France 2-0 Luxembourg, l’analyse des schémas tactiques

Je me dois d’abord de vous présenter mes excuses : je n’ai pas réussi à me passionner pour cette rencontre. Obnubilé que j’étais par les questions « Christian Jeanpierre est-il au courant pour son micro de plomb ? » et « Lizarazu sait-il qu’il a de plus en plus de potentiel pour suivre sa voie ? », j’en ai presque oublié de prendre quelques notes. Donc pour évacuer sur le match : les Bleus ont quasiment récité les mêmes gammes que face à la Roumanie pour le même résultat. Inquiétant puisque l’adversaire était moins fort. Mais zoomons plutôt sur les schémas de jeu utilisés sur ce match. Qualités et défauts.

Au coup d’envoi :

Laurent Blanc est un habitué de la manière : l’équipe probable annoncée avant la rencontre s’est transformée en onze de départ. Les Bleus évoluaient donc en losange. Fort de cette prédiction de nos chers oracles journalistiques, et parce que j’avais quand même prévu de regarder le match attentivement, je m’étais posé plusieurs questions quant à cette organisation et aux joueurs censés l’animer. Et par plusieurs, je veux dire trois dont je vais développer les réponses ci-dessous.

La relation Gourcuff/Hoarau :

Gourcuff titulaire en numéro 10 derrière les deux attaquants dont l’un se nomme Guillaume Hoarau, habitué à enfiler le costume d’organisateur au PSG en décrochant… Dans la zone du 10 qui n’existe pas dans la capitaine : forcément, cela pouvait poser des problèmes d’influence et de rôles doublons (pour ne pas dire d’emploi fictif). Et évidemment, c’est ce qu’il s’est passé sur plusieurs phases de jeu où l’on a vu les deux hommes (voire Malouda ou Diaby) se retrouver à trois dans un très petit périmètre plein axe.

Néanmoins, si Hoarau n’était vraisemblablement pas en mesure de changer son registre de jeu, Gourcuff s’est adapté et, les minutes passant, on a pu l’observer relayer certaines phases de construction sur le côté droit, pour Diaby ou Réveillère. Retenons tout de même la superbe action de la 49ème minute, gâchée par Hoarau, mais où l’entente entre les deux hommes dans l’axe avait permis de développer la plus belle phase de jeu de la partie. On notera qu’il s’agissait d’une situation de contre, l’une de celles que Hoarau a l’habitude d’organiser avec le Paris Saint-Germain. Pas de hasard…

Tendance à gauche ? Apport des latéraux ?

Malouda, Gourcuff, Benzema : trois des cinq offensifs de cette équipe (en comptant Diaby oui) ont l’habitude de pencher à gauche lorsqu’ils évoluent avec leur club. Pour Malouda, c’est son poste. Pour Gourcuff et Benzema, ce sont des habitudes. Ce constat fait, j’étais curieux de voir s’il n’y aurait pas un embouteillage côté gauche empêchant ou ne rendant pas nécessaires les montées de Clichy. Même si, comme je l’ai dit plus haut, Gourcuff s’est adapté. Benzema aussi dans une moindre mesure… On a beaucoup moins vu le latéral d’Arsenal que son pendant à droite.

Et pour cause, aucun n’avait cet habituel penchant sur le flanc droit. Diaby l’a néanmoins forcé, pour occuper le côté en attendant les montées du spécialistes, lui qui a plutôt l’habitude des percussions plein axe (déjà encombré hier soir). Du coup, comme face à la Roumanie, c’est Réveillère qui est sorti grandi de ce match en apparaissant comme le seul latéral vraiment valable offensivement. Même les attaquants n’en ont pas profité, il est toujours indispensable d’avoir des latéraux efficaces devant face à des formations aussi regroupées. Tant pour étirer le bloc que pour apporter le surnombre.

Au coup de sifflet final :

On ne l’a vu qu’un petit quart d’heure et avec des Luxembourgeois réduits à dix contre onze mais Laurent Blanc a quand même montré sa vision de l’association Gourcuff-Nasri. Et c’est plutôt prometteur, même si ce n’est pas le 4-3-3 que j’espère encore. Le sélectionneur a semble t-il décidé d’appliquer son principe « des joueurs à leurs postes en club » aux deux hommes : Gourcuff est resté numéro 10 et Nasri s’est installé sur le côté droit. L’ensemble nous a donné un 4-2-3-1 très intéressant au niveau de la répartition des rôles. Rapidement ça donnait :

– Une animation autour d’un Gourcuff fixe dans l’axe.
– Un attaquant de pointe avec une tendance à droite (Rémy).
– Un ailier droit qui peut rentrer dans l’axe pour venir combiner avec ses milieux (Nasri).
– Un autre ailier capable de permuter à l’envie grâce à ses deux pieds et de faire mal avec ses débordements (Payet).
– Un milieu de soutien capable d’apporter le surnombre devant, que ce soit seul ou en sollicitant un appui (Diaby).

Changez les noms de quelques joueurs, et on obtient quinté offensif qu’il serait certainement intéressant de voir débuter le mois prochain face à l’Angleterre. Lequel ? Allez, je me lance : Diaby, Gourcuff, Nasri, Malouda et Benzema. On aura plusieurs mois pour juger ensuite…

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3 réponses

  1. Rémi VILLARD dit :

    Je n’arrive pas à me convaincre de la réussite d’une association gourcuff nasri. L’idée d’un mec comme payet à droite et l’un des deux en meneur me plaît d’avantage, mais j’espère me tromper.

  2. Moto dit :

    Bon début saison pour les bleus!

  3. laurent dit :

    J’ai gagné deux places pour le match france luxembourg du 25 mars, jsuis trop content!! :) jles ai gagné sur un site web (vip2vip.com) ya encore des places à gagner les 21 et 22 alors n’hesitez pas! Au début j’étais un peu sceptique et pis jles ai gagné qd meme! jles ai découvert via leur fan’s page sur facebook, leur communauté est vraiment sympa et ya plein de plan de ce style! En tout cas à bientot sur le stade les mecs!! :) les supporters en force!! ;)

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