Fin de série pour le Paris SG

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Après leur très bon mois d’août, je ne pouvais pas rater la rentrée du Paris Saint-Germain. En clôture de la cinquième journée, les hommes d’Antoine Kombouaré se rendaient à Monaco pour y affronter une équipe potentiellement intéressante mais irrégulière depuis le début de la saison. Après 80 minutes plutôt équilibrées, l’AS Monaco va faire la différence en toute fin de match grâce à Park (86e) et Nênê (89e). Comme un symbole de leurs dernières minutes difficiles, les Parisiens recevront Lyon sans Sessegnon, expulsé sur un mauvais geste dans les arrêts de jeu.

Le premier quart d’heure de la rencontre va poser les jalons d’un match typique entre équipe à domicile et équipe à l’extérieur. Côté locaux, les Monégasques tiennent la possession de balle mais n’arrivent pas à en faire grand chose, la faute aux milieux et aux attaquants parisiens qui empêchent toute construction au milieu de terrain. Résultat, les hommes de Guy Lacombe se contentent de balancer les ballons sur Park (très bon ce soir) en espérant que les milieux offensifs traînent aux bons endroits pour récupérer les seconds ballons. Pour sa première, Gudjohnsen évolue numéro 10 en soutien de l’attaquant coréen. L’ex-joueur du Barça manque clairement de jus et d’automatismes avec ses partenaires. Il suffit de le voir décrocher alors que Puygrenier amorce un missile vers la surface adverse pour s’en persuader.

Dans l’autre camp, les Parisiens se montrent surtout dangereux en contre-attaque, lorsqu’ils arrivent à prendre de la vitesse dans leur propre moitié de terrain. Milieu droit du 4-4-2 parisien, Ludovic Giuly est le véritable maître à jouer de ses phases de jeu, Luyindula jouant les relais vers Sessegnon ou Ceara pour finir sur un centre. Pour construire en revanche, les Parisiens démarrent sur les côtés pour finir dans l’axe. Lorsque le bloc monégasque est en place, le Paris SG joue quasiment avec trois attaquants, Giuly abandonnant son couloir laissé libre pour les montées de Ceara toujours actif offensivement. D’abord positionné très bas, sans doute pour éviter les appels de Luyindula ou Giuly en profondeur, le bloc monégasque va laisser pas mal d’espaces entre ses lignes avant de monter d’un cran en fin de première période pour se montrer un peu plus dangereux.

Bénéficiant de plus d’espaces sur les côtés, les joueurs du Rocher réussissent enfin à passer le milieu de terrain autrement qu’en le sautant. Bien secondés par leurs latéraux, Nênê et Alonso sont les précurseurs de cette révolte. On notera d’ailleurs que la relation ailier-latéral à Monaco n’est pas la plus fréquente : sur le Rocher, c’est l’ailier qui colle le plus souvent à la ligne et le latéral qui fait l’appel vers l’intérieur. C’est ce schéma d’attaque qui va permettre à Adriano de frapper juste à côté des buts après un bon travail dans la surface parisienne (40e). En cette fin de mi-temps, d’un côté comme de l’autre, on sent que les lignes s’espacent de plus en plus. Quelques minutes après la première tentative de Gudjohnsen, M.Duhamel renvoie tout le monde au vestiaire sur un 0-0 des plus logiques et l’on imagine mal une équipe prendre le dessus au score autrement que sur un dépassement de fonction, un exploit individuel ou un coup de pied arrêté.

En raison de petits problèmes techniques, je n’ai malheureusement pu voir que des bribes de la deuxième période. Vu de très loin donc, il m’a semblé que le match était plus haché, peut-être à cause d’un milieu de terrain monégasque plus agressif qu’en première mi-temps. La sortie de Giuly (remplacé par Jallet, 69e) m’a paru donner un premier coup de mou aux offensives parisiennes, forcément moins dangereux en contre-attaque. Les buts monégasques viennent quant à eux d’une fin de match où les espaces étaient nombreux des deux côtés, la faute à des physiques émoussés et des replacements moins rapides. Park a logiquement été récompensé de son très bon match en attaque et Nênê y est ensuite de son excellent pied gauche. Les deux fois, c’est l’Argentin et capitaine Alejandro Alonso qui lance les actions en repiquant dans l’axe.

Cinquième journée et première défaite donc pour le Paris SG qui voit Marseille revenir à sa hauteur et Bordeaux et Lyon, son prochain adversaire, prendre à deux à la tête du championnat. Par rapport à la saison dernière, on sent clairement les Parisiens animés d’une toute autre force : à défaut d’être efficaces lorsqu’elles sont posées, les attaques explosives lancées par Giuly ou Sessegnon risquent de poser quelques problèmes aux défenses adverses. Derrière, l’absence de la charnière titulaire (Sakho-Camara) m’empêche d’émettre un jugement correct. Dans l’ensemble, sur une grosse mi-temps, Paris a les ingrédients pour faire une bonne saison…un peu comme le Stade Rennais : derrière les trois gros mais à l’affût d’une défaillance. S’il confirme la semaine prochaine, Monaco pourrait se retrouver dans le même cas.

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