FC Barcelone 0-3 Bayern Munich, l’analyse tactique

Le miracle n’était pas attendu, il n’a pas eu lieu. Récitant ses gammes, le Bayern Munich a une nouvelle fois éteint le Barça offensivement et attendu qu’il se décourage en deuxième mi-temps pour faire défiler le score. Il se rendra à Wembley dans la peau du grand favori, mais face à un adversaire d’un tout autre style que les clubs qu’il a rencontrés jusqu’ici (Arsenal, Juventus et donc Barcelone).

Les équipes :

Sensation à une heure du coup d’envoi : Messi rejoignait Busquets, Mascherano et Jordi Alba sur la liste des  absents du onze de départ barcelonais. Victime d’une rechute à l’entraînement, l’Argentin cédait sa place à Fabregas. L’ancien Gunner était encadré par Pedro et Villa aux avants-postes. Comme à l’aller, Bartra complétait la défense aux côtés de Piqué ; Adriano et Song remplaçaient poste pour poste Jordi Alba et Busquets (Valdes – Alves, Bartra, Piqué, Adriano – Song, Xavi, Iniesta – Villa, Fabregas, Pedro).

Côté bavarois, Jupp Heynckes enregistrait lui le retour de Mandzukic, suspendu à l’aller. Sans surprise, le Croate récupérait sa place aux dépens de Gomez. Derrière, un seul changement était à signaler avec la titularisation de Van Buyten en lieu et place de Dante (Neuer – Lahm, Van Buyten, Boateng, Alaba – Javi Martinez, Schweinsteiger – Robben, Muller, Ribéry – Mandzukic).

Le Bayern tout terrain :

Il y a huit jours, les Bavarois avaient fait le choix de la sécurité en se retenant d’aller presser les défenseurs barcelonais. Gomez et Muller se replaçaient à hauteur de Busquets et travaillaient avec Schweinsteiger et Javi Martinez pour bloquer la préparation barcelonaise (lire : Bayern Munich 4-0 FC Barcelone, l’analyse tactique). Cette fois, sans doute motivés par l’absence de Messi, les joueurs formant les deux premières lignes du Bayern (milieu et attaque) sont sorties très loin de leur ligne médiane pour aller mettre la pression sur la relance catalane.

Mandzukic et Muller se retrouvaient face à Bartra et Piqué ; derrière, les milieux de terrain se positionnaient à hauteur des adversaires chargés de faire la transition vers les attaquants. Le Bayern espérait ainsi forcer le Barça à jouer long pour récupérer facilement les ballons dans sa moitié de terrain, en profitant de la supériorité athlétique de ses défenseurs.

Le Bayern au pressing alors que le ballon est dans les pieds de Piqué. Muller sort sur lui. Robben est sur Adriano, Javi Martinez et Schweinsteiger suivent eux les mouvements d'Iniesta et Xavi. Si Piqué décide de jouer vers Bartra,

Le Bayern au pressing alors que le ballon est dans les pieds de Piqué. Muller est au contact. Robben est sur Adriano, Javi Martinez et Schweinsteiger suivent  les mouvements d’Iniesta et Xavi (en rouge). Si Piqué décide de jouer vers Bartra (en jaune), Mandzukic fera à son tour l’effort pour aller s’opposer à ce dernier. Muller coulissera avec lui pour récupérer le marquage de Song et Ribéry sortira sur Daniel Alves comme Robben sur Adriano (en blanc). Dans l’axe, Schweinsteiger et Javi Martinez resteront sur Xavi et Iniesta.

Le Bayern en place pour forcer la relance longue de Valdes : Mandzukic et Muller sur Bartra et Piqué, Schweinsteiger sorti de l'alignement au milieu pour suivre le décrochage de Xavi et se retrouver dans la zone de Song, Ribéry et Robben sur Daniel Alves et Adriano, Javi Martinez en couverture pour se rabattre sur Iniesta ou Fabregas en cas de nécessité.

Le Bayern en place pour forcer la relance longue de Valdes : Mandzukic et Muller sur Bartra et Piqué, Schweinsteiger est sorti de l’alignement au milieu pour suivre le décrochage de Xavi dans la zone de Song, Ribéry et Robben sont sur Daniel Alves et Adriano, Javi Martinez en couverture pour se rabattre sur Iniesta ou Fabregas en cas de nécessité.

Même si le Bayern s’est fait plus pressant, le Barça se heurtait à la même difficulté qu’au match aller : réussir à éliminer les deux premières lignes de son adversaire. Les Catalans devaient notamment trouver Fabregas, souvent intercalé entre le milieu et la défense du Bayern. Sur quelques longs ballons, l’ancien Gunner a profité de duels remportés par Villa pour se retrouver dans le sens du jeu. Malheureusement pour lui et pour Barcelone, il n’a pas été très inspiré dans ses choix au moment d’utiliser les courses de Villa et Pedro.

Deuxième problème pour lui dans ce contexte, le repli du Bayern était généralement plus rapide que la remontée du bloc catalan et donc l’arrivée de soutiens (Xavi, Iniesta, Alves, Adriano). Javi Martinez revenait vite mettre la pression dans son dos ; il était ensuite suivi par Schweinsteiger et les attaquants bavarois, reformant ainsi le quatuor qui avait complètement éteint le Barça au match aller. Dans les couloirs, Robben et Ribéry répondaient aux montées de Adriano et Daniel Alves. Ils permettaient ainsi  à Alaba et Lahm de se rapprocher de leurs défenseurs centraux si Pedro et Villa rentraient dans le coeur du jeu.

 Barcelone : un premier rideau à franchir

Au fil des minutes, le Bayern a relâché la pression sur la relance barcelonaise pour retrouver une hauteur de bloc  semblable à celle du match aller. Song est revenu à hauteur de Piqué et Bartra afin d’ajouter un troisième homme à la relance barcelonaise. Conséquence, une première ligne qui s’étendait plus sur la largeur du terrain et donc plus difficile à couvrir pour la paire Muller-Mandzukic. Les deux hommes se concentraient donc sur l’axe ce qui faisait que, sauf prise de risque balle au pied de la part d’un relanceur, le Barça était contraint de passer par les côtés pour rentrer dans le camp bavarois. Et comme la Juve en quarts de finale, les Blaugranas se sont heurtés au repli du bloc allemand, qui l’a privé de solutions pour revenir dans sa zone de confort au milieu de terrain.

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La relance du Barça est en place avec Song, Piqué et Bartra comme rampes de lancement. Muller et Mandzukic ferment l’axe devant Schweinsteiger et Javi Martinez, au marquage de Xavi et Iniesta. Trois solutions : chercher les relais de Daniel Alves ou Adriano sur les côtés ou prendre le risque de monter balle au pied vers Muller et Mandzukic. Combinée à un décrochage de Fabregas, cette dernière possibilité pouvait créer un surnombre dans la zone de Schweinsteiger et Javi Martinez. Le problème était ensuite d’enchaîner rapidement pour ne pas laisser le temps à Muller ou Mandzukic de revenir afin de compenser l’infériorité numérique.

A droite comme à gauche, Ribéry et Robben avaient pour consigne de toujours rester entre les latéraux barcelonais et la ligne de but, afin de ne jamais être pris dans leur dos. Comme indiqué plus haut, leur bon positionnement permettait à la défense bavaroise de se resserrer si Villa et Pedro revenaient dans l’axe. Côté gauche, Javi Martinez a  contenu les prises de balle et tentatives d’accélération d’Iniesta, l’empêchant de repiquer dans l’axe depuis le couloir. Jamais dépassé, l’ancien Bilbaino a rendu une copie aussi propre qu’à l’aller alors qu’il était sous le coup d’une suspension.

Côté droit, la donne était différente puisque Xavi n’était pas dans le même registre que son partenaire. Sans adversaire direct, Schweinsteiger pouvait protéger sa défense en surveillant les mouvements entre les lignes de Fabregas. Toutefois, si Daniel Alves réussissait à libérer le ballon avant que Ribéry n’ait le temps de venir s’opposer à lui, le milieu du Bayern pouvait être pris entre son marquage serré de Xavi sur la relance adverse et le repli nécessaire pour bloquer la zone de Fabregas.

Le travail des milieux bavarois était accompagné par le repli de Muller et Mandzukic. Comme face à la Juve, les deux hommes coulissaient avec le reste du bloc afin de couper les transmissions à destination des Barcelonais restés en soutien des mouvements. Face à la Juve, ils avaient maintenu une pression constante sur Pirlo de cette manière. Cette fois, c’est Song et Xavi qui en ont fait les frais. Sans joueur sur lequel s’appuyer lorsque la progression était impossible, le Barça n’avait aucune maîtrise du rythme de la partie dans le camp bavarois. Les seules solutions en retrait étaient Piqué et Bartra, restés dans leur moitié de terrain. A chaque fois qu’ils étaient servis, le Bayern pouvait remonter son bloc et reprendre sa forme initiale face à la relance adverse.

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Une approche du Barça côté gauche : Adriano est en possession du ballon. Robben ferme le couloir. A sa hauteur, Javi Martinez est au contact d’Iniesta. Dans l’axe, Schweinsteiger et Ribéry suivent le mouvement de leurs partenaires. Derrière, Lahm est au contact de Pedro, revenu dans le coeur du jeu -au lieu d’offrir une solution en profondeur!-. Devant, Muller et Mandzukic sont au contact de Song et Xavi. Le premier est d’ailleurs pile sur la ligne de passe entre Adriano et le capitaine barcelonais. Seule solution « sûre » pour le latéral gauche; revenir en arrière vers Piqué et Bartra. Xavi l’encourage d’ailleurs à jouer en retrait.

Bayern : le coup de grâce de Schweinsteiger

Au retour des vestiaires, le Bayern a de nouveau enclenché son pressing pendant quelques minutes. Schweinsteiger a montré la voie à ses partenaires, n’hésitant plus à suivre les passes en retrait de Xavi -son adversaire direct- pour aller mettre la pression sur les défenseurs qui recevaient  le ballon. Cette intensité supplémentaire a encore un peu plus repoussé la construction du Barça sur les côtés. Or celle-ci était rendue inoffensive  par le manque de solutions dans la profondeur et la large domination des défenseurs allemands dans leur surface. Bousculé dans le jeu, le Barça a vite craqué : une relance ratée de Valdes alors que son bloc était en train de remonter a permis à Alaba d’alerter Robben d’une superbe transversale pour aller inscrire le premier but de la partie (49e).

Après ce but, les Bavarois ont déroulé face à des Catalans de plus en plus découragés au fil des minutes. Jamais mis en difficulté pour ressortir de leur moitié de terrain, les hommes de Jupp Heynckes ont profité des espaces offerts par des adversaires moins concernés par le repli défensif pour se montrer plus dangereux et finalement inscrire deux autres buts (Piqué csc, 72e – Muller, 76e). Anecdotique, le dernier quart d’heure leur a surtout permis de savourer leur énorme performance.

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Extra : la progression défensive du Barça

C’est anecdotique au vu du résultat final, mais le Barça a su contenir les offensives du Bayern au cours de la première mi-temps. A défaut de presser comme au premier jour de l’ère Guardiola, les Catalans se sont montrés plus efficaces que d’habitude dans les transitions défensives. Ils ont notamment trouvé une formule efficace pour enfermer leurs adversaires sur les côtés et ainsi subir moins de décalages que lors du match aller.

Habituellement, le Bayern puise sa grande force sur attaque placée dans les percussions de Ribéry et Robben. Les deux hommes profitent du moindre espace offert par l’adversaire pour provoquer balle au pied et, au choix, libérer le ballon, partir en solitaire ou obtenir une faute. Pour les arrêter, l’adversaire doit généralement demander à ses latéraux de les prendre « à la source », soit dès leurs prises de balle. Problème, si les latéraux anticipent pour jaillir sur les deux hommes, des espaces se libèrent dans leur dos pour les appels de Muller ou Mandzukic. A l’aller, la défense du Barça avait été souvent prise entre ces deux solutions, concédant décalages et corners (11 corners concédés à l’aller).

Cette fois, le Barça n’a pas encaissé le moindre corner en 90 minutes. La raison de cette progression (encore une fois relative au vu du résultat final) : le travail de compensation de Alex Song au milieu de terrain. Au lieu de rester devant celle-ci, le Camerounais se tenait prêt à glisser en défense centrale lorsque le Bayern préparait ses actions dans les couloirs. Cela permettait à Piqué ou Bartra de coulisser le long de la ligne de touche, et ainsi de libérer à Alves ou Adriano de l’alignement pour qu’ils sortent au marquage de Ribéry ou Robben. Xavi et Iniesta se joignaient à ces derniers pour empêcher la sortie du ballon dans l’axe, et les ailiers (Pedro, Villa) surveillaient les mouvements des latéraux adverses.

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Premier exemple : sur cette image, Mandzukic et Robben ont permuté. Le premier est en position de milieu droit et est pris par Adriano. Piqué protège l’espace dans le dos de ce dernier et se retrouve au marquage de Robben. Song comble l’espace laissé par le défenseur central dans l’axe et encadre Muller avec Bartra.

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L’articulation avec Song fonctionne aussi pour contenir les contres du Bayern. Ici, Adriano sort pour ralentir la sortie de balle de Lahm et Muller. Piqué démarre pour couvrir le couloir ; Song complète la ligne de quatre avec Bartra et Daniel Alves.

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Huit secondes plus tard, la ligne de quatre du Barça est en place mais le repli du reste de l’équipe laisse à désirer. Il faudra un tacle de Piqué dans sa surface de réparation pour empêcher Schweinsteiger (hors-champ sur la première image à l’inverse de Blaugranas invisibles sur cette action…) de se présenter face à Daniel Alves.

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Conclusion :

7-0 sur deux confrontations. Le score peut paraître sévère mais reste d’une logique implacable au vu de l’écart entre les deux équipes. Sur 180 minutes de jeu, le Bayern a surpassé le Barça comme il avait écrasé la Juve au tour précédent : en impliquant tous les joueurs dans l’effort défensif, il a maintenu une pression « totale » sur l’adversaire. Les Blaugranas n’ont jamais pu maîtriser le rythme de la partie. Forcés de jouer vite, ils se sont heurtés aux limites de leur système basé sur la possession de balle et usant de trop peu de courses vers l’avant face à un tel adversaire. Sans Messi et sans plan B, les joueurs de Tito Vilanova étaient condamnés.

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15 réponses

  1. vieux dit :

    Les limites du Barca sont celles d’un entraineur depassé
    A ce niveau de compétition et avec un tel effectif,il est impensable de n’avoir pas un plan B.
    Le Barca doit apprendre à contrer les equipes et varier son jeu avec plus percussions.Il doit aussi equilibrer ses lignes.
    Je ne me souviens pas avoir vu TITO gagner une grande équipe cette année

  2. christophe dit :

    Le pire c’est lire de la bouche de l’entraineur, que si y’avait eu Messi, ça n’aurait pas été pareil !!! Je trouve ça incroyable qu’une équipe avec des joueurs pareil ne puisse pas ce passer d’un seul joueur, même Messi.
    Si c’était vraiment un grand club, il pourrait se passer d’un ou deux joueurs, et toujours avoir un plan B.
    je suis content pour le Bayern qui sont mes favoris depuis le début de la compétition!!!

  3. Renardinho dit :

    J’aimerai savoir de quel plan B vous parlez ? Un réajustement tactique afin d’optimiser au mieux les qualités de l’effectif baugrana ou un changement radical dans le style de jeu ?
    Personnellement, ce que je retiens du barça cette saison, c’est une efficacité moindre au pressing, une couverture défensive pas toujours suffisante (avec 2 latéraux offensifs), ainsi qu’un manque de profondeur dans le jeu offensif.
    En comparant avec des images des saisons précédentes, j’ai aussi l’impression que les joueurs ne font plus le même effort en terme de mouvement pour ce rendre disponible. Voilà un point sur lequel le Bayern les a clairement surpassé.

    Concernant la remarque sur Messi, le problème majeur du Barça se situe dans sa dépendance vis à vis de l’argentin. Aucun autre buteur référent ne s’impose là où sévissaient anciennement Eto’o et henry. Les début du MVP semblait prometteur mais au final, c’est Messi qui faisait/et fait parler la poudre lors des gros matchs.
    Donc oui, avec un Messi en forme, ça n’aurait surement pas été la même, mais le Bayern l’aurait tout de même remporter, à l’instar de Chelsea la saison dernière.

  4. Jeff dit :

    Le problème du Barça, c’était non seulement beaucoup d’absents, mais aussi des joueurs émoussés (Xavi, Iniesta) ou carrément hors de forme (Villa, vraiment désespérant hier soir). Aucun entraîneur ne peut compenser ça. Tout ce qu’on peut reprocher à Villanova, c’est de ne pas avoir anticipé ça et lâché du lest en première partie de saison, où Barcelone écrasait tout sur son passage. Il n’a pas été là tout le temps non plus, et probablement pas à 100% tout le temps où il était présent.

  5. christophe dit :

    @Renardinho
    Pour moi le plan B c’est ce qu’il manque au Barça, un autre attaquant. toujours s’en remettre au même. Le Barça vieilli aussi, physiquement c’est dur, la petite profondeur du banc n’arrange rien, certains joueurs ne sortent jamais et enchainent les matchs depuis 4/5 ans.
    La défaite, ou la déroute du Barça pointe bien plus qu’un problème de « plan B », mais des choix sur le marché des transferts assez étonnant!!! On parle de la masia comme de la relève mais où sont ces jeunes??
    Messi a les clés, ça à l’air de suffire au club, mais Messi ne l’ai que de nom, c’est un être humain qui se blesse, qui a des baisses de forme, de confiance aussi.
    La forme a pris la flotte, faut peut être commencer à revoir le fond aussi!!

  6. TitiHenry dit :

    Un régal à lire du début à la fin, rien à ajouter.

  7. RMCF dit :

    La passation de pouvoir a définitivement eu lieu, le Bayern est me semble t-il sur le toit de l’Europe, enfin… Reste à confirmer le 25 mai !

  8. aziz dit :

    La réforme du barça passe à mon avis par un changement de la disposition des milieux et des atatquants:
    -deux récupérateurs-relanceurs: bousquet et song (très bon hier)
    -deux créateurs : messi-iniesta, ce dernier est carrément sous utilisé dans le dispositif actuel. ces joueurs jouant dans une disposition similaire à celle de giresse-platini dans les années 80.
    -deux attaquants: pedro autour d’un point de fixation grand de taille à recruter (l’option neymar j’y crois plus maintenant)

    en défense il faut remercier alves et alba, les remplacer par des latéraux « type » abidal moins offensifs mais plus costauds et enfin un central grand de taille.
    C’est pour moi, la meilleur solution à court terme (3 recrutements mini dont 2 défenseurs)

  9. Renardinho dit :

    @christophe –

    Je vous rejoins sur les attaquants, comme je l’avais dit le souci vient du fait que cela repose trop sur Messi. Donc si le plan B consiste à trouver un moyen de jouer efficacement en dépit de son absence je suis d’accord. Reste aux autres attaquants à franchir un cap et l’équipe à varier les coups.

    @aziz –

    je ne pense pas que le changement de système change quoique ce soit. Par contre le profil des joueurs est beaucoup plus déterminant. Le problème n’est pas de savoir combiens de récupérateurs aligner, avec quel type de latéraux jouer ni à quelle place mettre Iniesta, Messi ou Pedro, mais plutôt de savoir comment occuper le terrain efficacement. Qui en couverture, qui sur les ailes, qui à la mène, qui pour occuper les intervalles et, ce qui manquent cruellement au barça actuellement, qui pour proposer la profondeur.

    L’attaquant de fixation n’est pas dans les habitudes du barça. C’est clair que c’est un manque mais ils peuvent s’en passer s’il trouve un ailier susceptible de faire la différence balle au pied… Villa et Sanchez ont pour l’instant déçu dans ce domaine.

    Je finirai en disant que le problème lié au manque de profondeur de jeu en attaque vient aussi du comportement des milieux qui ont tendance à ignorer les appels dans la profondeurs, préférant optimiser la possession du ballon.

  10. ghyom dit :

    @aziz : vous préconisez donc un 4222 box (à la manière du Brésil de Zagallo). Sauf que pour que cette formation fonctionne il faut des latéraux entreprenants ce qui est en contradiction avec votre suggestion de remercier Alba et Alves.

    Personnellement, je pense que l’échec du Barça n’est pas une question de formation mais un problème plus global et un enchainement de circonstances défavorables. D’abord il y a la maladie de Vilanova qui a laissée les joueurs en quasi auto-gestion depuis le début d’année. Parce que Roura ne s’est pas imposé. Ceci a entrainé que les joueurs du 11 type ont joué tout les matchs créant une fatigue mentale et physique voire des blessures. Dans ce sens là, titularisé Messi 2j après qu’il est vomit ses tripes au Pérou et fait 15h d’avion est d’une immense bêtise !
    Une meilleur gestion des hommes aurait, si ce n’est permis au Barça de se qualifier pour la finale, au moins de ne pas prendre 7-0 sur les 2 matchs.
    Que la formation soit un 433, 4231 ou autre n’est guère important. Ce qui compte avant tout c’est l’animation. Une des solutions consisterait peut être, assez simplement, à jouer à nouveau avec un vrai buteur et à décaler Messi à droite ou en soutien de l’attaquant. Mais pour cela il va falloir un entraineur capable de tenir tête à Messi pour qu’il accepte de ne plus être le seul point d’achèvement des mouvements offensifs de l’équipe et qu’il accepte également d’aller sur le banc une fois de temps en temps pour ne pas être complètement cramé au mois d’Avril alors que c’est en Avril-Mai que les trophées se gagnent.
    Le Barça a donc selon moi 3 priorités pour ce mercato : un buteur (est-ce que Villa pourrait revenir à son meilleur niveau ?), un défenseur central pour palier à un Puyol vieillissant et de plus en plus souvent blessé et un gardien pour prendre la place d’un Valdès partant.
    Avec Song, Alcantara et Fabregas ; Busquets, Iniesta et Xavi ont leurs doublures. Pedro, Sanchez, Messi, Villa et peut être Deulofeu (Affelay ? Cuenca ?) pour tourner sur les 3 postes d’attaque (avec peut être une vente ou deux pour acheter un buteur.

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