Bayern Munich 4-0 Barcelone, l’analyse tactique

Sur la lancée de sa double démonstration face à la Juventus, le Bayern Munich a infligé une véritable correction à un FC Barcelone incapable de mettre en place son jeu. Déjà dominés tactiquement, les Catalans ont en plus dû encaisser la supériorité athlétique de leurs adversaires du sort. Plus forts, plus rapides, plus tout, les Bavarois ont déjà les deux pieds dans l’avion pour Wembley. Ne reste plus qu’à composter le ticket dans une semaine.

Mandzukic suspendu, Kroos blessé, Jupp Heynckes devait composer avec une ligne d’attaque à recomposer pour ce match. Remplaçant de Kroos contre la Juventus, Muller s’est retrouvé dans l’axe, en soutien de Gomez. Derrière, c’était du grand classique. Par rapport au quart de finale retour face à la Juve, Boateng faisait son retour en défense centrale aux côtés de Dante (Neuer – Lahm, Boateng, Dante, Alaba – Javi Martinez, Schweinsteiger – Robben, Muller, Ribéry – Gomez). Côté barcelonais, Tito Vilanova conservait les fondations du onze qui avait éliminé le PSG il y a quelques semaines (lire : FC Barcelone 1-1 PSG, l’analyse tactique). Bartra et Sanchez remplaçaient numériquement Adriano et Villa. Le plus jeune des deux permutait avec Piqué, axial gauche pour l’occasion (Valdes – Alves, Bartra, Piqué, Alba – Busquets, Xavi, Iniesta – Sanchez, Messi, Pedro).

Gomez, Muller, Schweinsteiger et Javi Martinez :

Question systèmes de jeu, pas de surprise non plus : le 4-2-3-1 du Bayern faisait face au 4-3-3 du Barça. Dès les premières minutes de la partie, l’une des grandes questions de l’avant-match a trouvé sa réponse : le Bayern n’a pas disputé la possession de ballon sur tout le terrain. Très vite, les Catalans ont mis le pied sur le ballon face à des Bavarois qui ont eu une approche tactique similaire à celle vue lors des deux matchs face à la Juventus. Il faut dire que les Blaugranas partagent avec les Bianconeri la recherche de la possession de balle afin de pouvoir maîtriser le rythme de la partie. Comme lors du tour précédent, le Bayern a accepté de laisser le ballon… pour mieux empêcher son adversaire d’imposer son tempo.

Habituellement, quand il s’agit de décrire une phase de jeu défensive, l’usage veut que l’on commence par décomposer le travail des attaquants. Mais hier soir face au Barça, le Bayern a fait face avec quatre joueurs en première ligne, dans l’axe : Gomez, Muller, Schweinsteiger et Javi Martinez. Une fois les Blaugranas en possession du ballon, ce quatuor avait pour mission de bloquer la transition barcelonais, celle qui lui permet de passer de la paire Busquets-Xavi à Messi ou Iniesta.

Concrètement, Gomez restait en pointe du bloc bavarois aux alentours du rond central, la plupart du temps pour faire face à Busquets. Juste derrière, Schweinsteiger, Javi Martinez et Muller se déplaçaient en fonction des déplacements de Xavi et Iniesta. A l’instar des milieux du Milan AC lors du match aller à San Siro (lire : Milan AC 2-0 FC Barcelone, l’analyse tactique), les deux premiers sortaient au pressing sur les relayeurs catalans lorsqu’ils décrochaient dans leur propre camp. La présence de Muller en tant que troisième homme offrait un surnombre en faveur des Bavarois, qui permettait à la fois de gérer les changements de zone de Xavi ou Iniesta, la couverture en cas d’élimination d’un joueur sur un dribble et, surtout, les décrochages de Messi depuis sa position d’avant-centre.

Une phase arrêtée qui illustre bien le travail du Bayern face à la transition barcelonaise : à l'inverse du PSG qui travaillait une dizaine de mètres plus bas grâce une ligne de quatre très resserrée, le Bayern défendait dès le rond central. Les attaquants et les milieux de terrain axiaux faisaient face à Busquets, Xavi, Iniesta et Messi, décroché de sa position d'attaquant. Robben et Ribéry étaient eux amenés à jouer plus bas de manière à couper les relations dans les couloirs (Alves-Pedro ; Alba-Sanchez).

Grâce au positionnement de ses quatre axiaux, le Bayern coupe les relations entre tous les créateurs du Barça : Schweinsteiger entre Xavi et Messi, Javi Martinez entre Messi et Iniesta, Muller entre Iniesta et Busquets, Gomez entre Busquets et Xavi.

Le départ de l'action qui entraîne le second but sur corner du Bayern : une remise en jeu du Barça, qui permet de voir la pression mise par les attaquants du Bayern dans les couloirs. Muller et Gomez empêchent la passe en retrait, Robben, Schweinsteiger et Lahm bloquent eux la profondeur. Javi Martinez est lui prêt à jaillir en cas de passe latérale - toujours dangereuse dans cette zone -.

En complément de ce travail dans l’axe, le Bayern bloquait les couloirs grâce au bon repli de Robben et Ribéry, qui se retrouvaient parfois à défendre plus bas que leurs axiaux. Les deux hommes coupaient les transmissions entre Jordi Alba, Daniel Alves et leurs ailiers. Derrière eux, Alaba et Lahm devaient suivre les déplacements de Pedro et Sanchez lorsque ces derniers décrochaient au milieu de terrain pour aider à la création. Dans ce cas, les deux ailiers du Bayern devaient surveiller Daniel Alves et Jordi Alba de manière à les empêcher de prendre l’espace laissé libre sur l’aile. A plusieurs reprises, Ribéry a ainsi dû couvrir le couloir gauche pour compenser les sorties d’Alaba au marquage d’un Pedro redescendu au milieu de terrain. Cette bonne entente a permis à Boateng et Dante de rester dans des positions confortables dans leur surface de réparation.

Pression et densité :

Souvent sans solution, le Barça était contraint de reculer pour tenter de faire sortir le bloc adverse en espérant que cela lui ouvre quelques espaces. Mais dès que les Catalans jouaient en retrait, le Bayern suivait le mouvement et sortait de sa moitié de terrain. Schweinsteiger pouvait par exemple rester au marquage de Xavi lorsque celui-ci décrochait. Derrière lui, c’est toute la première ligne bavaroise qui se resserrait : Ribéry et Robben laissaient les couloirs de manière à compenser les sorties au pressing de leurs axiaux (Muller, Schweinsteiger ou Javi Martinez). Plus le Bayern pressait haut dans le camp barcelonais, plus l’écart entre Ribéry et Robben se réduisait. Et plus la densité autour du porteur de balle barcelonais (Piqué et Bartra exceptés) était grande.

Sans solution pour progresser dans le camp adverse, le Barça est contraint de jouer en retrait sur Piqué. Au lieu de se replacer, Schweinsteiger reste au contact de Xavi. Ses trois partenaires de l'axe restent en position ; Ribéry et Robben quittent les couloirs pour venir les encadrer dans l'axe et surveiller les zones occupées par Iniesta et Messi.

Le Bayern tente de presser la sortie de balle du Barça. Ribéry et Robben se rapprochent en conséquence. Comme sur l'illustration précédente, l'un des quatre axiaux reste en couverture quand les autres sont au pressing. En protégeant bien l'axe, le Bayern force le Barça à utiliser les côtés pour remonter les ballons. Alba et Alves (surtout) ont été les seuls à trouver des espaces au milieu de terrain.

Comme beaucoup d’adversaires du Barça, les Bavarois n’ont pas hésité à jouer très haut sur les remises en jeu de Victor Valdès, de manière à casser les circuits courts habituels et à forcer les Catalans à allonger en comptant sur la supériorité de leurs défenseurs dans les airs. Pour remonter « proprement » les ballons, les Blaugranas n’avaient d’autre choix que d’utiliser les couloirs. Mais comme face à la Juventus (lire : Bayern Munich 2-0 Juventus Turin, l’analyse tactique), les hommes de Jupp Heynckes ont parfaitement su contenir les approches adverses dans ses zones. Dès que le Barça choisissait un côté, c’est l’ensemble des milieux et attaquants du Bayern qui se déplaçait vers celui-ci de manière à fermer le couloir tout en mettant la pression sur le porteur.

Côté gauche, Javi Martinez a réalisé une prestation exceptionnelle : il a notamment réussi à contenir Iniesta, capable normalement de déséquilibre une défense par ses dribbles du côté gauche vers l’axe. Robben et Lahm ont eux su limiter les espaces à Jordi Alba et Sanchez. Côté opposé, Alaba s’est chargé de serrer Pedro de très près ; Ribéry a lui apporté sa puissance physique pour résister aux montées de Daniel Alves ; le Français a aussi été d’une aide bienvenue en cours de deuxième mi-temps lorsque Messi, sevré de ballons dans l’axe, s’est excentré sur cette aile pour trouver des espaces afin de tenter de dribbler. Ce travail sur les côtés était évidemment complété par les joueurs restés dans l’axe. Au niveau de la ligne médiane, les attaquants refermaient l’étau autour du porteur de balle, le privant de solutions en retrait. Si le ballon était plus loin dans leur camp, ils restaient dans l’axe de manière à se retrouver dans la zone de Busquets ou Xavi au cas où ces derniers devaient hériter du ballon.

Le Bayern avec le ballon :

Au-delà de sa prestation défensive, le Bayern a aussi parfaitement su déjouer le pressing barcelonais. Contrairement à d’habitude, celui-ci n’utilisait pas les courses de ses ailiers (Pedro et Sanchez) pour se déclencher. Pedro et Sanchez se replaçaient au niveau de la ligne médiane, sans doute dans le but de couper les transmissions à destination de Robben et Ribéry. Du coup, Messi se retrouvait seul en pointe et c’est Xavi qui sortait de l’entrejeu en début de partie pour le soutenir. Le capitaine du Barça répondait aux décrochages de Schweinsteiger, qui participait à l’effort de relance avec Dante, Boateng et Neuer dans sa surface de réparation. A quatre, les Munichois couvraient toute la largeur du terrain et s’assuraient ainsi plusieurs solutions pour ressortir les ballons.

La plus simple consistait à jouer long en visant le rond central, afin d’utiliser le jeu aérien de Gomez ou Muller. Robben et Ribéry tournaient autour de ces points de fixation et offraient des solutions, tandis que Javi Martinez devait lui être sur les seconds ballons, soit pour s’imposer soit pour ralentir (ou stopper) le contre barcelonais. Deuxième solution pour la relance bavaroise : jouer court sur les côtés (via Dante et Boateng en positions excentrées). A gauche notamment, Ribéry offrait des solutions dos au but en profitant de l’espace entre Xavi (sorti au pressing) et Busquets (forcé de surveiller Muller ou Gomez en cas de jeu long) pour permettre à Schweinsteiger d’effacer le premier rideau (Xavi-Messi, rejoints par Iniesta ensuite). Muller en faisait de même côté droit.

La relance du Bayern : Schweinsteiger, Dante, Boateng et Neuer à l'origine ; Ribéry décroche de sa position sur l'aile gauche pour offrir une solution courte. Alves et Busquets restant sur leurs zones, Pedro récupère le marquage... Alaba est libre de recevoir le ballon ; il peut ensuite progresser ou chercher Muller devant lui.

Même situation côté opposé : Boateng est en possession du ballon, Iniesta est au contact. Javi Martinez et Muller sont pris par Xavi et Busquets. Dans le couloir, Lahm est pris par Sanchez. Ici, le jeu demande d'allonger pour rechercher la tête de Gomez autour duquel Robben et Ribéry offriront des solutions.

Le Bayern développait ensuite ses attaques sur les ailes grâce à ses paires ailier-latéral (Robben-Lahm, Ribéry-Alaba) et aux déplacements de Muller sur toute la largeur. En sortant efficacement les ballons de leur moitié de terrain, les Bavarois arrivaient dans ces zones avec assez de vitesse pour mettre à mal des Barcelonais en train de compenser l’absence des joueurs mis hors de position au départ de l’action. Pris entre le danger Gomez sur les longs ballons et l’aide aux joueurs de couloir, Busquets a passé la majeure partie de la soirée à courir après le ballon sans pouvoir stopper la circulation de balle allemande. La supériorité athlétique du Bayern a ensuite fait la différence dans les 30 derniers mètres.

Les limites du Barça :

Quatre tirs, deux dans le cadre. Ces deux chiffres en disent long sur l’impuissance offensive du Barça hier soir. Complètement annihilés dans l’axe, les Catalans étaient en plus trop lents dans leurs déplacements pour faire des différences sur les côtés. Les rares situations dangereuses qu’ils se sont crées sont venues de jeu rapide. Leur première véritable approche (centre de Pedro, dévié par Dante) est venue d’un lancement de jeu d’Iniesta dans le camp bavarois – après un duel aérien gagné au niveau de la ligne médiane – vers son ailier, avant que le Bayern n’ait le temps de remettre en place son système défensif. Avec plus de sûreté dans les airs, d’autres situations de ce genre auraient peut-être pu survenir…

Lorsqu’il n’est pas au sommet de sa forme, le positionnement axial de Messi peut aussi devenir un problème. Tout au long du premier acte, Daniel Alves s’est heurté au déséquilibre causé par ses décrochages au milieu. Quand Alves héritait du ballon, Messi était la plupart du temps déjà au milieu de terrain, dans sa position préférentielle. Du coup, Pedro n’était plus dans le couloir pour offrir une solution directe à Alves mais en pointe, entre Dante et Boateng. Alors que la pression du Bayern demandait au Barça d’aller très vite de l’avant et le long de la ligne de touche (l’axe étant fermé), Alves n’avait aucune solution si ce n’est d’avancer balle au pied en espérant faire la différence tout seul. Beaucoup trop compliqué.

En deuxième mi-temps, Messi a régulièrement dézoné sur l’aile droite de manière à corriger ce problème. A défaut de faire la différence, sa seule présence a fixé Alaba et permis à Daniel Alves de trouver une fois l’espace dans son dos, en profitant d’un service de Xavi. Dans la minute suivante, c’est Jordi Alba qui a fait une différence sur l’aile gauche, en combinant avec Sanchez pour ensuite plonger dans le dos de Lahm, sorti au marquage sur le Chilien. Malheureusement, d’un côté comme de l’autre, le Barça a souffert d’un manque de présence dans la surface adverse.

L'un des rares combinaisons réussies par le Barça. Jordi Alba à l'origine et à la finition, Sanchez en relais qui aspire Lahm hors de la défense et ouvre ainsi l'espace à son latéral. Reste à passer le ballon dans l'intervalle entre Lahm et Boateng.

Conclusion :

A n’en pas douter le match le plus marquant de cette Ligue des Champions 2012/2013. Le Barça est tombé face à beaucoup plus fort que lui, et plus précisément sur ce qui faisait sa force lorsqu’il était à son apogée : l’implication de toute l’équipe dans l’effort défensif. Pep Guardiola peut arriver sereinement en Bavière, Jupp Heynckes a déjà fait une grande partie du boulot. Côté barcelonais, une page doit peut-être se tourner après une telle claque. Mais avec les talents purs dont disposent les Blaugranas, les bases d’une grande équipe seront toujours là pour quelques années encore.

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11 réponses

  1. Jeremy dit :

    Magnifique article, limpide et éclairant.
    Bravo pour l’avoir publié si tôt après le match :)

  2. Julius dit :

    Très bon article, je pense que peu de gens ont insisté sur le travail monstrueux de Martinez en défense, surtout pendant la première mi-temps.
    L’article confirme mes impressions sur ce très bon match et permet d’approfondir, merci beaucoup :)

  3. .k. dit :

    Très intéressant, comme d’hab !

  4. aziz dit :

    Bob, bon… c’est bien la fin d’un cycle…
    Je suis déçu mais c’est le foot à haut niveau: qui n’avance pas recule. Et puis le Bayern est un beau successeur (s’il gagne et confirme après).
    J’étais assez impressionné par le rythme que les allemands ont mis. La ligne des 4 « avants » dont tu parles n’a jamais faibli et a littéralement bouffé les barcelonnais. A noter la prestation catastrophique de …Villanova ! Ahurissant aucun changement jusqu’au 4-0!!! Il aurait pu faire entrer Fabregas à la place de Sanchez ou Pedro pour animer un peu mieux le milieu, rien!
    Bon, il est temps aux spécialistes de se pencher sur un bilan de l’époque Barça: Qu’a apporté le Barça au jeu ?
    Dans 20 ans ( si je suis en vie) quand je repenserai à cette période, ce qui me viendra çà l’esprit c’est cette technique en mouvement, ce ballon qui décolle pas des pieds de Xavi, Iniesta et Messi et enfin cette image de la circulation incessante du ballon jusqu’à ce qu’une percée fulgurante de Messi transperce l’adversaire.
    Et avant que j’oublie : Excellent travail Florent.

  5. Jérémie Boilan dit :

    Très bon article. Je pense tout de même que le Bayern était surtout plus fort physiquement et mentalement. Le Barça n’a pas pu déployé son jeu en partie à cause du travail collectif allemand mais également parce qu’il est cuit physiquement cette saison. Et effectivement, Messi, lorsqu’il n’est pas en forme, est un gros problème pour cette équipe. Si le pressing est une force du Barça, hier, il y avait un homme en moins pour presser. Messi n’a couru que 7,4 km ! 2,5 de plus que Valdes et d’hab, il en est entre 8,5 et 9 km.

  6. MELLET dit :

    Très bel article. Juste une petite remarque : tu oublies dans les limites la faiblesse du barça dans les duels aériens. D’ailleurs, en vue de nombreuses autres équipes comme ce bayern justement, chelsea, manchester united,…ce point faible du barça apparait comme vraiment très frappant. Tu dis par exemple toi-même avant ce paragraphe sur les limites barcelonaises qu’un aspect de la tactique bavaroise a été de forcer les défenseurs catalans à allonger leurs passes vers leurs coéquipiers attaquants.

  7. Souhail dit :

    Très bonne analyse comme d’habitude. je me permets de rajouter que non seulement physiquement et mentalement le barca était cuit mais aussi tachtiquement ils étaient surpassés, Tito a très mal joué le coup.
    il faudrait qu’enfin ils se rendent à ‘évidence et qu’ils comprennent que leur supprématie, c’est révolu.
    il faudrait aussi qu’ils comprennent que dans un match A/R il faut se protéger les arrières à l’extérieur, se prendre 1 but ou 4 c’est pas la même chose, et franchement ils ne sont plus capables d’aller gagner un match à Muncih contre une équipe comme le Bayern.
    Arbitre impossible!

  8. Rzack dit :

    J’ai lu quelques critiques intéressantes sur le Barça. C’est fatiguant à la longue d’entendre critiquer ce qui se rapproche encore de la perfection en comparaison du jeu du Bayern. C’en est presque honteux des voir des tactitiens, payés à coup de millions, n’offrir que du physique pour battre une équipe de foot. Il est devenu normal pour une équipe de refuser le jeu face à Barcelone. Et ce sont des mecs qui ont des couilles et qui rentre retrouver leur épouses.
    Il est vrai que le Bayern n’est pas pas le Réal de Mou, ou Chelsea… Cependant, aucun d’entre-vous ne niera que Roeben Ribéry ont déjoué hier pour que leur équipe passe.
    Et puis, le rapport est simple: le jeu du Bayern ne transcende pas. Je veux dire par là qu’il est efficace. Mais pas magique.
    Oui, le Barça est très mal en point: ils sont physiquement et mentalement cuits et n’arrive plus à avoir faim de victoire ( carence notre TITO )
    C’est déjà une prouesse pour des compétiteurs d »avoir conservé cette rage pendant 3,4 ans.
    Ils devraient à mon sens préparer la saison prochaine avec les les promus du centre de formation. Ce qui n’avance aucunement la retraite de notre XAVI.
    Ils gagnent en effet quand ils fournissent au moins 130% de la prestation de l’adversaire dans tous les domaines du jeu.
    Enfin, les supporters du Baça m’excuseront, je ne critique pas ici leur position, je dis dis que TITO a fait le match qu’il a cru bon de faire, je pense que dans leur philosophie, s’adapter de trop à l’adversaire est déjà une marque faiblesses, ils l’ont déjà fait en isolant Messi.
    Et puis, le banc n’est prêt… Song est encore trop gros: 2,3 kilos… 2 saisons pour le rentabiliser c’est long…

  9. djamel dit :

    ou est les vidéos de les chroniques tactique ?

  10. Cracked dit :

    J’ai eu l’impression que le Bayern a aussi beaucoup compté sur les coup de pied arrêtés, avec pas mal d’expérience et de réussite pour Muller qui en reprend un de la tête et qui fait un espèce de tampon à l’américaine (nouveau geste technique ?) sur un défenseur pour le but de Robben.
    Même au niveau de l’expérience et de la réussite, le Bayern a dominé.

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