[Ligue Europa] Le bilan de la première phase

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Faute de vie sociale du jeudi soir, je n’ai malheureusement pas pu vous parler autant de la Ligue Europa que je l’aurais voulu. Parce qu’il n’y a pas que la grande Ligue des Champions qui mérite, place à un petit bilan de la phase de poules de sa petite soeur. Au menu, le LOSC qui enfile là aussi les buts comme des perles, quelques gros qui passent à la trappe et surtout des seizièmes de finale comme on en avait plus vu depuis longtemps à venir. Vous aussi, vous sortiez les jeudis soir ? Ou ne supportiez pas le duo Rolland/Ferreri ? Pour refaire votre retard, c’est par là que ça se passe !

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Bend it like Bordeaux :
L’image est facile et quelque peu erronée mais le LOSC semble avoir franchi un palier en cette fin d’année en grande partie grâce à ces performances en Ligue Europa. Eux qui l’ont débuté très tôt dans la saison, le 30 juillet pour être précis, ont joué le coup à fond et réussi à sortir d’un groupe pourtant annoncé comme difficile au moment du tirage au sort. Auteur d’un début de championnat moyen, le LOSC a profité de cette compétition pour se refaire une santé avant de finir l’année 2009 en trombe. Leur unique défaite, à Valence où ils ont reçu une leçon de football, leur a certainement permis de tirer des enseignements importants pour enchaîner la série de victoires qui est encore en cours. Meilleure attaque de L1, les Nordistes sont la deuxième de la Ligue Europa, derrière le Werder Brême. Aux dernières ouvelles, les coéquipiers de Mavuba sont motivés pour aller chercher le trophée. Loin de moi l’idée de les propulser au rang de favoris mais s’ils passent les deux prochains tours, ils se seront débarrassés de deux concurrents assez sérieux pour la victoire finale (Fenerbahce et Liverpool). Autre engagé français de cette phase de poules, le Téfécé n’a pas affiché le même enthousiasme et n’a donc pas connu le même sort heureux. Eliminés par Bruges lors de la dernière journée, les Toulousains quittent la compétition sans jamais l’avoir véritablement joué. On n’a plus qu’à espérer qu’ils laissent leur place la saison prochaine…

L’impact de la réforme Platini :
Considéré comme une réussite en Ligue des Champions, la réforme Platini a finalement moins d’impact sur cette Ligue Europa. Des cinq barragistes « non-champions » reversés de Ligue des Champions, le FC Timisoara et le Celtic Glasgow n’ont pas réussi à franchir le cap des poules de la Ligue Europa. Reste donc le FC Copenhague, futur adversaire de l’OM, le Panathinaïkos et le Sporting Portugal, soit trois habitués de la compétition à partir des seizièmes de finale (après les poules de Ligue des Champions). Le constat fonctionne aussi pour le Shakhtar, tenant du titre, ou le FC Twente. A l’arrivée, le plateau est surtout rehaussé par la faillite de quelques grands d’Europe en C1, la Juventus et Liverpool, et les problèmes que d’autres habitués de la grande Coupe d’Europe ont connu en championnat la saison dernière. Je pense ici à la Roma, Valence ou même Villareal. Il ne faut pas non plus oublier les championnats de seconde ou troisième zone dont la hiérarchie de la dernière décennie a été bousculée : aux Pays-Bas, l’Ajax et le PSV ont abandonné leur place en C1 à l’AZ Alkmaar tandis que le duo Galatasaray/Fenerbahce a été devancé par le Besiktas et Sivasspor en Turquie. Ajoutez à cela les champions d’Allemagne, de Russie et de Belgique, éliminés dès les poules de la Ligue des Champions et vous obtenez un plateau tel que l’on en avait plus connu depuis les grandes heures de la défunte Coupe de l’UEFA.

Plus d’attractivité ?
Nouveau nom, des poules en aller-retour pour se calquer sur la C1 : en apparence, la Coupe de l’UEFA a plutôt réussi son lifting. Les affiches des seizièmes de finale sont plutôt alléchantes mais il faudra vraiment attendre le printemps prochain pour savoir ce qu’elle a vraiment dans le ventre. Sous-entendu, les clubs la joueront-ils à fond ? Avant l’exemple lillois évoqué au-dessus, nombreux ont été les clubs français à l’annoncer… Mais sitôt le match aller joué, les promesses s’envolent et tout le monde « se focalise sur le championnat. » Du côté de Marseille, on a d’ores et déjà laissé entendre que l’Europe n’était plus une priorité. De l’autre côté de la frontière, les clubs italiens ont eux aussi l’habitude de snober les Coupes d’Europe au profit du Calcio. La Lazio et le Genoa ont montré l’exemple cette saison en se faisant devancer par Lille et Salzbourg. Reversée, la Juve ne devra elle faire mentir cette routine transalpine, ne serait-ce que pour faire oublier l’échec cuisant en Ligue des Champions. Marseille, l’Atletico, Liverpool et même Valence qui avait fait tourner face à Lille, la crainte de voir ces quatre gros faire l’impasse est grande et obligerait Platoche et ses amis à réflechir à un autre genre de réformes. Financière celle-là. Aux dernières nouvelles, ils seraient déjà au boulot. On les en remercie d’avance. En attendant, on prie pour que nos craintes ne se justifient au mois de février. On n’a plus que ça de toute façon…

Les huitièmes de finale possibles :
Hambourg ou PSV Eindhoven / Athletic Bilbao ou Anderlecht
Rubin Kazan ou Hapoel Tel-Aviv / Villareal ou Wolfsburg
Atletico Madrid ou Galatasaray / Everton ou Sporting Portugal
Hertha Berlin ou Benfica / FC Copenhague ou Marseille
Panathinaïkos ou AS Roma / Standard de Liège ou FC Salzburg
Lille ou Fenerbahce / Liverpool ou Unirea Urziceni
Ajax Amsterdam ou Juventus / Fulham ou Shakhtar Donetsk
FC Bruges ou Valence / FC Twente ou Werder Brême
Commentaire : Fenerbahce-Liverpool, Juventus-Shakhtar ou encore Valence-Werder, certaines affiches possibles des huitièmes nous renvoient quelques années de Ligue des Champions en arrière… en plus de remake de la finale de 96 entre l’Ajax et la Juve dès les seizièmes de finale.

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