Arsenal 3-0 Manchester United : 4-4-2 sans intensité, défense exposée

Meilleure défense de Premier League avant la 8ème journée, Manchester United a sombré en l’espace de 20 minutes sur la pelouse d’Arsenal. Organisés en 4-4-2, les Red Devils ont payé cher les manques de leur premier rideau, qui a exposé une défense dépassée par la vitesse de circulation des Londoniens.

C’était la clé de leur réussite défensive jusqu’à ce dimanche : le 4-4-2 nécessite un travail défensif très important de la part des attaquants pour permettre la récupération du ballon au milieu de terrain (et donc le maintien d’un bloc haut ou médian). Le match face à Tottenham lors de la 1ère journée avait été très prometteur pour le système mis en place durant l’été par Louis Van Gaal (lire : Manchester United : le « pressing-trap » des Red Devils).

Ce jour-là, Smalling et Blind avaient passé une journée tranquille grâce – en grande partie – au travail des deux lignes présentes devant eux : schématiquement dans l’axe, United s’appuyait sur Depay et Rooney pour cadrer le porteur et l’attirer (côté) dans des zones « contrôlées » par leurs milieux de terrain (Schneiderlin-Carrick).

Or face à Arsenal, la première ligne de Manchester United n’a jamais semblé en mesure de contrôler le porteur et l’attirer où le bloc le souhaitait ensuite. Au vu des mouvements de Depay (cf. ci-dessous), l’objectif était de forcer Arsenal à jouer dans l’axe où – normalement – la densité physique de Smalling ou Carrick aurait dû permettre la récupération du ballon face à Özil, Ramsey ou Walcott. Mais sans cadrage efficace, pas de récupération possible.

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L’une des rares séquences défensives positives des Mancuniens dans ce début de match : Cazorla est sous la pression de Schweinsteiger, les milieux sont en place et Depay sort sur le porteur afin de l’empêcher de jouer côté et forcer la passe axiale.

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Smalling sort de la défense pour refermer le « piège » et récupérer le ballon. Derrière, United ne parviendra pas à enchaîner, mais les espaces existaient pour partir en contre (notamment dans le dos des latéraux).

Intervenu alors qu’Arsenal menait déjà 2-0, la séquence défensive présentée ci-dessus était la première réussie par United dans le match. Dès les premières secondes de la rencontre, le bloc médian ne semblait pas en mesure de rivaliser avec les Gunners. Et pour cause, les deux moteurs du « cadrage », Rooney et Schweinsteiger (Martial n’a pas travaillé défensivement) semblaient hors du coup physiquement.

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Le bloc de Manchester United face à la relance d’Arsenal (et oui, ce n’est pas Koscielny mais Gabriel, nda).

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Schweinsteiger et Depay mettent la pression sur Mertesacker et veulent forcer une passe dans l’axe.

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Problème en couverture, Carrick est beaucoup trop loin de Ramsey pour récupérer le ballon. Le Gallois peut en plus s’appuyer sur Bellerin à droite (seul puisque laissé libre par un Depay sorti au pressing).

Dans ce contexte difficile pour le 4-4-2 de Manchester United, pas surprenant de voir un Mesut Özil en grande forme. Positionné entre les lignes adverses, l’Allemand a bonifié les « premières passes » de ses partenaires. Très disponible grâce à des déplacements intelligents, son jeu en une ou deux touches de balle a permis aux Gunners de maintenir une vitesse élevée de circulation dans le camp adverse.

L’exemple du deuxième but est le plus révélateur, avec un Rooney dépassé par la vivacité de Cazorla qui peut ensuite servir Sanchez. Le Chilien sert ensuite Özil, qui mènera l’action dans le dernier tiers mancunien.

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A l’origine du second but, Cazorla dépose Rooney et s’ouvre le terrain. Positionné dans le dos des milieux, Özil se chargera de finir le travail.

 

 

 

 

 

 

 

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