Belgique 0-0 France, l’analyse tactique

A défaut de buts, c’est un match de reprise plutôt rythmé que Belges et Français ont offert hier au public de Bruxelles. Après un premier acte timide, les Bleus sont bien revenus après la pause. Assez disponibles, les attaquants se sont trouvés mais ont longtemps manqué de soutien à l’approche de la zone de vérité.

Au coup d’envoi, deux équipes calquées l’une sur l’autre se faisaient face : les Français en 4-2-3-1 et les Belges en 4-1-4-1. Côté bleu, Didier Deschamps avait fait le choix d’aligner une paire en quête d’expérience dans l’entrejeu avec Guilavogui et le néo-champion du monde U20 Kondogbia. Devant, le quatuor offensif était composé de Ribéry, Valbuena, Benzema et Payet, ce dernier surfant très certainement sur ses bonnes sorties de juin dernier en Amérique du Sud (Lloris – Sagna, Koscielny, Abidal, Clichy – Guilavogui, Kondogbia – Payet, Valbuena, Ribéry – Benzema). Côté belge, Wilmots alignait un 4-1-4-1 avec un trio composé de Fellaini, Chadli et Witsel au milieu de terrain (Courtois – Alderweireld, Van Buyten, Kompany, Pocognoli – Witsel – De Bruyne, Fellaini, Chadli, Hazard – Lukaku).

La Belgique plus entreprenante au pressing :

Avec une telle opposition tactique, les premières minutes ont vu les deux formations se presser mutuellement. A ce jeu-là, c’est généralement l’équipe la plus entreprenante qui prend la main, et ce match n’a pas dérogé à la règle. En positionnant leur première ligne de quatre assez haut dans le camp français, les Belges ont rapidement pris l’ascendant, bloquant les quatre solutions courtes qui s’offraient à Lloris, Abidal ou Koscielny (Sagna, Guilavogui, Kondogbia et Clichy).

Derrière Lukaku qui travaille entre les deux centraux pour bloquer le jeu français sur un demi-terrain, la première ligne de quatre est au contact

Derrière Lukaku qui travaille entre les deux centraux pour bloquer le jeu français sur un demi-terrain, la première ligne de quatre est au contact des solutions courtes qui s’offrent à Koscielny ou Abidal. Le bon positionnement des milieux belges facilite la tâche de Witsel derrière, qui peut assez facilement deviner les possibilités de passes françaises et anticiper.

Du coup, ce sont les ailiers français qui étaient contraints de redescendre pour offrir des solutions au milieu de terrain. Payet se rendait par exemple disponible entre Hazard et Chadli pour récupérer les ballons. Mais ces décrochages étaient aussi surveillés de près par les latéraux belges, qui sortaient de l’alignement défensif pour empêcher leurs adversaires directs de se mettre dans le sens du jeu (Pocognoli sur Payet). Leurs décrochages permettaient toutefois aux Bleus de trouver des solutions sur la largeur, le temps de remonter le bloc-équipe pour ensuite se déployer dans le camp adverse.

Dans l’autre camp, le 4-2-3-1 français était beaucoup plus attentiste. Si Witsel était naturellement dans la zone de Valbuena, Kondogbia et Guilavogui restaient bien en position devant leur défense au lieu de suivre les mouvements de Fellaini et Chadli. Pour les deux Français, l’objectif n°1 était d’empêcher la Belgique d’aller rapidement de l’avant en attendant le repli du reste de l’équipe. En bloquant l’axe, ils forçaient Fellaini et Witsel à jouer latéralement, permettant ainsi le retour des attaquants à hauteur du rond central. En phase défensive, les hommes de Didier Deschamps alternaient entre 4-4-2 et 4-2-3-1 avec le duo Valbuena-Benzema en pointe du système. Plutôt bien en place et efficaces dans les duels en début de partie (Koscielny ou Abidal face à Lukaku notamment), ils n’ont quasiment pas concédé d’occasions sur attaque placée. Augurant du reste de la rencontre, le premier mouvement dangereux des Belges est parti d’un corner défensif bien ressorti et transformé en un contre à cinq contre deux miraculeusement sorti par la défense bleue.

Fellaini et Hazard à la mène :

Sur les phases de jeu placées, Fellaini est devenu le premier relais de la relance belge en redescendant offrir une solution supplémentaire à hauteur de Witsel. La capacité des trois milieux belges (Chadli, Fellaini, Witsel) à occuper les trois postes de l’entrejeu permettait une grande variété dans les mouvements. Si Witsel est resté le milieu le plus reculé tout au long de la partie, Fellaini et Chadli ont beaucoup bougé en phase offensive. Lorsque le premier décrochait, le second évoluait plus haut et complétait les mouvements de Hazard ou De Bruyne entre les lignes françaises. Avec la paire Kondogbia-Guilavogui pour bloquer l’axe, les Belges allaient chercher des espaces dans les couloirs pour développer leurs actions. Pocognoli et Alderweireld participaient aux offensives mais restaient la plupart du temps de simples soutiens, rarement servis dans la zone de vérité à moins de trouver un relais dans le coeur du jeu (Lukaku pour Pocognoli, 49e). Les Belges ont assez largement penché côté droit avec les courses offensives de De Bruyne et Fellaini. Capable de participer dans les couloirs, le milieu de terrain d’Everton suivait aussi les actions jusque dans la surface de réparation française.

Fellaini redescend à hauteur de Witsel et crée un surnombre dans la zone de Valbuena. Avec Guilavogui et Kondogbia en position, la France limite les possibilités d'attaque rapide, mais laisse la Belgique poser le jeu en attendant de se replier dans sa moitié de terrain.

Fellaini redescend à hauteur de Witsel et crée un surnombre dans la zone de Valbuena. Avec Guilavogui et Kondogbia en position, la France limite les possibilités d’attaque rapide, mais laisse la Belgique poser le jeu en attendant de se replier dans sa moitié de terrain. Sur cette action, Witsel va envoyer le jeu vers Hazard côté gauche.

Les Bleus sont en place dans leur moitié de terrain.

Quelques secondes plus tard, les Bleus sont tous revenus défendre dans leur moitié de terrain. Valbuena travaille à hauteur des rampes de lancement (Fellaini sur l’illustration). Derrière, la ligne de quatre est très compacte et encercle les milieux adverses.

En plus de Fellaini, la Belgique et Witsel pouvaient comptaient sur un deuxième homme pour donner le tempo et lancer les offensives : Eden Hazard. Quittant sa position d’ailier gauche, l’attaquant de Chelsea revenait aussi récupérer les ballons de relance. L’objectif : partir de plus loin et profiter de l’absence de pressing français pour prendre de la vitesse. Lorsqu’il redescendait, Fellaini et Chadli évoluaient tous les deux plus haut, de manière à lui offrir des relais au niveau des milieux adverses. Au duel avec Koscielny et Abidal devant, Lukaku était une solution supplémentaire pour accompagner les percées de ses milieux de terrain. Hazard étant ailier gauche, ces mouvements faisaient eux aussi pencher la Belgique côté droit. Toutefois, les Diables Rouges se heurtaient toujours au même problème en fin de mouvement : la timidité offensive des latéraux compliquaient la création de décalages sur attaque placée, d’autant que Payet et Ribéry revenaient aider Clichy et Sagna. Concernant les attaques plein axe, la majorité dépendait des duels entre Lukaku et les centraux français (supérieurs en première mi-temps).

La force du milieu belge :

Au final, les Belges se sont surtout montrés dangereux en contre-attaque. Et à ce niveau, la qualité des milieux de terrain a joué un très grand rôle. En faisant le choix d’aligner trois « n°8 », Marc Wilmots s’est offert une réelle qualité de passes dès la relance. La comparaison avec le milieu français était d’ailleurs assez évocatrice. Là où Guilavogui et Kondogbia étaient contraints de jouer latéralement pour se défaire de la pression adverse, les milieux belges pouvaient échanger entre eux. La qualité de passes de Witsel permettait à Chadli ou Fellaini de rester plus haut sur le terrain, et ainsi d’éviter à Hazard ou De Bruyne de devoir revenir chercher les ballons. Ces derniers pouvaient offrir des solutions supplémentaires devant, pour ensuite mener les contres dans le camp adverse. A l’opposée, les Français n’ont dû leurs ballons de contre qu’aux décrochages de Payet ou Ribéry à hauteur de leurs milieux de terrain afin de remonter eux-mêmes les ballons.

Van Buyten vient de récupérer un ballon.

Van Buyten vient de récupérer un ballon. Il évite le pressing du milieu français qui a lâché le marquage de Fellaini, désormais en possession du ballon. Immédiatement, tous les Belges montent d’un cran. Dans l’axe, Witsel monte à hauteur de son partenaire pour offrir une solution latérale et dans le sens du jeu. Devant, Chadli prend l’espace dans le dos du second milieu français, rejoignant Hazard et De Bruyne en tant que soutien de Lukaku.

La polyvalence des trois milieux belges permettait aussi des articulations intéressantes en cas de récupération de balle dans la zone du rond central. Quand Fellaini gagnait un ballon par exemple, Witsel quittait sa position devant la défense pour venir à sa hauteur. Il offrait ainsi une solution courte latérale, permettant à Chadli de monter à son tour d’un cran pour devenir une solution offensive supplémentaire et permettre, dans le meilleur des cas, le développement d’une attaque rapide. Défensivement, ce dernier restait d’ailleurs plus haut que Witsel et Fellaini afin d’être immédiatement disponible en cas de récupération. Intéressant offensivement, son positionnement n’était toutefois pas sans risque pour la défense : Payet a souvent pu profité des espaces entre Hazard (défendant côté gauche face à Sagna) et Witsel (défendant dans l’axe mais attiré côté droit par la construction française).

Les Bleus par à-coups :

Il a fallu attendre une vingtaine de minutes pour voir réellement les Français se défaire du pressing belge. Sans surprise, c’est une nouvelle fois Valbuena qui a permis cela, par ses déplacements sur les côtés. En allant dans les couloirs, le Marseillais occupait les zones normalement abandonnées par les latéraux belges, sortis au pressing sur Ribéry ou Payet. Fellaini et Chadli se concentrant sur Kondogbia et Guilavogui, les défenseurs français pouvaient à atteindre leurs attaquants en écartant le jeu. De ces zones, les attaques se développaient ensuite autour de deux ou trois membres du quatuor offensif. En première mi-temps, les Bleus ont majoritairement construit leurs actions côté gauche avec les mouvements de Ribéry, Benzema et Valbuena. A défaut de pouvoir transpercer la défense, ils parvenaient à se défaire de la pression de Fellaini et Witsel pour ressortir le ballon dans l’axe. A la réception, Payet profitait de l’absence de Chadli pour se retrouver face à la défense adverse, plein axe, à 20 mètres des buts de Courtois.

Le véritable problème des Bleus résidait dans l’accompagnement des actions. Souvent, la construction telle qu’elle vient d’être décrite faisait que les quatre attaquants se retrouvaient sur une même ligne et seulement un demi-terrain. Côté opposé, le latéral montait pour occuper le couloir mais était difficilement atteignable (et rarement utile).

Libres de combiner, les quatre attaquants français se recherchaient dans les petits espaces

Très libres sur le front de l’attaque, le quatuor offensif français était à la création des actions dans les 25 derniers mètres adverses. Ici, Valbuena et Ribéry sont sur l’aile ; Payet est dans l’axe à hauteur de Fellaini et Benzema se retrouve seul au coeur de la défense. Côté opposé, Sagna est monté mais est pris par Hazard. Pour les Bleus, l’objectif est de franchir l’obstacle Fellaini-Witsel pour trouver Benzema puis ensuite attaquer la défense. A noter aussi le trait jaune, qui symbolise l’espace qui aurait pu être exploité par les milieux français qui n’ont toutefois pas osé se livrer dans les 20 derniers mètres.

Dans l’axe, Guilavogui et Kondogbia ne sont quasiment jamais intervenus dans les 25 derniers mètres au cours de la première mi-temps. Les Bleus attaquaient et défendaient donc à cinq : schématiquement, quatre attaquants sur un demi-terrain ou presque, un latéral sur l’aile opposée pour la largeur, deux milieux pour couper la transition adverse et trois défenseurs en couverture derrière. Un schéma de jeu certes « équilibré » numériquement parlant mais qui s’est surtout caractérisé par sa stérilité offensive. Comme souvent, les Bleus ont manqué d’une présence supplémentaire dans la surface adverse.

Un 4-2-3-1 qui prend forme :

Mais les choses ont bougé après la pause. Et tout est parti de la « libération » de la paire formée par Guilavogui et Kondogbia. Enfin présent au pressing, les deux hommes ont repris le match par le bon bout malgré quelques pertes de balle dangereuses sous la pression de Fellaini et Chadli. En se rendant enfin disponibles en phase offensive, ils permettaient aux quatre attaquants de mieux occuper le terrain. Quelques minutes avant sa sortie, Kondogbia s’est même fendu d’une très belle percée au coeur du bloc belge, qui a permis de décaler Valbuena côté gauche. Le centre du Marseillais a malheureusement atterri entre la course du Sévillan, enfin dans la surface adverse, et Benzema, terminant sa course dans la niche de Courtois. Le quatuor offensif s’est aussi signalé par un très bel enchaînement, démarrant de Lloris et Payet, passant par Valbuena et finissant par un centre de Ribéry pour Benzema au premier poteau.

Passée l’heure de jeu, les nombreux changements ont ensuite lentement défait le rythme de la rencontre (comme d’habitude). Dans la route qui doit mener les Bleus jusqu’au Brésil, ce match a permis à Didier Deschamps de poursuivre la construction de son « projet de jeu ». S’il peut ne pas plaire à tout le monde (60 millions de sélectionneurs obligent), il existe bel et bien. Adopté depuis le nul acquis en Espagne, le 4-2-3-1 est aujourd’hui son élément de base. Petit à petit, les rôles s’éclaircissent et quelques circuits se développent : la relation Benzema-Ribéry, la mobilité de Valbuena, l’ajout de Payet en bout de chaîne… S’ils n’ont pas marqué face à la Belgique, ces enchaînements suffiront peut-être pour faire plier la défense géorgienne (plus faible) le mois prochain. Mais le véritable chantier offensif se situe derrière l’attaque et concerne ses principaux soutiens. Didier Deschamps va en effet devoir peaufiner son équilibre défensif afin de permettre une présence supplémentaire dans la zone de vérité tout en ne perdant pas la face derrière. Savoir couvrir à quatre pour pouvoir attaquer à six, le genre d’ajustement qui peut changer le statut d’une équipe…

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14 réponses

  1. Lahcen dit :

    Bonjour,

    Autant -en 1ère mi-temps- on a effectivement vu Rybery et Valbuena donner de la vitesse et dynamiser l’aile gauche française; autant cette dynamisation était absente à droite (Payet se retrouvant souvent me semble t-il dans l’axe et jamais en position de débordement). D’ailleurs à gauche Ribery s’est souvent retrouvé face aux grandes jambes de Fella (aidant ainsi Kompa et Van Buyten) alors que ni Bruyne (position de quasi ailier en fait) ni Chadli, ni Hazard n’intervenait presque pas dans les derniers 25 mètres, si ?

    Merci.

    @+

    Par contre alors que Sagna a offert plusieurs possibilités de débordement suivi malheureusement de centres imprécis; de l’autre côté Clichy n’a jamais me semble t-il (de mémoire) franchi la ligne médiane. Si ?

    Est-ce qu’il ne faudrait pas envisager un second milieu capable également de déborder (fixer et entrer dans la surface) côté droit ?

  2. A droite, ça fonctionnait moins tout simplement parce que Valbuena et Benzema penchaient naturellement côté gauche. C’est dans leur jeu.
    Concernant De Bruyne, Hazard et Chadli, je pense que les deux premiers devaient revenir défendre face aux montées des latéraux. Pour Chadli, c’est sans doute la position de Kondogbia et Guilavogui qui dictait la sienne.

    Concernant les latéraux, on n’a pas assez utilisé les couloirs oui. Même Sagna, son apport a été très limité quand même (mais bon, match de reprise, efforts réduits…). Concernant le 2nd milieu capable de déborder, pas forcément. Les couloirs sont pour les latéraux, faut juste participer pour les lancer. Hier, les deux milieux ont été sur la retenue.

  3. DeGernier dit :

    Ne pense tu pas que la Belgique serait plus difficile à bouger et plus efficace participait si Witsel pleinement à la rotation des 3 milieux à l’image de ce qu’avait mis en place Julen Lopetegui à l’Euro Espoir?

  4. Lahcen dit :

    Ok mais si « Les couloirs sont pour les latéraux » ici -tu m’arrête si je dis une bêtise- le couloir de gauche était surexploité mais par deux milieux, qui s’y infiltrait, fixait et entrait dans la surface tandis qu’à droite le couloir était non seulement sous-exploité mais l’exploitation qui en était faite -centres depuis la ligne de touche- était (comme souvent) peu dangereuses pour la défense.

  5. Nimbus dit :

    Les deux équipes jouent avec une seule pointe, ce qui me semble cohérent avec le style de leurs ailiers, qui rentrent assez souvent dans l’axe.
    Mais ce genre de jeu n’exige-t-il pas des latéraux plus offensifs que ce que l’on a vu hier soir puisqu’en rentrant dans l’axe, les ailiers libéraient souvent le couloir pour leurs latéraux?

  6. Bayern dit :

    Tres bonne analyse comme chaque fois j’ai envie de dire

  7. @Lahcen – Oui, les Bleus penchent à gauche. C’est un problème qui date de toute façon. Ca va être compliqué d’y remédier tant que Ribéry sera là. Et c’est pas forcément un mal, beaucoup d’équipes ont des côtés forts en attaque.

    @Nimbus – D’un côté comme de l’autre, les latéraux n’ont pas assez apporté offensivement c’est sûr. Sur attaque placée, ils sont quasiment indispensables aujourd’hui pour créer des décalages face à des blocs regroupés et forts dans l’axe. Ca explique pourquoi la majorité des situations offensives hier soir sont venues sur des contres ou du jeu rapide.

  8. souleres dit :

    Bonjour,
    je suis nouveau et en colère.
    En colére en raison du fait qu’on ne joue qu’avec 4 offensifs (d’ailleurs comme le PSG)
    Je trouve lamentable de conserver en permanence 2 à 3 rideaux défensifs avec 6 défensifs + le gardien = 7 alors que le FOOT va mourir par manque de spectacle et donc de spectateurs.
    Voilà ce que je préconise un schéma avec 5 offensifs et 5 défensifs
    ———-G
    ——Dc——Dc
    ———-Md
    —Md————Md
    La——-Mo———La
    —-A———A

    G : gardien

    Dc : défenseur central
    Md : milieu défensif
    La latéral ailier
    Mo : milieu offensif
    A : attaquant
    Avec ce schéma il n’y a pas de joueur dans le même couloir
    et les espaces sont tous occupés par des triangles
    L’adversaire ne peut tomber que dans un triangle et est donc cerné
    les latéraux ailiers sont les centreurs ( il faut savoir qu’on peut très facilement demander 100 centres avec nos 2 latéraux qui seront protégés chacun par un milieu défensif) etc etc

  9. RMCF dit :

    C’est en fait un 4-3-1-2 avec les latéraux offensifs, s’ils ne redescendent pas une fois le ballon perdu, je pense que ce système devrait exploser !

  10. souleres dit :

    NON c’est un 3 5.2
    Et les 2 milieux défensifs
    protègent plus intelligemment les cotés car ils ne restent pas collés à la ligne de touche ( ce qui fait perdre du temps lors d’un repli) et par ailleurs permettent la montée des 2 latéraux ENSEMBLE
    et non l’un après l’autre comme on le voit dans un système à 4 défenseurs et un N°6 qui doit protéger le coté ou monte le latéral.

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