Brésil 1-7 Allemagne, l’analyse tactique du Mineirazo

Ce Mondial 2014 attendait son match de légende, il l’a avec cette première demi-finale. Gestionnaire face à l’équipe de France, l’Allemagne est revenu à ce qu’elle sait faire de mieux : faire parler sa puissance et son jeu d’attaque rapide pour humilier un Brésil complètement dépassée après avoir pourtant réalisé une entame correcte. Revenue tant bien que mal du premier but encaissé, la Seleçao a coulé mentalement après le break de la Mannschaft.

Revue générale : 

En quart de finale, l’Allemagne était venu à bout de l’équipe de France en développant un football patient, avant tout basé sur la possession de balle et la maîtrise du milieu de terrain. Si sa défense avait été mise en danger, le collectif était toujours apparu comme un cran au-dessus de celui des Bleus.

Sur ce match, les Allemands s’étaient mis dans la peau de l’Espagne qui les avait battus en 2010 : leur adversaire (la France, comme l’Allemagne de l’époque) se distinguait surtout par sa capacité à vite se projeter vers l’avant après des récupérations de balle dans l’entrejeu. Pour l’empêcher de jouer sur ses qualités, il fallait donc limiter les pertes de balle au milieu de terrain, ce qu’elle a parfaitement su faire, profitant de l’ouverture du score rapide pour « gérer » ensuite son avantage.

Face au Brésil, la sélection de Joachim Löw n’a pas changé mais elle a développé un football complètement différent. Et pour cause, l’adversaire n’était pas le même et n’a surtout pas abordé le match de la même façon que les Français. D’entrée de jeu, les Brésiliens se sont en effet montrés beaucoup plus conquérants que les Bleus. Leur 4-2-3-1 était construit pour aller chercher l’Allemagne dans sa moitié de terrain, et les premières minutes l’ont d’ailleurs prouvé avec une multitude de duels qui ont tourné en faveur de la Seleçao et une Mannschaft en difficulté dans sa moitié de terrain.

Le fil du match : du coup d’envoi à l’ouverture du score 

Sitôt le ballon en leur possession, les Brésiliens cherchent à aller vite vers l’avant pour découvrir la défense adverse, en difficulté face à la France ou l’Algérie. Cela part d’appels en profondeur de Fred et Bernard et de projections de Fernandinho ou Luiz Gustavo dans les espaces, lorsque le ballon ressort du flanc droit via Bernard et Maicon (1e). A la 3e minute de jeu, le Brésil a déjà obtenu un corner et tenté sa chance à mi-distance grâce à Marcelo.

Vient alors le premier dégagement de Neuer. Le portier du Bayern joue court vers Boateng et permet de confirmer le comportement du Brésil face à la relance allemande. Oscar sort sur le défenseur central, qui préfère allonger alors que Schweinsteiger est revenu à sa hauteur pour créer le surnombre avec Hummels.

Quand le ballon repart de Neuer, Oscar sort épauler Fred. Derrière, ses milieux coulissent côté ballon.

Quand le ballon repart de Neuer, Oscar sort épauler Fred. Derrière, ses milieux coulissent côté ballon. Le défenseur du Bayern ne s’embarrasse pas de la balle et envoie le ballon dans le camp brésilien.

L’Allemagne rend le ballon au Brésil… plus important, elle met le ballon dans la moitié de terrain adverse : c’est à son tour de mettre la pression (4e). Mais celle-ci ne vient pas et David Luiz envoie une diagonale parfaite dans la course de Hulk, dont le centre trouve Neuer.

Le ballon revient dans le camp allemand mais la Mannschaft parvient enfin à se sortir du pressing grâce à une touche vite jouée. Au contact de Khedira depuis le début de la partie, alors que Fernandinho se charge de Kroos, Luiz Gustavo est dépassé par cette remise en jeu rapide.

Chargé de coulisser pour bloquer le milieu du Real Madrid, Fernandinho ne parvient pas à lui couper la route et le ballon arrive jusqu’à Klose, seul face à David Luiz alors que Muller déboule déjà dans le couloir droit. Tant bien que mal, le futur défenseur du PSG s’en sort et dégage le ballon. Première alerte.

S’en suit la première phase de possession dans le camp brésilien. Comme prévu, c’est du deux-contre-deux dans les couloirs. Dans le coeur du jeu, les milieux brésiliens sortent dès que possible sur leurs adversaires directs (Luiz Gustavo-Khedira / Fernandinho-Kroos), tandis que Oscar bloque Schweinsteiger et doit faire ressortir le bloc en allant au pressing sur les défenseurs centraux si ces derniers sont servis.

Première phase de possession allemande dans le camp brésilien :

Première phase de possession allemande dans le camp brésilien : Oscar et Fred bloquent l’axe en première ligne alors que Fernandinho et Luiz Gustavo suivent les mouvements de Kroos et Khedira. Excentré côté gauche, Schweinsteiger peut effectuer la relance : les Brésiliens cherchent à récupérer le ballon dans leur camp, en serrant le marquage sur les différentes solutions qui s’offrent à lui (Höwedes vs Bernard – Maicon vs Özil – Klose vs David Luiz de ce côté du terrain).

En phase défensive, le Brésil ressort au pressing dès qu'il le peut.

En phase défensive, le Brésil ressort au pressing dès qu’il le peut. Luiz Gustavo sort ainsi sur Khedira venu offrir une solution à Lahm et Muller, bloqués dans le couloir. Oscar va à son tour vers Schweinsteiger pour le forcer à reculer, et poursuit ensuite son effort jusqu’à Boateng.

6e minute : les problèmes commencent pour les Brésiliens alors qu’ils repartent de leur moitié de terrain. Seul jusqu’ici, Klose est désormais soutenu par Khedira et Kroos pour bloquer la relance à trois brésilienne, orchestrée par David Luiz (axe droit), Luiz Gustavo (axe gauche sur l’action), Dante (plein centre) et Fernandinho (plein centre devant Dante).

Klose s’oppose à David Luiz, Khedira à Luiz Gustavo et Kroos coupe la relation axiale entre Dante et Fernandinho. Bilan de ce nouveau positionnement, un Brésil en difficulté : les joueurs excentrés censés réaliser les diagonales vers Bernard ou Hulk sont pressés, et la paire Kroos-Schweinsteiger peut sortir à tout moment pour presser l’axe (Dante-Fernandinho) sur cette situation.

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Les Allemands réorganisent leur pressing : Khedira et Kroos sortent du milieu de terrain pour soutenir Klose, qui se concentre sur la zone David Luiz-Dante. Khedira en fait de même entre Luiz Gustavo et Dante. Depuis sa position plein axe, Kroos peut lui sortir à tout moment sur Dante, en comptant sur la couverture de Schweinsteiger pour récupérer le marquage du milieu de Man City.

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Khedira, Kroos et Schweinsteiger pressent ainsi la relance de Dante vers Fernandinho, qui se retrouve poussé à la faute. Özil récupère la balle alors que Maicon est déjà battu. Heureusement pour le Brésil, le joueur d’Arsenal est repris par Fernandinho. Mais cette action annonce déjà le problème des latéraux brésiliens, trop haut alors que la possession de balle n’est pas « sécurisée ».

7-8e minute : nouveau pressing gagnant de la part de Kroos sur Fernandinho et Dante et nouveau ballon gagné par l’Allemagne dans l’entrejeu. Sur le dégagement de Julio César, Hulk a repiqué dans l’axe pour aller disputer le ballon, laissant le couloir à Marcelo.

Problème, c’est l’Allemagne qui récupère finalement la balle. Khedira se défait du pressing de Fernandinho et profite de l’absence du latéral gauche adverse pour lancer Muller. L’action se termine par une frappe du Madrilène déviée par l’un de ses partenaires.

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Deuxième séquence, plus révélatrice cette fois, où le Brésil est mis en danger par la position de ses latéraux. Marcelo est monté très haut pour disputer le ballon à la retombée de la relance de Julio César. Luiz Gustavo le couvre côté gauche. Problème, l’Allemagne récupère le ballon et Khedira fait la différence face à Oscar puis Fernandinho, qui ne peuvent rivaliser physiquement. L’Allemand crée le décalage en lançant Muller sur l’aile droite et se retrouve à la finition de l’action.

9-10e : en deux séquences, le Brésil découvre son point fort et son point faible sur ce match. A droite, Maicon prend la mesure de son duel avec Özil et continue de défendre en avançant, menant même l’action jusque dans les 20 derniers mètres adverses. Il faut un retour de Schweinsteiger, chargé de suivre Oscar à la trace dans sa moitié de terrain, pour empêcher Fred de mettre son meneur de jeu dans le sens du but.

Une minute plus tard, une nouvelle diagonale de David Luiz vers Hulk permet au Brésil de rentrer dans le dernier tiers du terrain. Servi par son partenaire, Marcelo ne résiste pas la pression de Muller puis Khedira et perd le ballon que les deux Allemands remontent jusqu’à obtenir le corner entraînant l’ouverture du score. Sur celui-ci, David Luiz perd la trace de Muller et le laisse tranquillement marquer au second poteau (10e, 1-0).

Premières impressions : 

L’Allemagne  ne s’est pas désunie après des premières minutes difficiles. Elle a su se rassurer en faisant ce qu’elle maîtrise le plus : bloquer la relance adverse. Très rapidement, elle a pris l’ascendant au milieu de terrain, stoppant la relance brésilienne qui n’a trouvé que de longues diagonales vers Hulk ou Bernard pour approcher la surface de Neuer. Le Brésil s’est ainsi rapidement trouvé avec deux solutions pour mettre le danger dans le camp allemand : ces longues relances ou des ballons récupérés dans l’entrejeu.

Mais l’Allemagne a rapidement élevé son niveau de jeu. Kroos et Khedira sont montés d’un cran pour épauler Klose et limiter le jeu long. Récupérant la balle plus rapidement, la Mannschaft exploitait ensuite les espaces dans le dos des latéraux brésiliens, positionnés trop haut alors que leurs milieux disputaient encore le ballon. Dans le coeur du jeu, le Brésil manquait de puissance aux côtés de Luiz Gustavo, qui s’est vite retrouvé très seul pour ralentir les percées de Kroos et surtout Khedira, exceptionnel en début de partie.

Le film du match : d’une demi-finale au Mineirazo

Menés au score, les Brésiliens tentent évidemment de jouer plus haut. Mais à la retombée des longues relances de Neuer, ce sont bien les Allemands qui prennent le dessus dans les duels et obligent David Luiz à sauver les meubles face à Muller. Dans l’autre sens, Hummels prend la mesure de ses adversaires dans les airs et renvoie la plupart des relances de Julio César dans l’entrejeu où ses partenaires ont eux aussi pris l’ascendant.

La Mannschaft continue de s’appuyer sur Khedira, Kroos et Klose pour bloquer la relance brésilienne, mais celle-ci parvient enfin à trouver une solution au sol (14e). Dante parvient à servir Hulk dans l’intervalle séparant Muller et Schweinsteiger. Mais la combinaison ne va pas plus loin, alors que l’attaquant du Zenit recherche Marcelo le long de la ligne de touche. Le Brésil insiste néanmoins sur les côtés : Fernandinho avec Bernard et Maicon, puis Hulk vers Marcelo tous les deux lancés par un décrochage d’Oscar au niveau de ses défenseurs (17e).

En passant par l'extérieur, les Brésiliens parviennent à franchir le trio Khedira-Kroos-Klose. Il s'agit

En passant par l’extérieur, les Brésiliens parviennent à franchir le trio Khedira-Kroos-Klose. Il s’agit d’exploiter l’intervalle séparant Schweinsteiger et ses deux ailiers. Le Brésil s’y essaie ici côté gauche, où Hulk a l’avantage sur Lahm pour jouer en point d’appui.

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Plus bousculée, la Mannschaft reste toutefois dangereuse par sa capacité à déjouer le pressing brésilien. Klose décroche souvent de la pointe de l’attaque pour offrir des appuis sur les côtés et mettre Dante ou David Luiz hors de position. Sur cette action, il remet la balle à Khedira qui dépose une nouvelle fois Fernandinho, incapable de lui couper la route. S’en suit une situation très chaude côté allemand, avec Kroos, Muller et Özil lancés vers le but de Neuer. La transmission sera toutefois coupée par Maicon.

Les décrochages d’Oscar dans l’entrejeu permettent tout de même au Brésil de moins subir la pression allemande et de trouver le temps pour relancer au sol. Hulk devient le premier choix offensif par sa capacité à résister au pressing adverse et à se mettre dans le sens du jeu. A sa gauche, Marcelo s’infiltre entre Müller et Lahm pour lui offrir des solutions ; dans le coeur du jeu en revanche, celles-ci manquent : Oscar doit remonter depuis le milieu de terrain et Fred est esseulé dans la défense allemande.

Avant l’action qui mènera au deuxième but, c’est d’ailleurs une transmission Hulk-Fred interceptée par Boateng qui permet à l’Allemagne de repartir dans le camp brésilien. Un relais de Khedira suffit pour lancer Müller dans le dos de Marcelo. Luiz Gustavo revient couper la course du Bavarois qui obtient une touche. Quelques instants plus tard, Fernandinho manque l’interception qui permet à Kroos de lancer le mouvement qui permettra à Klose le record de Ronaldo (23e).

Boateng récupère le ballon destiné à Fred et sert Khedira.

Boateng récupère le ballon destiné à Fred et sert Khedira. Marcelo encore monté aux avants-postes, Luiz Gustavo ne peut sortir sur l’Allemand et doit couvrir l’appel de Muller dans son dos. Il y parvient, mais le Brésil retourne dans sa moitié de terrain avec la suite que l’on sait (touche, interception manquée de Fernandinho, but de Klose).

Le Brésil tente de repartir dans le camp adverse avec un long ballon de David Luiz vers Bernard mais Neuer s’interpose. Sa relance trouve une tête allemande (Müller face à Marcelo) au milieu de terrain et, déjà, l’action du 3ème but se met en place. Discret depuis le début de la partie, Özil entre en scène en repiquant dans l’axe pour créer le surnombre dans la zone de Luiz Gustavo et Fernandinho (avec Khedira et Kroos). Le joueur d’Arsenal se retrouve ainsi à décaler de Lahm côté droit. Luiz Gustavo et Fernandinho sont battus sur le centre, qui finit sur Kroos, complètement seul au second poteau (24e).

Quasiment sur le coup d’envoi, Kroos ressort au pressing sur Fernandinho et lui chipe le ballon dans ses 30 mètres. Khedira suit et lui offre un relais pour aller inscrire le 4ème but (4-0, 26e). Trois minutes plus tard, le coup de grâce vient d’un nouveau long ballon de David Luiz facilement gagné par Hummels qui efface les deux premières lignes adverses (Fred-Oscar et Luiz Gustavo-Fernandinho) balle au pied. La défense brésilienne est à découvert, les soutiens sont présents (Kroos, Khedira, Klose) et se chargent de finir le travail (5-0, 29e).

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Le troisième but : Après avoir permis la récupération de balle par Khedira, Muller reste dans l’axe et se retrouve entre les lignes adverses. L’Allemagne conserve donc la balle avec Kroos et Özil qui est venu travailler côté droit sur cette action. Un couloir totalement ouvert puisque Hulk est redescendu couvrir la montée de Lahm. Pas attaqué, Özil parvient tout de même à lancer son capitaine, qui a tout le temps de centrer. Alors que la défense centrale est attiré vers son but par le déplacement de Klose, Fernandinho doit couvrir le centre en retrait qui se dirige vers Muller. Le ballon passe devant les deux hommes et finit sur Kroos, complètement seul (oublié par Bernard ?).

Faillite tactique et mentale :

La Seleçao évoluait déjà « sur le fil du rasoir » pendant les 23 minutes précédentes lorsqu’elle n’avait pas le ballon. Son plan de jeu ne laissait pas de place à la moindre erreur à la récupération du fait de l’absence de sentinelle. Auteur d’une entame difficile, Fernandinho a complètement sombré durant les cinq minutes allemandes, se retrouvant plus ou moins impliqués dans les buts encaissés (interception manquée, perte de balle, à nouveau battu sur un centre et dépassé – avec les autres – par Hummels).

Mais si la tactique est une chose, elle ne peut évidemment pas expliquer les quatre buts encaissés en six minutes par les Brésiliens. Mentalement, la faillite des Brésiliens est d’autant plus impressionnante que la Seleçao semblait se remettre de l’ouverture du score durant les minutes précédents le second but. Des circuits commençaient à se mettre en place, autour de Hulk notamment, et quelques minutes de plus leur auraient peut-être permis de les exploiter un peu mieux. Absent face à la France, le réalisme allemand en a décidé autrement et a mis fin en moins d’une demi-heure à une demi-finale désormais historique.

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25 réponses

  1. Samos dit :

    Je suis atterré par l’analyse primaire de ce match. Ce n’est pas les allemands qui ont battu le Brésil, ce sont leur public et les politiques brésiliens.

    je joue au foot depuis 40 ans . j’ai joué en coupe de France en amateur comme beaucoup.

    Concernant ce match :
    Cette équipe du Brésil n’est certes pas la meilleure des équipes mais au lieu de se concentrer sur les aspects tactiques qui l’aurait fait perdre, prenons de la hauteur et du bon sens.

    Avant ce match, l’équipe est sous tension depuis le début de ce mondial. Les joueurs ont une pression comme jamais une équipe l’a eue. En quart de final déjà, la tension est tellement forte qu’un joueur aussi prestigieux que Thiago silva est en pleurs lors des tirs au buts alors qu’il ne participe pas au tirs. Lors des hymnes, les joueurs sont quasi en transe lors des hymnes. Plusieurs signes de cette nature indiquent que les joueurs ne sont pas biens.

    Sur cette demi finale, ils sont électrisées, ils ont tellement peur de perdre qu’ils en oublient les bases du foot.
    Les buts qui ont fait basculer le match ne sont que des erreurs. Une équipe de DH aurait également profités des offrandes.

    Complétement choqués, les joueurs à partir du 3ieme but ne sont plus là. Ils ont déjà dans l’après match avec le poids d’une défaite qui a trahi le pays.
    Durant le match aucune agressivité, quasiment pas de tacles, d’accrochage de maillots… un match de débutant.

    Si vous ne prenez pas en compte la culture locale et les aspects psychologiques, alors,il n’est pas nécessaire de discuter  » les allemands sont infaillibles, les maitres du jeux avec 7 buts! Foutaise et ceux qui jouent au foot le savent. Quand vous mettez 7 but à une équipe c’est que ce n’est pas un problème de foot ball, c’est un problème beaucoup plus grave qui n’a rien avoir avec le foot ou alors vous jouez contre un division nettement plus basse que la vôtre. Ce qui n’est pas le cas du Brésil.

    Quant aux allemands, que j’avais donné vainqueur, ils ont fait un match normal avec de la réussite ce qui ne se reproduira pas avec l’Argentine qui sera en finale

    Alors SVP arrêter de nous répéter que ce sont les allemands qui ont battu le Brésil… c’est son propre public, les médias locales et la politique.

    Au plaisir

  2. Nyantho dit :

    C’est incroyable cette infériorité numérique brésilienne à la relance en plein axe au début du match, ils n’ont jamais solutionné ce problème du pressing allemand!

  3. aziz dit :

    @samos:
    La pression a joué uniquement parce que les joueurs savaient au fond d’eux qu’ils n’avaient pas les qualités pour se comparer aux autres. D’où la peur de l’échec.
    Sinon, moi je suis content! Les brésiliens ne font que récolter le prix de leurs bêtises. Ils vont peut-être se réveiller et se rendre compte qu’avoir dénaturé leur football à ce point là, il faut repartir sur des bases saines. Il ne s’agit pas de jouer comme dans les années 60 mais de mettre la technique au centre des préoccupations.
    L’Argentine va t-elle subir la même désillusion ?

  4. Spike dit :

    Es-il possible de faire une analyse tactique du match Allemagne Algérie ? il a été choisi comme le meilleur match de coupe du monde jusqu’ici
    Merci de votre réponse.

  5. @Samos – La pression du public, des médias etc… a entraîné ce qu’il s’est passé entre la 20e et la 29e minute. Mais avant, il y a une histoire à ce match. A 0-0, le Brésil démarre bien et la pression semble les pousser vers l’avant. A 0-1, ça commence à flotter mais ils parviennent à rester dans le match. C’est à 0-2 que l’équipe s’effondre mentalement et que l’Allemagne déroule en profitant de la multitude d’erreurs individuelles de ses adversaires.

    Vous écrivez : « les allemands sont infaillibles, les maitres du jeux avec 7 buts! Foutaise et ceux qui jouent au foot le savent. » Je n’ai jamais écrit ça. Je dis même que l’équipe reste très fébrile en défense et que c’est le travail de son milieu de terrain qui a fait la différence, en plus de la faillite totale côté brésilien (et des choix de jeu qui ont volé en éclats au premier vent contraire).

  6. hari dit :

    @samos, complètement d’accord avec toi

  7. passant dit :

    @aziz
    Incroyable comment le football peut montrer la vanité, l’intolérance, l’arrogance et l’ignorance des gens. Aucune sportivité et analyse fine.

    Comme l’a très bien expliqué l’intervenant « samos », les joueurs n’ont pas joué, sous pression et choqués. De plus le retrait de Thiago Silva qui tenait à lui seul l’alignement de toute la defense depuis le début de ce mondial (sans compter tous ses sauvetages… Pelé le signalait dès le premier tour..) correspond quasiment à la perte de deux joeurs en 1.
    Sans compter l’absence de l’unique meneur de jeu (Neymar). Pas de meneur à l’avant.. pas de gestion de la defense. Face à une équipe juste bien organisée .. et dans ces circonstances psychologiques.. ca explose..

    Pour ce qui est de critiquer les joeurs bresiliens sur leur beau jeu..
    Il suffit de connaitre l’histoire de la coupe du monde pour se souvenir que l’une des plus belles équipes du brésil de 82 et 86 (semblable à la Hollande de 74 et 78) a perdu justement parce qu’elle n’avait pas un jeu defensif rugueux avec un marquage rigoureux et dur à l’image des équipes européenne. Les buts marqués par l’équipe du brésil à cette époque sont spectaculaires. Les buts encaissés, pour la majorité des erreurs de defense, ou placement (l’opportuniste Paolo Rossi)..
    Depuis les années 90, le brésil s’appuie donc sur un jeu défensif (toujours maladroit) et quelques individualités extraordinaires pour gagner ses matchs et non sur un jeu collectif à une touche de balles avec des passes en profondeurs comme seuls ils en avaient le secret il y a 30 ans. La faute… aux brésiliens ou à la necessité de s’adapter au « football moderne », jeu européen musclé et statique dans lequel le déplacement se fait par bloc de 4 à 5 joeurs sans exploits personnels. Le jeu collectif est solide avec des solutions de rechange en cas de méforme de joeurs.. ça marche.
    Ne demandons pas au brésil de représenter l’exotisme attractif du football. Les équipes européennes n’ont qu’à proposer un jeu séduisant.

  8. passage dit :

    Incroyable comment le football peut montrer la vanité, l’intolérance, l’arrogance et l’ignorance des gens. Aucune sportivité et analyse fine.

    Comme l’a très bien expliqué l’intervenant « samos », les joueurs n’ont pas joué, sous pression et choqués. De plus le retrait de Thiago Silva qui tenait à lui seul l’alignement de toute la defense depuis le début de ce mondial (sans compter tous ses sauvetages… Pelé le signalait dès le premier tour..) correspond quasiment à la perte de deux joeurs en 1.
    Sans compter l’absence de l’unique meneur de jeu (Neymar). Pas de meneur à l’avant.. pas de gestion de la defense. Face à une équipe juste bien organisée .. et dans ces circonstances psychologiques.. ca explose..

    Pour ce qui est de critiquer les joeurs bresiliens sur leur beau jeu..
    Il suffit de connaitre l’histoire de la coupe du monde pour se souvenir que l’une des plus belles équipes du brésil de 82 et 86 (semblable à la Hollande de 74 et 78) a perdu justement parce qu’elle n’avait pas un jeu defensif rugueux avec un marquage rigoureux et dur à l’image des équipes européenne. Les buts marqués par l’équipe du brésil à cette époque sont spectaculaires. Les buts encaissés, pour la majorité des erreurs de defense, ou placement (l’opportuniste Paolo Rossi)..
    Depuis les années 90, le brésil s’appuie donc sur un jeu défensif (toujours maladroit) et quelques individualités extraordinaires pour gagner ses matchs et non sur un jeu collectif à une touche de balles avec des passes en profondeurs comme seuls ils en avaient le secret il y a 30 ans. La faute… aux brésiliens ou à la necessité de s’adapter au « football moderne », jeu européen musclé et statique dans lequel le déplacement se fait par bloc de 4 à 5 joeurs sans exploits personnels. Le jeu collectif est solide avec des solutions de rechange en cas de méforme de joeurs.. ça marche.
    Ne demandons pas au brésil de représenter l’exotisme attractif du football. Les équipes européennes n’ont qu’à proposer un jeu séduisant.

  9. thibaut dit :

    @Florent Toniutti
    Scolari a quand même vendu le match, il pouvait densifier son milieu de terrain mais il a gardé la même formation contre les Allemands et il l’a payé cher alors qu’ils étaient déjà plus que limites sur les matchs précédents.

    Honnêtement je m’attendais à ce que le Brésil joue en contre comme l’année dernière quand ils avaient dominé l’Espagne. Au lieu de ça ils ont mis en place un énorme pressing dès le début de la partie.

    C’était aussi un bon choix mais alors il fallait le faire avec efficacité et ils n’ont pas su concrétiser. Les Allemands ont donc laissé le ballon aux Brésiliens car ils savaient que leur animation était inexistante, pour ensuite le récupérer suite à des erreurs et les mettre en danger.

    Le problème du Brésil pendant cette coupe du monde c’est qu’ils n’ont pas eu de fond de jeu. Scolari comparait son équipe à l’Atletico mais que ce soit en contre ou avec une énorme pression ils ont failli car ils ne jouaient pas avec la tête mais avec les sentiments, en balançant devant pour forcer le match.

    Les Allemands ont su faire circuler le ballon tranquillement quand ils l’avaient et ont su exploser en contre quand ils le laissaient au Brésil, ces derniers n’ont pas su créé quelque chose au milieu de terrain et n’ont fait que jouer long sans que cela ne change grand chose.

    P-S: Je vois que vous n’allez pas sur TF1 pour analyser vos matchs, pourriez-vous me donner le site sur lequel vous les trouvez svp ?

  10. deo dit :

    @samos tu es un fan du brésil ça se voit. mais tu es malhonnête dans ton commentaire. il faut reconnaître quel l’Allemangne a été plus forte au lieu de dire que c’est la faute du public et tout le reste des bobards que tu racontes. pour faire face à ce problème de pression du public, ils sont partis jusque recruter un psychologue pour ces bébés très émotifs que LFS a emmené à ce rdv mondial du foot. on est pas venu ici pour s’amuser. Que les bébés restent à la maison.

    Tu parles de si l’Allemagne peut faire la même chose contre l’Argentine? je crois que tu ne dis pas la vérité quand tu dis que tu as joué en France je ne sais où. en plus tu ne suis même pas bien les compétitions. tu as sans doute oublié que cette quasi même Allemagne a distribué 4 buts aux grandes nations de foot la saison passée et parmi ces nations figurait une certaine Argentine emmenée par un certains Messi. Tu a peut être oublié aussi la gifle qu’a reçue le Portugal au début de ce BRÉSIL 2014. Ne viens pas nous distraire ici avec tes commentaires de je ne sais comment les qualifiés…. merci

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