[Bandelette n°15] Le seul but français de la Coupe du Monde 2010

Ce qui est bien avec l’équipe de France en ce moment, c’est que les articles d’analyse du match contre l’Afrique du Sud sont tellement rares qu’il est très facile de remonter en première page de Google. Faites le test et tapez « analyse France Afrique du Sud » et vous me verrez remonter grâce à Panenka.fr. Bref, l’important est ailleurs : les Bleus ont quitté le Mondial la tête basse mais en ayant inscrit un but très joliment construit. Tellement exceptionnel ces derniers temps que ça mérite une bandelette pour comprendre vraiment ce qu’il s’est passé…

Pas le temps de blablater, je dois me lever demain matin alors que je rentre directement dans le vif du sujet avec la première vignette. La situation initiale est celle-ci. Sagna a la balle et sollicite Diaby qui se déplace vers la ligne de touche. Le milieu d’Arsenal est suivi de près par Khuboni, l’un des deux milieux axiaux qui veut l’empêcher de se mettre dans le sens du jeu. Au cas où il se réussirait à se retourner, Diaby se retrouverait face à Masilela le latéral, ou Tshabalala en cas de retour en arrière. Mais dès le ballon donné par Sagna, on sent la combinaison venir : le latéral droit délaisse son couloir pour venir proposer une solution dans le dos des trois sud-africains. C’est la touche, la mort ou le boulevard pour l’homme au poulpe.

La talonnade de Diaby est parfaite : dans le tempo, elle met dans le vent les trois Sud-Africains qui était dans sa zone. Sibaya, l’autre milieu défensif qui était très/trop loin de Khuboni du presseur Khuboni, se retrouve à devoir gérer les déplacements de deux joueurs. Sagna arrive face à lui et va rapidement entrer dans sa zone tandis que Ribéry se rapproche de lui pour le déstabiliser. On notera le positionnement de l’attaquant français qui, s’il se retourne, a un boulevard à prendre entre le stoppeur et le latéral gauche. En haut à droite de l’action, Thierry Henry se déplace vers l’avant pour aider au recul de la défense. Dans le même temps, Malouda suit le mouvement, toujours pris entre Gaxa et Pienaar.

Alors qu’il aurait pu glisser le ballon à Ribéry pour un débordement côté droit, Sagna continue sa course et son travail de fixation. Il faut dire que dans le même temps, l’attaquant du Bayern a multiplié les fausses pistes pour perturber Sibaya et l’empêcher de venir gêner la progression du latéral français. Alors que ce dernier arrive aux 40 mètres, Ribéry sent l’espace et le repli défaillant du latéral gauche et prend l’intervalle. Dans le même temps, en haut de l’écran, Thierry Henry se déplace désormais latéralement, pour se remettre en jeu mais aussi pour offrir une solution de passe logique à Sagna dont la progression se fait le regard tourné vers la zone de l’attaquant français. Malouda est toujours entre Pienaar et Gaxa. Khuboni est largué (point d’exclamation sur ce que devrait être sa position).

Henry a terminé son appel à gauche, Ribéry rentre et garde de l’avance sur son latéral. Dans le même temps, l’étau se resserre autour de Sagna : Sibaya a abandonné Ribéry et s’approche, Pienaar a lui abandonné Malouda pour couvrir le côté gauche. Pour ce qui est d’attaquer, il ne reste plus que la solution en profondeur. Et là, Sagna étonne tout le monde en donnant un ballon très bien dosé entre Sibaya et Khumalo. Vous noterez la petite croix rouge : si un sud-africain avait traîné dans cette zone, il aurait certainement eu l’interception. Mais le latéral gauche et l’autre milieu défensif était mis hors de position dès le début de cette action et la talonnade de Diaby. La suite suit logiquement. Ribéry résiste au retour du latéral et sert Malouda qui s’infiltre lancé entre le stoppeur droit et le latéral.

Mieux qu’en 2002 ?

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1 réponse

  1. Balle des agneaux…
    La presse les a lâchés. Mais ils n’ont rien lâché à la presse…
    Hahahahha !!!!!!!!!!!!!!
    Silence… les agneaux !
    Quand plusieurs membres d’un groupe parlent comme un seul homme, c’est de la com.
    Nous n’en saurons pas plus tout en sachant qu’il ne peut pas en être autrement.
    L’omerta ?… C’est ça !
    Cette conspiration du silence qui pour le bien de tous, ferme les yeux sur le mal commis par quelqu’un.
    Raison d’état ?… C’est ça !
    Cette aspiration à la vérité qui ne voudrait surtout pas qu’on lui dise ce qu’il en est !
    Le jour des interviews, nos joueurs ont rendu à la presse la monnaie de sa pièce…
    Ni pile… Ni face ?
    Ils ne jouent pas le jeu, ils passent… au suivant !
    Qu’est-ce qu’on aurait pu s’imaginer en les regardant déjouer ?
    Que l’un d’entre eux s’est fait violé dans la nuit du 12 au 13 ?
    Que quelques uns ont tout fait pour que Domenech ne remporte aucun succès ?
    Que l’expulsion de l’un a contribué au rapprochement de tous les autres ?
    Foutaise !
    On peut se l’avouer punaise : que si nos 23 joueurs venaient à s’entendre, nous ne serions mêmes pas contents, parce qu’ils nous auraient fait passer tous pour des cons.
    http://www.tueursnet.com/index.php?video=Balle%20des%20agneaux

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