Borussia Dortmund 4-2 Bayern Munich, l’analyse tactique

Les supporters du Bayern attendaient le premier trophée de l’ère Guardiola, ils ont assisté à la première défaite. Même s’ils ont maîtrisé la majeure partie de la rencontre, les Bavarois ont laissé filer la Supercoupe d’Allemagne à Dortmund. Solides derrière et surtout réalistes devant, les Borussen démarrent de la meilleure des manières leur saison 2013/2014.

Compositions :

Au coup d’envoi, Jurgen Klopp alignait une équipe qui poursuivait dans le sillon tracé depuis plusieurs années maintenant. Mkhitaryan blessé, le onze-type ne comptait aucune recrue : Gundogan évoluait exceptionnellement derrière l’attaquant, laissant Sahin au milieu de terrain aux côtés de Bender. Derrière, Grosskreutz palliait à l’absence de Piszcek au poste de latéral droit (Weidenfeller – Grosskreutz, Subotic, Hummels, Schmelzer – Bender, Sahin – Blaszczyskowski, Gundogan, Reus – Lewandowski). Bref, rien n’a bougé dans la Ruhr durant l’été.

Côté bavarois, Pep Guardiola a évidement reconduit le 4-1-4-1 mis en place au cours de la préparation (lire : Rapport : le Bayern Munich de Guardiola). L’absence de Ribéry l’a toutefois poussé à modifier les positions de certains joueurs. Si Kroos, Thiago et Robben n’ont pas bougé, Shaqiri, Muller et Mandzukic se sont retrouvés à des postes nouveaux. Le Suisse a débuté la partie en pointe, laissant le flanc gauche à Mandzukic. Muller complétait le milieu de terrain aux côtés de Kroos et Thiago, ce dernier étant toujours devant la défense (Starke – Lahm, Van Buyten, Boateng, Alaba – Thiago, Kroos, Muller – Robben, Shaqiri, Mandzukic).

Les choix de Guardiola :

Ces choix ont évidemment eu des conséquences sur l’animation générale de l’équipe. Avec Mandzukic sur l’aile gauche, le Bayern a ainsi perdu la percussion normalement apportée par Ribéry ou Shaqiri au même poste. Sans adversaire direct tout au long de la première mi-temps, Grosskreutz a passé un début de soirée plutôt tranquille dans son couloir. Souvent décalé par ses milieux de terrain, Alaba s’est retrouvé sans partenaire pour combiner. Le latéral gauche a du coup dû se débrouiller à deux contre un face à Blaszczykowski et Grosskreutz. Des situations difficiles qui lui tout de même ont permis de rappeler la qualité de son pied gauche, capable d’envoyer quelques centres dangereux dans la surface de Weidenfeller.

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A l’inverse de Lahm, Alaba n’a pas de solution devant lui pour combiner. De plus, les partenaires censés lui permettre de sortir du couloir peuvent se retrouver sous la pression : Kroos face à Bender et Boateng face à Lewandowski. Le latéral gauche a donc souvent recherché la solution individuelle en ciblant les appels de Mandzukic, Shaqiri ou Muller dans la surface.

Alors pourquoi Guardiola a t-il choisi d’aligner Shaqiri plutôt que Mandzukic à la pointe de son attaque ? La réponse à cette question se trouvait peut-être au milieu de terrain. Avec son 4-2-3-1, le Borussia Dortmund était calqué sur le milieu bavarois : Gundogan évoluait en première ligne avec Lewandowski et faisait face au trio formé par Thiago, Van Buyten et Boateng. Juste derrière, Bender et Sahin se retrouvaient dans les zones de jeu de Kroos et Muller et devaient évidemment serrer le marquage autant que possible.

Lorsque le trio de relance du Bayern recherchait ses milieux de terrain, Shaqiri décrochait de sa position d’attaquant de pointe pour se rendre disponible dans l’entrejeu. Afin de compenser son déplacement, Mandzukic repiquait dans l’axe et pesait sur la charnière Hummels-Subotic. Les défenseurs borussen ne pouvait pas sortir sur le Suisse,  qui créait le surnombre en s’ajoutant aux solutions offertes par Kroos et Muller.

Trois relanceurs contre deux attaquants, cinq solutions de transition à couvrir pour quatre milieux : voilà la recette qui a permis au Bayern de contrôler le ballon au milieu de terrain.

Trois relanceurs contre deux attaquants, cinq solutions de transition à couvrir pour quatre milieux : voilà la formule qui a permis au Bayern de contrôler le jeu au milieu de terrain. Décidé à ne rien céder à son adversaire dans l’axe, le Borussia a du coup libéré des espaces dans les couloirs : pour Alaba d’un côté et le duo Lahm-Robben de l’autre.

La pression du Borussia :

A l’instar de la finale de la dernière Ligue des Champions, les Schwarz-Gelben sont bien entrés dans leur match. Loin de s’embarrasser avec le ballon, leur objectif premier était d’éviter le pressing du Bayern dans leur moitié de terrain en renvoyant au maximum le jeu dans le camp bavarois. Weidenfeller a multiplié les longs dégagements pour rechercher Lewandowski, ce dernier comptant ensuite sur l’activité de ses milieux pour gagner les seconds ballons. Deuxième possibilité : utiliser les couloirs et jouer sur le nombre grâce à l’apport de Gundogan et Lewandowski pour défaire le pressing du Bayern et attaquer ensuite la profondeur (cf. 3eme but de Gundogan, 56e).

Une fois le Bayern repoussé dans ses 30 mètres, les Borussen mettaient un maximum de pression afin de l’empêcher de remonter. Bender et Sahin évoluaient très haut afin d’accompagner Gundogan dans son pressing sur Thiago ou Kroos. Avant de prendre rapidement l’avantage, sur un ballon justement récupéré par Sahin après un mauvais dégagement de Starke (4e), Dortmund maintenait aussi la pression au milieu de terrain en jouant sur l’absence d’adversaire direct de Grosskreutz : le latéral droit sortait jusqu’à la ligne médiane pour défendre sur Alaba, compensant ainsi les décrochages de Shaqiri dans l’axe.

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Shaqiri décroche de sa position d’attaquant. Grosskreutz sort de la ligne défensive pour compléter ses milieux de terrain. Le 5 contre 4 de la capture précédente se transforme en 5 contre 5.

Passée l’ouverture du score, Dortmund a adopté une posture plus prudente dans l’entrejeu, tout en maintenant son pressing dans les 30 derniers mètres adverses. En clair, au lieu de compléter ses milieux de terrain en sortant sur Alaba, Grosskreutz restait désormais avec ses défenseurs afin de ne plus briser la ligne de quatre. En conséquence, le Bayern avait désormais la possibilité de poser le jeu au milieu de terrain.

L’évolution du Bayern : 

Au quart d’heure de jeu, la possession de balle confirmait la maîtrise du Bayern (64/36). En face, Dortmund ne concédait pas de situations très dangereuses mais était toutefois forcé de courir après la balle. Les mouvements de Shaqiri, Kroos et Muller dans l’axe obligeaient Reus et Blaszczykowski à se recentrer afin de limiter les espaces autour du duo Sahin-Bender. Kroos profitait aussi de la présence de Shaqiri pour lui-même décrocher à hauteur de Thiago, offrant ainsi une solution de relance supplémentaire à Boateng et Van Buyten.

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Kroos décroche à hauteur de Thiago. Ici, Sahin fait le choix de sortir au pressing. En conséquence, Bender doit à la fois composer avec la présence de Shaqiri devant lui et Muller dans son dos. Reus doit être lui aussi prêt à lui venir en aide si le Bayern attaque dans l’axe. Du coup, c’est l’aile qui s’ouvre pour le duo Lahm-Robben côté opposé.

Après avoir resserré la première ligne du Borussia, les milieux bavarois (Kroos, Thiago) ouvraient le jeu sur les ailes où Robben et Alaba étaient les principaux points d’appui. Comme illustré précédemment, l’absence de véritable ailier gauche obligeait Alaba à se débrouiller tout seul pour créer le danger. En revanche à droite, Robben et Lahm attaquaient ensemble la défense adverse. Le bon repli de Reus a toutefois permis à Schmelzer de contenir la plupart des approches adverses. Comme de l’autre côté du terrain, ce sont surtout des centres en profondeur qui ont été envoyés dans la surface de Weidenfeller (Mandzukic pour cible principale).

Au fil des minutes, Shaqiri a pris de plus en plus d’importance dans le jeu. Au-delà de sa présence au milieu pour faciliter les sorties de balle, sa mobilité faisait de lui aussi le référent dans les 30 derniers mètres. Une fois servi dans l’axe, il se retrouvait en position de n°10 et bénéficiait des mouvements de Mandzukic à sa gauche et Muller à sa droite. Le Suisse est aussi allé sur le flanc gauche, le temps de lancer Alaba pour sa meilleure action de la première mi-temps (un centre à ras de terre manqué de peu par Mandzukic). A la pause, bien que toujours mené au score, le Bayern semblait en contrôle. Toutefois, Dortmund continuait à créer le danger grâce à la pression mise dans les 30 premiers mètres bavarois : le Borussia s’est d’ailleurs la majorité de ses occasions de but sur des ballons gagnés très haut dans le camp adverse.

En fin de première mi-temps, le Bayern a évolué offensivement : Kroos et Thiago relancent avec Van Buyen et Boateng. Devant, Shaqiri évolue dans l'axe
En fin de première mi-temps, le Bayern a évolué offensivement : Kroos et Thiago relancent avec Van Buyten et Boateng. Shaqiri est le référent dans l’axe, positionné entre Muller et Mandzukic. Muller évolue entre Bender et Hummels, soit pour venir en aide à Lahm et Robben sur le côté droit, soit pour prendre la profondeur. De l’autre côté, Mandzukic reste dans son rôle d’attaquant.

Le Bayern rééquilibre les menaces :

Après la pause, le Bayern est revenu sur la pelouse dans une nouvelle organisation. Côté gauche, Alaba bénéficiait désormais de la présence d’un relais devant lui avec le passage de Robben dans son couloir. Toujours capable de rentrer dans l’axe, Shaqiri était désormais dans un rôle d’ailier droit, devant Philipp Lahm. Muller le suppléait parfois, même s’il restait principalement dans l’axe en soutien de Mandzukic, nouvel attaquant de pointe. Côté Dortmund, Klopp s’était lui contenté d’un changement poste pour poste avec l’entrée en jeu de Kehl à la place de Bender.

Évidemment, les Bavarois ont conservé la maîtrise du ballon, développant leur jeu à partir de la paire Thiago-Kroos au milieu de terrain. Leurs deux buts se sont d’ailleurs construits sur le même schéma : Kroos et Thiago ont aspiré un milieu hors de la ligne de quatre (Kehl en l’occurrence), entraînant le resserrement de celle-ci sur l’axe et l’ouverture d’un espace dans le couloir droit. Dans les deux cas, c’est Lahm qui en a profité, en solitaire d’abord pour un magnifique centre au second poteau (54e), puis après un relais de Shaqiri qui l’a lancé le long de la ligne de touche (64e). A chaque fois, c’est Thiago qui s’est chargé de lancer l’action depuis le rond central.

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Après avoir été servi par Kroos, Thiago dépasse Kehl dans l’axe et fixe Sahin. Il va ensuite envoyer le jeu sur l’aile vers Lahm. Attirés dans l’axe par les attaquants bavarois (Shaqiri et Mandzukic) au départ de l’action, Reus et Schmelzer laisseront assez de temps au latéral droit pour qu’il ajuste un centre parfait pour Robben au second poteau.

Malheureusement pour le Bayern, ces deux buts ont été séparés par deux buts pour Dortmund, inscrits dans les deux minutes suivant la première égalisation (55e, 56e). S’il est difficile de tirer un enseignement du premier but (csc de Van Buyten), à part peut-être un manque d’agressivité coupable de Thiago sur Gundogan (mais pouvait-il prendre le risque de se faire éliminer ?), le second a révélé plusieurs failles au milieu de terrain (à suivre dans une prochaine vidéo). Tactiquement, les Bavarois ont eu du mal à gérer la transition défensive, entre le simili-4231 avec le ballon (Kroos et Thiago sur la même ligne) et le 4-1-4-1/4-3-3 à reformer dès la perte de balle.

A 3-2, les coachs ont procédé à leurs derniers remplacements. Côté Bayern, Schweinsteiger a remplacé Shaqiri (67e). Son entrée a permis au Bayern de retrouver sa forme défensive, mais a de nouveau déséquilibré l’équipe offensivement, celle-ci manquant désormais d’un point de référence à droite. Le Bayern a du coup insisté côté gauche avec Robben, Kroos et les pénétrations d’Alaba. Ensemble, le trio a accéléré à 10 minutes de la fin, à tel point Thiago s’est retrouvé seul aux 30 mètres pour offrir un amour de ballon piqué à Muller (80e)… mais la reprise de l’attaquant a terminé sur la barre.

Une action qui révèle tout l'intérêt d'offrir un partenaire à Alaba sur l'aile. Capable de dédoubler comme de rentrer dans le coeur du jeu, le latéral peut faire reculer toute une ligne adverse par ses appels, ouvrant ainsi des espaces à ses partenaires. Ici, c'est Thiago qui va en profiter grâ

Une action qui révèle tout l’intérêt d’offrir un partenaire à Alaba sur l’aile. Capable de dédoubler comme de rentrer dans le coeur du jeu, le latéral peut faire reculer toute une ligne, ouvrant ainsi des espaces à ses partenaires. Ici, c’est Thiago qui va en profiter alors que son garde du corps habituel, Gundogan, est au marquage de Kroos.

Il s’agissait là de la dernière occasion du Bayern. Le Borussia Dortmund a mieux terminé la rencontre : Gundogan s’est réintégré aux phases défensives afin de répondre aux prises de risque de Kroos ou Thiago. Des approximations techniques côté bavarois (Muller, Thiago) ont offert des ballons de contre à Lewandowski. Après un premier duel manqué par Aubameyang, le second a été le bon (Reus, 4-2, 84e).

Conclusion :

Il est très difficile de tirer des conclusions sur ce match. Même s’il a pris 4 buts, le Bayern a toujours semblé en mesure de revenir, la rencontre se jouant très certainement à dix minutes de la fin sur l’action Thiago-Muller terminant sur la barre de Weidenfeller. Dortmund a tout simplement réussi ce qu’il n’avait pas pu faire lors de la finale de la dernière Ligue des Champions : marquer dès les premières minutes de jeu et faire la course en tête tout au long de la partie ensuite. La déconcentration coupable des Bavarois après la première égalisation a évidemment facilité la tâche des Borussen, qui en ont profité pour rappeler qu’ils étaient toujours aussi redoutables sur jeu rapide.

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5 réponses

  1. Gaël Ortega dit :

    Juste pour dire qu’en principe Dortmund aurait dû mener 2-0 rapidement si le but de Lewandowski n’avait pas été refusé pour un hors-jeu inexistant. A ce moment-là, le BVB n’aurait plus eu qu’à jouer en contre et ça aurait pu être encore plus qu’une boucherie.

    Bref, Guardiola a commis un tas d’erreurs à mes yeux. Déjà la première Javi Martinez dans les tribunes. S’il a fallu 40 millions pour le prendre c’est qu’il y avait une raison. C’est le seul dans tout l’effectif qui peut faire un pressing intense pendant une longue durée. Thiago pour briller a besoin d’un nettoyeur. L’impression que Guardiola nous fait un petit caprice avec Thiago, même si, okay ce joueur est fantastique, il faut le mettre dans des bonnes dispositions.

    De plus, Kroos jouait trop loin des buts adverses alors que l’une de ses principales qualités est la puissance de sa frappe de balle, le mec jouait la plupart du temps au niveau du rond central. En gros il servait à rien.

    Muller était perdu, il était au milieu, il courait mais touchait pratiquement aucun ballon utilisable avec ses qualités. Là où on l’a surtout vu exceller c’est soit à droite, notamment la saison dernière quand Robben tapait le banc et Kroos jouait derrière Mandzukic ou bien justement derrière le croate avec Robben à droite quand Kroos s’est blessé.

    Mandzukic sur le côté (deuxième fois que je vois ça avec Guardiola) je n’arrive vraiment pas à comprendre, il va nous le gâcher. Forcément à gauche il sert à rien, ce n’est pas son poste.

    Bref à la mi-temps, il a compris qu’il y avait un problème sur les côtés mais Kroos et Muller était toujours sous exploités. Il a fait entrer Schweinsteiger à la place Shaqiri donc la logique était de mettre Muller à droite, Robben à gauche, Mandzukic en 9, Kroos en 10 et les deux restants en 6 et 8. Mais il a encore fait des choix étranges.

    Tout ça pour dire que selon moi, s’il avait respecté la logique de son équipe et pas forcé des joueurs à jouer à des postes inhabituels, Dortmund se serait moins amusés offensivement.

    HS: Lahm sur chaque centre c’est dangereux, dans la saison je sais pas combien de centres il réussit mais c’est exceptionnel.

  2. somdo keke dit :

    salut Gael,

    Je pense qu’on a vu le même match mais t’es un peu trop dur avec Pep.
    Il ne faut pas oublier que le bayern, oui travaille depuis 1 mois, mais n’est pas encore rodé. Comme le barca , le bayern doit trouvé un plan A, B, C voir même D, car toutes les équipes vont les attendre, sur tous les aspects.

    1- La notion de PEP,
    Pep est un idéaliste, et perfectionniste, lorsqu’il a commencé avec le barc de 2009, il a fait pleins d’erreurs, il voulait meme viré yaya touré, ou mettre etoo sur le banc. il a commencé avec 2 défaites solides, et ensuite s’est adapté . Le bayern est la copie conforme du Barca, sauf qu’il a un atout de plus, c’est que la défense solide et physique et le gardien est meilleure. Le barca restant comme même au dessus, Il peut se permettre de trouver des solutions spéciales pour ribery ou Gotze. Sa notion sera basée sur jouer pour 1 joueur, comme le barca fait pour jouer pour MESSI. Au bayern, ca sera pour Ribery, afin qu’il fasse moins de travail défensif, mais plus d’apport vers l’avant,
    C’est pour cela qu’il sera plus axial. Mais pep n’a pas de Pedro ou tello ou villa, qui sont des marathoniens, ou alexis, qui vont se sacrifier. Ca va prendre du temps pour s’adapter .

    2- le support des latéraux n’est pas le meme avec le barca. Alba c’est une gazelle. l’un des plus rapides du monde. Alaba l’est aussi, mais ce n’est pas le meme role. Lahm a bcp été recentré dans l’axe aussi, il veut jouer avec sa qualité de percussion. Il l’a fait contre le barca, surtout pour son role de milieu défenseur , qui aime jouer le pressing. Contre dortmund, il est revenu à la classique.

    Thiago , c’est bcp un caprice de pep. Pour se venger de Rosell. Je ne sais pas s’il va réussir avec don thiago. Étant fan du barca, c’est sur que ca fait mal, mais Bastian va remettre de l’ordre dans tout ca… et Thiago va devoir retourner à ses cahiers. il ne faut pas oublier une chose, pour mettre un allemand sur le banc, il faut vraiment qu’il soit au top du top. Et bastian vient d’etre élu, meilleur joueur de la ligue cette année. Donc patiente.

    Ca manquait aussi bcp d’animations, parce que le role des joueurs mis sur le terrain a changé, ca va prendre du temps , vu que son objectif, sera de donné une bonne dynamique sur les ailes.

    3- Javi martinez était dans les tribunes, parce qu’il est encore en « Vacances » à cause de la coupe des confédérations. Les espagnols du real ou barca commencent aujourd’hui. Meme les gars comme gustavo , on repris doucement, meme s’ils étaient dans le groupe.

    keke

  3. Alors, pour reprendre point par point en omettant volontairement le premier sur le second but de Lewa, qui sort d’une belle action sur le côté pour défaire le pressing d’ailleurs.

    Concernant Thiago, je veux croire à ce repositionnement pour le moment. Les nettoyeurs peuvent être devant lui. Le 6 dans une équipe qui presse, c’est avant tout un joueur qui doit savoir bien se placer. Il n’a pas forcément de duels à jouer et n’est pas le joueur censé exercer le pressing (qui se fait avec les cinq de devant chez Guardiola). Je pense que Javi Martinez va entrer en défense pour le début de saison. Et je pense que si Guardiola insiste avec Thiago en 6, c’est pour son rendement offensif. Avec cette position, il peut à la fois orienter le jeu sur les côtés et aller de l’avant en utilisant les relais de ses partenaires (les 8 mais aussi les attaquants). Ca le rend imprévisible et, la technique aidant, peut faire de lui une vraie arme supplémentaire dans l’axe. De quoi offrir au Bayern un Pirlo-like.

    Pour Kroos et Muller, pas grand chose à dire en effet, c’est le système qui a voulu ça. L’absence d’ailier côté gauche a réduit les possibilités de combinaisons, du coup Kroos n’a jamais eu l’occasion de se projeter vers l’avant. Donc peu d’influence dans les 30 derniers mètres et aucune frappe (bien qu’il ait eu un ou deux ballons en bonne position sans tenter sa chance). Pour moi, Muller était clairement le maillon faible du milieu. Mais tu le dis toi-même : il n’était pas à son poste. C’est peut-être lui qui va souffrir directement de la concurrence de Götze. Mandzukic sur le côté, pas compris non plus, même s’il était assez clair qu’il évoluait dans un registre d’attaquant de pointe dès que le Bayern avait le ballon.

    Quant aux changements, il n’y pas de choix étranges. Si Kroos évoluait bas, c’est aussi parce que Thiago avait Gundogan sur le dos. En reculant, Kroos a aidé les sorties de balle et Thiago en a profité en deuxième mi-temps. Après l’entrée de Schweinsteiger, ça a flotté toutefois mais je mets ça sur le compte de la reprise de ce dernier.

    Pour ton HS, je te rejoins. Je me demande déjà combien de passes décisives il va donner cette saison parce qu’il risque d’avoir beaucoup de positions de ce genre.

  4. Gilles dit :

    Je vous trouve bien sévère envers Pep , ayant regarder le match deux fois , j’ai surtout constaté que le Bayern se mettait en danger seul en voulant ressortir proprement mais aussi dans la transition car T.Alcantara se retrouvait souvent seul devant sa défense . Amusez à compter le nombre de ballons récupérer par ce dernier et vous serez plus qu’étonner . Un joueur qui a rejoint le groupe il y a à peine 10j et de plus qui détient pas ces capacités naturelles de ratisseurs … Pep a toujours parié sur le jeu et je crois qu’il est trop tôt pour émettre des jugements tactiques , laissons lui le temps de mettre en place sa stratégie et là nous pourrons s’épancher dessus . Le Dortmund de Klopp est trop en avance tactiquement sur le Bayern de Pep pour le moment , somme toute normale mais d’ici le prochain face à face en Bundesliga , nous pourrons analyser ce face à face qui promet …

  5. saM dit :

    Bonne analyse, mais perso Javi Martinez en DC ce serait du gachis. Je le vois davantage à la place de Kroos au côté de Schweinsteiger.

    J’aime assez l’idée d’avoir Thiago en 6 à la Pirlo, mais là encore Javi pourrait également tenir ce poste avec talent. A voir si cela évoluera même si je ne le pense pas.

    Par contre devant, j’ai trouvé ça un peu bricolé. Certes, il manquait des joueurs « important » mais il y avait moyen de faire autre chose.

    Shaquiri dans l’axe c’est pas mal, mais j’attends de voir s’il va tester Gotze à ce poste, ça pourrait le faire.

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