appelés auraient été dans le groupe même en cas de non-exclusion des 23 mondialistes. Mexès, Rami et, peut-être dans une moindre mesure, Sakho ont donc un énorme coup à jouer. En prenant en compte les formes physiques de chacun, voilà à quoi pourrait ressembler le premier test grandeur nature du sélectionneur face à la Norvège.

Les compos :

Avant-propos : Pour ce match face à la Norvège, le sélectionneur a annoncé qu’il composerait avec les états physiques et psychologiques de chaque joueur, ajoutant qu’il aurait le droit de procéder à six changements au maximum. Fin calculateur, il a donc conclu que cinq joueurs devront rester sur la pelouse pendant 90 minutes. Parmi les 22 appelés, quatre ont repris plus tard que les autres et ne joueront très certainement pas l’intégralité de la rencontre : Philippe Mexès et Jérémy Menez de la Roma et Karim Benzema et Lassana Diarra du Real Madrid.

En reprenant les habitudes de Laurent Blanc avec Bordeaux et en les couplant avec ses déclarations sur ses envies pour l’animation des Bleus, on peut partir sur l’hypothèse qu’il débutera la rencontre en alignant un système avec deux attaquants (4-4-2 losange ?) avant de passer au 4-2-3-1 en cours de partie. Reste à voir si cela peut coller avec les joueurs mis à sa disposition.

Première mi-temps :

Mexès, Diarra, Menez et Benzema peuvent être titularisés tous les quatre dans ce schéma de jeu. Ils peuvent même former la colonne vertébrale de l’équipe pendant le temps qu’ils passeront sur la pelouse : Mexès en défense évidemment, Diarra juste devant lui, Menez en soutien des deux attaquants et Karim Benzema devant. Autour d’eux, il n’y a plus qu’à remplir les cases avec un gardien, deux latéraux, un défenseur central (Rami ou Sakho) deux milieux relayeurs (à choisir entre Sissoko, Cabaye et Nasri) et un attaquant (Hoarau, Briand ou Rémy). Attention toutefois, il faudra faire vos choix en imaginant que Blanc changera de schéma en cours de partie et que quatre remplacements sur six sont déjà prévus.

Deuxième équipe :

Voilà un deuxième schéma-type qui respecte les habitudes de Laurent Blanc. Mexès est sorti, remplacé par Rami ou Sakho selon le titulaire. Diarra est sorti et est désormais supplée par une paire de milieux axiaux devant la défense française (Matuidi, M’Vila, Sissoko ou Cabaye). Menez et Benzema sont sortis, remplacés par deux offensifs qui soutiendront Hoarau seul en pointe.

Deux équipes possibles :

En reprenant mon raisonnement et en imaginant que Blanc utilise tous ses changements, voilà une possibilité de transformation de l’équipe de France en cours de partie. Dans cette hypothèse, parmi les cinq titulaires pendant 90 minutes, on retrouverait le gardien, les deux latéraux, un défenseur central et l’attaquant de pointe. Reste à trouver le numéro cinq.

Le onze de départ : Ruffier – Debuchy ou Fanni, Rami, Mexès, Trémoulinas ou Cissokho – Diarra – Sissoko, Nasri – Menez – Hoarau, Benzema

Les changements : Mexès remplacé par Sakho, Diarra remplacé par M’Vila ou Matuidi, Nasri remplacé par Cabaye, Sissoko remplacé par N’Zogbia, Menez remplacé par Ben Arfa, Benzema remplacé par Briand ou Rémy.

Le onze d’arrivée : Ruffier – Debuchy ou Fanni, Rami, Sakho, Trémoulinas ou Cissokho – M’Vila ou Matuidi, Cabaye – Briand ou Rémy, Ben Arfa, N’Zogbia – Hoarau.

Evidemment, pour arriver à ce résultat, j’ai dû émettre un grand nombre d’hypothèses. Si au moins l’une d’elles ne se confirme pas, le résultat sera bien évidemment différent.

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1 réponse

  1. Micah dit :

    Continuer a jouer avec un numéro 10 alors qu’on en a pas (encore?) de 10 de très haut niveau comme Sneijder c’est peut être pas la meilleure solution a moins de jouer avec un faux 10 comme Ben Arfa ou Menez … Le point positif peut être qu’un 4-4-2 losange peut exploiter pleinement les capacités de Benzema avec Hoarau(comme tu l’a indiqué) en point d’appui ce dont Benzema ne peut pas encore se passer pour briller au haut niveau .

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