Barcelone 1-3 Real Madrid, l’analyse tactique

Moins d’une semaine après le Milan AC, le Real Madrid a à son tour puni un Barça monorythme et sans inspiration. Reconduit dans sa quasi-intégralité, le onze-type battu à San Siro n’a rien pu faire face à des Madrilènes qui maîtrisent désormais la bonne partition pour le contrôler. Portés par un Ronaldo de très haut niveau, les hommes de Mourinho sont allés chercher avec la manière leur ticket pour la finale de la Coupe du Roi.

Comme évoqué en introduction, Jordi Roura avait décidé de reconduire l’équipe-type, malgré les difficultés rencontrées depuis le début de l’année 2013. Coupe du Roi oblige, Pinto prenait la place de Valdes dans les cages devant les dix joueurs de champ titulaires en Ligue des Champions (Pinto – Alves, Piqué, Puyol, Alba – Busquets, Xavi, Fabregas – Iniesta, Messi, Pedro). Côté madrilène aussi, José Mourinho faisait dans le classique avec le 4-2-3-1 vu et revu depuis le début de saison. Seul véritable choix de sa part, la titularisation de Higuain à la pointe de l’attaque, au détriment de Benzema (Diego Lopez – Arbeloa, Varane, Ramos, Coentrao – Xabi Alonso, Khedira – Di Maria, Özil, Ronaldo – Higuain).

Le Real au pressing :

Premier point important dans ce match : le démarrage tambour battant. Les deux équipes sont rentrés très forts dans la partie, faisant sans surprise de l’entrejeu le lieu de la plus grande bataille. Comme d’habitude, Busquets et Xavi ont été les joueurs prioritairement ciblés par les Madrilènes. Les deux schémas de jeu étant calqués l’un sur l’autre, les marquages étaient aisés à distinguer : Özil gênait Busquets et le duo Xabi Alonso-Khedira réagissait aux décrochages de Xavi et Fabregas-Iniesta, à l’instar de ce que pouvaient faire Montolivo et Muntari la semaine dernière (lire : Milan AC 2-0 Barcelone, l’analyse tactique).

Le quadrillage du Real dans le camp barcelonais : Higuain en pointe, Özil à hauteur de Busquets, Xabi Alonso et Khedira à proximité de Xavi et Iniesta. Ces derniers ne pratiquaient pas d'individuelle stricte mais avait surtout pour rôle de repousser leurs adversaires directs des abords du rond central, leur zone préférentielle.

Chargé de fermer le flanc droit de la défense merengue, Arbeloa s’ajoutait à ce travail de pressing lorsque l’ailier gauche barcelonais -Iniesta ou Fabregas- décrochait depuis sa zone. La grande différence entre la prestation du Real Madrid et celle du Milan la semaine dernière résidait dans le travail de la ligne d’attaque au pressing. Alors que Allegri avait utilisé sa pointe (Pazzini) pour bloquer Busquets, Mourinho a fait de Higuain le joueur chargé de faire remonter le bloc lorsque le Barça était contraint de reculer. A chaque passe en retrait, Higuain sortait en pointe du pressing, entraînant le reste de l’équipe dans sa foulée. Un travail de l’ombre mais qui a eu son importance puisqu’il a permis au Real de repousser Xavi et Busquets de leur zone de confort -zone dans laquelle ils peuvent normalement rester si l’adversaire ne sort pas de sa moitié de terrain-.

Derrière, Varane et Ramos se retrouvaient sans protection (les Milanais Mexès et Zapata bénéficiaient eux de la présence d’Ambrosini juste devant) mais cela ne les a pas empêchés de suivre le mouvement du bloc en surveillant les déplacements de Messi dans l’entrejeu, de manière à limiter la distance avec leurs milieux de terrain… quitte à laisser leurs latéraux en dernier rideau face aux deux attaquants excentrés du Barça.

Les latéraux madrilènes en couverture : une situation que l'on retrouvait lors des confrontations entre Malaga et Barcelone au mois de janvier (lire : FC Barcelone 2-2 Malaga, l'analyse tactique).

Les intentions du Barça :

Durant les premières minutes de jeu, le Barça a su se défaire de son adversaire au milieu de terrain en utilisant des armes jusqu’ici très peu utilisées. A plusieurs reprises, on a pu voir ses relanceurs (Piqué, Puyol, Xavi, Busquets) s’adapter à leurs positions reculées (en raison du bloc madrilène) en jouant plus direct, à destination de leurs attaquants. Leurs transversales recherchaient notamment Pedro ou Messi (à droite) ou Iniesta (à gauche) afin de les mettre dans des situations de un-contre-un face à Arbeloa et Coentrao. La toute première occasion de la partie (Messi, 2e) est d’ailleurs intervenue après un duel gagné par Pedro sur son aile.

Dans l’entrejeu, les solutions étaient apportés par Iniesta. En début de partie, Fabregas complétait bien ses déplacements en allant occuper l’aile et Arbeloa alors que le n°8 repiquait dans l’axe pour se rendre disponible entre Xabi Alonso et Khedira (voir capture précédente). Il pouvait alors récupérer les ballons de ses milieux de terrain et se mettre dans le sens du jeu, n’ayant aucun adversaire dans son dos pour l’empêcher de se retourner. A défaut de pouvoir attaquer la défense adverse, il pouvait poser le jeu et permettre au Barça d’atteindre sa zone préférentielle dans de bonnes conditions.

A plusieurs reprises, Jordi Alba, Fabregas, Pedro voire même Messi ont aussi tenté d’offrir des solutions dans la profondeur, lorsque Xavi se retrouvait assez bas dans sa moitié de terrain pour ne pas être pressé. Malgré quelques alertes, le Real a rapidement su se mettre à niveau pour répondre à ces mouvements : face à Jordi Alba, Di Maria n’a notamment pas hésité à redescendre, l’Argentin couvrant parfois même son latéral droit (voir par ailleurs). De la même façon, Coentrao était parfois plus bas que le reste de la défense pour ne pas être pris dans son dos par Pedro.

Le Real replié :

Une fois les Barcelonais sortis de leur moitié de terrain, les Madrilènes se repliaient de la même manière que lors du match aller fin janvier (lire : Real Madrid 1-1 Barcelone, l’analyse tactique) : Özil et Higuain revenaient défendre et protéger la paire Xabi Alonso-Khedira. A hauteur de Busquets, les deux attaquants madrilènes étaient là pour harceler le n°16 catalan ainsi que les joueurs décrochant à sa hauteur pour aider à la circulation du ballon. Ils ont plusieurs fois coupé la route d’adversaires qui tentaient de porter le ballon dans cette zone afin de renverser le jeu côté opposé. Derrière ce premier rideau, Xabi Alonso et Khedira se concentraient eux sur les Barcelonais présents entre les lignes, accompagnant le pressing dès lors que la menace était faible sur l’axe Varane-Ramos (un seul joueur au lieu de deux).

Le travail du quatuor Higuain-Özil-Xabi Alonso-Khedira face à la construction adverse. Hors-champ, seul Piqué et Puyol sont hors de la pression madrilène sur l'axe. Mais si le ballon leur revient, ils devront faire face à la remontée du bloc madrilène.

Généralement organisé sur deux lignes dans cette zone (Busquets-Xavi, Iniesta-Messi par exemple, avec dans ce cas Fabregas sur l’aile gauche et Pedro à droite), les Barcelonais ne pouvaient créer des différences qu’en remportant leurs duels ou en prenant plus de risques offensivement. Mais lorsque qu’un pensionnaire de la première ligne (Busquets ou Xavi) se projetait vers l’avant, le Real Madrid répondait en faisant décrocher Özil à hauteur de ses milieux de terrain, de manière à ce qu’aucun surnombre ne puisse se créer. Sur les ailes, Di Maria et Ronaldo complétaient le travail de leurs latéraux en les protégeant face aux montées de Jordi Alba et Daniel Alves.

Offensivement, tout était fait pour libérer Ronaldo sur les contres. Sitôt le ballon récupéré par ses partenaires, le Portugais quittait sa position côté gauche pour couvrir toute la largeur du terrain. L’action aboutissant à l’ouverture du score a bien illustré son rôle de premier attaquant. Özil et Higuain sont d’abord revenus défendre afin d’empêcher le Barça de ressortir le ballon de l’aile gauche où il tentait de développer une attaque. Grâce à l’avantage du nombre, les Madrilènes ont récupéré le ballon et ont trouvé les relais de leurs deux attaquants pour éliminer la première couverture de Busquets (lob de Özil pour Higuain). Derrière, c’est la défense centrale du Barça qui a ensuite failli, Puyol manquant d’intercepter la passe de l’Argentin et Piqué concédant le penalty face à Ronaldo.


Quelques secondes avant le contre menant au penalty : le Barça veut créer le surnombre sur l'aile. Alba et Iniesta sont accompagnés par deux axiaux. Özil, Higuain, Xabi Alonso et Khedira se sont excentrés pour aider Di Maria et Alba. Dans l'axe, Ronaldo est déjà bien placé pour démarrer dans le dos de Fabregas et Busquets (à gauche de l'image). Ce dernier se retrouvera seul pour contenir Özil et Higuain.

Au-delà de cette offensive,  le Real misait sans surprise sur le mouvement pour faire la différence en attaque. Les joueurs de transition (milieux axiaux, latéraux) ont limité les prises de risque, laissant le soin à leurs quatre offensifs d’offrir des solutions. Ces derniers ont notamment cherché à éviter l’axe le plus possible, soit la zone de Busquets. Adversaire direct de l’international espagnol sur le papier, Özil a bougé sur toute la largeur du terrain, compensant les courses d’attaquant de Ronaldo ou celles vers le coeur du jeu de Di Maria afin d’offrir des solutions sur les extérieurs.

L’évolution de la partie :

Après avoir encaissé l’ouverture du score, le Barça a changé de visage à la relance en abandonnant le 2 + 2 (Piqué-Puyol + Xavi-Busquets) pour passer à une seule ligne de trois, avec Busquets décroché entre ses deux défenseurs centraux. L’objectif était à la fois de libérer Busquets de la pression adverse tout en ouvrant l’espace qui lui était dévolu à des joueurs capables d’attaquer la première ligne madrilène avec le ballon (Fabregas, Iniesta). Mais les Madrilènes ont profité du recul de Busquets pour augmenter la pression et resserrer le marquage dans l’entrejeu. Xabi Alonso restait sur Xavi et le duo Iniesta-Fabregas était toujours suivi de près par Arbeloa et Khedira. Les sorties au pressing du premier auraient pu ouvrir des brèches dans la profondeur pour Jordi Alba, mais après quelques appels intéressants (dans le vide), le latéral gauche a vu Di Maria se replacer pour couvrir son latéral droit.

La relance à trois du Barça et l'organisation madrilène : où l'on distingue bien le rôle d'Arbeloa, chargé de compléter le travail de Xabi Alonso et Khedira, ainsi que la nécessité d'une couverture de la part de Di Maria face à Jordi Alba.

Par la suite, le Barça est revenu dans son schéma traditionnel mais sans plus de solution. En début de deuxième mi-temps, le Real Madrid s’est montré plus prudent, pressant moins mais conservant son travail de harcèlement sur la construction catalane grâce à ses quatre axiaux (Xabi Alonso, Khedira, Higuain, Özil). Les hommes de Mourinho ont finalement assommé leurs adversaires en faisant le break peu avant l’heure de jeu en profitant d’une montée non-gagnante de Piqué. Laissant Puyol et Busquets derrière lui (avec Alba côté gauche), le défenseur central a permis au Barça de faire la différence dans l’entrejeu… mais le mouvement a ensuite buté sur la défense madrilène. Alba resté en couverture, Di Maria était du coup resté aux avants-postes et a hérité du ballon renvoyé par sa défense. L’Argentin a ensuite fait la différence en un-contre-un face à Puyol avant de voir Ronaldo finir le travail (57e).

Dans la foulée, Jordi Roura a réagi en faisant entrer en jeu Villa à la place de Fabregas. L’ancien attaquant de Valence a apporté une présence supplémentaire à la pointe de l’attaque et permis à Iniesta de retrouver sa position habituelle. Cela n’a toutefois pas permis au Barça de revenir dans la partie, l’équipe se montrant incapable de retrouver un semblant de cohérence offensive face à un Real toujours aussi bien en place. Les hommes de Mourinho n’ont jamais relâché la pression au milieu et ont définitivement plié la rencontre grâce à un nouveau but de Varane sur corner (68e). José Mourinho a ensuite pu gérer la fin de partie tranquillement en faisant entrer Callejon (71e) et Pepe (78e) pour reposer Higuain et Özil, énormément sollicités en phase défensive.

Conclusion :

A l’issue de la rencontre, Jordi Roura a laissé entendre que des changements en vue du prochain match contre Milan étaient « possibles ». A moins d’un réveil des individualités d’ici le 12 mars prochain, ils semblent aujourd’hui indispensables. Nombreux sont les soucis collectifs de cette équipe, de son incapacité à presser -l’un de ses points forts il y a quelques mois- à la non-complémentarité de Fabregas et Iniesta qui passent le plus clair de leur temps à se marcher sur les pieds plutôt qu’à compenser efficacement leurs déplacements -malgré quelques bons mouvements en début de partie-. Dans les deux cas, la solution pourrait passer par un rééquilibrage des forces devant, avec la relance d’un profil similaire à Pedro sur l’aile gauche (Villa ? Sanchez ? Tello ?). Reste à savoir qui en ferait les frais dans l’axe (Fabregas ?). De son côté, le Real a confirmé son excellent comportement des derniers Clasicos. Même si Mourinho a encore deux victoires de retard sur le duo Guardiola-Vilanova, la Manita est désormais bien loin.

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12 réponses

  1. nacer dit :

    C’est curieux que tu ne dise pas un mot de l’éventuel impact de l’absence de Vilanova sur le banc du Barça. Surtout qu’il me semble qu’ils ont rarement prit deux défaites aussi claires les éliminant quasiment des coupes (Coupe du roi, c’est fait et CL qualif très compromise).
    Il y aurait quelque chose à creuser, non ?

  2. f cherche f dit :

    Wahoo, quelle analyse complète, je n’ m’attendait pas à un tel résumé technique. Ça me fait plaisir d’avoir trouvé un site comme le votre où l’on peut réfléchir sur les tactiques durant les match. Êtes-vous du métier ? En tout cas merci de partager vos analyses avec nous!

  3. said dit :

    J’adore ce site web , c’est le meilleur site d’analyse tactique que j’ai trouvé sur internet!!! merci pour toutes ces analyses !! j’espère que tu feras une vidéo sur ce match précisémment car le real a été juste parfait tactiquement , c incroyable !!!!

  4. Pierre dit :

    Plusieurs points à te soumettre sur le jeu du Barca en plus des constats que tu as fais en conclusion. D’abord absolument d’accord avec toi sur l’absence de Tito et sur le replacement dans l’axe de Iniesta à la place de Cesc. Hier j’ai trouvé iniesta trop cantonné à gauche meme si en effet il revient parfois dans l’axe en inversant avec Fabregas. Ca place est au milieu. L’entrée de Villa ou Tello (Alexis est en manque de confiance) à gauche est indispensable pour apporter de la profondeur et plus de présence offensive. Ensuite la défense Puyol Piqué montre de serieuses limite et l’entrée de Mascherano me semble inévitable pour stopper la « sangria ». Enfin les limites défensives sont aussi liés à un problème sur le repli défensif des latéraux. Le Barca ne peut pas jouer à 4 derrière mais avec deux latéraux aussi offensif. La force du 4-3-3 époque Guardiola c’était que Abidal à gauche était un defenseur avant tout. Soit le Barca joue en 4-3-3 avec des montés alternés et donc (à mon avis) Dani Alves doit etre sacrifié pour Mascherano et replacer Puyol à droite par exemple ou alors Adriano à droite qui a un profil plus défensif. Soit le Barca revient à 3 derrière mais en limitant leur montés.

    J’attend tes impressions sur le role des latéraux

  5. Les montées communes des deux latéraux sont possibles. Mais on revient à ce que tu dis précédemment sur le niveau de la défense. Hier, c’est elle qui fossoie les espoirs du Barça sur les deux premiers buts. Puyol et Piqué à leur niveau, Ronaldo n’est jamais lancé. Deux lignes de deux joueurs en couverture (Puyol, Piqué & Busquets, Xavi) peuvent suffire. Même seulement trois joueurs comme le faisait le Barça avant, lorsque tu as la maîtrise tactique des débats. Mais tes gars doivent être quasi-irréprochables.

  6. nabil dit :

    Merci pour l’analyse toujours au top
    à votre avis est ce qu’on peut parler d’un fin de cycle du coté du Barça ?

  7. RMCF dit :

    Il me semble que Mourinho ne fait que grandir Clasico après Clasico, même s’il y a quelques rechutes de temps à autres il se perfectionne et commence à poser de sérieux problèmes au Barça depuis un certain temps.
    Ça sera un gros soulagement au Barça de le voir quitter le banc madrilène dès cet été.

  8. Bola dit :

    Les problèmes du Barça sont évidents depuis le début de la saison même quand le Barça enchaînait les victoires , et ces victoires sont du à la performance de Messi Pique et Valdes et à la chance.
    à mon avis les problèmes sont les suivants :
    -Pas de pressing à la perte de la balle , et c’est ce qui faisait la force du Barça avant.
    -Messi et Fabregas qui ne font aucun travail de pressing , et qui pressent très mal quand ils le fond. en plus ils ne se replient pas lorsque c’est nécessaire. je peux le comprendre pour Messi mais pas pour Fabregas.
    -Le manque de vitesse et de mouvement.
    -Le manque d’appels en profondeur.
    -La monotonie du jeu , peu de variation dans le jeu.
    -Le manque d’initiative , on attends tout de Iniesta et Messi.
    -L’absence d’une pointe dans certains matchs qui le nécessite , ce qui permet de libérer des espaces pour Messi.
    -Et dernièrement Pep qui nous manque. on disais que Barcelone fonctionne sans coach mais c’est faux et on le vois , surtout le match du Milan qui est le plus mauvais match du Barça depuis 5 ans, on voyais Barcelone qui n’arrive pas à créer une seule occasion ce qui n’arrivais jamais avec Pep , même quand le Barça de Pep perdait c’est parce qu’il ratait les occasions et pas parce qu’il n’arrivait pas à les créer.

    Dans beaucoup de match l’adversaire se met en bloc de 20m à 30m ce qui rend le jeu de passe compliqué parce que les espaces n’existent pas , on vois clairement 3 murs devant le Barça , au début de la relance du Barça l’adversaire presse les défenseurs et surveille Xavi et Busquets et dés que la balle passe le premier mur , le bloc de l’adversaire recule ce qui fait qu’il doivent refaire le travail depuis le début , et le gros problème c’est quand le barca ne joue pas vite ce qui permet le retour du bloc . à mon avis la solution dans ce cas c’est les appels dans le dos des défenseurs adverse quand le bloc adverse est haut, le travail devient plus facile et il sera possible de sauter les 3 murs avec une seule passe longue , mais barcelone insiste sur le jeu court même quand l’adversaire ferme les espaces.

    @RMCF
    Mourinho n’a rien inventé , c’est juste que le Barça est mauvais depuis le début de la saison. Mourinho joue de la même manière depuis qu’il est à Madrid (sauf les 3 ou 4 premier classico) mais Madrid n’a jamais mit 3 but dans un classico.

  9. aziz dit :

    Bonjour,
    La qualité du jeu du Barça s’est dégradée progressivement depuis un an environ, ça c’est sûr. Mais il n’ y a rien d’étonnant : il fallait bien que ça arrive un jour. Je rejoins « Bola » dans son argumentaire. Par contre ce qui n’est pas normal c’est que les dirigeants du Barça ne l’aient pas prévu! Depuis le temps que les performances des défenseurs sont en baisse, que Xavi vieillit, que les anciens grands espoirs (Pedro, Sanchez, Fabregas)ont montré leurs limites et que Messi ne pouvait plus être aussi inhumain, il fallait ANTICIPER tout ça! c’est le propre de bons dirigeants. Il n’ y a eu aucune anticipation, ni dans le recrutement 2012 (Song hahaha!!) ni dans le changement d’entraineur (Tito c’est déjà zéro alors que dire de Jordi ….). le Barça est à la dérive. Quel contraste entre le match de mardi et ceux du 1-3 et 1-2 de l’an dernier à Madrid. Le Barça a été mené au score comme mardi mais avec quelle patience et sang froid ils avaient réussi à redresser la barre. Mardi entre le premier te deuxième but on aurait dit une de ces équipe écossaise pleine de bonne volonté mais sans aucune culture tactique, pressée de marquer pour se rassurer. C’est dommage de finir comme ça pour une des meilleurs équipes de tout les temps. Les lendemains seront durs car je n’ai pas vu dans les réactions d’après-match une tentative d’autocritique quelconque. Ce qui est encore grave c’est que ce n’est pas « seulement » le collectif qui est moins performants mais le joueurs aussi! j’ai vu contrôles et des passes ratés de la part de Xavi, Iniesta et Messi hallucinants!

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