Les trois clés du triomphe espagnol

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11 réponses

  1. aziz dit :

    Assez incroyable comment les espagnols ont neutralisé tactiquement les Italiens. ça m’a rappelé le classique Milan-Barça de 94. les Milanais avaient coupé Koeman du reste de l’équipe et le Barça avait sombré (Koeman était la rampe de lancement des attaques du Barça, une sorte de Pirlo même s’il jouait encore plus bas en 5). Les espagnols ont fait la même chose. Bravo.
    Cette équipe d’Espagne quand elle met le mouvement elle est imbattable. Et dire qu’elle joue sans joueur légendaire. ça la différencie des Brésil 70, hollande 74, France 84, 2000… ça donne une idée de l’avance qu’elle a sur les autres et la force de son collectif. Si ce c… de Messi (double nationalité) avait choisi de jouer pour l’Espagne au lieu de tomber dans les travers d’un nationalisme de merd…, elle serait la meilleur équipe de tous les temps et lui le plus grand de tous.
    Enfin, je vous rappelle quand même que le vrai football (celui des clubs)commence le 22 aout avec le classico Barça-Réal (supercoupe aller).

  2. Guiom dit :

    Je ne suis pas d’accord avec toi sur le dernier point. Même s’il faut de la réussite pour aller au bout d’une grande compétition, je trouve que la chance (poisse) a joué un rôle mineur dans cette finale.
    C’est parce que l’Espagne est rentrée a la mi-temps avec 2 buts dans son escarcelle que Prandelli a effectué ses 2 changements.
    C’est parce que son milieu de terrain s’est épuisé a courir dans le vide que Thiago Motta est rentré.
    C’est AUSSI parce que Tiago Motta s’est mal échauffé qu’il s’est blessé.
    Je pense, dans cette finale ou l’aléatoire a été réduit à néant du fait du niveau de jeu exceptionnel de l’Espagne, que l’on ne peut en aucun cas expliquer la défaite de l’Italie par la poisse.

  3. Tu noteras que ce dernier point et le moins important. Au-delà de la nécessité de faire un changement à la mi-temps, perdre deux joueurs sur blessure lors d’une finale, c’est de la poisse quoiqu’il se passe.

  4. Guiom dit :

    Pour moi, la blessure de Chiellini est une vraie erreur tactique. En effet, ce joueur, malgré sa belle 1/2 finale n’était pas a 100% puisque blessé en phase de poule. De plus, il se fait déposer sur le premier but par un Fabregas qui n’a pas pour point fort sa vitesse de pointe. Ce n’est donc pas de la malchance. je dirais même que son remplacement renforce la défense. Pour Tiago Motta, il se blesse certes mais le match est déjà plié. Voilà pourquoi pour moi la chance n’intervient en aucun cas dans cette finale.
    j’aurais mis quelque chose du style :
    3. Erreurs de coaching et attaquants italiens inoffensifs. (je trouve néanmoins les paragraphes 1 et 2 extrêmement pertinents)

  5. Nimbus dit :

    Superbes explications, merci à l’auteur !
    Mais pourquoi Prandelli n’a-t-il pas repris le système à trois défenseurs centraux, qui avait si bien réussi aux Azzuris lors de la phase de poule??

  6. patcos dit :

    Bonsoir,
    Si l’Espagne a gagné ce n’est pas parce qu’elle a mis au point une tactique spéciale, d’ailleurs la compo d’équipe était très classique. Si l’Espagne a gagné c’est parce qu’elle a joué son jeu, celui qu’elle développe depuis des années et si elle a gagné facilement devant l’Italie c’est peut être parce que l’Italie a cru que l’Espagne était moins forte qu’habituellement et dqu’elle pouvait se permettre de ne pas jouer le tout défensif… Ce qui est certain c’est que cette stratégie de jeu espagnole est définitivement une révolution dans le football. Les autres suivront ils ? (voir d’ailleurs l’excellent article de « radioscopie du football » sur ce sujet (http://www.radioscopiedufootball.com/blog)

  7. RMCF2002 dit :

    Guiom je ne suis pas vraiment d’accord avec toi, de la à dire que la malchance italienne n’a pas eu d’influence sur leur défaite je suis d’accord, mais sur le score pas du tout. En effet, après le vrai KO ( la blessure de Motta ) l’infériorité numérique mais surtout le morale des Italiens est retombé à zéro et la quand on est mené 2-0 est quand on doit finir la partie à 10 on a plus aucun espoir, sentiment inversement proportionnel à la joie des Espagnols qui monte encore plus en confiance dans la parti. Et donc là il y a forcément un score « facile » qui en résulte.

  8. aziz dit :

    la chance a joué mais pas là où l’on croit:
    1- l’Italie est tombé du côté du tableau où elle a eu moins de récupération (2 jours pour la demi et 1 de moins pour la finale)
    2- se taper l’angleterre puis l’allemagne a été plus épuisant que ce taper (cette) france et le portugal.

  9. TitiHenry dit :

    Je trouve que le score t’as un peu fait oublier une première période des Italiens plus que correct, malgré les deux buts encaissés. Selon mon avis, le pressing des Espagnols qu’on n’a pas beaucoup vus lors de cette euro était loin d’être une constante, souvent effectué par alternance par le bloc espagnol. J’ai souvent vu les Espagnols attendant comme contre la France aux niveaux de la ligne médiane, en formant un gros bloc de 5 joueurs dans l’axe donc Fagrebas + Xavi sur Pirlo comme tu l’as dit, limitant son influence, puis coulisser latéralement. Système choisis aussi par les Italiens avec leur grosse influence dans l’axe, mais le gros problème de ce système c’est les failles de la largeur, mal exploité par les Allemands avec Kross sur le côté et Boateng montant peu, mais très bien maîtriser par les Espagnols, qui ont pu nous démontrer toute leur capacité technique, combien de fois j’ai vu Busquet ou Alonso orienter le jeu sur la largeur avec des Italiens en retard sur le placement. Puis on ne peut pas dire que Balotteli ou Cassano aidait souvent Montolivo perdu entre Alonso et Busquet, comme contre l’Angleterre, où les Anglais avait démarré très fort avec une ligne Gerrard-Paker libre d’organiser le jeu, puis l’Italie a pris le dessus.
    s
    Pour en revenir à l’Italie qu’ils ont tout de même tenus la chandelle face à la Roja en première mi-temps, avec un bon pourcentage de possession de balle. Je pense que tu aurais pu parler de l’entrée de Balzaretti qui a fait beaucoup de bien à la Squadra, qui souffrait beaucoup lors du début de match à cause du pressing espagnol intense relâché ensuite. Balzaretti a joué plus haut que Chiellini, ce qui a permis d’étirer le bloc espagnol permettant de trouver le duo Pirlo-DeRossi, surtout ce dernier plus libre. Contrairement à toi je n’ai pas trouvé un Alonso ou Busquet suivant beaucoup les décrochages de DeRossi, enfin c’est mon avis, c’est compliqué de tout noter. Bref j’ai vu un DeRossi lançant souvent des attaques au niveau de la ligne de Pirlo, avec un Cassano décrochant souvent se placer entre les lignes, où servir Marcihsio qui repiquait dans l’axe non suivi par Alba, j’ai en tête 3,4 phase de jeu très intéressante comme ça. Les Italiens ont réussie quand même à se créer 5,6occasions en une mi-temps, alors que les Portugais devaient en avoir 4sur tout le match, c’est pas mal.

    Après comme tu l’as mentionné les dézonnages de Silva, un temps suivi par Chiellini et Iniesta ont fait beaucoup de mal aux Italiens avec un surnombre dans l’axe, alors que les Italiens avaient décidé de mettre une grande densité de joueur dans cette zone, la qualité et l’exploitation de la largeur, plus un Pirlo moyen défensivement laissant Xavi se déplacer librement, un Alba transcendant, mélanger à du réalisme, pour une finir une malchance monstrueux côté italien, ont obtient une jolie raclée faite maison. Profitant donc d’un pêcher d’optimiste et confiance de Prandelli qui aurait dû aligné sa seule composition capable de gêner tactiquement les Espagnols, le 3/5/2.

  10. Guiom dit :

    @RMCF2002
    A 2-0 le match est plié.
    La blessure de Motta ne change rien.
    La vrai erreur est de mettre un Chiellini diminué et coupable sur le premier but. Après il sort quoi de plus logique pour un joueur diminué.
    L’Espagne est une équipe qui réduit très fortement la part de chance dans le match.

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