Atletico Madrid 1-0 FC Barcelone, l’analyse tactique

En ballotage favorable après le match aller, l’Atletico Madrid est allé chercher sa qualification en surprenant le Barça dès le coup d’envoi de la rencontre par un pressing d’enfer. Après avoir marqué durant ce premier temps fort et même frôlé le break, les Colchoneros sont revenus dans leur configuration du match aller, résistant sans souffrir à des Catalans bien moins inspirés qu’il y a une semaine.

A la découverte des deux équipes, une première chose peut surprendre : malgré l’excellente fin de match à l’aller – avec Pedro et Sanchez sur la pelouse -, Tata Martino fait le choix de reconduire l’équipe qui avait débuté la partie au Nou Camp. Piqué toujours blessé, c’est Bartra qui s’installe en défense centrale aux côtés de Mascherano.

Côté Atletico, Diego Simeone doit aussi faire face à des absences, et pas des moindres puisque ce sont Diego Costa et Arda Turan (tous les deux blessés) qui manquent à l’appel. Sans toucher au 4-4-2 qui avait permis à son équipe de ramener le nul de Barcelone la semaine dernière, le coach madrilène les remplace respectivement par Adrian et Raul Garcia.

Un remake du match aller…

Assez rapidement, le match reprend sur des bases déjà vues au match aller, surtout côté Atletico Madrid. Face à la possession de balle catalane, les Colchoneros se replient très bas dans leur moitié de terrain. Villa et Adrian évoluent en première ligne, protégeant deux lignes de quatre très compactes dans l’axe. L’ensemble coulisse sur la largeur : les attaquants sortent sur les Catalans chargés d’assurer la conservation de balle et faire la première passe, les milieux participent à la fermeture des couloirs avec les latéraux. Dans l’axe, Gabi et Tiago coupent les passes ou les dribbles vers l’intérieur du terrain.

Contrairement à l’aller, les attaquants du Barça multiplient les déplacements pour tenter de perturber leurs adversaires. A droite en début de partie, Neymar passe très vite côté gauche et permet à Iniesta de revenir dans l’axe. Mais en décrochant de cette manière, le n°8 du Barça se retrouve sous la pression de Raul Garcia, dont l’activité accompagne celle de Villa et Adrian (sur Busquets et Xavi). Juanfran se charge de bloquer Neymar sur l’aile. Seul joueur laissé libre de ce côté, Jordi Alba n’est d’aucun apport offensif puisqu’il n’a aucun relais pour le lancer.

L'Atletico laisse le Barça faire circuler le ballon dans ses 40 mètres. A la m

L’Atletico laisse le Barça faire circuler le ballon dans ses 40 mètres. Les créatifs (Busquets, Xavi, Iniesta et Daniel Alves qui va recevoir le ballon) doivent à chaque fois faire face à la sortie d’un adversaire chargé de les empêcher de jouer. L’Atletico conserve l’avantage du nombre dans l’axe, ce qui lui permet de contrôler les relais que pourraient offrir Messi ou Neymar sur cette action (les deux hommes se retrouvent encerclés par cinq adversaires).

Très vite, le Barça retrouve la possession latérale et stérile qui avait déjà plombé la majeure partie de son match aller. La mobilité de Iniesta et Fabregas permet de remonter les ballons côté gauche, mais une fois le repli de l’Atletico effectué, il n’y a rien d’autre à faire que de renverser le jeu à droite pour Daniel Alves. Du côté du Brésilien, les Catalans ont encore moins de solutions pour construire. Faisant face à Koke, le latéral droit manque de soutien : Messi et Fabregas ne pèsent que très peu sur l’aile, et sont introuvables dans l’axe grâce à la bonne fermeture du duo Tiago-Gabi, tandis que Xavi reste en couverture en cas de duel perdu par son latéral.

Au final, durant les 45 premières minutes, le Barça ne se crée que trois opportunités : l’une sur un duel gagné par Neymar face à Juanfran (reprise non-cadrée de Messi, 24e), les autres sur des centres lointains d’Alves – sans décalage au préalable – (reprises de la tête de Messi et Fabregas, non-cadrées, 13e et 43e). Mais en face, l’Atletico a déjà pris l’avantage au tableau d’affichage…

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L’Atletico connait parfaitement le plan de jeu du Barça : deux joueurs sur Busquets et Xavi, des milieux de terrain chargés de bloquer les relais verticaux proposés par Iniesta et Messi, et une ligne de défense attentive aux déplacements de Neymar et Fabregas. Ce système offre une grande sécurité à la charnière centrale dans l’axe (Godin et Miranda sans adversaire) mais laisse des espaces à Jordi Alba et Daniel Alves. Un choix logique puisque les latéraux catalans ne sont pas assez aidés dans les couloirs.

Iniesta décroche pour créer le surnombre à hauteur de Busquets-Xavi face à Villa-Adrian ? Raul Garcia réplique

Lorsqu’Iniesta décroche pour créer le surnombre à hauteur de Busquets-Xavi face à Villa-Adrian, Raul Garcia l’accompagne et complète la première ligne. D’un deux-contre-deux, on passe à un trois-contre-trois sans danger pour le reste du bloc de l’Atletico.

Après 10 premières minutes complètement folles…

Bien décidé à prendre son adversaire à la gorge, l’Atletico réalise en effet un premier quart d’heure exceptionnel en terme de pressing et d’intensité. En pointe du système, Villa et Adrian abattent le premier travail sur Bartra et Mascherano. C’est surtout dans l’axe que tout se joue : Gabi sort jusque dans les pieds de Busquets pour aller récupérer les ballons (2 tacles, 1 interceptions), tandis que Tiago en fait de même en réponse aux décrochages de Xavi. Koke et Raul Garcia complètent ce travail en bloquant le couloir le plus proche du ballon, et le milieu axial adverse disponible à l’opposée (voir illustrations ci-dessous).

Complètement asphyxié, le Barça est perdu en début de partie. Iniesta, Messi et Fabregas ne touchent pas un ballon puisque celui-ci ne franchit même pas la ligne médiane. A partir du moment où le pressing est efficace, les passes n’arrivent pas à destination. Dès que les ballons sont récupérés par l’Atletico, ils se transforment en munitions : les six joueurs au pressing attaquent la défense catalane (transversale de Villa sur passe de Koke après une interception de Gabi, 12e).

La grande force du pressing de l'Atletico est de prendre en compte toutes les solutions "dangereuses" autour du porteur de balle.

La grande force du pressing de l’Atletico est de prendre en compte toutes les solutions qui pourrait permettre au Barça d’aller de l’avant. Villa et Adrian bloquent Bartra et Mascherano et mettent la pression en cas de passe en retrait (qui ouvre de nouveaux angles de passes vers l’avant). Gabi sort au pressing sur Busquets. Tiago reste en couverture. Le rôle des milieux excentrés est aussi très important. L’un (Raul Garcia) bloque le couloir côté fermé, l’autre (Koke) « ferme l’intérieur » en se retrouvant dans la zone du milieu barcelonais présent côté ouvert. L’Atletico ne laisse ainsi qu’une solution « de répit » à son adversaire, jouer latéralement. Une solution par défaut qui lui laisse ensuite assez de temps pour passer en phase défensive dans sa moitié de terrain.

Après 15 minutes de jeu,

Après 15 minutes de jeu, l’Atletico a déjà récupéré 5 et intercepté 4 ballons au milieu de terrain.

Un dernier exemple du pressing colchonero :

Un dernier exemple du pressing rojiblanco : les attaquants sortent sur les défenseurs pour limiter les risques d’une killer-pass, qui briserait le milieu de terrain. Dans l’axe, Gabi et Tiago collent Xavi et Busquets. Koke bloque le couloir face au latéral le plus proche du ballon ; à l’opposée, Raul Garcia rentre à l’intérieur pour couvrir le troisième et dernier milieu de terrain (Iniesta).

Deuxième point-clé du jeu de l’Atletico, l’entrée de Raul Garcia sur le côté droit. A défaut d’être un technicien comme Arda Turan ou Koke, le milieu offensif joue sur son avantage de taille face à Jordi Alba. Quand l’Atletico sort du premier pressing barcelonais, il le recherche en priorité afin de mettre le ballon dans le camp adverse – et de régler ainsi le problème des remontées de balle, qui l’avait mis en difficulté à l’aller -. De la même façon, Adrian pèse dans la zone de Mascherano s’il n’attaque pas carrément la profondeur comme Villa. La séquence qui aboutit au but de l’Atletico démarre ainsi (5e), tout commeune nouvelle balle de break un quart d’heure plus tard (Villa sur la barre, 19e).

La distribution des duels aériens disputés par l'Atletico (à gauche) et Raul Garcia (à droite) sur l'ensemble de la rencontre.

La distribution des duels aériens disputés par l’Atletico (à gauche) et Raul Garcia (à droite) sur l’ensemble de la rencontre. 

Le Barça sans solution :

Cette dernière action marque la fin du temps fort des Colchoneros. L’équipe relâche le pressing dans le camp adverse et retrouve la formation plus patiente, déjà décrite un peu plus haut et vue au match aller. Jusqu’à ce que la mi-temps soit sifflée, le Barça paye son incapacité à créer du jeu sur les ailes. A gauche, le triangle Neymar-Iniesta-Alba n’aboutit à aucun décalage, faute de mouvements coordonnés. A droite, Alves doit à chaque fois composer avec un partenaire différent (Fabregas, Messi) et un Xavi qui se livre très peu (nécessité de couvrir son propre latéral qui se retrouve sous la pression de Koke).

Comme lors du match aller, Messi est aussi éteint par le bon travail des milieux adverses. S’il parvient à se lancer en décrochant ou en s’excentrant, il bute toujours sur un adversaire. Des échecs qui rappelait ceux de Lavezzi ou Lucas Moura à Stamford Bridge : ralentis une première fois, ils étaient stoppés par le repli ou la fermeture d’un autre joueur. Raul Garcia et Koke ont ainsi coupé plusieurs trajectoires, suppléant Gabi et Tiago qui jouaient les ralentisseurs. Autre problème pour Messi, ses accélérations n’étaient relayées par personne puisque tous les Catalans positionnés entre les lignes étaient aussi serrés de près.

Deuxième mi-temps :

Comme une piqûre de rappel pour les Madrilènes, le début de la deuxième mi-temps est marqué par deux grosses occasions pour le Barça. La première part d’un pressing manqué de Tiago sur Xavi et s’achève sur un exploit de Courtois face à Neymar avant un cafouillage dans la surface de réparation (48e). Dans la foulée, un nouveau centre d’Alves porte le danger dans les 16 mètres madrilènes.

Le Barça pousse pour revenir au score et, au fil des minutes, modifie son organisation. Au lieu d’avoir Busquets et Xavi pour assurer la circulation de balle dans l’entrejeu, ce sont Bartra et Mascherano qui montent d’un cran pour accompagner Busquets. Xavi se retrouve plus haut, à évoluer derrière les lignes adverses avec Iniesta et Fabregas. Dans l’autre sens, Messi tente de profiter de ces nouvelles menaces entre les lignes madrilènes pour redescendre lui-même chercher les ballons et accélérer le jeu. Mais ses « ballons portés » n’arrivent pas à destination. Plus gênant, ils se transforment en contre-attaque en faveur des Colchoneros.

L'histoire de la deuxième mi-temps : le Barça joue plus haut afin d'ajouter des solutions au sein du bloc madrilène.

L’histoire de la deuxième mi-temps : le Barça joue plus haut afin d’ajouter des relais dans le bloc madrilène. Mais il se heurte à la présence défensive de Tiago et Gabi. Les ballons de récupération sont immédiatement exploités en contre-attaque grâce aux projections de Villa, Adrian ou Koke dans le dos de Daniel Alves.

Plusieurs fois, l’Atletico va profiter de ballons récupérés par ses milieux de terrain (Tiago impérial dans son camp, et notamment face aux incursions de Messi) pour contrer dans le dos de Daniel Alves, toujours très haut dans son couloir droit. Bartra se retrouvant sans protection, les Colchoneros profitent ensuite des déplacements de Villa depuis sa position d’avant-centre pour créer le décalage. Gabi se retrouve ainsi seul face à Pinto mais écrase trop sa frappe (70e).

Côté coaching, Diego Simeone change son attaque – comme au match aller – en faisant entrer Diego à la place d’Adrian (62e) puis Rodriguez à la place de Villa (79e). L’Uruguayen se procure une dernière balle de break dans les arrêts de jeu mais se heurte lui aussi à Pinto (90e). Côté barcelonais, Tata Martino fait entrer Alexis et Pedro – comme à l’aller – en lieu et place de Fabregas (61e) et Iniesta (72e). Mais excepté une tête de Neymar (78e) qui frôle le poteau de Courtois – avec une erreur de relance de Tiago à la base du mouvement -, le Barça ne parvient pas à trouver la bonne formule malgré les quatre attaquants présents sur la pelouse. Désormais seul accélérateur dans l’entrejeu, Messi est bloqué par les deux premières lignes adverses et aucun décalage n’est crée dans le bloc madrilène qui tient jusqu’au coup de sifflet final.

Conclusion :

Lorsque l’arbitre siffle la fin du match, le Barça affiche 398 passes de plus au compteur mais c’est bien l’Atletico qui est devant au score et même au nombre de tirs tentés. En 5 confrontations, les Colchoneros n’ont pas perdu cette saison face aux Catalans. Leur 4-4-2 semble répondre à tous les problèmes que ces derniers peuvent poser.

Sur les bancs de touche, Diego Simeone s’en est tenu à son plan du match aller et de janvier dernier. Tata Martino a lui semblé sans inspiration au moment de faire entrer ses attaquants supplémentaires. A l’inverse de Mourinho mardi soir, qui savait déjà comment jouer avec Ba, Torres et Eto’o sur la pelouse (et même si l’animation était basique), le technicien argentin n’avait pas l’air de savoir comment faire jouer Neymar, Pedro, Sanchez et Messi ensemble.

Il faut dire que l’Atletico contrôlait Messi dans l’entrejeu, et que le Barça manquait donc d’un accélérateur pour servir les trois autres attaquants dans les meilleures conditions (en profitant de leur vitesse) .A ce niveau, la sortie d’Iniesta, très discutée après la partie, alors qu’il était le deuxième joueur sur la pelouse capable de donner du rythme côté gauche, est difficile à expliquer.

 

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8 réponses

  1. aziz dit :

    Une faillite totale. Quand on n’a plus la motivation on peux tout essayer mais plus rien ne peux marcher. Ce Barça a vécu. Il faudra des années avant d’avoir une équipe au top. La cas Messi est plus grave que ce que l’on croit. Je ne pense pas qu’il s’économise pour la CM : il est simplement mentalement saturé et complètement rassasié. Il n’a plus faim et ça se voit.

  2. Mat dit :

    Pourquoi Martino s’entête avec Fabregas .. ? Alexis ou Pedro auraient été plus utiles pour apporter de la mobilité sur les côtés et effacer un ou deux joueurs en un contre un, que seul Neymar a réussi à faire. Bref il reste encore un match entre ces deux équipes, j’espère qu’il ne fera pas la même erreur. Et puis, on ne le répète pas assez, mais le Barça doit absolument trouver une solution en défense centrale, ils (particulièrement Mascherano) souffrent sur chaque ballon aérien.

  3. morant dit :

    Ya u type d ‘appel qui n est jamais fait au barca. Lorsqu un allier à la balle dans le couloir à aucun moment un joueur appelle le ballon dans le dos de l arrière latéral . Ce rôle normalement c est Messi qui devrait le.tenir tout en alternant avec ses décrochages et j ai de plus en plus l impression qu il refuse d utiliser cette option…

  4. Thypot dit :

    Merci pour ce brillant article.

    Mais si je comprends bien, il n’y avait aucune solution pour le Barça ? Aurait-il pu abandonner sa tactique de possession et jouer plus bas de façon à forcer l’Atletico à se découvrir ? Naturellement, c’eût été dangereux, mais la tactique de Simeone aurait pu être mise en échec ainsi, d’autant que les Catalans savent très bien contrer.

    J’ai l’impression d’avoir vu hier la meilleure défense d’Europe. Je n’ai jamais vu un bloc aussi compact, coulissant d’une manière aussi parfaite. Il n’y avait presque aucune faille.
    Il serait intéressant de voir ce que donnerait une confrontation entre l’Atletico et Chelsea, qui ont développé un style un peu similaire pour contrer le jeu de possession de leurs adversaires respectifs. Serait-ce forcément un match bloqué ? Qui adapterait sa tactique à l’autre ? Qui jouerait bas ?

    Pour ce qui est du match d’hier, il faut ajouter que Messi a été vraiment mauvais ; il a raté deux ou trois occasions, il me semble, alors qu’elles étaient pas difficiles pour lui (une tête, deux tirs dans la surface, tous non cadrés).

    Par ailleurs, Simeone nous montre qu’on peut à la fois défendre bas, exercer un pressing très fort et être aussi flamboyant offensivement. C’est pour moi la première fois, depuis le Bayern la saison dernière, que l’on met en échec d’une manière aussi radicale la tactique de possession du Barça.

  5. Sami dit :

    Merci pour l’article, encore une fois vraiment intéressant!

    Après le match de l’Atlético contre le Réal en championnat, je m’étais étonné que Simeone fasse relativement peu joueur ses remplaçants et j’avais parlé de ce manque de confiance en son banc comme l’une des rares faiblesses de l’équipe. Mais là, je dois dire que Simeone a montré tout l’inverse : Diego a été décisif au match aller, Adrian a parfaitement rempli son rôle hier et Tiago (pas réellement remplaçant, mais qui avait peu joué au mois de mars, au profit de Mario Suarez)a fait un travail monstrueux sur les deux matchs face au barça. Bref, on sent que tout le groupe est mobilisé à 200% (y’a qu’à voir les entrées de mort de faim de Cristian Rodriguez à chaque match) et tous les joueurs sur le terrain se mettent au niveau de leurs partenaires.

  6. aziz dit :

    @sami et aux autres.
    Vous trouvez normal le rendement physique de ces joueurs qui ne sont même pas internationaux ? La vrai vedette de l’athlético cette année est le préparateur physique, Dr Fuentes bis.

  7. Sami dit :

    Mouais… C’est sûr que le rendement physique de l’Atlético est vraiment énorme, mais je trouve pas ça utile de spéculer sur les questions de dopage.
    Déjà, de manière générale, on pourra jamais réellement savoir ce qu’il se passe dans les coulisses ultra opaques des grands clubs européens. Donc sans preuve, autant s’abstenir. Ce qui est sûr, c’est que si on se pose la question du dopage pour l’Atletico, il n’y a pas de raison de pas se la poser pour les autres grands clubs européens.
    Et puis, dans ton commentaire précédent tu parlais du manque de motivation du Barça. Je pense pas qu’on puisse tout expliquer par le mental, mais si les joueurs du Barça te semblent saturés, tu reconnaîtras que ceux de l’Atlético sont ultra motivés grâce au travail mental de Simeone.

  8. deven dit :

    enorme atletico en defense serieusement comment battre tactiquement l’atletico de madrid avec le barca? j’espere que vous me reponderer a cette question.bravo a ce que vous faite je suis fan

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