[Coupe du Monde 2010] Et dans quatre ans…

Voilà, c’est fini ! Je le reconnais, ça fait déjà une semaine… Mais il me fallait bien ça pour digérer ce Mondial qui aura déçu beaucoup de monde mais qui a finalement couronné la meilleure équipe sur ces quatre dernières années. Beaucoup de choses ont été dites à l’issue de ce Mondial mais j’ai décidé de me consacrer à tout ceux qui extrapolent pour deviner les futures nations fortes du football mondial. Sachant que les collectifs évolueront forcément, posons-nous la question de ce qu’il adviendrait d’elle si elles appliquaient les mêmes préceptes dans deux et quatre ans.

L’Espagne : des cadres à remplacer

Championne d’Europe 2008, championne du monde 2010, la Roja est-elle partie pour truster les titres pendant un bon moment encore ? A première vue oui, à l’inverse de la génération française dorée, des jeunes ont su s’imposer sur toutes les lignes (Piqué en défense, Busquets au milieu, Navas et Pedro devant…). Ajoutez à ça les Silva, Mata et autres Javi Martinez que l’on n’a pas beaucoup cet été et vous obtenez un groupe qui peut envisager l’avenir sereinement. Le plus grand chantier dans les prochains mois sera de trouver un remplaçant à Carles Puyol. Ensuite il faudra envisager la succession de Xavi. Fabregas est déjà dans les starting-block mais sa prise de pouvoir nécessitera des adaptations dans l’entrejeu espagnol (il couvre notamment plus de terrain que le Barcelonais).

L’Allemagne : les néo-losers magnifiques

Deux demis et une finale sur les trois dernières compétitions internationales, ne cherchez pas plus loin : on tient les losers magnifiques de ce début de XXIème siècle. Aussi spectaculaire soit-il, leur style de jeu me paraît aujourd’hui insuffisant lorsqu’un vrai collectif lui fait face. Si la Mannschaft de Löw reste sur les certitudes de ce dernier Mondial, elle continuera d’enflammer les foules lors des premiers tours et de punir les gros à la rue collectivement… Mais elle échouera toujours face aux équipes patientes, calculatrices et dotées d’un collectif établi sur la maîtrise du ballon et la possession de balle. A talent égal des deux côtés, la balance penchera toujours du côté de ces dernières face à cette Allemagne-là.

Les Pays-Bas : une transformation nécessaire

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le successeur de Van Maarwijk aura du taf. Le départ prochain (on peut l’imaginer) de Van Bommel devrait enlever une bonne dose de fighting spirit aux Néerlandais qui risquent de devoir repasser par le jeu et un vrai collectif pour espérer enchaîner les résultats. Pour raccourcir l’analyse, on peut se demander (et espérer d’ailleurs) si les prochaines sorties des Oranjes ne seront pas dans la lignée de celles de leur magnifique Euro 2008. Ils y avaient joué les losers magnifiques, la faute à une ligne arrière au niveau insuffisant pour prétendre à mieux. Si Mathijsen semble avoir le niveau aujourd’hui, reste à savoir ce qu’Heitinga et les autres auront retiré comme expérience de ce Mondial. Il faudra trouver un vrai successeur à Van Nistelrooy aussi…

L’Argentine : un sélectionneur à virer

Quand je vois que la fédération argentine est prête à proposer une prolongation jusqu’en 2015 à Maradona, je ne comprends pas. Oui, c’est un personnage ; oui c’est certainement un meneur d’hommes qui a une énorme aura auprès de ses joueurs. Mais non, ce n’est pas un technicien… Et non, l’Argentine n’a absolument pas bien joué lors de ce Mondial. Coupée en deux, elle s’est contenté des fulgurances et de l’entente naturelle entre joueurs de talent. Remettez-moi un Pekerman ou semblable à la tête de cette équipe et on l’admirera en 2014. Le maintien de Maradona serait aujourd’hui la pire des choses pour l’une des plus talentueuses générations albicelestes de l’histoire.

Le Brésil : des bases à réutiliser

Ceux qui me suivaient avant le Mondial le savent, le Brésil était mon favori pour la victoire finale. Je ne voyais qu’eux, et leur capacité à avancer dans des petits périmètres, capables de passer outre le pressing d’une Espagne à 100% pour aller inquiéter la défense. Malheureusement, ils ont échoué en quarts de finale face aux Pays-Bas, fossoyés par des erreurs individuelles et un Felipe Melo abyssal. Le couperet n’a ensuite pas tardé à tomber pour Dunga, viré pour le plus grand bonheur des médias du pays. Résultat, la Seleçao se cherche un nouveau patron. Scolari est parait-il bien placé. Tout ce que l’on peut espérer, c’est que le travail de Dunga ne soit pas jeté à la poubelle. Sans quoi le Brésil gagnera peut-être, mais tout dépendra du talent de la nouvelle génération…


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4 réponses

  1. Micah dit :

    Pour l’Allemagne ils sont quand meme tombés sur l’équipe qui a le plus de maitrise et de technique que n’importe qui l’espagne peut jouer au taureau contre tout se adversaires mais à part l’espagne je ne vois pas beaucoup d’équipe qui peuvent la malmener comme ca a été le cas… Un avis sur le futur de l’équipe de france? avec l’explosion de joueur comme Rémy Menez Koscielny la réeintégration de certains joueurs la bonne utilisation de Gourcuff ca peut etre brillant

  2. Sur l’Allemagne, t’as entièrement raison. Mais il est possible qu’il y ait toujours une équipe de ce genre pour les empêcher des gagner… Pour la France, j’attends la prochaine liste. S’il vire tout le monde, même provisoirement, ça va être drôle.

  3. Jeux de foot dit :

    C’est vrai cette coupe du monde a été décevante .. Surement pour deux raisons .. Les bleus et les vuvuzelas qui ont carrément plomber l’ambiance à la tv

  4. Footynews dit :

    Même plus envie d’en parler de cette Coupe Du Monde, il n’y a eu que les 4 derniers matchs d’intéressant. Suivante ->

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