Brésil 3-0 Espagne, l’analyse tactique

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11 réponses

  1. aziz dit :

    Par delà l’aspect tactique, ce match m’a rappelé le France-Brésil de 98: Une équipe championne du monde -trop- confiante en ses capacités et comptant beaucoup sur son expérience face à une équipe hypermotivé avec des dents qui rayent le plancher. Même punition. L’Espagne a clairement sous estimé la motivation de l’adversaire et n’aurait jamais dû jouer de la sorte. Il fallait une deuxième sentinelle à côté de Bousquet et beaucoup plus de vivacité. Avec X. Alonso et deux plus tôt, ça ne serait pas passé comme ça. En tout cas, les équipes sont prévenues pour 2014!

  2. Nimbus dit :

    Notre expert nous a fourni, comme à son habitude, une excellente analyse des dispositions sur le terrain, en particulier en termes de pressing.
    Ce qui m’a marqué lors de ce match, ce sont les problèmes de la défense espagnole, très souvent prise de vitesse par les Brésiliens. J’ai noté aussi une moins grande vivacité des ibériques, tant dans les duels que dans les combinaisons.
    En dehors de l’absence, justement soulignée, de Xabi, on peut imaginer les raisons suivantes à ce déficit de rapidité et de vivacité:
    °L’âge : certains cadres de la Roja commencent à subir l’accumulation des saisons.
    ° La fatigue, après une longue saison et surtout un match de 120 minutes contre les Azzuris.
    ° L’absence des soins du docteur Fuentes.
    ° Une saturation chez les Espagnols, moins affamés de succès que les Brésiliens.

    D’autre part, le score est bien sévère pur la Roja, qui a été malchanceuse et un peu pénalisée par l’arbitrage.

  3. Louharse dit :

    Une excellente analyse, très instructive comme d’habitude.
    Mais je pose néanmoins une question, pourquoi Del Bosque s’acharne-t-il à ne jamais remplacer Xabi Alonso par un vrai milieu défensif ?
    Vous avez évoqué dans un article précédent son importance aux côtés de Busquets et les difficultés que cela posait à la Roja dès la perte du ballon. De plus, le premier match contre la France (1-1) avait déjà montré combien son rôle était important, alors que jusque là, Del Bosque était plutôt critiqué pour cette doublette défensive.
    Ainsi, au lieu de faire rentrer Silva, Fabregas ou Mata, n’aurait-il pas été plus judicieux de titulariser quelqu’un comme Javi Martinez, et laisser Iniesta sur le flanc gauche ?
    Merci d’avance de votre réponse

  4. TitiHenry dit :

    Au-delà de la magnifique prestation Brésilienne, mettant la pression qu’il fallait et convertissant méthodiquement leur période de domination, avec un système et un collectif surprenamment, extrêmement bien rôder, ainsi que l’explosion d’individualités comme Neymar. Les Espagnols ont souffert de la non-présence de Fabragas qui certes, n’apportait peu en terme de présence offensive dans les derniers mètres, mais assurait au moins à l’Espagne grâce à ces dézonages de former ce fameux carré dans l’axe, permettant ensuite à la Roja de disposer du milieu à sa guise, en imposant son tempo à la partie. L’Espagne se retrouvait sans rampe de lancement capable d’épauler, de naviguer entre un Iniesta cerné, isolé se baladant sur toute la largeur et un Xavi très moyen, pour briser le pressing très dense de la Seleção.

    Combiné à tout ceci, un pressing étrange qui n’en est plus un, perdant sa force principale de récupération et de domination, elle est devenue irrémédiablement faible et fragile derrière. C’est aussi une équipe qui à l’instar du Barça souffre énormément face à des dézonnages de quelques joueurs clés, hier Neymar dans des zones dites faibles (en particulier dans l’axe). L’Espagne souffrait beaucoup face à la vivacité et la puissance du quatior Brésilien, n’ayant pas la densité nécessaire et la base physique pour instaurer un bloc compact et imperméable en phase défensive, comme le Brésil l’avait hier soir. Pour finir la Seleção impériale dans les duels et très sûr techniquement ont assurées une victoire de haute volée largement mérité, qui présage une belle coupe du monde.

    ps : Est-ce que X. Alonso aurait apporté un vrai plus à cette équipe, j’ai un doute. Il aurait remplacé numériquement Xavi, imposant surement une meilleure présence dans les duels, mais n’aurait rien pu faire comme toute la Roja pour limiter la domination axiale du Brésil, en particulier lorsque Iniesta sortait à l’abordage sur Silva, alors que le reste ne suivait pas, laissant son milieu livré à lui-même.

  5. RMCF dit :

    Toutes ces équipes, le Barça et la Roja, ce sont au final fait « bouffer » par des équipes qui comme eux, possèdent d’excellentes individualités ajouté à cela un collectif extrêmement bien coordonné, ce qui a en parti permis ces dominations sur le Barça ou l’Espagne… Qui à présent ne sortent plus du lot et ne se distinguant plus que par leur style de jeu même si ces derniers restent dans le top mondial.

  6. Burleson dit :

    Une rencontre qui pourtant donnait les 2 équipes favorites mais rapidement dominée par l’équipe brésilienne. Bon, on ne s’étonnera pas sur le résultat toutefois l’équipe espagnole s’est tout de même donnée à fond dans le jeu et être arrivée en final est déjà un bel exploit.

  7. Alors, pour répondre à ceux qui ont posé des questions.

    @Louharse : je pense que Del Bosque a voulu pousser les tests réalisés dans cette Coupe des Confédérations jusqu’au bout et ne pas revenir au double pivot. Javi Martinez serait naturellement entré dans le XI s’il avait souhaité le conserver. Là, l’Espagne est tombée avec les idées développées depuis le début du tournoi. Malgré les difficultés contre l’Italie, qui n’ont duré qu’une mi-temps il ne faut pas l’oublier, je pense qu’il espérait que son équipe tienne ainsi en finale. A sa décharge, au-delà des problèmes dans les transitions et la solitude de Busquets, c’est réellement sa défense qui a individuellement failli (Arbeloa coûte deux buts quand même)…

    @TitiHenry : concernant la présence de Xabi Alonso. Au-delà du rééquilibre défensif, il a une gamme de passes que n’a pas Busquets, qui joue quasi exclusivement au sol. Il aurait pu avoir son utilité pour défaire rapidement la pression du Brésil. Mais on se heurte à la même situation ensuite : celle des attaquants qui n’ont pas eu le dessus dans les duels.

    Bref, comme vous pouvez le constater, il y a eu les faillites tactiques évoquées dans l’analyse, mais de grosses lacunes qui ont coûté très cher sur certains postes (Arbeloa, Torres). Pour ça que je ne me fais pas trop de souci quant à la présence de l’Espagne en tant que favorite l’année prochaine. On n’en est pas encore à la passation de pouvoir, mais l’écart se réduit évidemment.

  8. norma121 dit :

    Bonjour,
    Que pensez vous de la prestation d’ensemble de Marcelo. Je lis ici et la, qu’il est perfectible. je suis d’accord sur le fait que défensivement il a quelques manques. En revanche à mes yeux c’est à l’heure actuel l’élément moteur de cette équipe brésilienne. Combien de passes décisives et de buts pour ce latéral qui a un jus extraordinaire? Bien sur les Neymar et consorts sont les vedettes donc on voit moins ce joueur. Donnez moi votre avis svp….

  9. Pour moi, c’est peut-être le meilleur latéral gauche du moment en phase offensive. Il sait tout faire, ce qui le rend particulièrement imprévisible quand il démarre.

  10. RomainW dit :

    Nous avons aussi vu les limites tactiques d’une équipe qui ne connaît que un seul système de jeu. Les changements ont été fait poste pour poste. Si ce n’est avec l’imprévisibilité de Jesus Navas, Del Bosque n’a pas tenté ( volontairement ou non) de modifié son système de jeu lorsque celui-ci était impuissant face au pressing brésiliens. Le fait que la moitié de l’équipe joue dans le même club et soit habituée à ce système est peut-être un désavantage par rapport à d’autre équipe plus hétéroclite niveau connaissance tactique. J’ai aussi noté une sorte de non-chalance ou un manque de mordant comparé au Brésil. C’est clair que joué 120mn le match d’avant et d’être à « l’extérieur » niveau ambiance dans le stade sa peut expliquer certaines choses mais on a sentis un manque d’envie flagrant. La prestation physique de l’équipe brésilienne est aussi a noté. Ils ont sprinté pendant 75mn sans s’arrêté: le docteur Fuentes aurait-il changer de camp :)

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