Barcelone 2-2 Real Madrid, l’analyse tactique

Au mois d’août, les deux équipes s’étaient quittées sur une Supercoupe remportée par le Real Madrid grâce à deux buts inscrits au Nou Camp. Depuis le Barça a eu le temps de prendre huit points d’avance, faisant de ce premier Clasico de la Liga 2012/2013 un rendez-vous déjà très important pour le Real. Les Madrilènes sont rentrés forts dans la partie, posant des problèmes à leurs adversaires dans l’entrejeu. Mais, comme toujours, les Catalans ont fini par faire les ajustements nécessaires pour faire courir leurs adversaires. Malgré le nul concédé, ils sortent de la pelouse après avoir affiché une grosse maîtrise en deuxième mi-temps.

Le Real densifie le milieu de terrain :

José Mourinho ne cherche plus à surprendre le Barça. Excepté Benzema préféré à Higuain, son onze de départ dimanche soir était identique à celui qui avait accueilli Barcelone à l’occasion du match retour de la Supercoupe. A l’inverse, les blessures de Puyol et Piqué ont forcé Tito Vilanova à construire une défense inédite pour ce choc au sommet. Song ? Busquets ? Les deux sentinelles semblaient tenir la corde pour occuper le poste de défenseur central aux côtés de Mascherano, mais c’est finalement Adriano qui a hérité du poste. Jordi Alba en profitait pour disputer son deuxième Clasico en tant que titulaire côté gauche. Devant lui, il retrouvait pour la première fois de la saison Iniesta, avec lequel il avait formé une belle doublette lors du dernier Euro. Le n°8 catalan se retrouvant à gauche, c’est Fabregas qui récupérait le poste axial aux côtés de Xavi et devant Busquets.

Comme lors de la majorité des derniers affrontements entre les deux formations, les premières minutes de la partie ont été à l’avantage des Madrilènes. Özil et Benzema formaient une première ligne censée défendre à hauteur de Busquets, qui a du ocup été rapidement rejoint par un Xavi décrochant de sa position de relayeur pour faciliter les sorties de balle. Derrière ce duo, Xabi Alonso et Khedira restaient en place dans l’axe, au niveau du rond central, formant le coeur du premier rideau défensif madrilène. A cette hauteur du terrain (celle de la première passe vers l’avant du Barça), ils se positionnaient au marquage de Fabregas et Xavi ou, selon les situations, sur les lignes de passe en direction de Fabregas et Messi. A droite, Di Maria devait surveiller les déplacements d’Iniesta et le suivre vers l’intérieur du terrain si ce dernier venait à repiquer pour offrir une solution supplémentaire. Si l’Espagnol démarrait dans le dos de l’Argentin, c’est Arbeloa qui se chargeait de le marquer ; Di Maria héritait alors de la fermeture du couloir face à Jordi Alba.

Le Real face à la relance adverse : Özil et Benzema sont en première ligne et s’opposent au trio Adriano, Mascherano, Busquets. Dans l’entrejeu, les marquages sont distincts : Xabi Alonso face à Fabregas, Khedira face à Xavi, Di Maria face à Jordi Alba. A noter la défense madrilène qui évolue très haut afin de limiter le rayon d’action de Messi s’il vient à être servi dos au but. Un positionnement qui permet à Arbeloa de suivre Iniesta quand il décroche pour créer un surnombre face à la première ligne madrilène.

Une fois la première relance effectuée par le Barça, via ses milieux ou ses défenseurs centraux (non-couverts par le système madrilène), Özil se repliait sur la même ligne que Xabi Alonso et Khedira afin de marquer Xavi, Fabregas et Messi qui travaillaient dans leur zone. Di Maria et Arbeloa continuaient de gérer les rentrées d’Iniesta à l’intérieur du terrain. A droite, Ronaldo et Marcelo n’avaient pas le même problème puisque Pedro était l’attaquant chargé d’amener de la profondeur au jeu du Barça. Néanmoins, ses rares décrochages l’ont parfois vu hériter du ballon dans des positions idéales. Derrière ce premier rideau madrilène, le second se tenait le plus haut et le plus proche possible de manière à jaillir sur une passe qui n’aurait pas été interceptée ou sur un joueur qui aurait pris le dessus dans un duel et se serait retrouvé dans le sens du jeu.

Le Real en attaque :

Offensivement, les Madrilènes cherchaient d’abord à ressortir le ballon par les couloirs s’il ne s’agissait pas d’attaques rapides construites pour exploiter la vitesse de Ronaldo. Özil évoluant à hauteur de ses milieux de terrain, ils n’avaient de toute façon pas le choix : sans adversaire direct à marquer, Busquets était un élément de dissuasion assez efficace pour que le Real ne cherche pas à remonter le terrain plein axe. Du coup, le Real a surtout exploité son couloir droite pour développer ses attaques. Benzema se positionnait dans le dos de Jordi Alba, chargé d’animer le couloir en phase offensive pour le Barça. Le Français devait conserver le ballon en attendant le soutien de Di Maria puis de Özil. Au coeur du jeu, Khedira suivait parfois les actions mais les principaux soutiens aux attaques venaient surtout de la gauche avec, évidemment, Ronaldo mais surtout Marcelo. Le latéral brésilien quittait son couloir pour devenir une sorte d’électron libre au coeur devant la surface barcelonaise, participant aux mouvements à une touche initiés par ses partenaires. Les six hommes se sont d’ailleurs retrouvés dans les 20 mètres du Barça sur l’action du 1-0.

Si le Real a peu lancé ses mouvements via le couloir gauche, c’était en particulier en raison du caractère très prudent de Daniel Alves. Le Brésilien n’est que très peu monté aux avants-postes, laissant à Pedro le soin d’animer l’aile droite. En vérité, son rôle était de ne pas trop s’éloigner de Ronaldo, afin d’éviter à la défense barcelonaise d’avoir à contenir elle-même les percées du Portugais. Remplaçant d’Alves, sorti sur blessure, Montoya a eu le même comportement, ne prenant jamais le couloir droit alors même que le Barça se faisait de plus en plus pressant. Une limitation des risques qui ne l’a quand même pas empêché d’envoyer une superbe frappe des 20 mètres sur la barre de Casillas en fin de partie.

Busquets change de rôle :

Considérablement gêné par le pressing madrilène, le Barça est entré dans son match petit à petit, au fil d’ajustements effectués dans l’entrejeu. Il a d’abord fallu que Iniesta et Alba trouvent le bon rythme sur l’aile gauche. Le latéral se transformait en ailier sur les phases offensives tandis que son partenaire rentrait dans l’axe pour participer à la circulation du ballon. Mais le joueur-clé de ce match a finalement été Sergio Busquets. Sans adversaire direct dans sa zone, la sentinelle catalane a profité du recul de Özil à hauteur de Xabi Alonso et Khedira pour se joindre à ses partenaires à la création, au lieu de rester en retrait. En début de partie, son influence se résumait à quelques ouvertures en profondeur, à destination de Pedro ou Jordi Alba. Soit un rôle similaire à ceux d’Adriano ou Mascherano lorsque le Barça était en possession du ballon.

Mais en jouant une ligne plus haut, il a offert un relais supplémentaire à Xavi et Iniesta qui travaillaient à la tenue du ballon dans le camp madrilène. Busquets, Xavi, Iniesta, Fabregas et Messi : ils étaient désormais cinq à faire tourner le ballon autour des trois milieux axiaux adverses (Özil, Xabi Alonso, Khedira). Les deux premiers ainsi qu’un troisième homme multipliaient les échanges latéraux et les permutations pour perturber le travail défensif des Madrilènes tandis que les deux derniers se positionnaient entre les lignes, le plus souvent sur la trajectoire des passes menant au décalage sur les ailes. Au bout de celles-ci, Jordi Alba (à gauche) et Pedro (à droite) étaient à la finition. Après des échanges pour fixer le Real dans l’axe, le mouvement se terminait par un un-contre-un dans le couloir. Le côté gauche étant bien bloqué par le duo Di Maria-Arbeloa, c’est par la droite et Pedro que les Catalans sont le plus souvent passés. Délaissé par Ronaldo, Marcelo a dû non sans mal contenir les tentatives de son adversaire direct : l’une d’entre elles a abouti à l’égalisation catalane.

L’animation du Barça : Busquets, Xavi et Iniesta au lancement de jeu, Messi et Fabregas entre les lignes, Alba et Pedro en fin de mouvement. Notez la différence entre le côté gauche du Real (Ronaldo non-concerné) et le droit où Arbeloa est au marquage de Fabregas tandis que Di Maria ferme le couloir à Jordi Alba.

Au retour des vestiaires, le Barça a confirmé son animation en deux changements. Fabregas a d’abord abandonné le coeur du jeu pour le laisser à Iniesta. L’ancien Gunner s’est retrouvé dans un nouveau rôle de relais sur le flanc gauche pour atteindre Jordi Alba (tout en fixant Arbeloa). A sa sortie, Sanchez a repris son poste. Dès que le Barça atteignait sa zone, il proposait un relais avant de filer dans la surface de réparation pour être à la réception d’un possible centre d’Alba ou d’un autre soutien. Au fil des minutes, le Barça a fait la loi au milieu de terrain face à des Madrilènes désormais contraints de subir les assauts adverses. Busquets, Xavi et Iniesta donnaient le tempo. Messi (et Sanchez) jouaient les relais. Pedro et Alba étaient si nécessaire à la finition sur les ailes. En face, le bloc-équipe madrilène a fini la rencontre coupé en deux : face à la domination territoriale du Barça, la relance se devait d’être longue et tout se jouait entre Ronaldo, Higuain et Montoya, Adriano ou Mascherano à la réception.

Malgré tout, le nul :

Pourtant, malgré un deuxième acte à l’avantage du Barça, les hommes de José Mourinho s’en sont sortis avec le point du match nul. Inscrit cinq minutes après le coup-franc de Messi (2-1), le but égalisateur a été l’un des derniers symboles du pressing du Real dans cette partie. Tout est en effet parti d’un duel remporté par Arbeloa face à Sanchez, récupération suivie d’une transmission rapide vers Özil, futur passeur décisif, alors que le bloc barcelonais était en pleine remontée. Sans la protection de Busquets, la défense centrale catalane a coulé : Mascherano est sorti à contre-temps et Ronaldo s’est engouffré dans la brèche pour égaliser et maintenir le Real à huit points de retard du Barça au classement.

Au final, un Clasico dans la lignée des précédents. Le Real a son schéma pour gêner la circulation et l’animation catalane mais n’a pas les jambes pour tenir le choc pendant 90 minutes. Au vu de la mainmise catalane sur la deuxième mi-temps, le score final est plus dû à la charnière sans expérience du Barça (passive sur le premier but, fautive sur le second) qu’à un réel équilibre des débats sur l’heure et demie de jeu. En résumé, le Real a certes eu une demi-heure de domination au cours de laquelle il aurait pu faire le break (poteau de Benzema à 1-0), mais il n’a toujours pas trouvé la formule pour empêcher la machine barcelonaise de prendre l’ascendant passé ce premier temps fort…

Vous aimerez aussi...

13 réponses

  1. aziz dit :

    Très bonne analyse Florent. Comme tu le dis et contrairement à ce que j’ai lu sur pas mal d’articles, ce match confirme la supériorité des catalans et le début de saison mi-figue mi-raisin du réal. Quand la machine est lancée, les madrilènes ne font pas le poids. Ils ne doivent leur salut qu’à un très bon Ronaldo et à une très mauvaise défense en face.
    Cependant, ce Barça n’est plus aussi incisive que lors de la période 2009-2011. Le réal n’est pas aussi bon aussi (Benzema, Ozil, Di Maria, Khedira, Higuain ont atteint leur niveau max). Je ne vois pas ces deux équipes passer contre des coriaces (Chelsea, Juventus par ex.). Pour le Barça, il y a beaucoup de joueurs qui ne sont pas à leur place et pas mal qui ne sont plus aussi bons techniquement et physiquement. Résultat : Le jeu du Barça n’est plus harmonieux et sur le terrain, le placement est chaotique. En plus, la récupération rapide du ballon -un élément clé de la force du Barça- ne se fait plus très bien. Quelques impressions sur les joueurs :
    1- Mascherano: à quand son transfert??? Ce n’est clairement pas un central de métier. D’accord, ce n’est pas sa faute s’il est utilisé comme ça.
    2- Fabregas: c’est quoi son poste? 8, 10, 9? à droite, à gauche, au milieu???
    3- Sanchez: ne doit jamais être titularisé. Il doit être utilisé comme (super) joker car quand il rentre à 20 minutes de la fin et que l’adversaire est enfin fatigué de courir derrière la balle ses appels font vraiment mal car il bouge beaucoup,
    4- Alves: un défenseur passif (il laisse Ronaldo tirer sur le premier but sans le gêner et ce n’est pas la première fois) et un ailier qui ne sait pas déborder. Un faux grand joueur.
    5- Pedro: quand est-ce il va enfin éclater??
    6- Messi: il se transforme progressivement en vrai 10 et ne fait plus pratiquement ce qui l’a rendu célèbre: ses chevauchés fantastiques. Il lui manque devant un Eto’o pour combiner. De plus depuis le début d’année il fait plein de passes ratées. Ne semble plus aussi concentré qu’avant. Penserait t-il à 2014 et le trophée qui lui manque tant ??
    7- Villa : un vrai super attaquant qu’on ne fait pas jouer. Comprends pas….
    8- Les prétendus absents qui pourraient rendre la défense plus forte: Piqué, Puyol et Abidal. Soyons sérieux, l’année dernière ils étaient le maillon faible du Barça. Restons cohérents. Ils sont un peu mieux que les remplaçants mais comme le Barça pressait plus les années précédentes, ils étaient moins sollicités.
    9-Villanova : Aucun charisme. Reproduit les schémas de Guardiola en moins bien. A l’image de la défense du Barça.

  2. Vertonghen dit :

    Très belle analyse encore une fois!

    Et comme le dis aziz, beaucoup de joueurs ne sont plus à leur niveau et ce des 2 cotés!
    Coté Real: Di Maria et Özil me déçoivent beaucoup et je trouve que Khedira n’est jamais aussi bon avec le Real qu’avec la Deutsche Mannschaft!
    Coté Barcelona: Alves, Pedro, Sanchez et…Messi! Honnêtement, depuis 6 mois, selon moi, Messi est presque redevenu un joueur comme les autres! Ok, il marque toujours pas mal de but mais n’a plus cette empreinte sur le jeu qu’il avait précédemment!

    Pour moi, et je sais que ça ne va pas plaire à beaucoup, mais l’Homme de ce « El Clásico », c’est Xabi Alonso! Ce mec est absolument monstrueux dans l’entrejeu! Je crois qu’on fait difficilement mieux…à la fois en 8 et en 6! Le seul qui peut peut être atteindre ce niveau d’excellence, c’est Jan Vertonghen, si il jouait à ce poste!

    Eh puis, on ne peux pas parler d’un Barça-Real sans parler du ballon d’or, alors…je dirais qu’il sera surement le propriété de Messi ou Ronaldo et je le dis: je ne peux que trouver ça dommage car d’autres le méritent plus, à mes yeux!

  3. Joe dit :

    J ai l impression d avoir vu un autre match, vous parler d une supperiorité du barça tout en ridiculisant le jeu du Real. Vous dites aussi que les buts marqué par le real sont tout simplement dû à une mauvaise défense, Bof. A mon avis c est le barça qui a été le plus chanceux, un ballon non dégagé par Pepe laissant Messi le hasardeux a son habitude en face à face ac Casillas ( en voilà une erreur defensive et non pas un exploit individuel), et puis sur le second but, Messi qui remonte le ballon de deux mètres de façons a ce qu il passe au dessus du mur ( la triche comme d hab) puis avc une mauvaise detente du fameux loupeur Benzema, bref y a pas de quoi sauter de joie et de crier partout que le barça est une équipe qui domine le foot espagnol, c est surtout un real quiest actuellement en une mauvaise passe.

  4. A aucun moment le jeu du Real n’est ridiculisé dans cet article. Le fait est que depuis plusieurs matchs (sans parler du score), le schéma se répète : le Real démarre fort (30 min), avant que le Barça ne prenne l’ascendant au milieu (60 min). Enfin, vu le commentaire, je pense que vous postez depuis un camp en particulier. Ce qui n’est jamais mon cas quand j’écris sur cette confrontation.

  5. larbi dit :

    tout d abords je vous remercie de cette superbe analyse et je vous fait savoir que personnellement je ne suis pas un technicien du football mais je suis un amoureux du foot et je ne dirai mon équipe préféré, ce que j aime savoir c’est que j’ai lu presque les même analyses depuis que le barca a gagné 06-02 c’est les même analyse aussi même lorsque le barca a fait match nul ou a perdu c’est la même chose toujours le barca qui joue et domine alors lors de la super coupe on a dit que le barca n’a pas mérité la défaite au bernabeu mais c’est la faute a valdes(le deuxième but au new camp), la question que je veut posé (je veut une réponse svp) comment explique les deux défaite et le dernier match nul du barca , alors quel a dominé la plus grande temps des match, as c’est le système défensif du real ou la mal-chance , ou la décadence du niveau des joueurs clés du barca, ou c’est le non creation de nouveau system de joue( manque de créativité tactique …) ou bien c’est le non ou mauvais recrutement ou … si le barca domine pourquoi elle ne marque pas de but pourquoi elle ne gagne pas???. mais par contre le real madrid a changé bcp de tactique et systeme de joue depuis la defaite de 0-5. ce qui lui a conduit a gagné a new camp merci

  6. vincent dit :

    Selon moi, le schéma de jeu du Real décrit ici par Florent n’est pas une nouveauté. C’est le même à chaque fois ces dernières saisons contre le Barça, à l’exception notable de la finale de Coupe du Roi d’il y a 2 saisons, emportée par les Merengue.
    Je rejoins les analyses des commentaires précédents : de part et d’autre, plusieurs éléments clef sont en phase descendantes, ou simplement pas encore dans leur rythme de croisière. C’est le cas d’un Busquets, que j’ai trouvé en dessous de son niveau réel (pertes de balles, déchets inhabituels,…). Je crois également que certains plafonnent non pas à cause d’un manque de qualités à la base, mais parce qu’ils sont bridés par la présence d’individuallités talentueuses cannibalisant le jeu. Je reste convaincu que le départ d’un Ronaldo, bien loin d’affaiblir le Real, permettrait à des joueurs comme Ozil, Benzema ou Higuain de franchir encore un palier.

    Un dernier point concernant Fabregas : il est clair que son influence n’est pas à la hauteur de son talent. En cela, on se rend compte que le choix du Barça de jouer en 3-4-3 ne lui convient pas. Positionné en « pointe » (si on peut parler de pointe dans ce système), il n’est absolument pas mis dans les meilleures dispositions pour peser sur le jeu. Le poste qui lui convient est soit celui de 9,5 (occupé par Messi) ou celui de 8-10 (occupé par Xavi). Autant dire qu’il va devoir prendre son mal en patience. Mais le jeu en vaut la chandelle quand on connaît le talent du joueur.

  7. aziz dit :

    @vincent
    effectivement il serait bon de voir le réal et le barça jouer sans ronaldo et messi. ça responsabiliserait plus certains joueurs et améliorerait les collectifs.

  8. the teacha dit :

    Je suis d’accord pour voir un barça-real sans les 2 stars, je suis persuadé qu’on verrait un top match!!!
    Concernant Fabregas, je pense que c’est la relève de xavi voir d’iniesta plus tard mais actuellement, je comprends pas qu’on le mette en 9 et demi. Avoir dépensé 35 millions pour le mettre à un poste qui n’est pas le sien, surtout que le barça l’a formé en n°6, voir n°8 et qu’arsenal à pris la relève à ce poste la. c’est un peu bizarre

  9. Vertonghen dit :

    Mettre un gars en 9,5 alors qu’il n’est absolument pas fait pour ce rôle, c’est une invention de Guardiola! Encore une chose sur laquelle il s’est foiré.
    Le Barça a développé l’un des meilleur football jamais proposé dans l’Histoire du foot tant que Guardiola s’est contenté d’appliquer ce que lui avait enseigné Bielsa! Après, il est devenu fou et à eu la lubie de jouer en 3-4-3! BAM! tout a explosé! D’abord parce que joué le 3-4-3 avec des gars comme Alves, qui ne couvre jamais son couloir ou encore Messi, à qui on ne demande AUCUN travail défensif, c’est de la pur folie. Et ensuite, parce qu’en positionnant Messi en 9,5, Guardiola a rendu son Barça « Messi dépendant » et dès que Messi a été un ton en dessus…plus rien n’a été! Villanova l’a vu et tente de rendre a Messi son naturel et son empreinte sur le jeu mais c’est pas gagné.

    Je le dis haut et fort: Barcelona sans Messi serait beaucoup plus fort collectivement!

  10. aziz dit :

    @vertonghen
    Tout à fait d’accord avec ton analyse sur Guardiola. Le 3-4-3 qui m’avait subjugué au début (je l’avoue) s’est révélé être un grave errement tactique. Contre des équipes pas costauds ça donnait l’illusion de voir un tsunami qui déferlait mais contre des équipes qui défendait tout en gardant de la lucidité ça a bien foiré. Par contre, je ne crois pas que Villanova essaye de faire quoi que ce soit d’autre avec Messi. Il en est incapable.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *