Et de huit ! Alors que le club parisien entre dans sa 40ème année d’existence, il a enlevé hier soir sa huitième coupe de France. Un stat énorme quand on y repense… Si elle a mis du temps à se dessiner, leur victoire d’hier soir ne fut certainement pas la plus difficile. Face à des Monégasques sans véritable ambition malgré leurs individualités, les Parisiens ont dû attendre la deuxième prolongation et une tête de Hoarau pour aller chercher leur titre. Et une place en Europa League.
Au coup d’envoi, aucun des deux entraîneurs n’a sorti la moindre surprise : 4-4-2 pour Paris ; 4-2-3-1 pour Monaco pour les systèmes. Dans l’animation parisienne, on constate rapidement la position décrochée de Guillaume Hoarau en retrait de Erding et entre les défenseurs centraux et les milieux récupérateurs de l’ASM. Dans cette position, le Réunionnais apporte très vite du liant aux mouvements parisiens. Après une remontée du terrain passant par les côtés (Jallet à droite, Sessegnon à gauche), Hoarau est constamment recherché dans l’axe pour lancer la dernière phase de l’attaque. Toujours bien placé, il parvient à créer quelques décalages, pour Giuly notamment mais la frappe de l’ancien international est superbement sortie par Ruffier.
A la pointe de l’attaque parisienne, Mevlut Erding offre lui des solutions dans la profondeur et sur les longs ballons venant de sa défense. Avec ces nombreux appels, le Turc occupe la défense centrale lyonnais et ouvre des espaces à son partenaire de l’attaque. Sessegnon et Giuly n’hésitent pas non plus à repiquer pour venir peser sur le duo Costa/Mangani, souvent dépassé lorsque Paris se décide à accélérer. Obligés de redescendre soutenir leurs défensifs, Nenê, Pino et Alonso abandonnent Park à son triste sort, coincé entre Camara et Sakho. Le Coréen va pourtant s’offrir quelques moments intéressants, la plupart résultat sur des corners qui feront passer des frissons dans le dos des 70000 Parisiens présents au stade de France hier soir.
Juste avant la mi-temps, Juan Pablo Pino s’offre un magnifique rush depuis le côté gauche de la défense parisienne : le Colombien passe en revue Jallet, Makelele, Camara mais vient buter sur Edel en toute fin de mouvement. Il ne le sait pas encore mais il a sans doute influé sur les choix de son entraîneur. A la reprise, Lacombe a adapté son système : Pino et Nenê ont quitté leur ligne de touche pour se rapprocher de Park tandis qu’Alonso a reculé pour se placer devant Costa aux côtés de Mangani puis Haruna (54e). Conséquence directe, les latéraux parisiens sont moins entreprenants (Jallet en tête). Et lorsqu’ils doivent relancer long, les défenseurs monégasques trouvent enfin des Rouges dans le camp adverse pour mener les contres.
Plus largement, les Parisiens répondent à ce nouveau système en adoptant un jeu beaucoup plus direct, Hoarau occupant véritablement la pointe de l’attaque aux côtés de Erding à partir du début de la deuxième période. A un quart d’heure de la fin, les deux équipes connaissent un vrai coup de moins bien et le rythme de la rencontre, jusqu’ici plaisante, s’en ressent. Park se retrouve à nouveau très (trop) esseulé sur le front de l’attaque de l’ASM. Il laissera sa place et disparaîtra de la rencontre au moment de l’entrée en jeu de Maazou à la place de Pino. C’est à ce moment précis que votre serviteur a lui aussi lâché prise. Pour preuve sa prise de note de la 85ème minute : « 85′ Pino <> Maazou. Paris va l’emporter et on va se faire chier. » What else ?
On va quand même terminer sur une note positive car on a vu des bonnes choses hier soir côté parisien. J’en avais déjà parlé mais le rôle d’Hoarau en position décrochée est extrêmement intéressant. Le Réunionnais a vraiment ce qu’il faut (l’intelligence de jeu) pour jouer les animateurs dans les 30 derniers mètres et c’est une solution bien utile lorsque l’on joue avec deux milieux défensifs… J’ai beaucoup aimé le match de Christophe Jallet. Après avoir vu Hengbart vendredi soir, je me dis que la blague Sagna va peut-être s’arrêter un jour chez les Bleus… Côté Monégasque, là aussi c’est de la redite mais Juan Pablo Pino aurait sa place dans n’importe quelle équipe du top français. A 100% comme hier soir, c’est un des (le ?) meilleur dribbleur du championnat.



Salut ! Bonne analyse.
J’étais au Stade de France hier soir, et j’ai vu une très bonne première mi-temps du PSG, avec beaucoup de bonnes intentions. La défense centrale a énormément souffert face à Hoarau et surtout face à Erding qui, s’il a manqué de réalisme et de réussite, n’a pas chômé et a réussi quelques très bons appels.
J’apporterai néanmoins un petit bémol sur Hoarau. Certes, c’est lui qui marque, certes il a, comme tu le dis, apporté du liant aux mouvements parisiens dans sa position décrochée, mais quelle nonchalance. Alors oui, ça fait partie du personnage, mais parfois, il a perdu des ballons par manque d’engagement et de vivacité et il n’a pas toujours su bien anticiper (un centre à ras de terre d’Erding sur lequel il est en retard, et le ballon piqué d’Erding sur la barre qu’il ne parvient pas à reprendre, entre autres).
Sinon, plutôt agréablement surpris par Edel qui est toujours aussi peu à l’aise des les airs et qui n’arrive quasiment jamais à bloquer les ballons, mais son arrêt sur le slalom de Pino (décidément bien mal utilisé par Lacombe…) est décisif.
Enfin, super match de Jallet, impliqué sur le but et sur la plupart des occasions parisiennes. Le jeu parisien a largement penché côté droit (de l’autre côté, Armand s’est plus cantonné à un rôle défensif, tandis que Sessègnon a été, à l’image de sa saison, médiocre, malgré quelques bouts d’action de classe). Jallet est sans aucun doute l’un des 3 meilleurs joueurs de la saison du PSG. Et j’ai bien aimé Maké qui a vraiment joué son rôle de capitaine de bout en bout. C’est d’ailleurs lui qui décale Jallet sur l’action qui amène le but. Il a tenu les 120 minutes le papi ! Un signe peut-être du manque d’allant offensif de Monaco.Reply – Quote
Ce match était ennuyeux à mourir. Le PSG a poussé pendant les prolongations et mérite sa coupe!Reply – Quote
Je suis en désaccord total. Paris a commis une grave erreur en remportant la Coupe. Il auraient dû refuser le jeu. Ils se sont gâché la saison prochaine, en sauvant celle-ci, comme ils le font depuis quelques années maintenant.
Argumentaire développé ici :
http://deuxpiedsdecolles.over-blog.com/article-le-psg-a-eu-tort-de-gagner-49653175.html
Non?Reply – Quote
Twitter: flotoniutti
Héhéhé,
ça peut se tenir comme argumentaire ouais. L’arbre coupe qui cache la forêt de médiocrité… Après, tu gâches pas une saison en te qualifiant pour la coupe d’Europe. Si quelqu’un va gacher quelque chose, c’est entre les deux saisons que ça va se passer :sifflote:Reply – Quote
C’est pas seulement que ça cache la fôret… C’est que ça va redonner confiance dans cet effectif, qu’on va croire « capable de faire mieux » que ce qui a été fait cette année. Alors que non!
Bon et à part ça, bravo pour le blog.Reply – Quote