Bayern Munich 0-4 Real Madrid, l’analyse tactique

« Nous avons tout bien fait (…) l’équilibre était fantastique. » Carlo Ancelotti n’a pas eu besoin d’aller très loin en conférence de presse pour résumer la prestation de son équipe. Le Real Madrid a tout simplement réalisé le match parfait, montant encore plus en puissance après ses succès face au Barça en Coupe du Roi et lors de la demi-finale aller. En face, le Bayern a été à l’opposé de de son adversaire : sans étincelle individuelle et surtout sans équilibre pendant une mi-temps. Celle de trop.

A l’issue du match aller (lire : Real Madrid 1-0 Bayern Munich, l’analyse tactique), l’enseignement principal côté Bayern Munich renvoyait au manque de présence dans la surface adverse. Alors que les Madrilènes abandonnaient les extérieurs, les Bavarois ne pesaient pas assez sur la défense du Real, laissant un Mandzukic beaucoup trop seul pour être efficace. L’entrée de Müller en fin de partie avait permis au Bayern de se créer enfin quelques opportunités. Voir l’Allemand titulaire pour ce match retour était donc tout sauf une surprise.

Mais comme il est impossible de jouer à douze, Pep Guardiola a dû sacrifier un joueur. C’est Rafinha qui en a fait les frais, abandonnant son poste de latéral droit à Lahm. Muller s’est retrouvé en pointe du milieu de terrain, juste derrière Mandzukic et devant le duo Kroos-Schweinsteiger. Guardiola abandonnait donc son 4-1-4-1 pour un 4-2-3-1 rappelant les heures de Jupp Heynckes (pour le plus grand bonheur de ses supérieurs sans doute). Côté madrilène, aucune surprise n’était à signaler dans le onze de départ : Bale faisait son retour parmi les titulaires au poste de milieu droit, laissant Ronaldo et Benzema en pointe et Di Maria à gauche.

La première minute : 

Souvent dans un match, il ne suffit que d’une poignée de minutes pour comprendre les enjeux de la bataille tactique qui va se dérouler, et en anticiper les différentes issues possibles. Cette deuxième confrontation entre le Bayern de Guardiola et le Real Madrid d’Ancelotti n’a pas dérogé à la règle. C’est même allé beaucoup plus vite puisque la première minute de jeu a suffit, à la fois pour revoir des schémas déjà vus au match aller et entrevoir les limites du choix de Guardiola de renverser le triangle de son milieu de terrain.

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Au bout de quelques secondes, le Real remet en place sa prise à trois face à Ribéry et Alaba. Dans le dernier tiers du terrain, Modric, Bale et Carvajal travaillent ensemble face aux deux Bavarois, laissant volontairement le champ libre à Kroos, qui peut changer le jeu depuis sa position plus reculée.

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Deuxième capture, on distingue la nouveauté côté Bayern avec Muller qui suit les actions jusque dans la surface adverse. Pepe et Sergio Ramos ont désormais un adversaire chacun à gérer sur ces situations. Ils ne peuvent donc plus forcément compenser les absences de leurs partenaires sur les côtés (rappel match aller, prise à trois sur Ribéry lorsque Alaba était décalé dans son couloir).

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Le ballon est dégagé par la défense madrilène et arrive jusqu’au niveau de la ligne médiane où Dante et Benzema se le disputent. Le défenseur prend le dessus, mais remet le ballon dans une zone sans adversaire. Kroos, Schweinsteiger et Alaba sont en train de se replier, mais les deux axiaux doivent déjà ressortir pour aller au pressing. Les milieux madrilènes sont plus prompts à jaillir de leur moitié de terrain. Xabi Alonso crée le premier décalage, Di Maria prend l’espace et se retrouve face à Lahm. Comme sur le but au match aller, Ronaldo s’excentre et attire Boateng.

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Dans la foulée, le Real Madrid déroule un copié-collé presque parfait du but inscrit à l’aller. Di Maria reprend le rôle de Coentrao en attaquant la profondeur. Cette fois, l’action n’ira pas au bout en raison de l’anticipation de Neuer sur le centre de l’Argentin.

Malgré la défaite au bout des 90 minutes de jeu il y a une semaine, le Bayern avait tout de même réussi à faire passer un très mauvais premier quart d’heure au Real, l’étouffant dans son camp grâce à un pressing efficace. Il avait fallu un petit exploit de Benzema pour permettre aux Madrilènes de sortir de leur moitié de terrain… et d’ouvrir la marque au bout de 19 minutes de jeu. Cette fois, les Merengues n’ont eu besoin que de 43 secondes pour déjouer le « pressing », simplement en se projetant vers l’avant (Xabi Alonso, puis Di Maria grâce au relais de Ronaldo et Benzema). Avant la rencontre, Rummenigge avait promis l’enfer aux hommes de Carlo Ancelotti, ces derniers en étaient donc sortis dès la première minute de jeu.

L’apport de Müller : 

Si ce premier contre du Real Madrid annonçait déjà la suite de la partie, tout n’était pas totalement sombre pour le Bayern durant les premières minutes. Comme prévu, les Bavarois ont tenu le ballon et se sont appuyés sur la présence de Muller aux avants-postes pour accélérer le jeu dans le dernier tiers du terrain. Lorsqu’ils atteignaient le rond central, les hommes de Pep Guardiola s’appuyaient sur sa présence entre Xabi Alonso et Modric, ainsi que sur les déplacements de Lahm, Robben, Ribéry ou Alaba vers l’axe du terrain pour se créer des espaces sur les côtés.

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Kroos, Schweinsteiger, Boateng et Dante assurent la relance. Dans l’entrejeu, milieux et latéraux occupent le terrain afin de resserrer la première ligne de quatre Madrilènes. Le but est ensuite d’écarter et d’attaquer la profondeur.

Malheureusement pour les Bavarois, les Madrilènes ont été aussi efficaces dans leur moitié de terrain qu’à l’aller. Sur le flanc Alaba-Ribéry, Bale n’a pas lésiné sur les efforts défensifs et a multiplié les retours pour aider Carvajal, qui a su garder le contrôle face à Ribéry. De l’autre côté du terrain, les prises de balle de Robben mettaient Di Maria et Xabi Alonso à contribution. Coentrao est du coup resté la plupart du temps sans opposition en couverture, une liberté qui lui permettait de toujours répondre présent face aux montées de Lahm dans son couloir.

En offrant un point d’appui plein axe, entre les lignes madrilènes, Muller a tout de même apporté à plusieurs reprises la profondeur qui manquait au jeu du Bayern lors du match aller. Toutefois, les rares décalages crées grâce à sa présence n’ont pas abouti à de véritables occasions, la faute à l’excellent repli madrilène et surtout à une charnière Pepe-Ramos qui a réitéré sa performance sans-faute d’il y a une semaine. Malgré deux joueurs à suivre désormais, les défenseurs centraux ont conservé l’ascendant dans les duels et ont permis à Casillas de passer une soirée tranquille.

L’autre problème du 4-4-2 : le Real a pu presser

A l’approche de la 10e minute, les Merengues sont montés d’un cran au milieu de terrain. Désormais, derrière Ronaldo et Benzema qui opéraient en première ligne entre Dante, Boateng, Kroos et Schweinsteiger, les milieux de terrain n’hésitaient plus à sortir au pressing pour contraindre le Bayern à reculer. Le calcul d’Ancelotti était logique : avec Muller en position avancée, le Bayern bénéficiait d’une solution supplémentaire dans le camp adverse au détriment d’un milieu de terrain capable de faciliter la relance. Si le Real Madrid restait dans son camp, il avait forcément à gérer Muller en plus des ailes à fermer.

En revanche, en sortant sur la relance à 4 du Bayern, il éloignait Kroos et Schweinsteiger de leurs partenaires de l’attaque. Dès les premières minutes, les Madrilènes sont ainsi sortis très haut lorsque le Bayern devait repartir de son gardien. Xabi Alonso et Modric se retrouvaient juste derrière Ronaldo et Benzema afin de mettre Kroos et Schweinsteiger sous pression et forcer les relances longues de Dante, Boateng ou Neuer. Mais le plus intéressant reste que par la suite, les Merengues ont su ressortir de leur moitié de terrain alors que le Bayern faisait circuler le ballon au milieu de terrain

Laissant Xabi Alonso en couverture, Di Maria et Modric était chargé d’effectuer ce pressing, en sortant à hauteur de leurs attaquants afin de répondre aux ballons portés ou aux décrochages de certains adversaires. A chaque fois, ces sorties se faisaient entre Ronaldo et Benzema (pour Di Maria), ou Benzema et Bale (pour Modric) afin de conserver une présence dans le couloir. Il fallait évidemment assurer la couverture au cas où le Bayern parvienne à éliminer les principaux intéressés. A chaque fois lorsqu’ils pressaient, les deux joueurs restaient ensuite en position dans le camp adverse afin de bloquer une solution courte à Dante et Boateng, et les forcer ainsi à relancer long.

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Très tôt dans le match, le Real Madrid veut exploiter l’absence d’une rampe de lancement côté Bayern. Il s’agit d’aller mettre la pression sur Kroos et Schweinsteiger avant que ces derniers ne puissent faire la connexion avec Muller au niveau du rond central. Lorsque le Bayern repart de Neuer, Xabi Alonso et Modric sortent très haut pour bloquer leurs homologues allemands, tout en comptant sur la fiabilité de leur arrière-garde dans les airs pour garder le contrôle en cas de long ballon.

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La vraie nouveauté par rapport au match aller réside dans la capacité du Real à déclencher le pressing depuis sa moitié de terrain. Di Maria et Modric doivent sentir les coups, et les « attaquants » doivent leur faciliter la tâche en « encadrant » les joueurs à cibler. Ici, Schweinsteiger est obligé de revenir en retrait sous la pression de Di Maria et Benzema. Ronaldo compense la sortie de l’Argentin en retrouvant son aile gauche. Par son positionnement, il empêche notamment le jeu direct de Boateng vers la zone Robben-Coentrao.

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Côté gauche, Ribéry décroche et Modric réagit en sortant au pressing. Le Français n’a pas d’autre choix que de remettre vers Dante.

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Au lieu de se replacer, Modric reste en position dans le camp adverse afin de sortir sur Kroos si ce dernier venait à être servi. Le fait de laisser Ribéry et Alaba à deux-contre-deux face à Bale et Carvajal n’est ici pas un problème puisque le Bayern serait forcé de sauter une ligne (par les airs ?) pour les trouver. Sans solution courte, Dante va pouvoir allonger vers l’aile opposée.

Evidemment, ce pressing n’a pas permis au Real Madrid de disputer la possession de balle à son adversaire puisque Dante et Boateng étaient laissés libres. Il a toutefois contribué à ralentir considérablement la mise en place du jeu bavarois, le rendant plus facile à maîtriser par la suite (toujours en utilisant les mêmes recettes sur les côtés). Dans le coeur du jeu, Xabi Alonso s’est aussi personnellement chargé du cas Müller, resserrant le marquage lorsque ce dernier tentait d’offrir des solutions à Kroos côté gauche. De la même façon, Pepe et Ramos ont su le contenir efficacement lorsqu’il tentait de prendre la profondeur pour compléter les attaques sur les côtés (avec Alaba-Ribéry notamment). 

Les trois buts : 

Après l’alerte de la première minute, le Real Madrid s’est crée plusieurs autres situations intéressantes en contre-attaque. Le corner à l’origine de l’ouverture du score de Ramos (16e) a ainsi été concédé par Dante, qui s’est retrouvé face à Benzema suite à une sortie de balle une nouvelle fois orchestrée par Xabi Alonso et Di Maria à partir de leur surface de réparation. Sur le deuxième coup de pied arrêté, c’est une nouvelle fois le pressing bavarois qui s’est retrouvé en cause avant que Bale n’aille provoquer la faute de Kroos (20e).

Car en plus d’être inefficace dans le camp adverse, les hommes de Pep Guardiola ont aussi failli quand il s’agissait de gêner la circulation de balle madrilène. Sur le papier, l’ajout de Muller en tant que pointe haute aurait dû permettre d’aller chercher Pepe et Ramos, ou à défaut de contrôler plus efficacement Xabi Alonso ou Modric. Il n’en a rien été, la faute à l’absence de cohésion par rapport au 4-2-3-1 que l’on voyait la saison dernière lorsque Jupp Heynckes était aux commandes. Comme au match aller, Ribéry et Robben n’ont rien apporté dans ce domaine, que ce soit en phase défensive ou à la récupération du ballon. Le Real a une fois plus appuyé sur ce manque d’activité, utilisant les côtés pour faire circuler le ballon en attendant la faille (ou le coup-franc).

A 0-2 et avec quatre buts à marquer, le Bayern a oublié toute notion d’équilibre. Au moindre ballon écarté, milieux et attaquants fonçaient dans la surface de réparation pour tenter de forcer la décision. La défense madrilène a tenu sans broncher et le trio Benzema-Bale-Cristiano s’est chargé de punir une troisième fois le Bayern sur une contre-attaque parfaite. A 10 minutes de la fin de la première mi-temps, la formation de Carlo Ancelotti avait déjà les deux pieds en finale.

L’entrée de Javi Martinez : 

Son équipe complètement déchirée sur chaque sortie de balle adverse, Pep Guardiola n’a pas eu d’autre choix que de faire entrer ce fameux n°6 dès le début de la deuxième mi-temps. Inefficace en attaque, comme lors du match aller, Mandzukic a été sacrifié au profit de Javi Martinez (46e). Et très vite, l’Espagnol a montré toute son utilité à ce poste : 1/ en sortant au pressing alors que Kroos et Schweinsteiger devaient jusqu’ici se replacer avant de pouvoir ressortir (et étaient donc toujours en retard face aux Madrilènes qui jaillissaient de leurs 30 mètres) ; 2/ en compensant en défense lorsque Dante ou Boateng étaient mis hors de position.

Au bout de seulement 40 secondes de jeu en deuxième mi-temps, le Real a déjà une opportunité intéressante en contre-attaque.

Au bout de seulement 40 secondes de jeu en deuxième mi-temps, le Real se crée déjà une opportunité intéressante en contre-attaque. Bale, Di Maria et Benzema ressortent le ballon. Ronaldo est devant à hauteur des défenseurs adverses. Kroos, Lahm et Alaba doivent se repositionner. Mais la nouveauté réside dans l’arrivée de Javi Martinez sur le terrain.

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Alors que tous ses partenaires sont en train de se repositionner, le rôle de l’Espagnol est uniquement d’avancer afin de couper la sortie de balle adverse. Il stoppe ainsi complètement la contre-attaque en bloquant Bale, qui est obligé de revenir en retrait. A ses côtés, Kroos peut à son tour suivre la passe de Bale pour remettre la pression sur les milieux madrilènes…

Evidemment, tout était déjà joué et l’entrée de Javi Martinez n’a pas non plus fait de miracle. Elle a toutefois permis au Bayern de limiter les dégâts, malgré le coup-franc de Ronaldo dans les dernières minutes de jeu (0-4, 89e). Mandzukic sorti, les Bavarois ont dû se créer une nouvelle animation : Muller a pris la pointe jusqu’à ce qu’il soit remplacé par Pizarro, et Ribéry a évolué dans un rôle plus axial jusqu’à l’entrée en jeu de Götze qui s’est fondu dans ce rôle plus habituel pour lui (71e). En face, Carlo Ancelotti a évité à Sergio Ramos d’être privé de finale (remplacé par Varane, 74e) avant de faire tourner son effectif en vue des échéances à venir (Isco à la place Benzema, 79e – Casemiro à la place de Di Maria, 83e). Un luxe à l’Allianz Arena…

Conclusion : 

Si le Real Madrid a réalisé le match parfait, le Bayern lui a largement facilité la tâche. Le retour au 4-2-3-1 aurait pu être une solution pour les Bavarois s’ils avaient été en mesure de retrouver en quelques jours l’équilibre qui faisait leur force la saison dernière. Sous Heynckes, le système était d’une rigueur impressionnante : le repli se faisait à la vitesse de l’éclair et le pressing se déclenchait depuis la position défensive, afin de faire reculer l’adversaire jusqu’à l’asphyxie. Tous les joueurs faisaient les efforts, ce qui n’a pas été le cas lors de cette double confrontation. A partir du moment où le repli défensif était défaillant, il n’y avait plus de succès possible, qui plus est face à un Real aux armes impressionnantes en contre-attaque.

Un Real qui s’est régalé pendant 90 minutes, assommant lors des 45 premières et savourant ensuite. Toujours aussi efficaces dans leur moitié de terrain, ils ont su profiter de l’absence du troisième milieu habituel côté Bayern pour poser encore plus de problèmes à leurs adversaires. En défense, Pepe et Sergio Ramos ont confirmé qu’ils formaient bien la meilleure paire de centraux du moment en renvoyant toutes les tentatives adverses. Il serait de toute façon possible de dire la même chose des huit autres joueurs de champ. Tous ont rendu une copie quasi-parfaite, magnifiant par leurs performances individuelles une oeuvre collective qui rejoint les plus impressionnantes de ces dernières années.

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21 réponses

  1. socerstar dit :

    guardiola son style est la possession il devrait réinventé une animation nouvelle, pour déjouer les prise a 3. une sorte de circulation de balle complètement nouvelle mais toujours et encore plus usante pour l’adversaire et pouvoir trouver le troue sur des déplacement ultra précis, si cela est possible…

  2. franz dit :

    Il y a quelque chose que je ne comprends pas :
    puisqu’il y a prise à 3 sur ribery et/ou robben au moment où ils ont la balle. On est bien d’accord que le reste de l’équipe bayern est plus libre.

    Pourquoi ou plutôt comment, le bayern n’a pas réussi à en profiter ?
    On le vois sur la première prise de vue, le bavarois en retrait est libre et semblerait pouvoir s’avancer/tirer…
    (Est-ce la différence avec le barca des années gardiola, le manque de joueur capable s’avancer dans cette zone dense en dribble et une-deux ? )

    Par ailleurs, ca me rappel un peu le france ukraine où à l’aller on utilise mal ribery et ou au retour on « réussi à profiter » des espaces qu’il provoque.

    Franz

  3. Phyx dit :

    Je pense que ce qu’il manque à Guardiola avant tout, c’est son Xavi, c’est-à-dire Thiago, pour trouver les décalages dans le bloc adverse.

    En tout cas, je me demande bien comment il est possible de déjouer la tactique défensive du Real.

    Que devrait-on faire dans ces cas-là ? Faut-il laisser le ballon à l’adversaire qui ne s’y attend pas pour le forcer à se découvrir ?

  4. Medhmoura dit :

    A mon avis, Ancelotti a fait exécuter a son équipe un 4-4-2 à l’italienne avec un pressing efficace et des contres rapides comme mis en place par le légendaire Arrigo Sacchi. Un système que les joueurs madrilènes ont exécuter à la perfection bien qu’ils ne sont pas vraiment familier avec se type de tactiques. Cette stratégie s’avère encore comme la meilleure solution contre un jeu de possession(Ceci explique peut être pourquoi l’Italie demeure toujours invaincue contre l’Allemagne en match officiel).

  5. Jack dit :

    En gros le Bayern s’est retrouvé coincé entre le 4-2-3-1 de la saison dernière et le 4-1-4-1 de Guardiola. Au match aller c’est Mandzukic qui était trop seul face à Pepe et Ramos et au match retour c’est la défense qui manquait d’un Javi Martinez reprenant le rôle de Busquets au Barça. Au fait il aurait soit fallu que Ribéry et Robben puisse faire le même pressing que Villa et Pedro faisaient pour Guardiola ( c’est à dire des courses diagonales de l’aile vers l’axe) ou que les joueurs passent intelligemment d’un 4-1-4-1 à un 4-4-2 pour pas que Mandzukic se retrouve seul. C’est le manque de cohésion qui a manqué au fait au Bayern sur ces deux matchs dans leur système défensif.

  6. ChelseaWin dit :

    Ancelotti adapte son style face à l’adversaire, Guardiola est prisonnié du sien.

    Il a voulu changer son équipe, le fond est resté le même, ajoutez à cela des problèmes de cohésions et d’organisations, les mêmes limites tactiques que ceux du Barca. Autrefois une machine qui carburait, aujourd’hui rouillée, prisonnié d’un idéologue du football incapable d’évoluer quand cela devient nécessaire. Le 4/2/3/1 c’est bien, mais l’essayer avant d’affronter une fabuleuse équipe telle que le Réal, c’est mieux !

  7. hari dit :

    Peut-être qu’un pressing diagonal des ailiers avec fermeture des couloirs par les milieux aurait pu être une solution. Mais je ne pense pas que Guardiola ( et le Barça par ailleurs ) puissent retrouver leur domination sans partage sur tous les clubs européens ( avec cette même conception du jeu ).

    Le football évolue et aujourd’hui cette équipe du Real a définitivement démontré que cette façon de jouer « de Guardiola » n’est devenu qu’un schéma de jeu parmi tant d’autres noyé dans la masse, mais incapable de refaire surface pour régner sur tous les autres.
    Par là je trouve dommage que le Bayern ne joue plus comme la saison précédente car là, ils pratiquaient un football moderne capable de régner sur son temps, pour moi ils ont fait un pas en arrière en voulant toucher au tiki taka…

  8. aziz dit :

    Salut,
    Que de fossoyeurs dans les commentateurs !!
    Critiquer le Bayern oui, Guardiola et sa rigidité tactique oui, mais oser dire que le style Barça 2009-2012 « n’est devenu qu’un schéma de jeu parmi tant d’autres noyé dans la masse » c’est être ingrat envers un football brillant qui nous a enchanté. Je vous rappelle que Guardiola et son football ont montré qu’on pouvait être champions avec des petits gabarits pourvu qu’ils courent vite, que l’alchimie entre la possession de balle, le pressing et la technique en mouvement était plus importante que la puissance, les centres et les tirs. Qu’aucune défense ne résistait à des dribbleurs quand ils savaient quand dribbler et quand passer la balle. Guardiola s’est juste trompé d’équipe: on fait pas jouer en technique et en finesse les allemands, c’est contre nature. Son football, Guardiola aurait dû le vendre aux sud-américains, là où il y a des gens capables de faire la différence technique sur des petits espaces, des DRIBLLEURS. Evidemment, ça paye moins bien au Mexique ou en Argentine…
    Sur le match, il n’ y a rien à dire. Pour moi, l’erreur est la même qu’au match aller. Encercler le réal quand tu n’as pas Xavi-Iniesta-Messi (et encore au sommet de leur forme), ni la rapidité de repli est un suicide. Ce que je retiens au delà du fait que le match a été plié sur des fautes défensives (et de repli….)est que le bayern n’a pas été capable de marquer un seul but en deux rencontres!! Le Bayern a bien mis le siège et les joueurs qu’il fallait dans la zone (Ramos et Pepe étaient parfois à deux contre deux)mais la vitesse n’y était pas, ni les solutions individuelles (dribbles). Après coup, il aurait mieux valu pour eux de jouer à l’aller et au retour comme l’Espagne: possession et patience.
    Quant au réal, il faut être admiratif devant cette volonté conservée de gagner la décima alors qu’ils sortent de 4 ans de frustrations intenses. Quelqu’un comme Ramos (défenseur moyen quoiqu’on dise) qui arrive à garder sa grinta intact alors qu’il est gavé de titres, vraiment chapeau.

  9. hari dit :

    Dire que ce schéma de jeu est noyé dans la masse ça caricature je l’avoue mais en rien je suis ingrat, le Barça a dominé football européen pendant très longtemps, il était au-dessus du lot.. Mais comme on pouvait s’y attendre ça n’a pas duré éternellement c’est comme l’évolution d’un prédateur et d’une proie quand l’un devient puissant l’autre s’adapte en devenant + rapide pour lui échapper et ainsi de suite…

    C’est pareil au football ;)

  10. khelil berbeche dit :

    Le probleme de Guardiola au bayern c’est qu’il lui manque un tito valinova sur le bon de touche pour lui donner l’analyse et les solutions tactiques pour qu’il puisse réagir rapidement. Je pense dans des matchs pareil ça pardonne pas . Tito est une grande perte pour le football mondial et évolution

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