De la liste des 23 pour la Roumanie et la Serbie aux barrages retour de la Ligue Europa en passant par le tirage au sort des poules de la Ligue des Champions, l’après-midi a été plutôt chargée en foot. De 14 à 24h, e-foot revient et commente les trois évènements majeurs de la journée en un seul article.

14h : Domenech donne sa liste
C’est peut-être sa dernière, et il n’y aura mis aucune surprise. Comparée à la liste des Feroe, Domenech ne fait qu’un seul changement avec la sortie attendue de Moussa Sissoko au profit d’Abou Diaby, auteur d’un superbe début de saison avec Arsenal. Contrairement à ce que j’ai pu entendre dans l’After de RMC, le sélectionneur est plus que jamais cohérent. Malgré certains choix avec lesquels on peut être en désaccord, il n’y a pas 60 millions de sélectionneurs pour rien, il faudrait être mauvaise langue pour ne pas voir qu’un groupe est véritablement en train de prendre forme en vue de la Coupe du Monde. Les trois gardiens sont là, les huit défenseurs n’ont pas bougé (seul Mexes pourrait changer les choses), les milieux non plus parmi les régulièrement appelés et devant, mis à part Loïc Rémy, tous semblent s’être définitivement installés.
Reste alors le cas de Patrick Vieira, sujet de plusieurs enflammades pendant le mini-After de ce soir. Malgré son soi-disant retour en forme (d’après Mourinho), je trouve de la logique dans sa non-convocation. Les Bleus ont commencé les qualifications sans lui dans un système en 4-2-3-1 avec Toulalan et Lassana Diarra titulaires. Même si cette organisation a été et est encore décriée, il est impossible pour Domenech de changer alors que son équipe aborde les deux matchs les plus importants pour son avenir. Ca fait peut-être plus d’un an que l’équipe de France joue de la même façon et elle jouera de cette manière à la Coupe du Monde si elle se qualifie. Imaginez qu’il le fasse et qu’il se plante, pas sûr que son limogeage réussisse à calmer ses détracteurs. S’il doit quitter son poste le 10 septembre au matin, autant qu’il le quitte avec ses idées.

17h45 : Lyon chanceux au tirage
Sa réforme des coupes d’Europe réussie, Michel Platini devrait s’attaquer à un deuxième grand chantier : refaire la façade des tirages au sort de la Coupe de l’UEFA. Ceci dit, car j’ai quand même failli m’endormir devant, place aux résultats de ce tirage (autant choisi par le sort que par les télés si vous avez suivi l’histoire). Avant de me pencher sur les clubs français, j’ai retenu une chose : le retour prochain d’Eto’o au Nou Camp. C’est facile de le dire après mais je le sentais venir ; c’était déjà écrit au moment de l’échange avec Ibrahimovic que le Camerounais recroiserait le Barça très rapidement. Ce sera donc dès l’automne, avec au même moment l’affrontement entre Mourinho et Guardiola pour succéder à Georges Abitbol et remporter le titre d’homme le plus classe du monde.
Des clubs français, c’est Lyon qui s’en est logiquement le mieux sorti. Liverpool reste au-dessus malgré son début de saison difficile mais Debrecen et la Fiorentina que les Lyonnais ont sorti l’an passé sont à leur portée. Bordeaux s’en est pas trop mal tiré en tirant le Bayern, la plus faible équipe du chapeau 1 mais devra faire avec un des gros du chapeau 2, la Juventus. En étant optimiste, on peut considérer la Juve au-dessus du lot et Bordeaux et Munich à la bataille pour la deuxième place. Personnellement, le transfert en bonne voie de Robben réduit énormément les chances bordelaises. A moins que le Néerlandais se blesse et que Ribéry parte. A partir de là, c’est sûr que… Pour l’OM, c’est le gros lot : les Galactiques et le Milan AC. Deux matchs énormes au Vélodrome, deux équipes intouchables sur le papier mais en pleine reconstruction. Ca tombe mal pour les Marseillais qui sont eux aussi à la recherche d’un collectif. Pour Bordeaux et Marseille, les chances de qualification passeront de toute façon par un sans-faute face au Maccabi Haïfa et au FC Zurich.

18h45 : Lille ouvre la voie à Toulouse
Vraiment trop lent ces gars de l’UEFA. Ils m’ont fait manquer le gros début de match des Lillois face à Genk : un bon quart d’heure de pressing très haut et un petit but plus tard, la Coupe d’Europe arrive à grands pas au Stadium Nord. Mais Genk revient dans la partie. Et Lille se met à douter. La vitesse d’Aubameyang, révélation pour moi ce soir, a beau mettre le feu dans la défense belge, les Lillois reviennent des vestiaires avec l’obligation de ne pas prendre de but, sous peine de prolongations. Le match bascule du côté lillois dès la 46ème minute avec une frappe lointaine d’Aubameyang qui donne le ton de la deuxième mi-temps.
Malgré le manque de liant entre le milieu de terrain et les trois attaquants, le LOSC ne laisse pas espérer les Belges plus d’un quart d’heure. Sur une mauvaise relance, Dumont met le second but et envoie Lille au tour suivant. Dix minutes plus tard, Eden Hazard, entré en jeu, profite d’une récupération et d’un caviar d’Aubameyang pour mettre le troisième, suivi de près par De Melo encore servi par Aubameyang. La réduction du score de Genk reste anecdotique. Lille passe mais, comme au match aller, ne me paraît pas avoir les ressources mentales pour aller loin entre Coupe d’Europe. Il suffit de voir la période de flottement de 20 minutes après l’égalisation belge pour s’en persuader. Au printemps prochain, cela se paiera cash.
Même constat pour le Téfécé. Alors qu’ils avaient survolé le match aller en Turquie (3-1), les violets se sont faits peur à domicile. Dans un match qui m’a rappelé la double confrontation entre Arnderlecht et Bordeaux d’il y a deux ans, les hommes de Casanova ont failli tomber dans le piège d’une équipe turque limitée mais rôdée pour ces tours éliminatoires. La défaite 1-0 permettra peut-être à l’entraîneur toulousain de tirer quelques enseignements sur la manière d’aborder ses matchs, le premier étant peut-être pour lui : éviter de laisser au repos ses principaux atouts offensifs (Didot pour construire ou Braaten ou Gignac). Parce que malgré leur débauche d’énergie, Sirieix, Mansaré et Pentecôte ne les ont pas faits oublier.
L’équipe de France, la Ligue des Champions, les barrages de la Ligue Europa, autant de sujets qui attendent d’être commentés alors : à vos claviers !



Je l’avais dis que Aubameyang associé à Eden Hazard ça allait être très intéressant.
C’est dans un commentaire de cet article:
Les cinq paris d’e-foot.eu
Par contre, ça fait longtemps que je ne l’ai plus vu joué mais la juventus me semble prenable à domicile.
Pour le Bayern, c’est sur que avec Robben en plus il y aurait un véritable atout offensif mais l’objectif sera de marquer plus de buts que eux, la qualification ou pas ce jouera là pour Bordeaux face au Bayern.
Après, le dernier club sera encore très difficile à jouer.
En ce qui concerne Marseille, j’avoue qu’ils sont tombés dans un groupe difficile, offensivement parlant tout dépendra du niveau de Morientes. Je doute que Brandao puisse réellement être efficace à ce niveau là.
Pour l’OL, je vois une qualification assez facile, ils vont jouer le coup comme d’habitude et passeront les poules mais après?
En ce qui concerne l’EdF, je me suis demandé avec juste une curiosité intéressé bien que je sache que ce serait presque impossible à mettre en place(si on prend les joueurs sans tenir compte de leur sélection précédente). Une sorte de 4-4-2 avec deux milieu défensif l’un agissant comme une sentinelle devant la défense l’autre qui serait un vrai relayeur, un Gourcuff en 10 et Ribery en 10bis avec en attaque un attaquant de pointe axiaux et l’autre qui tournerait autour, choisissant son coté suivant les actions de jeux en cours.Reply – Quote
On va avoir un mois de septembre de folie. Des matchs importants pour les bleus, des chocs en L1 et ce dès demain.. et des grosses affiches en Ligue des champions ..un vrai bonheur pour les footix comme moiReply – Quote
C’est clair que cette journée de Jeudi a été riche en infos… Bordeaux et Marseille vont devoir prouver que la Ligue 1 a le niveau !Reply – Quote