Bayern Munich 4-2 (a.p) Juventus Turin : l’analyse du but de Cuadrado

On joue la 28ème minute de jeu entre le Bayern Munich et la Juventus. Devant leur public, les Bavarois sont sous pression après l’ouverture du score très rapide de Paul Pogba, suite à une mésentente entre Alaba et Neuer. Face à une Juventus désormais regroupée en 5-4-1 dans ses 40 mètres, les joueurs de Pep Guardiola se doivent de prendre des risques pour créer des décalages. Sur cette action, c’est Xabi Alonso qui s’y colle et va très rapidement être sanctionné…

morata1

Au départ, on distingue le 2-3-5 du Bayern Munich déployé dans la moitié de terrain turinois : Benatia et Kimmich assurent la couverture (hors-champ) ; Xabi Alonso, Lahm et Vidal occupent le milieu de terrain ; Ribéry et Muller sont sur les ailes ; Lewandowski, Alaba et Douglas Costa proposent des solutions dans l’axe.

Plus de détails : L’animation offensive du Bayern Munich en vidéo

Face à cette organisation, la Juve répond avec un 5-4-1 qui lui permet de bien gérer la largeur. On voit d’ailleurs le positionnement de Lichtsteiner, détaché du reste de sa défense, afin de rester à proximité de Ribéry. A l’opposée, Alex Sandro défend plus à l’intérieur, Muller ne représentant pas la même menace en tant qu’ailier de débordement, mais reste orienté vers l’extérieur au cas où le jeu vienne vers lui.

Sur cette séquence, le déséquilibre vient de la prise de risques de Xabi Alonso qui, au lieu de rester dans sa position dans l’entrejeu, tente de pénétrer dans les 20 derniers mètres avec le ballon. Sa montée provoque le retour de Morata mais c’est un mauvais contrôle d’Alaba sur sa passe qui va provoquer la récupération de balle turinoise.

morata2

morata3

Le ballon revient sur Khedira qui peut trouver Morata en une touche de balle. Dès cette passe, Xabi Alonso est éliminé et n’a pas les jambes pour revenir sur son partenaire en sélection (1). Ses deux partenaires du milieu de terrain, Vidal et Lahm, doivent eux contrôler les démarrages de Pogba et Cuadrado sur les côtés (2).

morata4

morata5

morata6

Résultat, Morata se retrouve lancé dans un couloir plein axe qui le mène vers la défense centrale Benatia-Kimmich. Avant d’en arriver là, il doit d’abord faire face au retour d’Alaba, qui perturbe sa course et tente de lui reprendre le ballon (1). Mais ce dernier ne parvient pas à passer devant : Morata résiste (2) et finit par l’effacer définitivement en même temps que Benatia (3).

morata7

morata8

L’élimination du premier défenseur central oblige le second (Kimmich) à se livrer à son tour. Mais l’attaquant de la Juve fait encore le bon choix et l’efface d’un grand pont (1). Les deux derniers espoirs du Bayern sont les deux milieux de terrain présents depuis le départ : Lahm et Vidal. Le premier revient au contact de Morata tandis que le second lâche définitivement Cuadrado pour revenir aussi vers le porteur de balle. Là encore, Morata a un temps d’avance : il décale Cuadrado et lui offre un un-contre-un face à Manuel Neuer (2).

morata9

morata10

morata11

Au moment de recevoir le ballon, Cuadrado est en position idéale (1). Il a même la possibilité de tenter sa chance sans contrôle, comme sur son occasion du match aller (60e) où il avait vu Neuer repousser sa frappe avec une facilité assez déconcertante. Peut-être a-t-il tiré les enseignements de cette action : cette fois, il prend le temps de contrôler. Cela permet le retour de Lahm qui se jette pour tacler le ballon mais Cuadrado le voit venir et l’efface (2) avant de battre Neuer d’une frappe puissante (3).

Depuis le temps, on a appris à le connaître : les équipes de Pep Guardiola sont des équipes qui prennent des risques. Celui pris par Xabi Alonso au départ de l’action a coûté cher, mais il a tout de même fallu un exploit individuel d’Alvaro Morata pour que la Juve en profite (ce qui fait relativiser le « déséquilibre » du 2-3-5 du Bayern). Sur ses 4 dribbles réussis dans le match, l’avant-centre espagnol en a passé trois sur cette seule et unique action.

 

Vous aimerez aussi...

6 réponses

  1. MagicFoot dit :

    Comme on le voit bien sur la première image, je trouve le choix de mettre Vidal dans la ligne des 5 devant très étrange, sachant que c’est le meilleur récupérateur de cette équipe, et que X.Alonso n’est plus dans le coup, on voit bien qu’il part de derrière sur le contre de Morata, à l’aller la Juv n’avait pas exister en contre, seul des erreurs individuels on permit à la Juv de se créer des occasions, après cela interdit pas à Kimmich et surtout un Benatia ridicule de savoir défendre, le remplacement de Vidal a changé les choses, et je ne pense qu’a l’avenir; avec un trio Boateng, Martinez et Vidal, le Bayern sera moins exposé en contre…

  2. MBH dit :

    Un Benatia ridicule ???
    Comment peut on être aussi subjectif?
    Comment veux tu qu’il fasse sachant que lui même était gené par Alaba? Faire faute c’était la seule solution

  3. Bookmaker dit :

    Mais quel match !!! quel retournement de situation ! Guardiola reviens de trés trés loin, personne n’y a cru !! un super match vraiment !

  4. @MBH – au vu de la situation, faire faute n’aurait pas été une erreur tactique. Il n’est pas dernier défenseur (Kimmich est derrière), Vidal et Lahm sont respectivement derrière Pogba et Cuadrado. Il ne doit jamais laisser Morata l’éliminer aussi facilement. Il a fait d’autres erreurs dans le match. Et ce n’est pas un hasard si Pep l’a sortir à la mi-temps, lui préférant Bernat en DC !

  5. @MagicFoot – Vidal est dans la ligne des 3 avec Alonso et Lahm. Relire le deuxième paragraphe de l’article.

  6. Antar dit :

    slt tlm,

    je pense que guardiola a eu de la chance car le bloc de la Juventus a trop reculé, laissant l’adversaire produire son jeux préféré et souhaité.

    pour le but regardez la position du corps de Benatia , il perd facilement son duel contre Morata, il oriente même pas son adversaire ( regardez le bute sur YouTube)

    au Barça Guardiola avait deux lions ( Piqué et Puyol ) pessonne ne passé et il pouvais passé ces idées, mais si tu as Kimmich et Benatia faut faire attention , c’est une faute tactique que Guardiola a échapé belle.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *