Chili : le pressing au coeur du succès

Au bout du suspense, le Chili a remporté la nuit dernière la première Copa America de son histoire face à l’Argentine (0-0 après prolongations, 4-1 lors de la séance de tirs au but). Un titre qui vient récompenser le travail de Sampaoli depuis 2010, ponctué hier par 120 minutes de jeu à très haute intensité de ses joueurs.

10chiliens

Si elle était évidemment un redoutable adversaire, notamment après sa démonstration de jeu rapide face au Paraguay, l’Argentine restait une équipe qui convenait au Chili par son style de jeu, marqué par l’envie de conserver le ballon au sol et de jouer court. A l’instar de l’Espagne en 2010, l’Albiceleste n’a pas trouvé la solution pour se défaire du pressing adverse.

La Roja l’a complètement étouffée et elle n’a quasiment jamais eu l’occasion de contrôler le rythme de la rencontre. Sur attaque rapide, elle n’a même pas eu les munitions qu’elle pouvait espérer au coup d’envoi. Il a carrément fallu attendre la 91e minute et l’occasion manquée d’Higuain pour que qu’elle ait une chance de marquer sur une occasion de ce type.

Un simple coup d’oeil sur le PPDA(+40m) des Chiliens sur cette finale permet de « quantifier » leur performance, surtout face à un adversaire aussi fort sur le papier. En cas de besoin, pour un rappel sur ce qu’est le PPDA, cela se passe par ici.

image (8)

Jusqu’à la 75e minute (0-75e), les Chiliens sont dans la droite lignée de leurs performances face à l’Uruguay et au Pérou avec un PPDA(+40m)moyen entre 6 et 7. Leur début de 2e mi-temps est particulièrement exceptionnel avec un chiffre qui tombe à 3.2. Schématiquement, cela signifiait que l’Argentine ne pouvait pas faire plus de trois passes sans qu’un Chilien tente de récupérer (ou récupère) le ballon.

Le dernier quart d’heure aurait pu augurer d’une prolongation compliquée pour la sélection de Sampaoli, déjà heureuse d’y être après l’occasion manquée par les Argentins dans les arrêts de jeu. La pause et (sans doute) les discours entre staff et joueurs qui l’ont rythmé ont permis à l’équipe de trouver le second souffle nécessaire pour repartir au combat.

Le Chili a su gérer ses efforts

En prenant un peu de recul sur les performances chiliennes sur l’ensemble du tournoi, on distingue très clairement une différence entre le premier tour et la phase finale.

Adversaire Passes adversaire Tacles (au-delà 40m) Interceptions (40m et +) Fautes (40m et+) TOTAL PPDA (+40m)
Equateur 324 10 4 9 23 14,08695652
Mexique 231 14 3 7 24 9,625
Bolivie 298 10 1 13 24 12,41666667
Uruguay 165 12 1 13 26 6,346153846
Pérou 202 14 5 10 29 6,965517241
Argentine 495 26 10 20 56 8,839285714

En terme d’intensité et de hauteur de pressing, le Chili est clairement monté en puissance au fil des matchs. Après un premier tour « géré » face à l’Equateur, au Mexique et à la Bolivie, l’arrivée des matchs-couperets s’est accompagné d’un regain d’agressivité des hommes de Sampaoli, qu’ils ont (presque) su maintenir jusqu’au bout des prolongations face à l’Argentine.

Nda : pour ceux qui attendent une analyse plus complète de Chili-Argentine, elle arrivera en fin de semaine à mon retour de vacances. Si vous voulez la recevoir et que vous êtes présents sur twitter, je vous conseille de favoriser le tweet ci-dessous (clic sur la petite étoile). 

Vous aimerez aussi...

1 réponse

  1. Chapin dit :

    Je me souviens très bien de ce match. C’était une victoire bien méritée pour le Chili, ils ont fait un pressing énorme tout le long du match, et ils ont surtout créé des occasions. De plus leur victoire n’était pas vraiment surprenante, car ils ont donné un très bon rendement aux autres matchs de la Copa America, du coup c’était prévisible que le Chili ne sera pas un adversaire facile pour l’Argentine..

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *